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  • Google voleur?

    Ainsi donc, le gigantesque Google, si utile non seulement pour s’y retrouver dans le fatras de connaissances utiles ou non de notre divine civilisation, a maille à partir avec les microscopiques (1) éditions La Martinière qui l’accusent, en un mot comme en cent, de copie, de vol. De vol comme le font de vulgaires voleurs !

    Il faut dire qu’en plus du défaut majeur d’être française, la maison d’édition en question a le sacré toupet de s’attaquer à la vertu de l’américain qui, comme tous les américains en sont convaincus, ne peut être que vertueux...puisqu’il est américain.

    Encore une péripétie de la lutte de l’Axe du Mal contre celui du Bien ?

    De la contre attaque de l’Empire, contre la fédération de minuscules états qui ont l’insolence de vouloir exister ?

    Et avec leur morale locale à eux en plus ?

    Est-ce à dire que les terroristes français sont de nouveau au travail ?

     

    Eh bien oui na !

    Ces bolcheviks du livre, du papier et du crayon et de la morale européenne, s’y mettent de nouveau !

    Il faut dire qu’ils ne manquent jamais une occasion, ces frenchies, d’empoisonner ce sacro-saint état US, avec leurs passeports ancien modèle, leurs foies dégoulinant de gras tentateur, leurs pinards élevés sur les coteaux et pas dans les valleys, leurs chicaneries droits de l’hommistes, leurs revendications, leurs calculs ténébreux et leurs désobligeantes remarques sur la démocratie étasunienne, pour, c’est évident, corrompre un vénérable pays, auquel le monde entier aspire à ressembler (2).

    Donc, après avoir fermé leur bec sur la guerre d’Irak ces Français, voilà qu’ils s’y remettent !

    Et, injure suprême, devant la justice !

    Et plus horrible si possible, par le biais d’un vulgaire artisan, un gagne petit de l’information à l’ancienne.

    Ecrite qui pis est!

    Ce qui est encore plus grave que grave !

    LES PLUS VOLEURS DE LA TERRE

    Le plus horrible dans cette affaire est bien que les éditions accusent Google de fraude, de contrefaçon, de vol on  vous dit !

    Alors que Google, vertueux parmi les vertueux, s’est récemment contenté, lui, de faire alliance avec le peuple le plus contrefacteur, le plus voleur, et le plus magouilleur de la Terre, le peuple chinois, pour faire du business et s’en mettre plein les poches.

    En acceptant, au passage, un crapoteux accord grâce auquel les internautes rebelles n’ont plus voix au chapitre et se retrouvent illico en taule, avec la bénédiction des américains !

    Morale non, cette édifiante histoire ?

    Il faut donc croire, il est vrai, que les mauvaises manières étant plus contagieuses que les bonnes, Google a bien appris des chinoises et que, désormais, il y a du souci à se faire dans le monde entier pour ce qui est des droits d’auteurs en particulier et de la protection de la propriété intellectuelle en général.

    Sauf à aller attaquer la boîte amerloque sur son propre terrain.

    Et devant sa propre justice.

    Sauf, bis, à craindre que la justice de là-bas, ne suive les chemins tracés par l’OMC, laquelle n’existe que pour satisfaire les besoins et, surtout, les envies de ces citoyens vertueux que sont les américains.

    BIBLE EN MAIN

    Vertueux, Bible en main, évidemment.

    Car là-bas, le Livre est, désormais, une référence majeure pour tous les faits et méfaits de l’Amérique du Nord.

    Au nom de la Bible, on massacre les Irakiens.

    On détient illégalement des étrangers en fabriquant ses propre lois internationales.

    On refuse de reconnaître le tribunal international parce qu’on ne veut pas être jugés par des étrangers à l’étranger

    On humilie les prisonniers.

    On s’attribue, entre copains du pouvoir en place, tous les marchés des pays occupés en particulier et de la planète en général.

    On se vote des subventions en interdisant aux autres de faire pareil.

    On se fabrique une organisation mondiale sur mesures en obligeant la Terre entière à l’accepter.

    On menace les Chinois de copier et de frauder….

    …et on vole les Français et le reste du monde en leur fauchant leurs livres qu’on copie…et qu’on fait payer pour permettre aux gogos de les lire. (3)

    -Vous avez dit vol ?

    -Ben oui quoi, vol ! Prendre quelque chose qui ne vous appartient pas, c’est bien du vol non ? C’est la Bible qui le dit.

    -Oui mais c’est la traduction revue et corrigée par Saint George Walker Bush.

    -Aaaahh ! ! !  On se disait aussi ! Ca change tout ! Et comme disait mon papa : plus ça change et plus c’est pareil !

     

    (1)       Microscopiques comparées à la taille de Google bien sûr. Google dont il ne nous viendrait, évidemment, pas à l’idée de remettre en cause ses qualités de mémoire réellement planétaire de connaissances. Indispensable, et que nous apprécions.

    (2)       Il faut, hélas, reconnaître, qu’une énorme majorité d’individus de la planète, rêvent toujours plus au rêve américain et, en tous cas, d’accéder au niveau des citoyens US. Mais qui n’accepterait d’être millionnaire si on le lui proposait ? C’est oublier, un peu vite, la démarche qui y conduit. Et tout ce que cela implique.

    (3)       De toutes manières, ce sont les utilisateurs qui paieront, d’une manière ou d’une autre. Vous ne pensez, tout de même pas, que Google va travailler à perte non ?

  • Ségolène vs PS: les éléphants et la porcelaine?

    Les moulinets et les gesticulations étant le propre, en ce début de campagne présidentielle, de tous les candidats ardemment désireux, -avant tout et personne n’en doute-, de faire le bonheur des citoyens, nous ne sommes pas étonnés de constater combien sont durs ces affrontements.

    Y compris dans le plus grand parti d’actuelle opposition, dont un commun peuple était invité, jusqu’ici, à le considérer comme pur des combinaisons de celui d’en face.

    Que nenni !

    La bagarre à coups de petites phrases et de grands coups fourrés, entre les éléphants du PS et la porcelaine qui les défrise, ne donne pas une bien belle image de la pureté de leurs intentions. De part et d’autre.

    Retour sur image bizarre, voire plutôt trouble.

     

    Déjà, comparer les caciques du PS ou de tout autre parti d’ailleurs, à des éléphants, comme le disent certains commentateurs, nous démontre que ces zèbres-là n’y voient pas plus loin que le bout de leur clavier.

    En effet, donner dans cette douteuse image est, en effet, faire injure à des bestioles, d’une exemplaire douceur et d’une simplicité de vie, qui les situent aux antipodes du goût immodéré du luxe et de la vie somptuaire des princes qui nous gouvernent (1).

    Lequel n’a d’égale que l’agressivité qu’ils manifestent à l’égard de ceux qui veulent les priver de leurs juteuses situations, actuelles ou espérées.

    La preuve : plus le temps passe, et plus les candidats à la candidature deviennent massivement indéboulonnables. Et là, la difficulté à les faire bouger, justifie, il est vrai, la comparaison.

    MEMOIRE…DE DOSSIERS

    Certes, on conviendra que le seul trait de caractère que ces princes de notre royaume démocratie ont en commun avec les pachydermes, est une mémoire…éléphantesque.

    Sous forme, il est vrai, de dossiers que chacun collectionne sur ses concurrents réels ou supposés…

    Ceci dit, si ces grosses bêtes du parti avaient l’intention de se ridiculiser, ils ne s’y prendraient pas autrement.

    S’y mettre, désormais, à une bonne douzaine pour pourrir la réputation d’une ‘’faible’’ femme…simplement parce qu’elle a l’audace d’être candidate elle aussi, frise non pas le ridicule, mais le délire machiste obsessionnel.

    Voire, au bas mot, leur incapacité majeure, de mettre en œuvre la parité dont, justement, ils tirent un argument majeur, propre à ratisser large du côté des millions de femmes…probablement favorables à la démarche royaliste en question !

    Dilemme évidemment…que les éléphants, dès lors, totalement dépourvus du solide bon sens et du discernement naturel des rois de la savane, n’ont, à l’évidence, même pas détecté, et qu’ils sont et seront, donc, incapables de résoudre.

    Ce qui laisse, désormais, planer de sérieux doutes sur leurs capacités à gérer les affaires du pays…

    Il est vrai que depuis la mini, voire micro crise, qu’a suscitée la controverse, un accord au sommet (2) a été trouvé.

    Néanmoins, cette tempête dans un dé à coudre, en fait craindre d’autres qui, au vu de celle-ci, ont de quoi inquiéter le vulgum pecus qui attend de tous pouvoirs absolus – ils le sont tous - , qu’ils soient absolument aussi fiables que cohérents…ce qu’ils ne sont, et ne seront, manifestement jamais.

    Enfin, comparer, comme certains éditorialistes l’ont fait, ce combat à un assaut brutal d’éléphants cherchant à écrabouiller une fragile porcelaine, nous semble un tantinet exagéré.

    Eh oui, cette fragile et blanche colombe de Ségolène, nous semble très capable, comme une grande, de tenir la dragée haute à de vilains messieurs (3), apparemment plus soucieux d’assurer leur promotion, par un prudent arrêt de leurs navrantes gesticulations, que d’assurer à leurs électeurs un avenir réellement vivable.

    Mais bon…

    Quant à la volonté de Ségolène, serait-elle toute autre ?

    On en serait vraiment très étonné.

    Si la place était moins bonne, comme on le dit au zinc du café du Commerce, ‘’ils’’ ne s’y précipiteraient pas aussi vite…et aussi nombreux.

    Hommes autant que femmes.

    Parce que nous avions des doutes, des illusions ?

    Non mais cela nous fait du bien, de temps à autres, de penser que les allées du pouvoir, et celles qui y conduisent, recèlent, de temps à autres, un ou deux hommes ou femmes, véritablement désireux de nettoyer les écuries d’Augias, de faire propre quoi. Et de construire, en premier lieu, le bonheur de leurs semblables.

     

    (1)       Dixit Michel Debré lorsqu’il tempêtait contre les non moins caciques profiteurs de la IV° République…avant, il est vrai, de prendre leur place.

    (2)       Tout accord de grands et super grands chefs, ne saurait être considéré, avec toute l’admiration voulue, que comme un entente très au sommet. Et jamais de bas étage. Saluez s’il vous plaît.

    (3)       Fine allusion au film de Joseph Mankiewicz avec le solidement machiste Brando.