22/10/2009

SYNDROME DU TITANIC ET G 20: MEMES PROMESSES...REMIS A JOUR

Ainsi donc, le ‘’Syndrome du Titanic’’ nous a fichu la trouille. Enfin à certains, voire à pas grand monde, du moins guère plus que les horreurs quotidiennes régurgitées aux infos, voire bien moins que les films catastrophes.

Et ainsi donc, dans leur conclave aussi bref qu’efficace (du moins nous l’ont-ils assuré, les 20 pays les plus puissants - à des niveaux vraiment très divers cela va de soi - de la planète, nous ont concocté un nouveau capitalisme, une finance désormais morale, bref, enfin un petit paradis sur Terre.

Studieux travaux, vertueux discours, audiences recueillies, tout cela a débouché sur de bonnes grosses promesses, qui n’engagent que ceux qui y croient, comme le disait ce distingué homme politique qui parlait en orfèvre.

Alors ? G20 et syndrome du Titanic, quel rapport ?

On vous raconte.

 

Déjà, le G20, vous le savez, aura été et pour longtemps encore un G8…et, en réalité d’ailleurs, un …G3.

Trois ?

En effet, en marge, nous a-t-on dit, très officiellement, des colloques et séminaires entre les 20 pays amis, ou presque, des entretiens plus…privés, se sont déroulés entre les USA, la Chine et la Russie.

Et personne d’autre.

Ca ne vous rappelle rien ?

Au…Moyen Age, mais oui, en ces temps d’obscurantisme si éloignés de notre civilisation des Lumières, au Moyen Âge donc, pour gouverner le monde, les puissants du temps se parlaient entre eux et uniquement entre eux.

En suivant un schéma très restreint. A deux, trois, quatre ou cinq, en général.

Rarement plus, mais, très souvent en trois groupes bien définis, voire trois personnes les représentant : moins on est, mieux on se comprend.

NOBLE NAISSANCE ET GROSSES FORTUNES

A cette époque bénie, il y avait, tout d’abord, les seigneurs, les riches très globalement, c’est à dire ceux qui avaient les moyens et se prévalaient de ‘’noble’’ naissance et de bonnes grosses fortunes.

On trouvait là des rois bien sûr et quelques pincées de princes, ducs, marquis, barons, comtes et une flopée de chefs, moyens et petits chefs des tribus dominantes liées par le sang - on ne se mariait qu’entre soi pour la pureté de la race…et la sécurité des fortunes - et l’indispensable conservation de la quasi-totalité des terres des royaumes.

Il y avait en face les chefs de guerre, qui étaient quelquefois les mêmes perruqués, mais pas toujours, surtout lorsque les riches eurent pris un tel goût aux plaisirs de la richesse qu’elle rima vite avec mollesse, et que les nobles achetèrent leur sécurité à des sbires, troupes royales, milices et mercenaires armés jusque aux dents.

Et il y avait enfin, tout à côté, les…commerçants, artisans et autres créateurs de richesses et de produits à vendre et à acheter. Les industriels, marchands et entrepreneurs de l’époque.

Ce trio de dominants a fonctionné jusqu’à l’avènement des démocraties, du moins les gouvernements qu’on a ainsi appelés, et qui, durant le petit siècle et demi qui vient de se terminer, ont, vaille que vaille, eu quelque peu voix au chapitre.

Sauf que cette voix-là, la vox populi comme disent les latinistes, a été bien vite confisquée par ces mêmes trois classes de dirigeants qui, fabuleuse innovation, sont désormais, pour la plupart élus, ce qui, évidemment, change tout. Ou presque.

C’est-à-dire tout en apparence et, sur le fond, rien du tout.

TRIO GAGNANT

Alors ? Où en sommes nous avec notre mémorable troïka dominatrice ?

Eh bien, nous en sommes revenus au point de départ.

Mais, c’est vrai, cette fois, à l’échelle planétaire.

Qui retrouve-t-on dans le peloton de tête des dominants, et cette fois dans tous les pays ?

Le même trio ou quasiment.

La (nouvelle) noblesse, avec quelques restes de l’ancienne, avec, à ses côtés, les chefs de guerre et, fermant la marche, voire la précédant allègrement, les marchands de tout poil.

Qui sont ces nouveaux nobles ?

La classe des politiques, où, pour beaucoup, l’on fonctionne par cooptation, remplacements, calculs, voire copinage et autres relations sui generis. Une tribu qui se reproduit elle-même. Ad vitam.

Anormal celà? Pas du tout: dans quelle famille, dans quelle entreprise, l'embauche, l'avancement et tout autre avantage de carrière ne passe-t-il pas, un peu ou beaucoup, par ce même arsenal de mesures d'aide ou d'entr'aide? Et qui, d'entre nous n'a pas bénéficié ou fait bénéficier un des nôtres, famille ou amis, de notre pouvoir petit ou grand? Notre système est ainsi fait...

Et les chefs de guerre ? Toujours les mêmes. Les forces de sécurité nombreuses et variées, armées, services plus ou moins secrets,  tous fort utiles dans un monde tel que le nôtre sauf les complexes militaro industriels contre lesquels, il les connaissait bien, le général Eisenhower lui-même, alors président, avait mis en garde la population américaine. En vain évidemment.

Et les marchands ? Pas besoin de chercher bien loin. Les multinationales, les dominants du sacro saint marché ultra-libéral, les fabricants, vendeurs, entrepreneurs, créateurs de besoins et fournisseurs d’utilités et surtout d’inutilités diverses, ils envahissent le monde des humains dont ils font des consommateurs forcés et contraints, une foule d’esclaves taillables et corvéables et sur lesquels repose, tout de même, l’économie puisque sans consommateurs acheteurs, pas de vendeurs. Ce qui explique pourquoi les esclaves doivent consommer, consommer et consommer toujours plus.

Rigolo tout de même.

Au début du XXI° siècle, on se retrouve dans le même type de civilisation qu’au Moyen Age.

Avec, en plus de nos jours, les medias pour nous faire avaler tout ça. Ces médias que les ‘’philosophes’’ américains (si si, il y en a !) appellent les ‘’organes créateurs de consentement’’. Vous comprenez à demi mot je présume, c’est de VOTRE consentement qu’il s’agit.

Depuis la moitié du XIX° siècle et de plus en plus, depuis la fin du XX°, ce trio gagnant nous donne l’exemple de ce que doit être tout organe gouvernemental et ce, dans tous les pays de la planète.

Le trio triomphant est toujours là et bien là. Avec cet avantage pour ses membres : ils ne sont plus spécialistes mais tous polyvalents ce qui fait, diront les mauvaises langues, qu’ils mangent à tous les râteliers.

LA LOI DU MARCHé

Archétype de la manière de fonctionner du Système : les Etats-Unis étant riches, très riches, leur système dominant a les moyens, il domine le monde, et, comme il a de l’argent, sauf ses 45 millions de pauvres, il achète en grand , en Chine en grande majorité, et entraîne l’Europe qui se plie volontiers à sa loi…celle du fameux marché.

Le trio US cumule : il possède une énorme puissance militaire, ses fabricants et marchands et son aura politique est à son zénith. Et tous ces grands chefs se mélangent avec bonheur. Le leur.

En face, la Russie a, aussi, son propre trio.

Son petit monde politique nobiliaire s’appuie sur sa richesse mais, surtout, sur ses 4 à 5.000 ogives nucléaires en parfait état de marche.

C’est LA puissance à craindre. En cas de conflit, elle tape sur la table et les Américains font, désormais, le gros dos.

Enfin, la Chine qui a su faire largement prospérer les leçons tirées de l’expérience et des exemples des deux autres en particulier et du monde occidental en général.

Ses nobles ? Le Parti, du haut en bas de l’échelle sociale, nationale, régionale et locale.

Ses marchands ? Les plus malins et les plus fraudeurs du monde qui est, pourtant, largement pourvu en magouilleurs en tous genres. Et, astuce et piège majeurs, à la fois usine et magasin du monde, ils le tiennent, via leur 1° client américain, par la barbichette. Ils contraignent le reste de la planète à la désindustrialisation, au chômage, au saccage des lois sociales, en un mot, ils démolissent le reste du monde et condamnent les 7 milliards d'humains à une vie d'esclaves sur lesquels règneront une centaine de millions de potentats bien nourris.

En plus, ils disposent des chefs de guerre les plus dangereux de la Terre. Ils viennent de nous le rappeler (à bon entendeur…) avec leur méga défilé place Tien-an-men.

Leur armée est la plus grande, en effectifs, de la Terre. Equipée, certes, de bric et de broc, mais avec un budget croissant de 10% tous les ans, pas moins, elle mélange recherche civile et militaire afin que l’Empire ne paraisse pas trop belliciste voire belliqueux car, attention à vous, elle a rang de puissance nucléaire et spatiale de surcroît.

Le plus merveilleux de l’histoire est que ces trois vrais chefs du monde partagent une caractéristique très significative,. Ils sont, à la fois les plus profiteurs, pollueurs et pourrisseurs du globe et les plus impérialistes, dictant aux 7 milliards d’êtres humains, leur manière de vivre, et de survivre, sans même leur demander leur avis.

A l’heure où la nécessité urgente d’une véritable concertation planétaire est vitale, ces trois Léviathan n’ont que faire de l’avis des 250 et quelques autres nations et des 6 milliards et quelques êtres vivants qui ne sont pas eux... et de leur environnement encore moins. Comme le disait gentiment un jeune chef d'entreprise chinois, copîeusement nanti et tout heureux de ''péter dans la soie'': ''Le plus important est d'accéder au mode de vie occidental, pour l'Environnement, nous verrons après.''.

On ne saurait mieux dire et les (très) fumeuses et toujours souriantes promesses de création très prochaine de véhicules propres, de mise en place de lois locales destinées à juguler la corruption  et de décrets et oukases censés rendre l'environnement chinois de plus en plus sain, il suffit de lire la presse chinoise pour y voir pulluler les cris d'alarme à cet égard, cris d'alarme qui ne sont encore autorisés que dans la mesure où ils dénoncent les chefs locaux mais se gardent bien d'égratigner le président, le Premier Ministre, le Secrétaire général du parti et les galonnés courcilleux.

L’HELICOLOGISTE SAUVEUR

Quel poids leurs difficultés, leurs souffrances, leurs cris d’alarme à ces milliards d’esclaves, chinois compris ?

Le syndrome du Titanic que vous aurez, peut-être, été voir, ne vous rassurera guère à cet égard.

Certes, il y est fait un constat abominable de l’état de la Terre.

Néanmoins, comme l’a bien fait remarquer un responsable Vert à la sortie de la première séance, ledit constat n’apporte pas grand-chose à ce que nous savons déjà (cf les oeuvrettes d’Al Gore ou d’Arthus Bertrand dont personne ne parle déjà plus). Et d’une.

Plus hypocrite, il nous culpabilise de manière au mieux indécente, au pire, criminelle quand on sait, en plus, que les sponsors du distingué Hulot sont parmi les premiers pollueurs et exploiteurs de la planète et des humains qui y habitent : EdF, Les autoroutes de France, Duracell, L’Oréal, dignes successeurs de Rhône Poulenc, et on en passe.

Certes, le gentil petit Nicolas hélicologiste nous susurre qu’il vaut mieux démolir le Système de l’intérieur que de l’extérieur, mais il nous prend pour des billes.

Déjà, à raison de ses 30.000 euros TF1 par mois (Et autant en contrats sponsorisés), la situation de celui qui veut nous faire payer à force de sacrifices la faillite d’un régime et d’un système qui ont tout bousillé et continuent de le faire sans nous demander notre avis, est plutôt confortable.

En outre, nous culpabiliser est d’autant plus commode que dans son film, il ne pointe jamais les véritables responsables de ce saccage planétaire, et surtout pas de ses propres sponsors. Grands patrons et politiques compris.

Il nous prend pour des crétins quand il veut nous faire croire qu’il va arriver à miner le capitalisme alors que ce dernier accepte les pas trop méchants coups de gueule de notre pur et dur hélicologiste, car ils constituent une précieuse soupape de sécurité qui apaise les foules en les empêchant de faire la révolution et redonne une conscience un peu verte aux bousilleurs de la Terre.

A l’aune de la pureté idéologique, on préfère, sans évidemment partager toutes ses idées, et notamment celles qui pousseraient aisément vers des solutions ou manifestations violentes, le nouveau parti anticapitaliste qui accepte le rôle du méchant au couteau entre les dents qui mange les petits enfants, mais l’assume au quotidien, et montre clairement les racines du mal, quoi qu’il puisse lui en coûter...même si être dans l'opposition est très souvent plus commode que dans la majorité...enfin presque.

Cette volonté du Nicolas cabrioleur d‘’infiltrer’’ le capitalisme en nous faisant croire à l’effet salvateur de son travail de sape, confortablement rémunéré, nous rappelle qu’aujourd’hui chaque homme a son prix dans un monde où, moralement et politiquement, prospèrent les girouettes, les beaux parleurs, les infiltrés et les experts en camouflage qui savent adapter leurs discours selon l'air du temps et selon le prix qu'on leur propose. Il faut bien manger non?

Quel rapport entre le G20 et notre pétaradant ‘’journaliste’’ repeint en vert ?

Oh, tout simplement qu’ils ont en commun de nous faire de belles promesses dont nous avons le mauvais esprit de penser qu’elles ne seront, volontairement ou non, jamais tenues.

Ou alors si…en nous faisant payer fort cher la réparation des dégâts dont les véritables responsables sont intouchables.

Comme pour la faillite des banques que nous avons comblée avec nos économies et nos futurs taxes (impôts?) qui nous attendent, nous allons payer la restauration de la planète mise à mal.

Peut-être en fait.

Car si ‘’quelque chose est fait’’, soit, ce qui est grave, le trio infernal ne voudra pas le faire, soit, ce qui l’est encore plus, il ne pourra pas, ce qui est plus sûr de toutes manières.

Le point de non retour est largement dépassé...en direction, comme cela se disait déjà dans seventies, du no future.

Le Pr VIGNES, que j'interrogeais il y a quelque 25 ans, m'avait dit, déjà, ''En matière d'environnement, les constats sont toujours très clairs lorsqu'il est trop tard...et il est trop tard''. Les 25 années qui ont suivi ont débouché sur ce que nous vivons...avant d'empirer. Certes, notre environnement à nous est vivable, tout comme notre situation économique (1), mais 150 ans de captalisme triomphant et de libéralisme forcené nous amènent à quoi?

Ce qui ne veut pas dire que nous ne devons pas agir. Fut-ce maladroitement.

Agir, certes, mais sans aucune illusion.

Comme disait Victor Hugo, les chants désespérés sont les chants les plus beaux.

Maigre consolation

Alors?

Eh bien subir et la fermer. Vous voyez une autre solution vous? Les solutions radicales préconisées par les extrémistes de tous bords? Pour en aboutir à la violence? Les solutions du pire sont, évidemment, toujours les...pires. Toutes les révolutions ont abouti à des situations plus mauvaises que les précédentes.

Faites des économies, vous en aurez besoin.

Et apprenez la patience. Vous aurez déjà grandi un peu.

A une époque où les coachs coûtent les yeux de la tête, c'est la meilleure manière d'améliorer vos propres performances.

 

(1) Sauf que si nos smicards peuvent paraître des nababs aux ventres creux du Bengladesh, le coût de la vie et le poids des charges fixes des ménages pauvres occidentaux les cantonnent aussi dans la misère. Un peu moins noire, c'est tout.

09:42 Ecrit par Maurice CARON dans actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : titanic, syndrome, g 20, promesses

19/07/2009

''HOME'': exploit ou esbrouffe?

Surtout, ne vous fâchez pas .

Il n’est pas dans notre intention de démolir le film que le monde entier, ne nous envie plus puisqu’il a été diffusé le même soir dans 120 pays différents.

Non.

Notre propos est, par contre, de raison garder à propos d’une œuvre qui n’a pas fait l’unanimité, tant s’en faut et pour de multiples raisons.

 

UN PEU PAGAILLE…

Primo, monsieur Arhus Bertrand est un photographe, pas un réalisateur de cinéma.

‘’Home ‘’ est un joli diaporama, pas un film. Le photographe l’a, d’ailleurs, reconnu, ‘’Nous n’avions pas de scénario, il s’est fait au fur et à mesure…’’ ;

S’il le dit...

Pour quelqu’un qui a des idées bien arrêtées sur l’art et la manière bien précis de sauver la planète, ça fait un peu pagaille…

Mais pas amateur, tout de même, côté bénéfices de l’opération : tout est réglé pile poil.

Par contre, côté professionnalisme journalistique et idéal écologiste, là, oui, ça sent un peu l’amateurisme, voire le bon prétexte vert à la mode, pour concocter un joli machin propre à faire rentrer des sous.

C’est dommage mais évident dès les premières images.

Car, pour ce qui est de l’art de tirer de fort belles photographies de la planète, Yann Arthus Bertrand est un expert. Il l’a démontré dans ses nombreux recueils de photos, comme ‘’Vu du ciel’’ ou ‘‘La terre vue du ciel’’

Mais de film, de rythme, d’histoire à suivre, de schéma directeur, de colonne vertébrale avec les repères et pistes à emprunter, rien de rien.

Il s’est donc contenté de transposer la plupart des images de ses bouquins en une suite de vues, sinon fixes, du moins guère mobiles, de ses précédentes oeuvres avec des vues en plus,

C’est çà ‘’Home’’.

Belles photos, saisissantes, impressionnantes certes, sur toute la ligne, mais une fois encore, suite interrompue de photographies ou de courtes séquences qui se suivent avec, au mieux, des commentaires d’une évidence d’une navrante fulgurance du genre, ‘’plus d’un milliard d’humains ont faim’’, ‘’deux milliards n’ont pas d’eau courante’’, ‘’la planète est en péril’’, ‘’nous n’avons plus que dix ans pour changer’’, ‘’nous pouvons changer mais il faut nous décider’’, ‘’prenons nous par la main’’, voire, ‘‘armons-nous et partez camarades’’ puisque le conseil qu’il répète désormais consiste non pas à aller corner aux oreilles des dirigeants qu’ils DOIVENT NOUS changer LEUR système, mais plutôt à culpabiliser les foules, en prenant quelques bénéfices au passage.

Bref, il nous fait des constats horribles, affligeants, de l’état de la planète, mais qui ont été tellement entendus, lus et vus, qu’ils en sont devenus d’une consternante banalité.

Il est vrai qu’il ne faut jamais cesser d’en parler.

Néanmoins, il eut fallu apporter des preuves, expliquer par le détail, user d’images parlantes plus significatives, établir des relations de causes à effets, plutôt que d’asséner des évidences maintes fois répétées: tout cela aurait nettement plus enrichi le débat.

‘’Home’’ ? Un assez pâle remake du film d’Al Gore...dont, d’ailleurs, plus personne ne parle (Vous vous souvenez seulement du titre ?)…comme plus personne ne parle, déjà, de ‘’Home’’…

Affirmer est bien, mais à quoi cela peut-il servir si les preuves manquent, si les solutions bien concrètes sont absentes.

DEBAT CONSTERNANT

Après le ‘’film’’, un débat a suivi, in fine, lui aussi, d’une affligeante banalité. Consternant même. Dirigé par Yves Calvi…c’est dire.

Se sont affrontés des penseurs, à lunette ou pas mais tous du même tonneau, rabachant les mêmes litanies : ‘’la planète est en danger’’, ‘’dépêchons-nous’’, ‘’ayons les gestes salvateurs’’, ‘’préparons-nous à payer cher un nouveau mode de vie’’…d’ailleurs et sous-entendu, ’’en plus de la crise pour laquelle nous ne faisons que commencer à casquer.’’

En fin de film, le photographe est donc allé rendre visite aux quelques 20.000 spectateurs du Champ de Mars et n’a eu cesse de répondre aux questions qu’à l’aide de son maître mot : ‘’C’est vous les responsables de l’avenir de la planète, c’est à vous d’agir.’’…

Il s’est bien gardé de conseiller aux spectateurs d’aller camper devant l’Assemblée Nationale ou la permanence de leurs députés, ou encore, de manifester devant les sièges des multinationales, véritables pilleuses et dévoreuses, elles, de notre planète…celles, en particulier, qui ont financé le film à hauteur de 90% des 12 millions d’euros.

OPACITé TRES RENTABLE

Car, et afin que nul ne l’ignore, le groupe Pinault-Printemps-Redoute, avec ses produits de luxe et de grande diffusion, y a été de son écot.

L’ennui, que l’on sache, est que les poids lourds de PPR, Conforama, la Fnac et la Redoute, entre autres, font dans la pollution grave, en commercialisant et important de fort loin, des produits dévoreurs de ressources, non renouvelables en premier lieu. Et la politique des dites entreprises côté respect des Droits de l'Homme, des citoyens, et plus simplement des travailleurs...bernique.

Et que dire encore de tous les produits de luxe et super luxe dont les moindres ne sont pas les bois, tissus, produits high-tech issus du pétrole et de métaux rares, arrachés à des terres et à des populations exotiques dans des conditions d’une opacité très rentable.

Il est vrai que parmi ces sponsors du film, certains ont juré, promis, craché qu’elles allaient changer leurs manières de faire…dans un avenir proche.

On attend ces mesures dont les plus importantes produiront, paraît-il, leurs effets d’ici 2,3, 5 à 20 ans…

En attendant, le retour sur investissement de ce groupe PPR tout nouvellement converti au vert écolo est immédiat. Comme il y a eu, rien qu’en France, environ 10 millions de téléspectateurs, la pub dont toutes les marques citées dès de la début du film lui aura coûté…UN euro par famille française.

Quant à la diffusion dans 120 pays représentant, au grand minimum, 200 à 400 millions de téléspectateurs, elle aura permis aux marques du groupe de se faire connaître et de se donner une belle image bien verte pour à peu près... 1 à 5 centimes par famille…

Pas mal pour un retour sur investissement en publicité planétaire.

Il n’aurait peut-être pas été inconvenant de demander plutôt des subventions publiques aux 120 gouvernements concernés lesquels, pour…un geste de 100.000 euros, se seraient ainsi donné une jolie image de protecteur de la Nature à peu de frais, mais qui aurait signifié un engagement de fait des états donnant l’exemple et enjoignant aux grands groupes de faire de même.

Mais bon : la mode est à la sanctification, sans contreparties, des finances privées, invitées de plus en plus fréquemment à venir ‘’au secours’’ du secteur public.

HOME A FAIT VOTER VERT ?

Autre petit problème : ‘’Home’’ a-t-il influencé le choix écologique aux élections européennes. A-t-il fait voter Vert ?

La réponse est Oui. En partie tout du moins. Yann Arthus-Bertrand l’a reconnu. Sans gêne aucune. En soulignant qu’au fond ce ne pouvait être que bénéfique puisque allant dans le sens de la faveur grandissante du grand public pour la cause écologique.

Sans gêne et sans honte. A la question du choix de la date, le photographe a répondu qu’elle avait été choisie bien avant que celle des élections européennes ne soit fixée.

En oubliant au passage, qu’il aurait, peut-être, été un brin décent de projeter ‘’Home‘’ le lendemain des résultats, ce qui n’aurait aucunement nui au taux d’audience, mais aurait au moins prouvé qu’on peut se poser en pur défenseur de la planète et, en même temps, faire preuve d’un minimum de savoir vivre, d’éducation, de délicatesse, voire d’élémentaire politesse.

Mais on ne peut pas tout avoir.

Notons, enfin, que les DVD, eux, ne seront pas gratuits, on le comprend, et que les bénéfices iront, du moins en grande partie, dans la poche de l’auteur.

Normal, mais dans ces opérations humanitaires quasi ‘’bénévoles’’ de sauvetage de la planète, l’on ne saurait être totalement désintéressé. Les affaires c’est les affaires.

SERREZ VOUS LA CEINTURE

Dernière délicatesse, on le rappelle, pour la fin : LA solution préconisée par le photographe aux quelques 20.000 spectateurs réunis sur le Champ de Mars à Paris pour voir son œuvre.

Aux questions, ‘’comment faire’’, ‘’que faire’’, ‘’par quoi commencer,’’ notre brave sauveteur universel a très finement répondu, ‘’C’est à vous d’agir maintenant.’’

En clair, c’est vous qui devrez bosser et apprendre à vous serrer la ceinture, à vivre avec moins de besoins, etc. etc.

Monsieur Pinault, qui ne vit pas avec le SMIC, a même eu ce joli mot :’’Il va falloir apprendre à vivre autrement.’’

Suivez le raisonnement de ce brave homme sauveur de la planète et éminemment social :’’Braves gens vous allez devoir modérer vos appétits.’’

Ce qui signifie entre les lignes et pour le moment, le raisonnement qui en découle dans l’esprit d’un grand patron :’’Comme vous allez avoir moins de besoins, vous aurez, également et de ce fait, moins besoin… d’argent. Donc, de moins en moins de salaire élevés et déraisonnables, donc moins d’augmentations, donc moins de revalorisations de retraites, donc nul besoin de SMIC somptuaire comme l’actuel, etc. etc..’’

Vous pigez ?

Apprenez à vous serrer la ceinture, profiteurs que vous êtes.

Et commencez à apprendre que votre nouveau principe de vie dévoilé par monsieur Pinault, ami intime de notre président de la République, sera, très bientôt : ‘’Travaillez plus pour gagner moins.’’ Ce qui se pratique déjà largement.

Regardez British Airways : les 40.000 membres du personnel sont invités à travailler sans être payés, durant un mois…pour commencer. Le patron donne l’exemple…en gagnant…860.000 euros par an, soit, 72.000 euros par mois.

On mesure la grandeur de son énorme sacrifice.

Nous vous l’avions dit en long, en large et en travers : le but ultime de l’ultralibéralisme est la prime, le salaire, au moins disant.

En clair, l’objectif final du patronat international est d’arriver à l’équilibre des salaires internationaux.

En plus clair encore, payer le même salaire à tous les travailleurs et employés dans le monde entier, le même salaire le plus bas, ce qui permettra aux patrons d’engranger le maximum de profits.

Seul hic : ça coincera quelque part lorsque un marché, puis deux, puis plusieurs par effet domino, se casseront la margoulette ce qui fera chuter illico le taux de croissance si tant est qu’il aura pu reprendre des couleurs…

Patience, patience...

Mais pour ce qui est de la confiance…

D’autant que tous les discours solennels sur l’avenir nous promettent tout et son contraire alors que les actes qui suivent font l’inverse…et vice versa…

Pour ‘’Home’’, on a eu droit à un simple oubli dans cette dialectique d’un capitaliste refondé : notre gentil conseilleur milliardaire mécène ne nous a pas dit, ‘’Suivez mon exemple.’’.

On croit savoir pourquoi.

C’est encore et toujours la même histoire : NOUS allons payer LEUR crise mais, aussi, NOUS allons payer LEUR saccage de la planète et, en fin de compte, NOUS allons financer les réparations d’une planète qu’ILS ont démolie et continuent à démolir.

UN ‘’HOME’’ PROVIDENTIEL ?

On a parlé d’un poste de ministre pour Y.A.B ?

Sera-t-il l’homme providentiel par qui l’Environnement français et planétaire va être sauvé ?

Pas question. Pas fou le gars. Il préfère vendre sa camelote aux couleurs de la vertu écologique salvatrice.

Tout comme son copain Nicolas Hulot, lui aussi un temps pressenti mais qui continue à vendre la sienne, à base de produits d’hygiène corporelle, concoctés avec force produits chimiques. Rhône Poulenc, un des leaders mondiaux de la chimie et premier gros sponsor de N.H, a laissé des traces et des habitudes…

Ah oui ! C'est vrai! Dans la gamme des produits vient d'apparaître un machin...bio. Si si, c'est marqué dessus;

Il était temps!

Maurice CARON

 

(1) C’est le ‘’Canard enchaîné’’ de cette semaine qui nous le rappelle.

12:35 Ecrit par Maurice CARON dans actualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

02/06/2009

VOL 447: CADEAUX EMPOISONNéS

Dès l’abord, qu’il nous soit permis, comme tout un chacun, de déplorer l’affreuse nouvelle de cette disparition de 228 victimes et de leurs familles.
Victimes, dont on ne sait pas encore bien quoi, mais que nous avons, nous, depuis longtemps, assez bien identifié.
Explication.

Il y a quelques années, au cours d’une cérémonie funèbre de ce genre, à la suite d’un drame aérien, un ministre de la république d’alors avait dit
, dans son discours, que les morts dans la catastrophe, en fin de compte, payaient là ‘’la triste rançon du Progrès’’.
Il a osé.
L’intention était peut-être sincère mais les termes en disaient bien plus long que ce brave homme voulait le faire.
VIVE LE PROGRES
Il faut dire qu’à cette époque, il y a pas loin d’une trentaine d’années tout au plus, lorsque l’avenir était au plein emploi et à la croissance indéfinie, le discours convenu, obligatoire, le dogme, consistait en la célébration sans faille et sans fin de ce fameux Progrès, vive le Progrès !
Et, le Progrès se faisant évidemment à coups d’expérimentations plus ou moins hasardeuses, supportées bien sûr, par ses clients obligés qui payaient pour voir, personne ne se serait hasardé à le remettre en question si peu que ce soit.
Le Progrès c’est l’économie, c’est le fric, donc, on la ferme !
C’est, grosso modo, le discours actuel, un chouia tempéré il est vrai par la douche froide sur l’économie de marché, douche sur le dos en fait des contribuables, les dirigeants s’en tirant toujours très confortablement…
…et, bien sûr, avec un désir clairement affiché de continuer à rendre au Progrès le culte qui leur rapporte tant.
Ce qui signifie, bonnes gens, que ledit Progrès, et vous le savez bien, c’est toutes ces choses mirifiques, nouvelles, technologiques ou pas, que nous convie, nous force à acheter, cette société de consommation qui engendre, qui invente tous ces besoins dont nous n’avons nul besoin, mais que le Système nous oblige à désirer, à acheter, à consommer…et à renouveler.
CHASSEZ LE NATUREL
L’ennui c’est que, chassez le naturel…
A force de violenter la Nature, humaine en premier lieu, elle se rappelle à nous.
Un accident d’avion ? Les lois physiques, mathématiques, chimiques s’imposent, qu’on le veuille ou pas et dès que l’on passe outre, elles se rappellent à nous souvent de façon horrible.
Est-il conforme aux lois naturelles humaines de faire voler 300 personnes à 900 km/h, à 15.000 mètres, durant des heures, dans un engin polluant et hors de prix ?
En tous cas, le corps humain est-il construit pour résister à tous les dangers que ce genre de situation nous expose ?
Un humain est-il fait pour passer trente ans de sa vie à être hôtesse de caisse, compter les billets derrière un guichet de banque, conduire un trente tonnes de jour comme de nuit, décontaminer des centrales nucléaires ou fabriquer des pneumatiques, et même si ce travail lui plaît ?
Le corps humain est-il construit pour se défendre tout seul contre les agressions physiques, chimiques, mentales, intellectuelles que la civilisation, que le Progrès nous impose ?
Mais le Progrès c’est le progrès ?
Certes, mais à quel prix ?
Hypothèse d’école : imaginez un instant que l’on demande aux malheureux membres des familles des victimes s’ils préfèreraient vivre dans un monde sans Progrès, du temps de la lampe à huile et des charrettes à cheval, mais aux côtés des leurs bien vivants, ou un monde merveilleux de modernisme, mais avec tous les risques de mort, longue ou subite.
Quel serait leur choix ?
Moi, sincèrement, je ne pense vraiment pas que la majorité irait aux amoureux du Progrès, de la croissance indéfinie, de la loi du marché et de toutes ces merveilles que nous payons non seulement très cher de nos sous mais, aussi, de notre santé et, hélas, de notre vie.
Terrifiant exemple : une dizaine de cadres méritants avaient reçu en cadeau un séjour voyage gratuit au Brésil…et revenaient dans l’AF 447.
Les cadeaux que notre Progrès nous vend très chers sont empoisonnés. Mortels.
LUMIERE ARTIFICIELLE…
La crise que nous entamons, nous l’apprend. Du moins à ceux qui veulent bien le voir : la vie est une affaire de choix. De civilisation en particulier.
Il y a quelques années, disons une trentaine, alors que mes choix à moi me poussaient, déjà, à remettre en question une civilisation condamnée, à mon avis, à s’autodétruire, de superbes crânes d’œufs politiques et économistes m’avaient ridiculisé, au cours d’un débat, avec la pitoyable phrase des intervenants intelligents :’’ Alors, comme ça, vous voulez nous ramener à la lampe à huile et à la charrette à cheval ?’’ ;
Lorsque j’ai, simplement, dit oui et ai tenté d’expliquer pourquoi, en commençant, chiffres à l’appui, pourquoi et comment la lumière artificielle perturbait gravement nos rythmes et cycles circadiens, ce fut, sinon la huée, du moins une réprobation générale dans l’assistance.
Vous vous rendez compte ?
Un journaliste, diplômé, lettré, et avec des lunettes en plus, qui ose mettre en cause notre belle civilisation ? Notre Progrès ?
En trente ans, pas mal de crânes d’œufs et de politiques ont mis de l’eau dans leur vin, mais momentanément, parce que la Grande Trouille n’est pas très loin.
Nombre de vulgum pecus aussi. Les Français moyens, les humains moyens, du moins sous nos latitudes, ont vaguement conscience que le Système commence à donner des signes inquiétants de vétusté avancée, irréparable.
Mais il suffit que la Grande Trouille en question s’éloigne quelque peu pour qu’ils retrouvent confiance dans le caractère vital de leur télé, leur portable, leur bagnole, leur Big Mac, leur StarAc, leur ordinateur et leurs fraises en hiver.
Et leur café équitable pour la bonne conscience. Voire un petit trekking écotouristique de temps à autres, pour se sentir tout à fait en phase avec leur civilisation et leur Progrès qui permet, c’est génial, de cumuler les avantages du Modernisme et de la protection de la planète.
ET LAMPE A HUILE
Alors ?
La lampe à huile ?
Ecoutez : de quoi l’humain a-t-il besoin pour vivre disons normalement sur la terre ?
De boire, manger, dormir, d’être abrité des intempéries, de communiquer avec la nature, d’avoir une famille et quelques satisfactions spirituelles s’il a besoin de croyances.
Mais cela nécessite-il tout le bazar que la ‘’civilisation’’ ultralibérale nous fait payer très cher ?
Alors qu’il suffit pour faire vivre un humain, ça aussi c’est mathématique, de 1.000m2 de jardin, quelques poules et lapins, un ou deux moutons, une petite maison et puis, d’accepter de travailler pour se nourrir.
Si vous choisissez cette solution, et c’est encore mathématique, vous annulez 95% des problèmes de l’Humanité : plus besoin de vendre ou d’acheter tout ce dont vous avez besoin.
Plus de problèmes de déplacements, de pollution, de transactions commerciales, d’abus, de corruption et de dépendance des uns à l’égard des autres.
Plus de problèmes de chômage, plus besoin d’hypermarchés et de pétrole, bref, même l’enseignement peut être donné par transmission orale.
Irréaliste ?
Vous savez, des centaines de peuples et des milliers d’ethnies ont vécu ainsi des siècles durant. Et tous ont fini par disparaître un jour….nous ne sommes pas plus éternels ni immortels qu’eux…
Les problèmes ont commencé dés lors qu’un individu a envié le bien de son voisin et, soit le lui a volé, soit l’a truandé en le lui achetant, puis en le revendant…et ainsi de suite.
Restera, direz-vous le problème de la santé.
Que je sache, là encore, des tribus, des peuples entiers n’ont jamais eu accès à la chirurgie esthétique, à la liposuccion, à l’anneau gastrique, et, bien sûr, aux traitements anti cancéreux et autres thérapies géniques.
Néanmoins leur Progrès ne les a pas fait bénéficier non plus de la croissance exponentielle des cancers, scléroses en plaques et autres maladies et affections dégénératives qui ne font qu’agrandir les multiples trous des sécu de tous les pays moderne.
Et les remèdes de grand’mère, s’ils n’ont pas toujours sauvé tout le monde, n’ont jamais tué personne.
Voir, d’ailleurs, le recours aux produits de la pharmacopée tirés de la nature et le recours désormais usuel aux médecines traditionnelles.
D’ailleurs, une ‘’découverte’’ vous intéressera. Le magazine Science, hyper pointu en la matière, vient de livrer les résultats d’une étude aux termes de laquelle les chercheurs ont trouvé que…la ville est mauvaise pour la santé.
La ville, en fait la civilisation dont la plus belle expression est, bien sûr, la ville.
Chiffres à l’appui, les crânes d’œufs nous disent que depuis la disparition des chasseurs-cueilleurs et l’apparition de la sédentarité, de l’agriculture et de la consommation des céréales, les maladies dégénératives ont fait, elles aussi, leur apparition.
Alors ?
Quel est votre choix ?
Le Progrès avec ses, ‘’seulement’’ quelques centaines de morts dans des accidents d’avions ? Ses dizaines de milliers de décès dans des accidents de voitures, ménagers, de ce qu’on appelle désormais les maladies de civilisation, ou du fait d’administration de médicaments ou d’usage de thérapies qui violent plus les corps qu’ils ne les soignent ?
Et quoi enfin ? Le problème des personnes âgées ?
Leur place n’est-elle pas parmi les leurs et non dans des mouroirs hors de prix et dégradants ?
Certes, les familles ne peuvent plus suivre les dépenses et sont éloignées, mais à qui la faute ?
Au sacro saint Progrès qui prône encore et toujours les salaires à la baisse et l’indispensable nécessité de la mobilité de l’emploi, afin de faire grimper, encore et toujours le taux de croissance. Alors que le but naturel d’une famille est, tout simplement, de naître, vivre et mourir parmi les siens.
Délirant ?
Ne nous leurrons pas et ne pensons pas qu’une civilisation spectacle, civilisation décor lui irait mieux, soit beaucoup plus solide que sa simple apparence.
Plus un organisme est complexe, plus il est fragile. Voir les accidents d’avions.
Tout se paye un jour.
Nous avons, aujourd’hui, la possibilité de changer le Système, de changer notre vision de la gestion de la planète et du bonheur de l’Humanité.
On nous a fait de bien belles promesses.
‘’Ca’’ va changer.
La solution qui nous est proposée ?

‘‘Nous allons refonder le capitalisme.’’

Alors?

Vive le Progrès !

20:54 Ecrit par Maurice CARON dans actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

25/05/2009

CRISE, GRIPPE: ESCROQUERIES A TOUS LES ETAGES(BIS)

Depuis près d’un trimestre, l’actualité me sidère littéralement.

Alertes, contre alertes, mises en garde, apaisements, avertissements, réconfort, les foules ne cessent alternativement d’être sollicitées, prévenues, effrayées puis rassurées au point qu’il devient difficile de s’y retrouver dans le cloaque de désinformations dont les médias usent au quotidien en matière d’information.

La crise ?

Elle est là, elle est en train de passer, elle ne fait que commencer…voire, elle est quasiment derrière nous…mais il faut s’attendre à ce qu’elle repasse devant. Et si tout va bien, préparons-nous, nous en sortirons plus lentement que ceux qui y sont tombés d’un coup!

Vous avez compris ?

Vous avez de la chance.

Et la grippe porcine ?

Elle est d’abord porcine, puis elle est devenue simplement humaine, Elle commence à menacer la planète puis, comme par enchantement, un pays à la fois, sans oublier que les frontières n’existent que pour les cartographes. C’était une pandémie, puis s’est réduite à une simple épidémie à bas bruit, bien plus bénigne que la grippe hivernale qui, comme à l’accoutumée fait ; bon an mal an, ses 250 à 300.000 morts, alors que la porcine n’en a fait une misère, pas même 15.000…rien quoi…

Bref, en un mot les medias continuent à faire ce qu’ils ont toujours fait, savoir raconter n’importe quoi, tartiner, faire du sensationnel, flanquer la trouille puis calmer, tout cela pour vendre, vendre, faire de l’audience, et, en un mot comme en cent, faire du fric, tout simplement.

Dans toute cette diarrhée verbale, dans cette soupe, ce brouillard d’infos censées informer, une seule ligne commune : on collectionne vérités cachées, mensonges déclarés ou par omission, infos bidon, communiqués promotionnels, finalement et pour faire simple, c’est escroqueries à tous les étages.

 

Revue de détails.

DEHORS LES PAUVRES

L’Inde, la, paraît-il, plus grande démocratie du monde, innove. Ou plutôt, jette bas le masque.

Le sous continent qui compte plus d’un milliard d’habitants et dont le PIB grimpe de 5 à 6% tous les ans, de quoi faire pâlir d’envie les pays européens, recevra bientôt les jeux du Commonwealth.

Comme les inégalités sociales y atteignent des sommets et que les mendiants, lépreux, réprouvés de toutes sortes encombrent les rues, où ne s’aventurent même pas du bout des pneus de leurs voitures de luxes les plus grosses fortunes indiennes et de la planète, il va falloir faire quelque chose.

Eh oui…il importe de faire disparaître cette engeance de miséreux, attirée, il est vrai, par la manne que devrait générer la venue des nombreuses délégations étrangères. En effet, ces bien gênants miséreux feraient, et c’est regrettable, un bien mauvais effet.

Ainsi, les rues de la capitale indienne seront impeccables, débarrassées de ce spectacle peu commercial et fort dérangeant de hordes d’indigents peu propices à attirer investisseurs et touristes.

C’est tout à fait de cette manière que le général Potemkine faisait construire d’attrayants villages de carton pâte habités par des troupes de moujiks très proprement habillés et faisait ainsi croire à la grande Catherine que son peuple était heureux, riche et en bonne santé.

Il faut bien avouer qu’en Europe aussi, nombre de dirigeants de notre monde mediatico politico économique, savent fort bien, donner au petit peuple, l’illusion que même s’il n’est pas le plus heureux du monde, il devrait s’estimer tel, en comparaison de l’état lamentable dans lequel se trouvent les plus déshérités de la planète.

Vous vous plaignez d’être unijambistes ? Réjouissez vous voyons. Vous êtes plus heureux que vous ne l’imaginez. Pensez donc : ce serait pire si vous étiez culs de jatte…

Mensonges que tout cela ?

Escroqueries plutôt. On ne ment pas seulement. On change le mensonge en vérité.

A VOTRE SANTé

Tiens, à ce propos et cette fois côté santé, on pense à une récente émission sur la sécurité nucléaire.

Il fut un temps où la France était non seulement en tête de la technologie de la production d’électricité par ce moyen, mais également de la sécurité en la matière, disposant de techniciens experts dans le domaine de la prévention ‘’d’incidents’’.

L’ultralibéralisme forcené actuel aidant, il faut, désormais, rentabiliser le système au-delà des limites définies par les contraintes physiologiques des intervenants.

Ce qui signifie, économiser sur les paramètres humains, genre, diminuer les contraintes techniques, les effectifs, bref, diminuer les marges de sécurité au nom de la rentabilité.

Lorsque les techniciens et les populations voisines et leurs élus s’inquiètent, le maître mot des cadres électriques en matière de solution consiste à leur dire ‘’Faites nous confiance’’…

Une bien jolie phrase, un bien bel emplâtre sur une jambe de bois .

D’ailleurs, et c’est-y pas une preuve, la justice vient de débouter les bidasses, galonnés compris, qui ont récolté une jolie collection de cancers de toutes sortes, après avoir été proprement atomisés lors des expériences nucléaires à Reggane où même les bâtiments militaires étaient à peu près autant isolés des radiations qu’avec du papier alu.

La raison des attendus ? Pas grand chose puisque le fond de l’affaire construit sur les expertises médicales, n’a pas été abordé.

Argument massue : il y a forclusion.

En clair, vous êtes bien gentils mais il fallait vous y prendre plus tôt. Le délai est expiré.

Si l’exemple devait être suivi ( et ça risque) par la Sécu, ça donnerait : ‘’Votre cancer ? Mais ma brave dame, il aurait fallu vous en rendre compte dans les deux ans réglementaires. Après, c’est trop tard, désolés ’’

Certes, ‘’l’éclosion’’ d’un cancer peut mettre de deux à 15 ans à apparaître mais, hein, le temps c’est de l’argent non?

Et puis, c’est vrai çà, s’il fallait ne mettre aucun délai, par exemple, pour l’apparition des maladies professionnelles, voire pour toutes celles engendrées par le stress dans le travail, les pressions diverses et multiples dues à la sacro sainte rentabilité voire aux maladies générées par la malbouffe (1) provoquée, elle, par les salaires de misère, où irait-on je vous le demande ?

Sans parler des 100.000 produits chimiques de synthèse qui se baladent dans l’air, dans l’eau, dans nos assiettes, des pollutions visuelle, auditive, voire morale, qui, toutes, ont une action, qu’on le veuille ou non sur le corps et l’esprit.

Plutôt que de partir en guerre pour supprimer toutes les causes de nos problèmes physiologiques, ne vaut-il pas mieux proposer de soigner les effets, à l’aide de toutes sortes de thérapies, bien coûteuses, qui entretiennent en même temps la foi absolue dans la médecine à deux vitesses et les laboratoires pharmaceutiques, et la culpabilisation indispensable pour bien ancrer dans la tête des pauvres que leurs malheurs ne viennent que d’eux-mêmes et pas du système qui les exploite?

Et puis, tiens, en parlant de nucléaire, Abou Dhabi va probablement nous acheter une douzaine de centrales nucléaires. Tant mieux, ça va nous créer, peut-être des emplois, et, plus sûrement quelques rentrées d’argent.

On espère, sans y croire vraiment, que ces rentrées-là vont nous permettre de payer un peu moins d’impôts.

Non…c’était juste pour rigoler.

Par contre, pour ce qui est de rigoler, nos enfants et petits enfants, eux, ne vont pas rire lorsqu’il s’agira de démanteler les centrales, chez nous et ailleurs, car le prix n’en a jamais été fixé exactement, tant il ne cesse de grimper dans les sommets.

Mais bon…ce sera dans dix, vingt, trente ans…on ne sera plus là et ils n’auront qu’à se débrouiller. Après tout, c’est grâce à l’argent de ces centrales qu’ils auront pu avoir un niveau de vie qui leur permettra d’être assez intelligents pour résoudre les problèmes que nous leur auront laissés.

ON VEUT DES SOUS !

Ah ! Au fait ! Et la crise ?

Eh bien tout va pour le mieux.

Comme avant quoi….

C’est-à-dire que l’argent des contribuables a servi et sert encore à boucher les trous dans les poches des banques qui en avaient trop mis. Il sert aussi à remercier les banquiers de leur bon travail, donc, à continuer à leur garantir de confortables salaires et de somptueuses retraites.

Et à augmenter un chouïa les bas et moyens salaires, voire les retraites ?

-Quoi ? Vous n’avez pas honte ? Vous vous rendez compte de ce que vous demandez ? Vous vous imaginez de ce que ça représente augmenter d’une centaine d’euros seulement les salaires de millions d’employés et ouvriers ?

-Ben…euh…à raison de quinze à vingt millions de petits et moyens travailleurs qui paient des impôts, ça irait jusqu’à environ un milliard ou deux d’euros…

Et, comme les entreprises du CAC 40 font environ 100 milliards de bénéfice par an, on devrait pouvoir s’arranger non ?

-Vous rigolez ? C’est pas bien.

On ne plaisante pas avec l’argent.

Bon, j’arrête.

ON SE SUCRE

Parlons d’autre chose.

De l’environnement par exemple.

Face à la dépendance pétrolière, nos dirigeants n’ont qu’on mot à la bouche : carburants verts, genre : Brésil.

Sur la chaîne parlementaire, récemment, j’ai vu un documentaire où cette solution était présentée comme LE miracle.

D’autant plus que, était-il assuré, désormais, les coupeurs de cannes à sucre sont syndiqués, choyés, bref, traités comme coqs en pâte, ce qui enlèvera toute bête retenue humanitaire aux automobilistes qui serait tenté d’hésiter au moment d’acheter de l’éthanol.

Manque de pot, Courrier International N°965 (30/4-6/5)vient de publier une enquête, pour le moins objective, qui décrit, en long et en large, les conditions terrifiantes dans lesquelles survivent et travaillent les coupeurs de cannes brésiliens.

Horaires hallucinants, températures infernales, blessures, coups, menaces, interdictions de se syndiquer, menaces de mort, violences physiques sur les associations qui tentent de les aider : l’essence de sucre a peut-être bon goût pour les automobilistes mais un goût bien amer pour ces esclaves du modernisme automobile.

Mais pour LCP, tout va bien dans le capitalisme à roulettes.

Et puisque, de toutes manières, le président brésilien Lula est un socialiste, on a toutes les garanties.

CHAUD ET FROID

Et puisque nous en sommes à l’environnement, la nomination prochaine de M. Allègre au gouvernement a de quoi flanquer la trouille aux écolos, Nicolas Hulot en tête qui ne l’a pas envoyé dire.

L’ancien ministre socialiste est, on le sait, un des défenseurs de la thèse selon laquelle le réchauffement de la planète, prrrrrrttt, c’est du vent !

Curieux tout de même : désormais, les bateaux empruntent désormais régulièrement le passage du Nord Ouest dans lequel il était, jusqu’à il y a seulement deux à trois ans, totalement impossible de s’infiltrer, l’hiver en particulier. Sans parler des années antérieures où les glaces bouchaient hermétiquement le passage en toutes saisons.

A quoi cela serait-il dû ?

A un changement de climat naturel nous dit notre chercheur tout de même émérite.

Bon.

Mais alors, les Maldives commencent à avoir les pieds dans l’eau tout de même et certains petits récifs de Polynésie ont complètement disparu. A cause de quoi ?

Naturel ?

OK ?

Mais dans ce cas et suivant ce raisonnement, pourquoi construire anti-sismique puisque lorsque les séismes dépassent largement les normes tous les bâtiments seront par terre ?

Et quid de la pollution due à la combustion des combustibles fossiles ? Si le réchauffement n’est ‘’que’’ naturel, à quoi peuvent donc bien servir les normes restrictives de ladite pollution ?

Bon. On a le temps nous disent les optimistes : encore 30 à 50 ans. E,n attendant, vendez votre bicoque en bord de mer et achetez dans les Alpes. C’est le moment.

LES BELLES IMAGES

On rigole un peu ?

Pour la bonne bouche, on rappellera que il y a eu un Festival à Cannes.

Où ont été primés des films généreux, en violence, sexe, bref, vulgairement, en tout ce qui fait vendre. Faut bien vivre non. Et tant qu’à, vivre bien en plus.

Pourquoi ces moyens ont-ils été consacrés dignes de palmes d’or et d’argent ? On vous le donne en mille : parce que c’est çà la vie et son côté noir. On ne peut la nier, donc, l’exposer c’est la dénoncer.

Ah bon ?

A cette aune, nous, on pense que les réalisateurs n’ont pas encore été assez loin dans la dénonciation.

En effet on peut en faire encore mieux, par exemple du franchement porno pour dénoncer la traite des blanches, ou du sanguinolent pour dénoncer la torture, voire de l’esclavage sexuel des enfants pour dénoncer la pédophilie.

Certains diront que, de toutes manières, on finira par y aller.

Certes, mais sans ‘’y aller’’, nous on a remarqué une chose, visible de tous et depuis des années.

Lisez et pointez dans votre programme télé favori, tous les films où se manifeste la violence, le sexe, y compris les coucheries distinguées, désormais normales, à droite et à gauche, et les fraudes et trahisons diverses, et vous serez étonnés.

En une semaine vous pourrez assister, si le cœur vous en dit et ne se soulève pas, à pas moins d’une trentaine de crimes et de violences physiques, à autant de scènes de sexes explicites ou implicites et à encore plus de tromperies et autres coucheries sans compter une bonne cinquantaine de scènes de mensonges, de fraudes et d’arnaques diverses.

Toutes choses faisant, effectivement, partie de la vie, mais qui sont légitimées par le fait qu’elles sont censées dénoncer les choses malpropres et perverses qu’elles vous montrent généreusement.

On se demande pourquoi on ne généralise pas ce système dans les écoles maternelles, primaires, dans les collèges et les lycées. Histoire de montrer à nos chères têtes blondes ce qu’il est très vilain de faire.

Chiche?

Il serait, alors, très intéressant d’entendre les commentaires contorsionnés des experts qui nous expliqueraient pourquoi il vaut mieux pas, ou alors attendre et expurger.

Le spectacle, la ‘’culture’’ ambiante audiovisuelle met-elle à mal la morale et, partant, la cohésion et la sécurité de la société ?

Non vous répondront tous les patrons de chaînes, responsables et immuables garants de la moralité publique et sociale.

Voire…

Hier, à la suite d’une pub pour cosmétiques amincissants, j’ai entendu une psy fameuse, les psys sont toujours fameux et pas fumeux, qui nous a prouvé, petit a petit b, qu’à force de mettre en photos des filles minces, les jeunes femmes et filles ont fini par souffrir d’une sorte de syndrome du magazine et elles n’ont qu’une idée en tête, mincir.

Notez bien son raisonnement : ‘’La répétition des images finit par imprimer dans le conscient et surtout le subconscient des lectrices et téléspectatrices, le désir impérieux et permanent de devenir mince, par tous les moyens.’’

Tiens ?

Alors comme çà, cette influence des images qui fonctionnerait de manière aussi forte sur les cervelles pour de simples questions dd minceur, serait-elle sans aucun résultat lorsqu’il s’agit de violences, de sexe et de délinquances diverses ?

Allez va. Assez de vérités tronquées, d’arnaques dissimulées et d’escroqueries en douceur.

Je vais me coucher car j’ai une espèce de grippe, pas la porcine non mais une cochonnerie virale, qui me donne plus envie de dormir que de bosser. (2)

@+

Maurice Caron.


(1) Contrairement à ce que les thuriféraires du néolibéralisme glapissent, l’obésité mais, avant tout cette malbouffe que l’on ne trouve que chez les pauvres, est une spécificité sociale. Et pas dans les beaux quartiers…où l’on trouve, certes, quelques ventres rebondis, mais jamais de véritables obésités. Et encore moins de maladies dues aux carences alimentaires…dues à la malbouffe…due aux salaires de misère.

(2) Et mon absence de deux mois ? J’ai trop de boulot par ailleurs et désormais je suis tout seul. Snifff…Et en plus, je mouche comme un malade…que je suis.

17:10 Ecrit par Maurice CARON dans actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

15/04/2009

G20:POISSON D AVRIL! C'ETAIT LE G2 !!

Vous avez remarqué non ?

C’était bien un premier avril que le G20 a été inauguré ?

Le G 20 ?

Vous savez bien ! Ce machin hors normes, extramidable, fabulissime à partir de quoi les riches vont devenir gentils, les pauvres pris en considération et devenir, eux, moins pauvres voire, pardon pour le blasphème, un chouia plus richounet, un peu à l’aise quoi.

Pas mal non ?

Le G 20 c’est, c’était puisque c’est fini jusqu’au prochain de septembre, une rencontre de gens très sérieux, tous plutôt riches, voire richissimes, (eux ou leurs véritables patrons qui les envoient), et qui se rencontrent non pour discuter le bout de gras, mais bien décider de l’avenir de la planète avec tous ce qui vit dessus, vous et moi compris.

Alors, ils se rencontrent et, comme ladite planète, surtout ce qui vit dessus, est en faillite totale, ils se mettent d’accord pour aider les banques, les organismes de crédit, les supergros industriels, les riches donc pour faire court, à se refaire une santé vu que la perte de leurs montagnes de fric (le nôtre et pas le leur) a fondu au feu de leur dynamique activité économique ultralibérale.

Quand on dit économique, c’est d’ailleurs une manière de s’exprimer car les activités de ces experts, manipulent fort bien les nôtres, et de façon pas économique du tout puisqu’après nous avoir mis à sec, ils vont, pour se renflouer…nous mettre encore et de nouveau à sec.

 

J’en reviens donc au début : le G20 s’est donc promis de changer tout ce qui nous fait tant de mal. Entre autres choses, s’arrêter de foutre l’argent par les fenêtres…en fait, cesser de faire sortir NOTRE argent de notre fenêtre pour entrer dans la leur et, évidemment, de manière indolore car quasi invisible. Virtuelle comme on dit savamment aujourd’hui .(2)

(SE)SERVIR ?

Et puisque tout va changer, on apprend, il y a quatre jours, que pour renflouer Freddy Mac et Fanny Mae, les deux organismes qui ont fait démarrer la crise à force d’accorder des prêts à des pauvres que les courtiers qui les leur plaçaient, savaient fort bien insolvables, pour renflouer donc ces criminels financiers, le Trésor américain leur a fait cadeau, oui cadeau, de 200 milliards de dollars, sur les quelques…12 mille milliards.

Fort bien, il fallait leur éviter de se déclarer en faillite vu les conséquences qui s’en seraient suivies (3).

Petit hic, tout de même, dès l’argent versé, les grands patrons ont piqué 10% (Messieurs 10% ?), soit 20 millions de dollars et les ont partagés entre tous les hauts responsables, courtiers en chef compris, c’est-à-dire ceux-là même qui nous ont mis au fond du trou. Quand je dis nous, ce n’est pas une simple manière de dire : les impôts US sont aussi payés par ceux des contribuables du monde entier, vu que grâce ou par la faute du dollar, première monnaie mondiale transactionnelle, et de l’inflation américaine, le niveau de vie des Américains c’est nous qui le payons.

Les fameux organismes dont la mission était de servir aux citoyens désireux d’accéder à la propriété ont bien fait leur boulot. Sauf qu’au lieu de servir, ils se sont servis.

Voilà. C’était simplement pour dire que Barack Obama a beau dire aux patrons voyous ‘’Hou les vilains’’ (4), c’est quand même et quoi qu’il arrive dans le présent et le futur, que c’est bien eux et eux toujours qui commandent à la planète, fermez le ban.

ET CA CONTINUE !

La preuve, les Etats-Unis continuent donc à donner le ton.

Un numéro du Washington Post de la semaine passée, nous apprend que les maisons impayées des pauvres se chiffrent par centaines de milliers et que, une fois leurs malheureux propriétaires jetés à la rue, elles sont squattées et, petit à petit, tombent en ruines.

Comme les banques créancières sont incapables de les faire réparer, une armée de petits malins a vu le jour qui continue à proposer de ‘’superbes occasions’’ à bas prix.

Et il se trouve toujours de nouveaux gogos qui achètent sans voir…et, vu l’état des constructions, sont bien incapables de les faire réparer une fois entrés dans les lieux.

Heureusement, un tribunal US local a fait condamner les banques pour non entretien des habitations en détresse…mais les banques ont trouvé une parade : elles ne se présentent pas aux audiences…et ne sont pas condamnées car la cour d’appel des états interdit de condamner en absence pour un ‘’simple’’ délit.

Certes, il suffirait à la Cour Suprême des Etats-Unis de rendre ces jugements applicables ce qui contraindrait les banques à arrêter de creuser la faillite, mais les juges qui font la majorité à ladite cour ont été mis en place par…Georges W. Bush, celui-là même sous le règne et l’administration de qui, la si efficace et si triomphante politique de marché (5) nous a mis dans le trou (6).

Et Barak Obama n’a pas intérêt, ni peut-être envie, de se colleter avec les vrais maîtres du monde.

Et voilà !

QUI COMMANDE ICI ?

D’ailleurs, le vrai G20 s’est résumé à un…G2 !

En effet, si l’assemblée générale de toutes les nations ‘’qui comptent’’ a fini comme on s’en doutait, en queue de poisson, c’est-à-dire sur des déclarations pompeuses et des promesses étincelantes au dessert du plantureux repas de clôture, le plus clair du temps passé à des entretiens totalement secrets a été celui consacré à la rencontre de Barak Obama et de…Hu Jintao.

Dans un conflit planétaire du Bien ( ?) contre le Mal ( ?), il importe de savoir qui l’on a devant soi.

D’un côté, les USA . De l’autre, la Chine.

Aucun des deux champions ne s’y est trompé.

Qui commande le monde hein ?

Car, entre le communisme gavé de dollars et le capitalisme qui dit bien haut qu'il faudrait peut-être revenir, évidemment pas à un socialisme déclaré mais, du moins à un libéralisme un peu plus humain, il n'y a guère de différence. Dès lors, comment savoir, et qui va gagner nom de nom? Qui va gouverner le monde à la fin?

D'autant que le dollar en question commence à battre de l'aile. Les Chinois en ont tellement qu'ils les ont planqués...en valeurs américaines...mais comme les amerlos font chauffer la planche à billets et paient toutes leurs dettes en billets verts, la monnaie reine se dévalue toute seule petit à petit. Et bazarder leur stock alors que le dollar dégringole ne sourit guère aux prudents Fils du Ciel.Prudents mais, désormais, coincés. Eux aussi. Et comme, en plus, ils ont hyper exporté aux Etats-Unis en premier, et que le pouvoir d'achat US, et du monde entier, dégringole aussi, le taux de croissance chinois a pris froid.

Mais bon, vu que le fric commande encore des deux côtés, de même que partout ailleurs, le capitalisme désormais fondamentalement moral peut dormir sur ses deux oreilles...sauf à ce que les forces militaires chinboises (eh oui...)deviennent d'ici peu une menace réelle.Et l'aventure armée est toujours à portée de main des chefaillons qui n'ont d'autre argument que celui-là lorsqu'ils n'en ont plus d'autres.

En attendant ces joyeusetés d'un autre âge nous disent les civilisés, et comme le fric a fondu, eh bien il faut en faire, en refaire et en refaire.

Et pour cela, rien de tel que les banques et...les paradis fiscaux, dont le nombre n'a pas changé d'un centime.

Et même augmenté, vu les révélations désormais quotidiennes dont les gazettes font leurs choux gras en se donnant des airs de défenseurs de la veuve et de l'orphelin, c'est bon pour les ventes et l'audience.

Or donc, des paradis fiscaux, il y en a toujours autant et il a suffi de voir que les seuls à figurer sur la liste noire en ont été enlevés à partir du moment où ils ont promis juré qu’ils seraient sages…

Comme par hasard, au passage, on nous apprend donc que les super hyper paradis fiscaux ne sont pas toujours ceux que l’on pouvait croire. Il existe, par exemple, une demi douzaine d’états américains où il est possible de monter n’importe quelle société, en fait n’importe quoi où camoufler tout ce que l’on veut, sans montrer patte blanche, sans même donner une identité autre qu’une vague photocopie d’un permis de conduire périmé…

Mais ne faisons pas d’angélisme chez nous. Monaco, Le Luxembourg, les Iles sous le vent, la Grande Bretagne…font en gros, ce que font tous les pays où les banques et le marché commandent à l’économie.

Bon.

On va bosser ?

Ne serait-ce, pour parler plus proche, que pour nourrir nos fonctionnaires territoriaux surchargés de travail et au bord de la dépression, les employés de mairies, de conseils régionaux et généraux dont une récente étude vient de nous apprendre que bien plus que les fonctionnaires de niveau national, ce sont eux qui pèsent de plus en plus lourd dans les impôts locaux, lesquels, d’ailleurs, vont augmenter puisque l’Etat transfère au niveau local les charges qui étaient les siennes, sans mettre avec, les moyens que nous continuerons de payer.

Allez ! Encore une bonne nouvelle : d’ici quelque temps, les routes nationales vont, elles aussi, devenir payantes.

Tout simplement parce que l’Etat transfère donc ses obligations de service public soit au privé, soit  sur le dos des autres institutions républicaines les plus lointaines et que les départements et régions ne pourront faire face.

Et voilà.

La révolution de 89 avait rendu gratuite la circulation, auparavant payante sous les vilains mauvais et méchants rois.

La si brave, si généreuse, si égalitaire et surtout si fraternelle bien sûr, République ultralibérale, elle, fait marche arrière.

Il faut dire qu’elle avait bien commencé, et depuis pas mal de temps, en rendant le stationnement payant, lequel avait pourtant été rendu gratuit par la Révolution Française puisque stationnement et circularion ne sont qu'une seule et même chose autrefois toutes deux payantes.

On se disait aussi : il n’y a pas plus amoureux de la royauté et de ses délicieuses histoires, que les Français qui ont fait la Révolution en coupant pas mal de têtes royales et princières.

Retour à la royauté! C’est Paris-Match, Gala et Voici qui vont en gagner des lecteurs…

Aaaaaahhhhh ! Lire et rêver de si belles histoires de la vie de nos élites, de nos étoiles, de nos vedettes, de nos nouveaux aristocrates…

Et payer de plus en plus cher l’imprescriptible droit de rêver…

Ce qui nous amène, en cette fin d’article comme promis, au fameux argent virtuel.

Rappelez-vous. On nous a dit, en long en large et en travers, que l’argent disparu n’était, pour la plus grande partie, que de l’argent virtuel. Et que toute cette histoire de crise n'était donc pas si grave que celà.

Ce qui était vrai. En partie il est vrai. Tout ce qui n'a pas été matérialisé autrement qu'en chiffres, manipulations, spéculations et sur spéculations informatisées…

Sauf que, cet argent virtuel a servi à acheter et à accumuler des biens pas virtuels du tout et très réels. Biens que l’on peut voir, comptabiliser, voire geler…

Question à un euro : qui ira demander des comptes et saisir les biens réels achetés avec de l’argent virtuel, des responsables connus de tous ?

Maurice Caron

 

(1) D’accord, d’accord, le ‘’Canard ench aîné’’ en a fait aussi son titre mais on l’avait trouvé avant lui. En toute modestie.

(2)Pour l’argent virtuel d’ailleurs, on en reparle. En fin d’article.

(3) Ca, c’est ce qu’on nous a dit car côté conséquences, de toutes manières, on est largement servis…

(4).. ;et chez nous c’est tout pareil…mais dans le monde entier itou…

(5) ‘’C’est le marché qui doit diriger l‘économie’’. Cette bien jolie affirmation était, et est toujours, le maître mot de toute la politique suivie par tous les chefs d’Etat.

(6) Rassurez-vous, G.W.Bush dort tranquille dans son ranch. Certes, il (et les USA entiers) se considérait comme responsables de la prospérité de la planète. L’ennui vient du fait que, maintenant, le et les responsables de la faillite mondiale, on ne les trouve plus. A croire qu’il n’y en a pas. Aux dernières nouvelles, les conférences de Bill Clinton (Qui avait, lui aussi poussé à l’économie par le crédit et à la surchauffe de la machine) se vendent bien, 500.000 euros de l’heure. Par contre, l’on ne sait pas encore si celles de Deubeliou se vendront aussi bien.

11:50 Ecrit par Maurice CARON dans actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

14/02/2009

CRISE: ESCROQUERIE A TOUS LES ETAGES

Voilà voilà. Nos crânes d’oeuf vont nous sortir de là.
Nos rêves les plus fous vont se réaliser.
Désormais, et la crise va nous y aider, tout va aller on ne peut mieux.
Oh, bien sûr, les pauvres ne vont pas devenir riches mais, promis juré, et pas seulement par le nouveau président américain, les pauvres, eh bien, il n’y en aura plus.
Ou quasiment.
Après, certes, un dégraissage indispensable des revenus de nos smicards nantis, sans oublier ceux des classes moyennes, tellement gavées et repues qu’on se demande comment elles font pour ne plus alimenter un marché intérieur qui est en train de se racornir en creusant la vraie de vraie récession de 2009.

GROS BONNET D’ANE
Mais bon ! Passée la crise, vous allez voir ce que vous allez voir : le vilain méchant capitalisme qui nourrit les riches aux dépens des pauvres va changer. Il va devenir, promis-juré, le gentillet capitalisme qui nourrira les …riches au dépens des…pauvres.
Comment c’est tout pareil ?
Mais non Gaston.
Désormais des règles toutes différentes vont être édictées, La gentille patronne des patrons, Laurence Parisot l’a promis : si les inégalités dans l’entreprise persistent, et surtout si les grands patrons osent encore se gaver, eh bien elle les grondera très très très fort. Elle leur fera honte devant tout le monde. Voire les menacera de leur mettre un gros, mais alors très très gros bonnet d’âne.
Et leur criera bien fort : ‘’Hou les vilains méchants !’’
Peut-être, direz-vous, ce sera bien fait car auparavant, tout se passait dans l’honnêteté et la fraternité les plus pures mais, depuis quelques années, les malfaiteurs, les profiteurs, en un mot les escrocs ont pris les commandes de la planète?
Et bien, manifestement vous n’avez pas tout compris.
CONFORTABLES PRIMES
En effet, comme nous le serinent, à chaque coin de discours, nos responsables en chefs, la crise leur a, désormais, fait comprendre qu’il ne fallait plus faire de bêtises, en un mot, qu’il ne fallait plus être méchants avec leurs semblables.
En particulier, à l’égard des moins riches qu’eux mais surtout, parce qu’ils sont nettement plus nombreux, vis-à-vis des petits, des sans-grade, des faibles, les pauvres.
On vous le dit avec un viril mouvement du menton : désormais, tout ça c’est du passé, nos riches et super riches vont te nous concocter une refondation du capitalisme en tous points…identique au précédent.
Une preuve, parmi des milliers d’autres ?
Juste avant de percevoir une vingtaine de milliards de dollars de l’Etat US, les patrons de City Bank, de Wall Street et de leurs copains des banques américaines bénéficiaires des impôts payés par les contribuables, ont alloué, à toute vitesse, de confortables primes à tous leurs employés, en commençant par les PDG, et directeurs cela va de soi.
Probablement pour avoir mis le monde à genoux.
En France ? En France mon bon, après avoir promis juré (les promesses n’engagent que ceux qui y croient) que ‘’tout le monde allait participer à l’effort commun’’, les salaires et autres stock options sont aussi complaisamment distribués qu’avant la crise, les patrons du secteur automobile, bénéficiaires eux aussi, des subsides payés par les citoyens, continuent à licencier après avoir promis le contraire, les délocalisations vont bon train aussi allègrement qu’auparavant malgré les menaces spectaculairement terrifiantes que le monde politique a proférées à l’encontre des ‘’patrons voyous’’, bref, tout continue non seulement comme avant mais, en fait, le capitalisme n’aura pas connu d’avant ni d’après puisqu’il n’y aura pas eu, et il ne saurait y avoir, de changement compte tenu du fait que ce sont les mêmes principes qui sous tendent la machine à faire du fric.
PLUS CA CHANGE…
Un exemple ?
Celui de Total prêterait à rire s’il n’était aussi sinistre.
Parce que ses 14 milliards d’euros de bénéfice sont peu de chose, en somme, à côté des…85 milliards d’euros de bénéfices nets qu’ont accumulé les 40 entreprises du CAC 40 en 2008.
Evidemment, les actionnaires ont bien le droit de voir leur argent leur rapporter quelque peu et ce ne sont pas les quidams de notre genre avec leur minable livret A à 2,5% qui diront le contraire.
Cependant, lorsqu’un homme politique promet que ‘’tout le monde devra faire des efforts pour sortir de la crise’’, il serait, même pas moral mais simplement mathématiquement logique, que, véritablement, les actionnaires comme les salariés acceptent de ’’faire un effort’’.
En réalité, l’effort est fait par tout le monde sauf les actionnaires et le petit monde politico-médiatico-financier qui nous gouverne.
Une autre preuve ? En dix ans, les entreprises françaises ont accumulé une dette de plus de…200 milliards d’euros en ne payant pas leurs cotisations santé ce qui, entre autres résultats, de faire du trou de la sécu, un vrai tonneau des Danaïdes.
En clair : tous les discours qui veulent nous convaincre que les entreprises n’ont aucune responsabilité dans la crise, ne servent qu’à masquer soit l’impuissance, au mieux, soit, au pire, l’incompétence voire la tromperie, l’escroquerie pour dire le mot, qui est faite aux bons petits peuples qui continuent à croire que les promesses vont être suivies d’effets et que bientôt, vont se réaliser celles qui lui ont été faites il y a 220 ans, savoir que désormais, allait enfin régner en France, voire dans le monde, ces trois mots inscrits sur tous les documents et palais de la république ‘’liberté, égalité, fraternité’’.
Pendant une crise, ce serait pourtant bien le moment de les mettre en pratique non ?
Hélas !
Depuis lors, c’est fou que plus ça change et plus c’est pareil.
Je vous raconterai dans quelques jours, (1) comment, face à la crise, les pauvres s’en sortiront.
Enfin ceux qui pourront.
M. CARON

(1) …quand je trouverai la petite demi-heure pour…avec mes excuses pour ma lenteur à bosser depuis deux mois. Ce n’est pas le temps qui me manque mais l’accroissement exponentiel de la quantité de tâches à accomplir tous les jours…dans le même temps…

00:08 Ecrit par Maurice CARON dans actualités | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

07/01/2009

LES INFILTRES vs TEMOINS DE JEHOVAH: les journalistes-raviolis (1)ont encore frappé.

Heureuse surprise il y a quelques jours avec le grand spectacle des Infiltrés, morceau choisi de ce que prétend être l’émission du petit jeune paraît-il journaliste David Pujadas, savoir, une dénonciation pure et sans tache des scandales cachés qui menacent notre belle société.

Vous connaissez et peut-être avez suivi la formule. Après une émission sur les traitements, d’ailleurs réellement odieux, subis par les personnes âgées dans certaines, voire beaucoup de maisons de retraite, puis une autre sur les coulisses de la rédaction du magazine ‘’Gala’’, notre chevalier blanc s’est attaqué aux sectes, pardon, aux mouvements sectaires.

 

Comme prévu, c’est là l’heureuse surprise, l’émission n’a pas mais alors pas du tout changé l’opinion que nous avons, que j’ai personnellement, de l’art et de la manière qu’ont les journalistes, au choix, de mal faire leur boulot, ou plutôt de bien faire leur sale boulot.

En effet, cette fois, on a eu droit à tous les procédés bien vicelards propres (façon de parler) à faire de l’audience en effrayant le gogo voire à intéresser les voyeurs.

On a eu les photos flouzées de parties fines chez les Raéliens, lesquelles, certes, ont montré combien ces zèbres-là pouvaient être vraiment dégueus et dans leurs propos et dans leurs pratiques, mais aussi de nous faire toucher du doigt l’hypocrisie des pratiques journalistiques qui finit par ôter toute crédibilité à leurs assertions.

Entre nous, passer ce genre de photos ne revenait-il pas, ni plus ni moins, à exciter un peu le côté voyeur de certains malades du bulbe ?

LES INCONTOURNABLES

On a eu droit, aussi, à la présence en plateau des incontournables défenseurs du genre humain en les personnes du président de la MIVILUDES et de son alter ego l’ex-Témoin de Jéhovah, ‘’victime’’ mais néanmoins fort sémillante, qui ne loupe aucune occasion d’affirmer sans preuve, qu’au moins trente ou quarante mille enfants de Témoins de Jéhovah sont d’ores et déjà des victimes de pédophiles.

Et de prétendre, tous azimuts, que les Témoins de Jéhovah sont une énorme puissance financière, sans citer quelque chiffre que ce soit.

Moyennant quoi, monsieur David Pujadas, en bon journaliste qu’il est censé être, n’a pas jugé utile, au nom de l’objectivité et de la vérité tout simplement, de demander à son interlocuteur des éléments probants de ce qu’il avançait. Pas plus, d’ailleurs, qu’il ne lui a enjoint de ne pas accuser sans preuves, ce qui était justement le cas.

Mieux encore, carrément de parti pris, mais sans le dire car le journaliste (sic) est très malin, il a tenu à préciser, comme ses interlocuteurs, que le terme de secte n’était plus approprié mais a, en permanence, parlé de dérives sectaires : cherchez la différence.

Enfin, alors que la fameuse liste infamante des sectes compte 172 et quelques noms, celui des Témoins de Jéhovah a été quasiment le seul à être évoqué, en plus de celui des Raéliens qui eux, pourtant, étaient censés représenter la plus grosse partie des extraordinaires révélations de ces infiltrés qui n’ont, c’est bien dommage, pas eu le courage d’aller se promener dans les salles de réunions des Témoins, alors qu’on en compte, selon les chiffres publiés dans les pages jaunes, un bon millier en France et en particulier dans la région parisienne du moins on le suppose.

SAUVER LA FRANCE

Il serait bon que ce cher monsieur Pujadas, sorte quelquefois de son bureau, pour aller, micro ou caméra à la main, faire, tout simplement et proprement son travail, c’est-à-dire interroger toutes les parties concernées, pour satisfaire tout bêtement à l’éthique, décidément plutôt étique, de sa profession.

Cette émission est vraiment représentative des autres de la série : une intrusion en douce, quelques images ‘’volées’’ (voire…), des commentaires dirigés, des amalgames bien choisis et paf, on vous livre la vérité sur LE scandale et les révélations qui vont sauver la France.

Cette dénonciation courageuse, mais pas téméraire, en dit long sur la bravoure et la pureté des sentiments des dénonciateurs et en particulier de ce sauveur de l’Humanité souffrante.

UN VRAI TRAVAIL ?

A ce propos, je lui propose, d’ailleurs, parce que c’est mon boulot depuis 42 ans, quelques pistes d’enquêtes qui permettraient à ce chevalier blanc des temps modernes, non seulement de gagner de l’audience, mais, surtout, de faire du vrai travail de vrai journaliste.

Où planter ses caméras ?

Pourquoi pas au milieu du conseil des ministres qui, comme chacun sait, se déroule systématiquement à huis clos alors que les élus du peuple discutent du devenir, des sous, bref, de la vie de leurs électeurs ?

Déplacé, illégal ?

Ne serait-ce pourtant pas opportun ? Après tout les élus n’ont-ils pas un devoir de transparence lorsqu’ils débattent de la manière dont ils vont gérer notre argent et de nos existence puisque c’est bien de cela qu’il s’agit non ?

Difficile certes car certaines prises de positions relèvent soit du secret défense, soit du secret économique, soit du secret industriel ?

D’accord, mais une incursion discrète de temps à autres avec autocensure disons raisonnable entre élus, journalistes…et consommateurs ou représentants des contribuables pourquoi pas, ne permettrait-elle pas aux Français de constater l’objectivité des journalistes, de ce fameux et soi disant contre-pouvoir dont la connivence voire la collusion avec le monde politico-financier fait de moins en moins de doute ?

Tiens, plus simple encore : si le conseil des ministres est une cible trop difficile à viser, pourquoi ne pas tenter quelques opérations ‘’révélations des infiltrés’’ dans les séances plénières des conseils municipaux, là où encore, on discute de l’art et la manière de concocter la sauce à laquelle seront mangés les sous des citoyens ?

Cela permettrait peut-être de faire le tri entre bons et mauvais, compétents et incapables, altruistes et profiteurs, vu que dans ce domaine, il est utile de ne pas succomber au ‘’tous pourris’’ mais de faire un tri qui permettrait aux contribuables de s’y retrouver.

Quoi encore ?

Pourquoi ne pas aller traîner ses caméras au sein de quelques conseils d’administration de multinationales, par exemple des sociétés ayant pignon sur rue telles que les opérateurs de télécoms ?

On y apprendrait probablement pas mal de choses sur leur habileté à faire payer les services de communications à des tarifs les plus élevés d’Europe ou à éliminer les adversaire potentiels malgré les belles promesses de franche concurrence, comme ce que viennent de faire les trois ‘’grands’’ en barrant la route à un quatrième qui menaçait leur monopole.

Et pourquoi, enfin, ne pas faire une petite incursion au sein de la rédaction des…Infiltrés, histoire de montrer que là aussi il y aurait probablement beaucoup à dire sur la manière de préparer cette soupe soi disant informative servie tous les soirs aux consommateurs qui avalent n’importe quoi en leur faisant croire que c’est bon pour leur santé mentale et physique?

Conclusion ?

Bravo au président de la République de décider désormais de diriger en direct l’information en France.

Certes, on peut rêver mieux en matière d’indépendance, néanmoins, cette façon de faire obligera les journalistes à jeter bas le masque.

Et à ne plus prétendre qu’ils sont indépendants alors que depuis belle lurette, connivence, copinage, compromissions sont leur lot quotidien. On en voit les ficelles au travers de ce genre d’émission soi disant révélatrices de scandales cachés.

Alors ?

On a le courage de faire son travail ?

Et de faire suivre ses enquêtes par des mises au point régulières afin que le…’’contre-pouvoir’’ continue son boulot sur le terrain.

 

(1) Comme Buitoni disait à propos de ses raviolis que l’important c’était ‘’ce qu’il y a dans la boîte’’ et pas l’étiquette, les journalistes dont on cause ressemblent beaucoup à de bien belles boîtes dans lesquelles on ne trouve, hélas, que de l’ersatz d’information. Une nourriture propre à intoxiquer avant que d’en vomir.

18:52 Ecrit par Maurice CARON dans actualités | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

04/01/2009

BONNE ANNEE? VOUS VOULEZ RIRE NON?

Dans le monde en crise (1) où tout s’effondre, sauf les salaires des traders (2), les émoluments des politiques en augmentation et les montants des parachutes dorés qui ‘’baissent’’…mais, ‘’plafonnés’’ à 2 millions d’euros, continuent à gonfler, il semble ne rester guère qu’un espoir : que l’accession d’un homme nouveau à la présidence de la première puissance mondiale (3), marquera (peut-être) le début, non seulement d’un redressement de l’économie mondiale, mais mieux encore, d’un renouveau, d’un rajeunissement, d’une rénovation, bref d’une remise à neuf généralisée dont le planète finance entière va évidemment bénéficier, et nous avec promis juré.

Ouaouh ! ! ! !…

Chouette non ?

C’est bête à dire, au point même d’être affligeant, force est de constater que dans l’esprit du commun peuple, du moins de 90% des humains peuplant la planète bleue, c’est Barack OBAMA qui va nous sauver.

Rien de moins.

Même, et surtout, nos têtes couronnées républicaines y vont de leurs certitudes…euh, pardon, de leurs promesses.

Nous nageons donc en pleine euphorie quasiment.

Sauf que si tout va mal et que c’est triste françaises français, promis juré, nous allons en sortir.

Quand je dis nous, c’est, en exclusivité mondiale, vous, moi et tous ceux qui nous ressemblent : les petits, les sans grade, les traîne patins, les contribuables quoi, taillables et corvéables à merci.

Comme le disait, paraît-il, Salomon : ‘’ Rien de nouveau sous le soleil’’. On peut ajouter : si mais rien que du plus pire.

Et cela en dépit, ou à cause, des nouveaux maîtres à penser, les mêmes en pire que hier et en moins pires qu’ils ne le seront demain, qui vont refonder le capitalisme…avec les mêmes manières de faire qu’auparavant.

LE MUR APRES LA CATA

Car le mahousse problème, là-dedans, est bien que ces crânes d’œuf aux manettes, vont user des mêmes méthodes éculées et destructrices qui nous ont menés en direction de la cata, méthodes dans lesquelles ils vont persévérer en nous emmenant, cette fois, carrément dans le mur.

Certes, tout va miraculeusement s’arranger et redevenir comme avant, et même en mieux, pour un moment et au seul bénéfice des dirigeants sur le dos des dirigés qui vont apprendre, une fois pour toutes, qui commande et qui obéit, qui profite et qui doit enfin se mettre au travail bande de feignants.

Travailler plus, beaucoup plus, cela va de soi, après des décennies insolentes de flemme typiquement française.

Tout choses vont donc aller pour le mieux ?

QUI S’ EST CASSE LA MARGOULETTE ?

Sauf que viennent de paraître quelques études, publiées dans l’avant-dernier numéro de ‘’Courrier International’’, et qui portent sur un sujet franchement réjouissant pouvant se résumer ainsi: à l’instar des civilisations passées qui se sont toutes cassé la margoulette, combien la notre de civilisation a-t-elle encore d’années à vivre ?

Rien que çà.

Les chercheurs détaillent : tous les ingrédients qui ont, depuis l’aube de l’Humanité, concouru à la disparition des nations, royaumes ou empires, sont aujourd’hui réunis.

Nos archéologues, ethnologues, historiens et scientifiques de tout poil les ont (re)découverts.

On dénombre :

1 : Destruction de l’environnement ;

2 : Altération du climat (ce qui, actuellement pour nous, va avec) ;

3 : Problèmes avec les pays voisins ou/et adverses (on le voit avec les phénomènes migratoires et les conflits liés à la mondialisation) ;

4 : Problèmes internes et inadéquation complète ou perverse des solutions apportées (éducation, emploi, désindustrialisation, paupérisation, santé, fossé riches-pauvres etc),.

Pour faire bonne mesure, notre civilisation à nous présente un symptôme en plus, significatif d’un creusement supplémentaire de sa propre tombe : sa principale raison d’exister, en clair, son ressort profond, son mobile véritable censé la faire avancer est totalement anti-humain, autrement dit, carrément anti…civilisation… !

En effet, dans les temps passés, le mobile profond qui a fait ‘’avancer’’ les nations, a été pour certaines, la guerre, la conquête territoriale, par les armes en premier lieu. Or, ce système a trouvé ses limites à l’occasion de la confrontation avec des peuples plus avides et plus violents qu’eux.

La mercantilisation extrême des systèmes marchands a suivi. Eux aussi, ont trouvé leurs maîtres en plus malins, plus rapides, plus habiles et plus riches et calculateurs. Les uns ont ruiné les autres et leur ont succédé après les avoir démolis, comme aux dominos.

Les civilisations fondées sur la religion ont eu également leur heure. Mais une religion en chassant souvent une autre, les civilisations en question ont passé à leur tour.

DISSOUDRE LA CONFIANCE DANS LA REALITE

Aujourd’hui, nous avons droit à un mélange de tous ces systèmes. Et la plupart de ceux qui constituent nos sociétés actuelles, procèdent de ces principes qui sous-tendent notre Progrès, notre modernisme, en un mot notre Civilisation : la technologie, la course au profit, la fabrication, la vente et le recours aux armes, la confiscation des pouvoirs par des élites éloignées de ceux qui les ont mis en place, la pullulation des réseaux officiels ou souterrains qui brouillent les cartes en jouant le jeu de leurs seuls intérêts, sans oublier enfin les religions qui disputent le pouvoir sur les esprits aux politiques, ce qui, d’ailleurs, énerve épouvantablement ces derniers.

Dans tous ces domaines, tous les pays du passé ont trouvé plus forts ou plus opportuns qu’eux. Et ont disparu, une civilisation en chassant une autre.

Mais, point commun à toutes ces civilisations disparues, la négation de l’humain. En clair, les profondes inégalités entre les individus étant fondées sur des revenus provenant de l’exploitation des pauvres par les riches, ces inégalités, ces injustices, ont toujours fini par dissoudre dans la réalité, la confiance de la base, laquelle demeure indispensable au fondement de tout pouvoir.

Une civilisation n’est viable que si elle tient les promesses de ses élites. Les gouvernés doivent faire confiance aux gouvernants qui leur doivent  de les aider à accéder au bien-être…ce qu’ils n‘ont jamais fait vraiment et, ‘’crise’’ aidant, ne feront, désormais, plus jamais...alors qu'ils ont été élus pour cela.

COMPLEXITE= FRAGILITE

En plus, les auteurs de ces études de la fin prochaine de notre civilisation sont formels sur le mécanisme de la chute prévisible: plus une civilisation est complexe, plus elle est fragile.

Plus un moteur est compliqué (on le voit aujourd’hui avec le foisonnement électro-informatique) et plus il suffit d’un grain de poussière pour bloquer le système.

Comme notre économie travaille aujourd’hui à flux tendu, un arrêt relativement bref d’une des systèmes constitutifs de notre civilisation, éducation, transports, santé, fourniture de carburants, grève généralisée, ne nous met qu’à très peu de distance d’une dégringolade générale.

Exemple : une grève des chauffeurs par suite d’une épidémie, stoppe les approvisionnements des supermarchés. Un conflit sérieux sur deux ou trois des itinéraires suivis par le pétrole, aura des résultats similaires, et une panne électrique et/ou informatique généralisée et durable, de même.

Sans compter que plusieurs phénomènes peuvent se cumuler et se multiplier en cascade.

Un sociologue soulignait que notre civilisation amenuisant ses stocks par souci financier, si une pénurie d’une semaine s’installe, le monde occidental est seulement à deux ou trois repas de l’anarchie et de la décadence.

Peu de stocks, fragilité d’un système à flux tendus, interconnection étroite de tous les ensembles…si les civilisations inca, assyrienne, toltèque ou nazca ont disparu presque instantanément, les principaux responsables sont, certes, les phénomènes naturels, sociaux ou économiques qui ont entraîné leurs chutes mais en tout premier lieu, les responsables qui n’ont pas vu, pu ou pas voulu voir le danger, et prendre des mesures plus efficaces que de simples promesses.

Que voyons-nous aujourd’hui ?

Je vous le demande…

EN ATTENDANT LE MESSIE

Aujourd’hui donc, pour 99% des humains, y compris les Chinois, l’arrivée d’Obama sur le trône de maître du monde emporte tous les suffrages autant des citoyens lambda que de leurs dirigeants, politiques et financiers compris cela va de soi.

Incroyable ?

Pas tellement au fond. Les citoyens-victimes attendent le messie qui va les arracher aux griffes des profiteurs, tandis que ces derniers, dirigeants financiers et politiques savent très bien, eux, que, comme le dit le vieil adage ‘‘Qui paye commande’’, c’est l’argent qui va continuer à commander et à diriger le monde.

La merveilleuse ‘’refondation du capitalisme’’ aurait de quoi faire rire si elle n’était triste à pleurer.

Le capitalisme ‘’ancien’’ était fondé sur l’efficacité maximale, la rentabilité à tout va, l’avidité pour parler franc ?

Le capitalisme refondé repose exactement sur les mêmes bases.

A ceci près que désormais, il va bien falloir que quelqu’un paye la note laissée en souffrance.

Car, à notre connaissance, tout l’argent soi disant ‘’disparu en fumée’’, n’a pas disparu pour tout le monde et, que l’on sache, personne n’a eu la mauvaise idée d’aller chercher les gains là où ils se sont accumulés, au détriment de tous les malheureux qui y ont perdu jusqu’à leur chemise.

Malgré toute sa bonne volonté, si tant est qu’elle soit aussi pure qu’elle y paraisse, Barack OBAMA ne pourra faire guère mieux que ses prédécesseurs : la course à la rentabilité est relancée.

En fait elle n’a jamais cessé puisqu’au plus creux de la vague, les plus grands financiers ont parié à la baisse et engrangé des fortunes.

Sur le dos de qui on vous le demande ?

Alors ? Pourquoi faire comme si les hommes providentiels existaient…

Comme si les miracles existaient..

Si, peut-être, dans la Vie Catholique Illustrée, La Croix ou l’Osservatore Romano.

LES GEANTS DE LA BAGNOLE ET LE ‘’SEUIL DE TOLERANCE’’

Quelques exemples de ces miracles?

Les banques privées américaines manquaient de liquidités ? L’Etat, eh oui, l’Etat-Providence, est venu à la rescousse.

Contradiction majeure de la société US vouée au capitalisme ? Mais non bourricots, simple réajustement économique, rééquilibrage des moyens financiers

De capitalistes et néolibéraux à tous crins, les financiers sont devenus quasiment socialistes…à leur profit exclusif cela va de soi, ce qui explique pourquoi LA crise non seulement ne fait que commencer, mais encore que les refondateurs du capitalisme, y compris les nôtres, ne sont pas dupes et n’utilisent ce slogan que pour amuser la galerie.

Les banques françaises ont promis juré qu’elles n’avaient pas besoin d’argent, pourtant, pour leur ‘’faire une bonne manière’’ peut-être, on les a quasiment obligés à accepter quelques aides, un genre de facilité entre gens du même monde, un geste aimable d’une vingtaine de milliards d’euros.

Autres exemples, piqués ça et là dans les gazettes : les géants américains de la bagnole quémandent des sous (nos sous) pour boucher les trous que leur incompétence a creusé sous les pas des citoyens, américains et dans les poumons des humains de la planète entière ?

Pas de problèmes : on les refonde à coups de milliards.

Les USA et tous leurs copains mettent à sac la planète entière ?

Souvenez-vous des discours péremptoires de l’ineffable ‘’W’’ qui a clamé, jusqu’à l’an dernier, que le niveau de vie US n’était pas négociable.

La Terre se meurt sous les nuages de 100.000 produits chimiques ?

Disparaît en France, noyé dans un ministère, un organisme qui était jusque là chargé de sonner l’alarme ce qui dérangeait fortement les fabricants de cochonneries.

Et l’obligation européenne de faire payer les fabricants pour étudier la nocivité de leurs produits est passée a disparu.

Au fait, en parlant cochonneries, le cochon irlandais est chargé de dioxine?

Pas de problème, il y a en France une petite trentaine de vétérinaires pour contrôler l’Hexagone, et de toutes manières, le ‘’seuil de tolérance’’ ( !) n’est atteint.

Quoi encore ?

Tiens, Véolia donne dans l’humanitaire maintenant.

La multinationale, propriétaire de 20% des eaux de la Terre a créé des corps de bénévoles pour venir en aide aux mal ou peu scolarisés.

D’un côté elle accapare et monopolise un bien naturel propriété du genre humain et se pose en distributeur de vie selon ses normes et son bon plaisir, et de l’autre, elle emploie des…bénévoles bien sûr, en donnant ainsi des leçons d’altruisme gratuit et se donne, au passage, une image de bienfaitrice de la planète.

Certes, elle participe largement à l’accession à l’eau d’une multitude d’assoiffés, mais elle prend la place, partout où elle le peut, des gestions municipales, moins chères et plus démocratiques car non ou moins soumises à la sacro sainte loi du marché.

Quoi encore ?

Bon, vous le savez par les gazettes : désormais, les recettes de la pub des chaînes publiques ira aux chaînes privées, en premier lieu à TF1, et les patrons du public seront directement nommés par le chef de l’exécutif, ce qui réduit les possibilités d’existence d’un réel contre pouvoir sans lequel aucun pouvoir n’inspire vraiment confiance.

Certes, auparavant et sous tous les régimes, il en était ainsi de façon plus feutrée. Le ‘’contre-pouvoir’’ semblait exister.

Exister à peine il est vrai, les nouveaux chiens de garde (5) des pouvoirs politique et économique ont les crocs définitivement très bien limés.

On le voit d’ailleurs ces jours-ci, les médias actuels se distinguent.,

REPERES MORAUX ?

Voyez avec la crise : ils sont tous occupés soit à flanquer la trouille aux lecteurs en leur prédisant une catastrophe économique à laquelle les médias eux-mêmes ont largement contribué et que les consommateurs ont commencé , bien obligés, à vivre déjà au quotidien depuis des années.

Mission sainte et actuelle de ces médias : soit ils procurent au petit peuple un tas de recettes aussi minables que grotesques censées leur permettre une vie mirifiquement facile malgré la chute vertigineuse du pouvoir d’achat, soit ils font voir, revoir, admirer et entendre ce qu’est la vie rêvée des nouveaux riches chinois, russes, arabes, américains, français même, afin d’alimenter ainsi leurs envies rentrées, et d’occuper leurs rêves et de nourrir peut-être leurs volontés de s’en sortir…en tentant des réussites sociales bien improbables ou en travaillant un peu plus au noir, ce qui leur pourrit un peu plus la vie au quotidien, leur fait perdre leurs restes de repères moraux (6) et entraîne d’énormes manques à gagner fiscaux pour un état en faillite.

Alors…le ‘’contre-pouvoir’’ des médias…

Tenez, savez vous ce que dit de la bonne manière de diriger que doit être celle des gouvernements démocratiques et des médias complices, un certain Walter Lippman, libéral américain bon teint, genre démocrate vaguement social mais, tout de même, bien content de la suprématie du dollar et de l’american way of life ?

On trouve cette appréciation de notre civilisation et de son système médiatique qui nous la fait considérer comme le nec plus ultra de l’art et la manière de vivre comme des civilisés, dans le dernier film que Daniel Azam  et Daniel Mermet (France Inter) consacrent aux entretiens qu’ils ont eu avec Noam Chomsky, ‘’anarchiste’’ selon ses détracteurs ultralibéraux, homme éclairé et méritant aux dires de ses admirateurs lassés du pouvoir croissant des maîtres sur leurs esclaves.

Au cours des entretiens que ces journalistes ont eu avec Chomsky, ce dernier leur a rappelé l’opinion des ultralibéraux susnommés, à propos de la façon dont les peuples (avec tout ce que ce terme peut avoir de péjoratif dans la bouche de ceux qui les dirigent) doivent être commandés, guidés, en un mot, menés là où et comment le veulent les profiteurs.

Chomsky a cité une phrase de Walter LIPPMAN, écrivain, journaliste, et maître à penser, référence gourmande des maîtres de la finance mondiale en générale et américaine en particulier.

Cet éminent humaniste ami sinon de l’Homme du moins des hommes, des plus argentés tout particulièrement a écrit ceci :

‘’[Les systèmes démocratiques, médias en tête, fabriquent du consentement’’]. A quoi il ajoute afin que nul n’en ignore :

‘’Le peuple est un troupeau égaré, bien trop émotif, incapable de s’occuper de ses propres affaires et qui doit être encadré, contrôlé et conduit par une avant-garde, une élite de décideurs éclairés. Les gens doivent être détournés vers des buts inoffensifs. Il faut les noyer, les assommer sous une masse d’informations qui ne leur laisse pas le temps de réfléchir. Il faut les persuader qu’ils sont incapables de provoquer des changements, il faut les convaincre que la révolte entraîne toujours le pire, il faut les faire voter de temps à autre, leur donner l’illusion de décider, l’illusion nécessaire.’’.

Chouette non ?

Juste une chose, tout est vrai dans ce manifeste, fidèle reflet de toutes les constitutions démocratiques du monde, y compris le fait que la révolte conduit toujours au pire.

On sait les résultats des régimes de gauche, voire d’extrême gauche qui succèdent à ceux de droite…et vice-versa.

Révolution de 89 comprise.

Bon…ça ne vous fatigue pas tout çà… ? (7)

Allez, un dernier truc : durant les fêtes, impossible de trouver des sardines.

Explication de mon poissonnier : ‘’Pendant les fêtes, personne n’en vend. Pas assez cher…’’ ;

Transmis aux gentils soi disant chrétiens qui peuplent notre pays, avec copie aux pauvres et super pauvres...

Alors, s'etendre souhaiter ''Bonne année'' par là-dessus...Vous voulez rire non?.

 

(1) Ce qu’est et sera véritablement LA crise n’a même pas commencé. Et le pire n’est même pas envisageable, voire, imaginable.

(2) Une semaine après que Citygroup ait perçu une première aide de 20 milliards de dollars, les dirigeants du groupe ont attribué la totalité de cette aide publique à ses quelques 200.000 employés, en récompense pour…leur efficacité durant au moment de la chute de Wall Street. Coût du petit cadeau : 10 milliards.De même pour AIG (dont le secrétaire au Trésor, M. Paulson, a été le dernier PDG) qui, juste avant de mettre la clef sous la porte, a convié tous ses hauts cadres dirigeants à un fastueux repas à…10.000 dollars tête. Et on ne vous parle pas du dernier escroc à ...50 milliards de dollars dont tous les plus hauts financiers ont juré craché qu'ils étaient suprêmement étonnés de les découvrir dans le journal comme vous et moi.

(3) Première pour le moment. Cette première place se dispute. Russie ? Chine ? Inde ? Europe ? De toutes manières et quoi qu’il y paraisse, la dégringolade de l’Empire américain de son piédestal s’amorce tout doucettement malgré ses désespérés chants du cygne.

(4) Eh oui…On compte environ 10 petits millions de millionnaires en dollars US sur la Terre. Le reste…prrrttt…

(5) Comme les appelle Serge Halimi reprenant l’expression de Paul Nizan.

(6) Si tant est qu’il en reste…

(7) Excusez nous de cet interminable pensum. Le silence d’un mois et quelque, du à deux pannes d’ordi et de serveur, m’ont contraint à attendre…Mais vous avez continué à nous lire. Merci. Ca rassure et réchauffe. En ces temps de froidure...

13:02 Ecrit par Maurice CARON dans actualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

06/11/2008

OBAMA?Ah bon? Et après?

Certes, c’est le délire.

Certes L’ESPOIR renaît.

Certes, ‘’ça’’ va changer.

Certes….bon, mais certes quoi au fond ?

Non allez. On ne va pas inciter les naïfs à bouder ce petit plaisir dans un monde américanisé de brutes économiques, surtout depuis huit ans et même bien avant, mais quid de l’avenir radieux que tout le monde voit déjà à portée de main ?

Quid, surtout, au vu de ce tout qui précède et qu’il est bien difficile de jeter aux orties.

La crise en premier lieu, mais avec tout ce qui va avec.

Petits rappels ?

Déjà, et sans vouloir jouer les ‘’nous vous l’avions bien dit’’, les évènements récents de la campagne nous ont montré que Obama et Mccain, ce n’était peut-être pas tout à fait le même combat mais on a quelque chose comme un doute.

Ainsi sur la question du fric.

Primo. Le conservateur a bénéficié de pas mal d’argent et de la part, on s’en doute, des plus grosses boîtes US, chimie, automobile, pétroliers, assurances, banques ( eh oui…) et grande distribution en tête.

Mais si le démocrate a, confortablement, surfé sur un matelas de dollars à peu près 6 à 7 fois plus épais, c’est qu’il a bénéficié, lui, d’une fantastique vague de dons individuels collectés surtout par téléphones portables et sur le Net.

Oui mais…il a, lui aussi, obtenu quelques subsides de la part d’autres multinationales, voire de sociétés d’épargne et de compagnies d’assurances qui n’ont pas toutes sombré heureusement.

Les dons de ses seuls supporters n’auraient, évidemment pas, suffit à constituer ce beau pactole qui lui a donné quelques points d’avance.

Ce qui veut donc dire, il faut bien l’avouer, que les sociétés qui ont donné exigeront quelques retours…aux dépens de qui on vous le donne en mille…

Eh oui…Aux USA plus qu’ailleurs, le fric colle toujours autant aux pattes…

Donc, politique un peu plus sociale à prévoir, mais sans trop d’illusions.

A ce propos on rigole bêtement en entendant nos élites affirmer sans rire que ‘’nous souhaitons que cette élection nous apporte un grand espoir.’’

Ce qui veut dire en clair que nos hommes politiques français ne peuvent…ou ne veulent pas, chez nous, comme des grands, faire naître l’espoir dans leur propre pays…

Aveu involontaire assez tragi-comique non ?

Ceci dit, ces espoirs des Français, toujours en manque de véritable socialisme, mais aussi ceux du reste du monde, seront, très probablement, assez vite déçus.

Tous les pauvres ou en passe de le devenir attendent que le capitalisme partage enfin ses bénéfices.

Alors que les mesures prises à la va-vite, révèlent dès l’abord leurs pernicieux effets.

Déjà, l’argent prêté aux entreprises américaines, l’a été sans véritable garanties…tout comme en France d’ailleurs, malgré les promesses traditionnelles du genre : ‘’C’est juré promis, on le fera plus, vous allez désormais êtres vraiment protégés.’’ 

Les plans sociaux continuent de se succéder, les multinationales de délocaliser, le chômage s’accroît au rythme des promesses non tenues, les salaires continuent de dégringoler, les pauvres de s’appauvrir et les riches de s’enrichir.

Et, bien sûr, les Bourses, après avoir grimpé légèrement au moment du résultat, rappellent au nouvel élu, et en dégringolant très fort, qu’il entame un vrai de vrai chemin de croix et que le monde des riches ne lui pardonnera rien.

GARRE A L’ESTABLISHMENT…

Deuxio, Obama n’a que deux bras, deux jambes et une tête, comme vous et moi.

Et comme les hommes providentiels cela n’existe pas, ou plus, (La preuve, c’est qu’il y en a plein les cimetières), même son staff de crânes d’œufs, ne sera pas plus providentiel que lui.

Vu l’énormité des problèmes mondiaux, salement aggravés par les non moins énormes fantaisies de ‘’W’’, les lendemains d’élection risquent de déchanter.

D’autant que toutes ces énormité-là sont à la hauteur des espoirs, totalement irréalistes, qui ont été mis en un homme apparemment capable, mais qui ne fera guère que ce qu’il pourra et pas plus…en espérant, sans trop y croire, qu’il ne fera pas moins.

Par ailleurs, il faudra compter avec l’establishment, politique et économique, qui ne va pas avaler aisément sa défaite…

Et va tout mettre en œuvre pour la transformer en victoire, envers et contre tout et surtout contre celui qui représente tout ce que peut haïr le capitalisme, conservateur, raciste et belliqueux qui a régné et règne encore en maître des Etats-Unis et du monde entier.

Vous vous rendez compte ? Un noir, descendant d’esclaves, métisse en plus (qu’est-ce qu’il se croit celui-là ?) (1), qui a été faire du social avec des travailleurs dans les banlieues. Et qui se permet, en plus, de devenir avocat, sénateur puis président…Non mais…

…ET GAFFE AUX FUSILS A LUNETTE

De cet establishment, on peut tout craindre. Vous souvenez-vous de l’assassinat de Kennedy, de son frère et de Martin Luther King, et surtout du fait que les enquêtes diligentées afin de trouver les véritables commanditaires de ces assassinats n’ont jamais abouti vraiment qu’à inculper quelques lampistes ?

Le hasard ? De simples individus à moitié dingues en fait de coupables bien commodes ? Pas le moindre petit complots dans tout çà ?

Les flics français, qui connaissent leur boulot, se posent toujours la question lorsqu’ils commencent à chercher les criminels. Ils se demandent : ‘’A qui profite le crime ?’’.

La disparition de JFK (2) a pourtant arrangé pas mal de gens, depuis la Mafia jusqu’au complexe militaro militaire, en passant par l’armée qui brûlait d’en découdre au Viêt-Nam, le FBI et la CIA, fourmillères-états dans l’Etat, et dans lesquelles le président et son frère avaient décidé de flanquer un grand coup de pied. Et de virer pas mal de profiteurs des deniers publics.

Obama, lui, s’il se décide à de profonds changements de ce genre, devra se méfier de la vraie menace à sa vie (ou à celles des membres de sa famille) jusqu’à, à notre humble avis, changer souvent de gardes du corps.

Gaffe aux tireurs solitaires et aux fusils à lunette. Voire à tous les autres moyens de se défaire d’un président gêneur.

Et puis, l’on n’est jamais si bien trahi que par les siens…ou ses proches. Souvenez-vous de César, de Brutus et des sénateurs assassins, mais, plus simplement, et entre autres, d’Indhira Gandhi, exécutée par ses propres gardes du corps Sikhs.

LE SALE BOULOT POUR UN NOIR

Autres problèmes que devra affronter le président ‘’historique’’?

Toutes les multinationales US qui délocalisent (Tiens ? Comme chez nous … ?), la désindustrialisation qui s’ensuit (Tiens ? Toujours comme chez nous ?), l’immigration qui enfle en même temps que la pauvreté, la paupérisation des classes moyennes, (Tiens comme…?), l’armée qui coûte bonbon, les deux guerres (Pourquoi pas trois ?) du Moyen Orient, le secteur auto qui se ramasse, l’agriculture qui ne vit qu’à coups de subventions, les conservateurs qui lui tendent la main…bien fort pour le faire se prendre une gamelle, l’Environnement et les pétroliers, la faim dans le monde et les semenciers vautours, le secteur santé de niveau zéro, pour les pauvres…sans oublier Al Qaïda et, ne les oublions pas non plus, la Russie et la Chine en embuscade, prêts à affaiblir un peu plus les USA.

Bref, rien ne lui manquera au nouveau président.

Du travail ? Pire que çà.

En fait, on finit par se dire qu’après les huit désastreuses années de Bush, il y a tellement de sale boulot, que suivant leurs mauvaises habitudes, les Américains préfèrent le faire faire par un Noir.

Et la versatilité des foules étant ce qu’elle est, si Obama ne donne pas satisfaction dans les quatre ans, voire moins, les réveils vont être souvent tristes aux Etats-Unis et dans le monde et les reproches très durs.

Tout cela pour dire que le nouveau président a pas mal de soucis à se faire.

Les Américains aussi. Le monde plus encore.

DIEU BENIRA-T-IL ENCORE LONGTEMPS L’AMERIQUE ?

Au fait, Barack Obama et John Mccain ont eu un geste soit maladroit soit révélateur de leurs véritables préoccupations lors de leur campagne.

Invités par le patron d’une ONG de bienfaisance à visiter un centre de malheureux américains, sans aucune couverture sociale et condamnés à faire des…milliers de kilomètres pour venir se faire soigner, aucun des deux candidats n’a daigné se présenter et compatir.

Révélateur ?

Gagner les élections US demande des slogans, de la méthode, des bénévoles, du savoir-faire et…du fric, beaucoup de fric.

Mais dans tout cela, il manque de quelque chose que tous les Américains, et les citoyens du monde entier, voudraient bien trouver chez leurs plus hauts dirigeants : du cœur, de l’amour quoi…

Tout ce qui sert pourtant d’argument émotionnel électoral aux mêmes candidats lorsqu’ils demandent la bénédiction…de Dieu lui-même sur le peuple américain et sur les Etats-Unis d’Amérique…en oubliant, d’ailleurs, au passage le reste du monde qui, à leurs yeux, doit donc représenter quelque chose comme la partie satanique de la Terre, le Mal quoi, les USA continuant à représenter le Bien…

Demander la bénédiction de Dieu pour rassembler les foules, mais oublier de mettre en pratique ses commandements, nous rappelle utilement la phrase que le protestant futur Henri IV avait prononcée lorsque, pour pouvoir entrer dans la capitale catholique, il lui avait été demandé de faire un geste.

Estimant que retourner prestement sa veste religieuse en se rendant à Notre Dame économiserait des milliers d’écus et de vies et lui permettrait de mettre la main sur la France en douceur, il fit remarquer : ‘’ Après tout, Paris vaut bien une messe’’

L’on ne doute pas un seul instant de la sincérité de la foi des Américains. Sauf qu’à force de réquisitionner les faveurs divines, ils se trouveront à cours d’arguments et de réconfort si jamais les Etats-Unis finissent par se casser la margoulette pour tout de bon.

Conclusion ?

Deux questions.

Dieu bénira-t-il encore longtemps l’Amérique ?

Et pourquoi Dieu ne bénit-il pas le reste du monde ?

Et même deux questions plus une : pourquoi Dieu a-t-il permis aux USA et au monde entier de subir huit années de Georges ‘’W’’ Bush ?

(1) Regardez ou redécouvrez les deux films les plus évocateurs de ce qu’a été et est encore, une grande part de la personnalité raciste américaine : ‘’Dans la chaleur de la nuit’’ et ‘’Mississipi burning’’ : deux perles. Dures à avaler.

(2) Voyez, ou revoyez donc JFK et vous comprendrez. S’il ne donne pas beaucoup de réponses, il pose toutes les bonnes questions.

01:12 Ecrit par Maurice CARON dans actualités | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note

26/10/2008

''LA'' CRISE: SALUT A DROITE OU A GAUCHE?

Il va falloir changer le système.

Juré craché, on ne trouve aujourd’hui personne, je dis bien personne, qui ose dire le contraire. La gauche, la droite, le centre, les pauvres, les classes moyennes, les politiques, les économistes, chacun y va de son refrain,  en fait de ses incantations, plaidant pour un retour aux règles démocratiques devant guider les peuples et les nations, en les défendant contre l’avidité du grand capital.

Même les…capitalistes invétérés s’y mettent.

C’est dire…

Enfin pas tout à fait quand même. Mâââme Laurence PARISOT, vous savez cette brave patronne des patrons qui dirigent la France, a tenu à préciser que la prise de participation de l’Etat dans le capital bancaire, c’était normal et bon à prendre, mais point trop n’en faut. En clair, dès que la situation sera stabilisée, retour à la case départ. Pas question de laisser les fonctionnaires et les politiques diriger les patrons. Non mais...

Privatiser les gains, d’accord, mais à condition, comme cela a, d’ailleurs, toujours été la règle, de collectiviser les pertes…et, on vient de le voir, en allant chercher dans les poches des contribuables l’équivalent du fric que les banques ont dilapidé…enfin, dilapidé, c’est beaucoup dire car cet argent n’a pas disparu en fumée, mais, mathématiquement, est bien tombé dans la poche de quelques uns non ?

INVENTIFS, INTELLIGENTS, DYNAMIQUES…

Hier après-midi, une émission sur la 2, chez Guillaume Durand, nous disait, de façon très rassurante, que pour créer des emplois, il fallait bien qu’existent des créateurs de richesses, c’est-à-dire, des gens inventifs, entreprenants, intelligents, dynamiques et tout et tout, qui montent des boîtes, procurent du travail et, c’est bien le moins, puissent être…riches et même beaucoup, non ?

Beau raisonnement, sauf qu’à l’émission en question, où une pépète chef d’entreprise à boucles d’oreille en diamant, donnait des leçons de libéralisme à visage humain à la pauvre Arlette Laguillier, l’animateur a oublié de souligner que la grosse richesse des uns provient, très exclusivement, de la grande pauvreté des autres.

Et qu’en tout bon libéralisme, un patron riche ne peut être compétitif que si ses employés lui coûtent moins cher qu’à ses concurrents. Cf. les SMIC (et retraites accessoirement) qui perdent de leur pouvoir d’achat au fil du temps.(1)

Et que cette course au prix de revient minimum, se traduit, en spirale descendante, par salaires en baisse, désindustrialisations en série, dégraissages massifs, plans sociaux bidons, délocalisations en masse, chômage généralisé dans les pays riches et paupérisation grandissante des nations occidentales .

Mouvement qui finit par nous conduire droit à la situation actuelle où nous assistons à un renversement complet des courants économiques, à savoir un appauvrissement des pays naguère plus riches et un enrichissement, très relatif mais bien réel, des pays naguère les plus pauvres…sans pour autant que l’ ‘’enrichissement’’ des miséreux leur permette de mener une vie décente.(1)

Certes, le discours actuel qui consiste à dire que si les états n’avaient pas volé au secours des banquiers, la crise serait plus grave.

Il est vrai qu’en 1929, les politiques et économistes ultralibéraux ont froidement laissé tomber les banques et, comme les Américains vivaient déjà à crédit, moins de dollars a signifié bien vite moins de crédits, moins d’investissements, puis moins de production et, en fin de compte, plus rien du tout et c’est le pays, puis le monde entier, qui ont été condamnés à la soupe populaire, du moins pour 95% des populations, les super riches ayant toujours de quoi subsister nous pouvons, sur ce point, leur faire totalement confiance.

PAR LA FENETRE

Fait très intéressant, il faut d’ailleurs noter que ces ultralibéraux de l’époque avaient, encore, une vraie morale.

Partisans acharnés de la loi du marché, ils sont restés fidèles à leur doctrine et ont raisonné ainsi : ‘’Le marché est incompétent, les bons à rien n’ont qu’à crever.’’.

Nombre de banquiers, réellement ruinés, ont pris la formule au mot et ont…sauté par la fenêtre ce qui, au-dessus du dixième étage, a une mortelle et définitive signification.

A l’époque, on avait encore un peu de… morale.

L’actuelle ‘’morale’’ relative est passée par là.

Aujourd’hui, toute honte bue, les patrons faillis sont rentrés à la maison et les autres, amoureux du secteur privé, encore moins honteux, ont, sans barguigner tendu la main au secteur public, pourtant haï, détesté, accusé de tous les maux et ce depuis la Révolution Française.

Et ils ont empoché.

Mais, ayant encore moins de morale que l’on pourrait penser, ils empruntent, en fait ils prennent aux contribuables, et dans tous les pays du monde, seront les seuls à contrôler cette manne inespérée, ce qui leur permettra d’en faire ce qu’ils voudront, comme avant la crise.

En fin de compte, ils rembourseront…s’ils le peuvent, et si l’argent prêté sera en mesure de rapporter quelques dividendes supplémentaires, ce qui n’est en rien une obligation puisque absolument aucune garantie n’a été réclamée par les politiques à leurs amis banquiers et entrepreneurs.

Il sera toujours possible à ces derniers, dans quelques années, d’invoquer n’importe quel motif économique ou autre pour échapper à leurs responsabilités de rendre ce qui leur aura été prêté…à fonds perdus.

On en reparlera.

LE PARADIS ? A DROITE OU A GAUCHE ?

Pour terminer je voudrais vous faire part d’un assez impressionnant raccourci entrevu sur la 5 et Arte, à quelques heures d’intervalles, samedi dernier, lequel raccourci démontre en textes et images, à quoi se réduisent les causes de la crise et le fait qu’aucun espoir ne puisse être envisagé pour en sortir un jour.

Un documentaire de plus d’une heure a été consacré à la vie sur ‘’LE’’ super porte-avions américain de dernière génération.

Un engin totalement ébouriffant. Une puissance de frappe transportable (80.000 tonnes) des USA au Moyen Orient en un clin d’œil, bourré de technologies méga coûteuses, et capable de ‘’faire le boulot’’ de vingt engins du même genre durant la dernière guerre.

Le coût ? Quand on aime n’est-ce pas, on ne compte plus ;

Il faut dire que les USA ne savent plus quoi faire pour dépenser l’argent de contribuables patriotiques jusqu’aux sourcils et tout contents de commander au monde entier…y compris en acceptant de vider leurs poches pour rester les meilleurs.

Or donc, ce genre de joujoux a été baptisé d’un nom très évocateur, celui d’un vrai héros US celui-là : Ronald Reagan.

Eh oui. Celui-là même qui, suivant la voie largement ouverte par l’ultralibérale forcenée Margaret Thatcher, a mis les USA sur la voie de l’efficacité, de la rentabilité, de la déréglementation, de la…profitabilité donc…de la crise.

Les Ricains ont toujours adoré : ils ont élu un cow-boy (en apparence évidemment), qui leur a dit qu’ils allaient éternellement dominer le monde, en brûlant tous les ‘’communistes’’ et surtout tous ceux qui pouvaient ressembler à ce genre de dangereux terroristes, et en confiant leurs vies à la loi du marché.

Le Paradis à droite toutes au fond du couloir…

C’est ce qu’ils ont fait.

En face ?

Ben oui, qu’ont fait, en matière de bonheur humain, tous ceux qui pouvaient ressembler quelque peu à ces affreux bolcheviks, les démocrates-chrétiens, sociaux-démocrates, même socialistes…voire les communistes eux-mêmes ?

C’est vrai au fond, beaucoup étaient en droit d’espérer qu’un régime totalement opposé à l’horreur ultralibérale, aurait pu leur donner quelque espoir de vie meilleure.

Hélas, un autre documentaire nous a conté, par le menu, ce qu’a été le communisme mis en pratique par des marxistes pur sucre : massacres pour la prise du pouvoir, flicage des citoyens de base, suppression des libertés publiques, déplacements de populations, persécutions, re-massacres, bref, au final, environ, 80 à 100 millions de Russes, on ne sait plus très bien, assassinés par d’autres Russes.

Pire, le bon petit père des peuples, Joseph Staline, on ne le savait pas, avant d’être le sauveur de la Russie, a commencé sa carrière, de massacreur disons le mot, en étant, tout simplement, gangster de bas étage, violeur, extorqueur, tortureur, voleur, il a commis hold-up sur hold-up, vols de grands chemins et braquages de banques, bref, plus affreux que lui tu meurs…et ce, avec une bizarre complaisance de la police tsariste. Comprenne qui pourra.

La droite nous promet le Paradis depuis…le début des temps. La gauche, seulement

depuis deux à trois siècles.

Donc, le Paradis à gauche en sortant…du capitalisme ou de la crise pourquoi pas ?

Résultat ? Promesses, faux-semblants, mensonges, illusions, coups fourrés, corruption, bref, entre voleurs et menteurs, le petit peuple a l’embarras du choix…et l’envie, irrépressible, d’en faire autant. L’exemple vient d’en haut n’est-il pas. Comment s’étonner de la victoire de ce qu’on appelle gentiment aujourd’hui, la morale relative, de la criminalité, de la délinquance, de la déliquescence de la morale sociale et de la morale tout court?

Moralité donc, si l’on peut dire, la droite et la gauche ne méritent-elles pas ce jugement de comptoir qui nous dit aujourd’hui que ‘’ tout ça, c’est bonnet blanc et blanc bonnet’’, à très peu près en tous cas ?

A l’époque peut-être dirons certains. Mais aujourd’hui, avec la démocratie, la république, la Liberté, l’Egalité (Aille !) et la Fraternité (Ouaouh !), et le Progrès surtout, il n’en est plus tout à fait ainsi.

Voyez au Centre d'ailleurs. Ni à droite ni à gauche. Demandez donc à Bayrou.

C'est vrai mais comme il puise autant dans les manières d'un côté que de l'autre, il y a de quoi s'inquiéter non?

Mais il faut bien avouer que certains estiment que, sans être parfaites, bien des choses vont nettement mieux.

Mais dites voir, sincèrement, vous y croyez vous ?

Bon.

Si vous pensez que la crise va être équitablement répartie, donc résolue, par ‘’LE’’ grand changement demandé par tous, des citoyens les plus basiques jusqu’aux élites trônant sur leurs nuages, nous vous saurions gré de vouloir bien nous en envoyer des preuves.

A votre tour de nous rassurer.

Maurice CARON

(1) Il n’y a guère que les tenants du libéralisme, politique en tête, qui osent prétendre qu’un SMIC permet de vivre, voire même de survivre.

19:54 Ecrit par Maurice CARON dans actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

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