29/05/2006
Djamel, Développement durable, Europe, Cleasrtream: on oublie encore?
Louable intention, même si l’on pourrait aisément revenir sur le sujet et en brosser un tableau bien moins manichéen que le parisianisme commerçant nous l’impose.
Sauf que…
Eh oui !
Sauf que s’il a bien eu raison de rappeler que des centaines de milliers de Maghrébins, ou Français musulmans comme on voudra, ont donné leur vie pour venir en aide aux descendants de nos ancêtres les Gaulois, on peut ne pas oublier qu’autant de Sénégalais, Dahoméens, Nigériens, Togolais et autres Tchadiens, pour employer les appellations d’époque, ont fait de même.
Et que la soi disant mère patrie, marâtre serait plus juste, a oublié depuis bien longtemps, de verser aux anciens combattants de là-bas, la retraite à laquelle ils avaient droit. Tout comme et autant qu'aux Français de France non ?
Ceci dit, et puisque notre ami Djamel avait, évidemment, plus d’éléments que quiconque pour parler d’un milieu qu’il connaît bien, on ne peut certes que le féliciter pour la défense de cette idée force très claire désormais : ‘’NOUS sommes Français, puisque nous avons choisi de défendre une certaine idée de la France !’’.
Au passage : défendre contre le nazisme, fascisme et le vichysme, leur cauteleux corollaire.
Au passage, bis, et c'est pire, ils n’avaient guère le choix, les malheureux tirailleurs, goumiers et tabors, vu que, colonisés jusqu’aux yeux, ils n’avaient qu’à exécuter fissa ce qu’on leur commandait.
Et peut-être plus que les Français de là-bas aussi. Combattre pour la liberté et la démocratie est un bien beau programme. Mais, hélas, tous les Arabes, Sénégalais, Indochinois et Polynésiens, français eux aussi, n'ont pas tous combattu dans le bon camp.
De même que les nazis avaient leurs supplétifs, musulmans, eux aussi, venus de Turquie, du Turkestan d’alors, voire du fin fond de la Mongolie intérieure ou extérieure.
Une bien laide caractéristique des colonisations tous azimuts et imbroglios déments dans lesquels l’Histoire nous a plongé depuis la Première Guerre Mondiale.
Par contre, et c’est là que nous en venons au ‘’sauf que’’ qui nous agite, si Djamel et ses potes ont bossé pour faire reconnaître les mérites de leurs frères, en choix français et en religion, ils ont oublié, et c’est fort dommage, d’en évoquer d’autres.
Bien plus proches d’ailleurs, ce qui nous laisse rêveur car leur souvenir en est bien présent.
Les harkis, vous vous souvenez ?
Eux aussi ont choisi de ‘’servir la France’’, sans cinéma de mémoire, sans trémolos dans la voix, mais seulement avec des pleurs et des arrachements du coeur que les ''évènements'' et leur choix leur ont créés. Sauf, bien sûr, à imaginer qu’ils n’étaient que de vulgaires ‘’collabos’’, comme ose les présenter l’actuel gouvernement algérien qui les met sur le même pied que les vichystes et les nazis.
En oubliant, lui aussi d'ailleurs, l’amnistie générale qu’il accorde généreusement aux criminels de leurs propres frères de ces vingt dernières années.
Plus grave, les drames personnels vécus par les harkis en question se sont mués en hurlements de douleurs du fait même de leurs ‘’frères’’ de sang et de religion.
A l’indépendance de l’Algérie, les nouveaux maîtres, après leur avoir promis l’amnistie et l’intégration dans l’armée algérienne, les ont honteusement trahis.
L’horreur majuscule !
Ils les ont, au sens littéral du terme, étripés, écorchés, brûlés vifs, ébouillantés, fait cuire, découpés en morceaux, asphyxiés, bref, ils se sont monstrueusement plus à leur faire subir toutes les horreurs possibles et seulement imaginables par des esprits criminellement pervers. Relisez la presse et les bouquins qui foisonnent.
Ohé Djamel !
Les harkis aussi avaient choisi de défendre une certaine idée de LEUR pays.
Djamel, tu dis NOUS en parlant de la France. Et tu as raison.
Mais eux aussi disaient NOUS. Et ils le disent toujours.
Tu as oublié ou tu n’es pas au courant ?
Certes, surfer sur la mode, en plus de rapporter quelques pépètes, bien légitimement d’ailleurs car tu y a mis des tiennes, permet de faire passer des messages.
Mais certainement pas d’étouffer ceux qui dérangent.
Alors ?
On fait quoi ?
Au nom de NOUS de la France ? Plus que sympathique ton message. Mais il manque quelque chose. Ils sont MES frères. Français eux aussi. Mais le cinéma n'est pas pour eux...
EUROPE : ENCORE NON ?
Aucun des candidats à la présidentielle n’ose s’aventurer sur le terrain mouvant du oui ou non à l’Europe.
Quand le terrain est glissant, mieux vaut être prudemment courageux que témérairement inconscient.
Plus inquiétant : des commentateurs nous ont dit hier matin qu’une fois la place assurée, le candidat de la gauche ET/OU celui de la droite, relanceraient la machine, vigoureusement cette fois, à défaut de républicainement.
En effet, puisque le peuple a dit NON une fois, eh bien il suffira de demander aux parlementaires de dire OUI une autre fois.
Certes, la manière démocratique en prendra un coup mais l’avenir des entreprises sera plus clair.
Car ne nous y trompons pas, à part le représentant de l’UDF, aucun chef de parti n’a estimé nécessaire la mise au point d’une autre mouture de la Constitution mise à mal par le référendum.
Laquelle n’a pas changé d’un iota dans ses paragraphes qui font la part belle au libéralisme dit social.
En clair à une tendance droite paternaliste et vaguement gauche, mais gauche caviar s’entend.
Reste à savoir si les parlementaires, invités, voire vigoureusement priés, de dire OUI, auront l’honnêteté de consulter auparavant leurs électeurs, ou de se faire élire sur un choix qui, invariable c’est promis juré, prendra en compte l’éventuel NON auquel pas mal de Français, disons les 98% de ceux qui s’étaient déjà prononcés de cette manière, risquent fort d’adhérer de nouveau.
Chiche ?
DEVELOPPEMENT DURABLE
Madame la ministre de l’Environnement et de la Protection de la Nature, par ailleurs fort amie des chasseurs bousilleurs de tout ce qui bouge dans les campagnes, vient de nous donner un magnifique conseil et exemple: elle ferme ses robinets dès usage du strict nécessaire de l’eau de sa petite maison…alors que, dit-elle, honte à elle, elle ne le faisait pas auparavant.
Dommage car de mon côté, cela fait belle lurette que mon papa m’a vigoureusement, une ou deux fois (vue la vigueur, c’était largement suffisant !) rappelé, manu militari, la nécessité de ne pas gaspiller ET l’eau ET toutes les autres choses qu’il fallait bosser pour acheter. Et à ne pas ET la maison, ET tout l'extérieur, c'est-à-dire le monde entier vu que si tout le monde fait pareil...En cas d'oubli, tu prends le balai et tu nettoies fiston!
Simple, mais imparable.
Pas très âgée mais tout de même, Mme Ollin a, on suppose donc, et mathématiquement, hélas pour la Planète, dû élever sa progéniture dans ces habitudes dispendieuses.
On suppose donc, aussi, qu’il va lui falloir communiquer ces excellents conseils à tous les membres de sa petite et grande famille qui, sans cela, vont continuer à gaspiller l’eau française comme le leur a enseigné leur maman puis….catastrophe, ils vont faire faire de même à leurs propres mouflets.
Moins affriolant, madame la Ministre vient de nous signer un guide de l’anti gaspi et de la protection de l’Environnement, distribué aux frais des millions d’euros payés par les contribuables, lequel guide nous dit, entre autres judicieux conseils, qu’il vaudrait mieux ne pas acheter de voiture puissante.
Hosanna !
Mathématiquement encore, tous les véhicules servant à véhiculer nos ministres et leurs familles, vont, très certainement, être changés et remplacés par des 4,5, voire 6 CV fiscaux au plus, afin de faire faire à l’Etat, à nous donc, de substantielles économies.
Car même en fonctionnant à l’huile végétale, qu’ils sont les seuls privilégiés à pouvoir utiliser, ces engins coûtent les yeux de la tête.
Moyenne de prix d’achat : entre 30.000 et 60.000 euros.
Tout ça est donc fini.
En plus leur usage, réservé, théoriquement, à la personne des ministres pour les seuls déplacements officiels et non personnels ni personnellement politiques, et encore moins pour leurs familles, amis ou membres des partis frères, sera, évidemment, tout particulièrement contrôlé.
Par qui ?
Eh bien par des administrations dont les chefs, grands et petits fonctionnaires, calqueront leur conduite sur celle qu’ils sont chargés de surveiller n’est-ce pas ?
Ne se serviront donc pas, ou plus, les véhicules que l’Etat leur alloue pour le boulot mais pas pour les besoins personnels des leurs, etc etc.
Et ne rigolez pas s’il vous plaît...
ET CLEARSTREAM?
Et Cleasrstream dans tous ça?
Pardon?
Ah oui ! On oubliait.
Eh bien Clearstream….eueueueueuh…
D’abord, qu’est-ce que c’est au fait?
Vous avez entendu ce nom-là quelque part vous ?
Nous non.
Personne n’en parle.
Du bas en haut de la société, les gazettes parlent de toute autre chose. De pleins de choses importantes en fait.
Mais Clearstream, non, on ne voit pas. Les ministres eux-mêmes n’en parlent pas.
Par conséquent, soyons logiques, c’est donc que ceueueueu…machin n’existe pas.
Alors, puisque personne ne connaît, pas la peine d’en parler hein?
10:00 Ecrit par Maurice CARON dans actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique
23/05/2006
Ethanol, garagiste sans permis: la logique triomphe
Un garagiste qui roule sans permis qu'il ne peut plus passer. De l’énergie propre dans nos champs alors que nous payons le pétrole toujours plus cher. La logique est partout. On vous raconte pourquoi.
Ca se lit, ça se raconte, comme une fable de La Fontaine.
Or donc, un garagiste roulait sans permis depuis trente ans.
Il fut arrêté par les gendarmes.
Qui le verbalisèrent.
Les juges le condamnèrent.
Accessoirement parce qu’il n’avait pas non plus d’assurance, mais, en premier lieu, parce qu’il n’avait pas de permis.
La malheureux, pardon, le dangereux contrevenant mais c’est vrai tout de même qu’il ne faut pas exagérer, fut donc condamné, à une amende mais, surtout, à ne pas pouvoir repasser, en fait passer, son permis avant cinq ans.
Logique non ?
Comme il n’avait pas de permis, on le condamne pour absence de permis, et…on lui interdit de passer le permis...qu’il n’aura toujours pas alors que la gendarmerie, les juges, les compagnies d’assurance et la société entière sont désormais au courant.
On aurait, évidemment, pu le condamner à des travaux d’intérêt général, et/ou à une amende très lourde. Et l'obliger à passer ce permis qu'il n'avait pas.
Mais non ! Et gare s'il recommence. Il ne pourra plus le passer à vie...! C'est la logique française.
Pléonasme d'ailleurs. La logique ne peut être QUE française.
Le raisonnement cartésien ne doit jamais être enfreint.
Sous peine de décrédibiliser notre réputation de peuple dont la logique est un exemple pour le monde.
Tatasoeng !
ETHANOL : ET TA SŒUR ?
Tiens !
Les brésiliens du Brésil, pays sous développé et pas malin pour deux sous comme chacun sait, arrivent, quand même, à se libérer du carcan du pétrole en faisant marcher leurs bagnoles à l’éthanol.
A l’alcool quoi.
De canne à sucre dont nous, dans les Antilles, nous faisons du rhum. Ou dont nous nous servons pour désinfecter les plaies.
Ou pour fabriquer, aussi, du pastis, de la gnole, bref, un tas de cochonneries bien savoureuses qui garnissent les poches des actionnaires et vident celles des contribuables trouées autant que le budget de la Sécu.
Bêbêtes, les Brésiliens, mais futés tout de même.
Ils tirent la langue aux Arabes, voire même aux Vénézuéliens, ne déboursent pas de dollars, en un mot, sont indépendants énergétiquement du moins en grande partie.
Et nous ?
Eh bien nous on continue…
Certes, les mauvais esprits pourront toujours dire que les Brésiliens avaient commencé à travailler là-dessus dès 75, lors de la première crise eu pétrole, celle au moment de laquelle nous avions promis de ‘’faire tout ce qu’il fallait pour s’en sortir et gagner notre indépendance énergétique’’.
Mais les sociétés pétrolières, n’est-ce pas, ont dit niet.
Ethanol ? Et ta sœur ?
Nous, les spécialistes de l’énergie, on sait ce qui est bon pour l’énergie en général et l’indépendance énergétique en particulier.
Toue de même, il est un peu facile de dire, aujourd’hui, qu’il faut au moins trente ans pour mettre en place les systèmes adéquats.
Pour justifier l’immobilisme total depuis cette époque.
Alors que, justement, il faut bien se décider un jour.
Certes, aussi, ces mêmes mauvais esprits pourront toujours couiner que, stoppés par la baisse du prix du pétrole, les Brésiliens n’ont entrepris de nouveau d’exploiter leurs cannes à sucre, qu’en 2003 (1).
A ceci près qu’en seulement trois ans, ils ont réussi ce redressement pour le moins spectaculaire.
‘’Et puis, diront nos bons amis pétroliers, nous n’avons pas de cannes à sucre et seulement du maïs, et le rendement n’est pas le même.’’
Sauf que nous avons, nous, des immensités de betteraves, de jachères et une foultitude de produits végétaux dont nous ne savons que faire, sauf à les brûler dans des incinérateurs ou en décharges plus ou moins contrôlées, en polluant encore un peu plus.
Alors que, par ailleurs, il est possible de faire jouer l’Europe qui, comme par hasard, s’endort paisiblement lorsqu’elle entend les hurlements des écolos mais prend soin, bien éveillée, des intérêts des sociétés pétrolières.
Pour cause, arguments bien commodes et mille fois usés, d’emploi, évidemment, de compétitivité de nos entreprises, et, de sacro saint PNB.
Gouverner c’est prévoir ?
Et ne pas mentir ?
Et l’Europe est là pour nous protéger ?
(1) Cité par le dernier numéro de Courrier International.
12:45 Ecrit par Maurice CARON dans actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique
Rondot: comme Lawrence d'Arabie?
Le général Rondot, accusé d’on ne sait pas encore très bien quoi dans l’affaire pas claire de Clearstream, a refusé de se rendre chez les juges sauf contraint par les gendarmes. Mieux, il a dit qu’il ne répondrait pas aux questions des magistrats.
Conscient, nous semble-t-il, du rôle de fusible désigné, que tout plein de hautes personnalités ont bien l’intention de lui faire jouer, afin de se dédouaner mutuellement et complètement, nous osons le conseiller. Prudence général ! Vous le savez, vous êtes sur un terrain truffé de mines mais vous n’en possédez pas le plan détaillé.
Or donc, convoqués par les juges, le général était menacé d’y être conduit, de force, entre deux gendarmes.
Il a promis de rester muet. L’armée c’est la grande Muette non ?
Mais il a, tout de même, fait une concession : il a ajouté qu’il en profiterait, en fait de dialogue, pour lire à ses juges, des pages des Sept Piliers de la Sagesse de Lawrence.
On ne sait s’il a exécuté entièrement son programme mais il nous est paru utile de rappeler ce qui est arrivé au dénommé Lawrence, appelé d’Arabie, dans le rôle éminent qu’il a joué avant la dernière guerre, lorsqu’il oeuvrait aux bénéfice des intérêts de l’Empire Britannique au Moyen Orient.
Voué très jeune à la défense de son pays, Lawrence a eu, là-bas à cette époque, un rôle hors du commun du fait, premièrement, de ses capacités à fédérer des peuples moyen-orientaux pas très miscibles inter ethniquement voire tribalement.
En outre, il s’est révélé, sur le terrain, stratège et tacticien hors pair, tout en payant de sa personne, de manière très douloureuse et jamais bien élucidée.
Pour en arriver à quoi?
A être déçu dans ses espoirs d’être entendu de ses propres chefs, inconscient, lui aussi, du fait qu’il n’était qu’un fusible dans le grand et bien vilain jeu mené par les puissances occidentales censées apporter la civilisation et la paix (tu parles) aux sauvages arabes.
Les actions à entreprendre au plan international ont été à l’encontre de ce qu’il préconisait. Et les Arabes qui avaient eu confiance dans sa parole, ont été trompés. Pas par lui, mais par ceux qui tiraient les ficelles. La Haute politique, comme à l’accoutumée.
La France, l’Angleterre, mais aussi ouvertement ou de manière subreptice, l’Allemagne, la Turquie, la Russie et les Etats-Unis ont tous trempé dans cette affaire.
Et Lawrence, qui avait donné sa confiance aux Arabes et obtenu la leur, a vu ses plans démolis et les tribus locales déçues et amères, perdre toute confiance aux uns et aux autres et se finir par se plier aux diktats occidentaux.
Lesquels ont mené les guerres que l’on sait, y compris celle du pétrole qui n’était pas absente des pensées des politiques qui en avaient bien d’autres encore.
Est-ce cette lamentable histoire que le général Rondot avait en tête en annonçant qu’il lirait les pages de ce compte rendu d’échec à des juges dont il annonçait, aussi, qu’il ne les estimait pas totalement libres de leurs décisions ?
On ne sait.
Ce qu’on sait, par contre, c’est que ce fusible ci ressemble assez à l’autre.
Mais, la fin de l’histoire est encore plus inquiétante.
Lawrence, lui, est mort quelques temps après son échec, dans un accident de motocyclette tout ce qu’il y a de bizarre, et en tous cas fort bienvenu.
En effet, lui mort, plus de possibilités de dévoiler quoi que ce soit des histoires secrètes de la haute politique.
L’on ne saurait mieux faire que de conseiller au général épinglé de ne pas sortir à moto. Voire même de bien vérifier sous sa voiture quand il s’en sert.
Un chef des services secrets doit bien savoir comment faire en ces circonstances non ?
Ou alors, tout prendre sur son dos.
Quelquefois, la survie est à ce prix.
Après tout, les couleuvres, même les plus grosses, sont assez difficiles à avaler mais pas tellement à digérer.
Bon, après tout, on se fait peut-être des idées…
12:00 Ecrit par Maurice CARON dans actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique
SOGERMA: et la reconnaissance du ventre?
La SOGERMA ferme ses portes. Ou quasiment. Une affaire bien symptomatique de ce que la mondialisation peut faire, lorsqu'elle s'allie à l'impéritie de directions qui ne savent ou ne peuvent prévoir mais engagent les responsabilités et les vies des entreprises et des personnels, en ne risquant surtout pas les leurs ni celle de leurs actionnaires. Alors que l'Etat, actionnaire lui-même dans cette affaire, prêche, par la voix de ceux censés le représenter, pour l'entreprise citoyenne. Tout dépend, évidemment, de ce qu'ils entendent par là. Retour sur (bien vilaine) image.
Les employés de la SOGERMA ont donc, disent-ils, été choqués UN, d’avoir été CONVOQUéS à Paris, DEUX, de l’avoir été pour s’entendre dire que ce n’était pas la peine de discuter, vu que le site allait fermer et que 80% d’entre eux allaient se retrouver sur le carreau. Certes, avec des reclassements, mais on sait ce que cet élégant habillage signifie.
Ce qui nous fait penser que : UN ils ont bien tort de se dire choqués vu qu’en termes de multinationale et de patronat, les représentants syndicaux ne sont, tout de même, pas des perdreaux de l’année, DEUX, qu’ils auraient dû, savoir, du moins se souvenir, que la SOGERMA étant une filiale d’EADS, n’est qu’une des multiples ramifications du groupe Lagardère et que le patron, aujourd’hui décédé, père d’une voiture de sport aux performances très relativement spectaculaires, mais aussi de très chouettes et valables bagnoles de Grand Prix des années 60/70, doit sa fortune aux…commandes de l’Etat providence. C’est-à-dire à l’argent des contribuables.
En effet, les engins Matra, plus véloces que les voitures de l’époque, ainsi que pas mal d’armements, fort sophistiqués, ont fait parler d’eux sur nombre de champs de bataille du monde et enrichi monsieur Lagardère dont on ne peut donc dire que le rejeton n’a pas tellement la reconnaissance du ventre.
Et les représentants syndicaux ne savaient pas que ce sentiment-là, n’était pas le fort des hommes d’affaires qui eux le sont, très forts ?
A noter que les contribuables, par le biais de l’Etat en question, sont toujours actionnaires à hauteur des 15% dans le groupe.
ATTENTION AUX SANCTIONS
Ce qui nous permet, d’ailleurs de nous étonner, à notre tour, de voir monsieur Thierry Breton, ministre des Finances, donc grand patron aussi d’EADS et de SOGERMA, vitupérer, sans risques de déranger le patronat mais avec bénéfice attendu côté électeurs prochains, de la manière ‘’un peu’’ cavalière dont les employés ont été mis devant le fait accompli.
Sûr qu’en tant que patron pour le compte de l’Etat dans sa propre entreprise, il n’était au courant de rien.
A croire qu’il ne fait pas son boulot, ou qu’il est bien mal entouré.
Plus rigolo encore, on ne peut pas s’en empêcher, il a dit que c’était très très très grave. Et même encore plus.
Attention, donc, aux terribles sanctions à prévoir !
Sûr, encore, que le Ministre va gronder très très très fort.
D’ailleurs, les responsables de la SOGERMA en tremblent déjà.
Beaucoup, beaucoup, beaucoup.
Sûr, encore et encore, qu’ils vont revenir en arrière, revoir leur copie et réembaucher tout le monde.
Sûr, (allez encore un coup…) que les Français vont croire à toute cette histoire.
Seuls bien contents dans cette affaire, les esclaves du pays qui accueillera les services qui vont, on s’en, doute, être délocalisés dans un pays bien pauvre avec lequel on aura des accords, ou même rien du tout.
Ou alors, n’importe quel pays étranger fera l’affaire, bien que l’entretien des avions de ligne soit affaire réclamant un soin véritable, ce qu’on ne peut décemment attendre de n’importe quel usine de pays aux coûts de main d’œuvre égaux à zéro.
Quant à la maintenance des zincs militaires, la Défense Nationale ne verra, probablement, aucun problème qui pourrait se poser côté sécurité pour des matériels de guerre…
De toutes manières, l’opération permettra au groupe Lagardère de rester compétitif.
C’est-y-pas ça le but, l’objectif unique et primordial, la légitimation ultime de toute entreprise ?
Et désormais de tous les états ?
France en tête ?
Puisque les actionnaires américains, et mondiaux, l’ont dit ?
11:15 Ecrit par Maurice CARON dans actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique
22/05/2006
Eboueurs: y-a-t-il des grèves qui ne dérangent pas?
Les éboueurs parisiens sont en grève. Raison : les trop-perçus que la mairie leur redemande.
Une fois encore, les injustement oubliés du bas de l’échelle, viennent nous rappeler que parmi les métiers utiles à la société, ils devraient se situer en tête. En effet, si les policiers font grève, c’est l’anarchie, si les gaziers et électriciens font grève, c’est l’âge des cavernes, si les boulangers font grève, c’est la famine et le régime minceur. Mais si les éboueurs s’y mettent, c’est la chienlit.
Y aurait-il donc une catégorie de travailleurs qui pourrait faire grève sans que cela importune la nation entière ?
Il en existe, nous l’avons rencontrée.
Reportage exclusif de Journal-Info.
Donc, une fois de plus les éboueurs sont en grève.
Pas assez payés ?
Pas vraiment.
En effet, il est fini le temps où le métier était le dernier des derniers après les tout derniers, celui que n’acceptaient que ceux qui ne voulaient pas tendre la main ou qui avaient échappé au bagne.
Désormais, en plus d’être syndiqués, la technique leur a apporté un relatif confort.
Celui de n’avoir pas à manipuler, de trop près, les cochonneries de leurs semblables, en clair, les excréments d’une civilisation qui ne sait comment faire pour saloper toujours plus la planète.
Et puis, côté horaires, on n’en est plus aux heures de nuit complète.
Par chez moi, il est déjà neuf heures et demie et ils ne sont pas encore pointés.
Pire, ou mieux encore pour eux, ils se permettent de m’apostropher, pas vers le mois de novembre décembre bien sûr, pour me faire remarquer que j’avais mis dans mon conteneur des choses qu’il m’aurait fallu trier au préalable.
Cela dit, côté salaire, ils m’ont dit qu’avec deux à trois ans de boîte, ou de mairie pour les régies, ils se faisaient entre 7 et 11.000.
Pas euros, francs.
Mais bon, pénible le boulot mais comme tout le monde en a besoin, personne ne rouspète si le service laisse à désirer, ce qui est rare d’ailleurs car ils le font généralement bien.
Et puis, la trouille qu’ils se mettent en grève tout de même…La preuve…
Justement, ce qui fait que, et on y arrive, lorsqu’ils la font, la grève, c’est la cata pour tout le monde.
On ne vous rappelle pas le tableau : conteneurs qui débordent, sacs en troupeaux, paquets crevés, chiens opportunistes, chats gourmets, et même les rats qui s’y mettent.
C’est la fête aux détritivores...!
LES DEPUTES AUSSI ?
Tiens, pourquoi j’ai commencé à parler des éboueurs moi ?
Ah oui !
Juste pour dire que lorsqu’ils font grève, tout le monde pleure.
Eh oui ! Lorsqu’un corps de métier s’arrête, c’est des problèmes pour tout le monde. Enfin tout le monde, les citoyens lambda évidemment.
Mais il existe, voyez comme on est observateurs à la rédaction, des métiers où jamais, au grand jamais, ceux qui le pratiquent font grève.
Ainsi, imaginez un peu que ce soit les députés qui se décident à la faire la grève eux !
Hmmm ?
Résultat ?
Eh bien c’est la grosse rigolade pour le pays tout entier !
Parce que, entre nous, hein, vous pensez qu’une grève de une semaine, voire un mois ou deux, va empêcher la machine nationale de tourner ?
Vous rigolez non ?
Et imaginez, plus haut encore, que les ministres, voire même le président de la République se mettent en grève.
-Pas possible !
-Comment pas possible ? On ne sait jamais ! Des fois que leurs conditions de travail, leurs patrons, je ne sais pas moi, leur salaire peut-être…
-C’est eux qui décident !
-Comment, quoi ? Ils se le votent eux-mêmes ?
-Normal non ?
-Et même leurs conditions de travail ?
-Pareil !
-Tout alors ? Mais enfin pourquoi ?
-Parce que ils représentent le pays, qu’ils en ont le droit, qu’ils font les lois et queeueueu, eh bien c’est nous qui payons !
-Oui mais ils pourraient nous demander notre avis pour leurs augmentations et même pour alléger leurs rythmes infernaux de labeur en faveur du peuple nécessiteux et demandeur exigeant et jamais satisfait.
-Mais non ! Ils bossent très fort vous savez ! Des fois même en séances de nuit. Si si, c’est vrai.
-Mais, au moins, ils ont des vacances ?
-Ca oui. De grandes. Et même quand ils veulent.
-Ca c’est pas un peu exagéré dites?
-Mais c’est qu’ils ont de très très lourdes responsabilités vous savez.
-Ah bon ? Sur leurs sous à eux ?
-Impossible. Il y a trop d’argent en jeu dans les financements publics.
-Donc, pas financières non plus? Mais s’ils gèrent mal nos impôts alors ?
-Eh bien il y a le budget, c’est simple.
-Quoi ? Comment ? Si je comprends bien, il leur suffit d’augmenter les suivants d’impôts?
-C’est la loi !
-Oui mais, quand même, ils ne sont pas contrôlés pour savoir s’ils font bien ou mal leur travail ?
-Le contrôle du peuple, tout simplement.
-J’ai compris. Tous les cinq à six ans et seulement par les électeurs, au moment des élections. Mais on n’a pas tellement les moyens de contrôler vous savez. Surtout après coup.
-C’est la démocratie mon cher.
-Ben dites donc ! C’est un bon métier ça. Je comprends qu’ils ne font pas grève souvent.
C’était notre rubrique, si vous cherchez un emploi, tâchez d’en trouver un bon.
PS : Toute ressemblance avec quelque personnalité ou situation que ce soit ne serait que pure coïncidence.
Et ne saurait, aucunement, engager notre responsabilité.
Ben, nous aussi non ?
09:14 Ecrit par Maurice CARON dans actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique
21/05/2006
Garde alternée: LA solution foireuse.
Parmi elles, la garde alternée pour les enfants de parents séparés ou divorcés.
Qu’en est-il aujourd’hui ?
LA POUSSIERE SOUS LE TAPIS
Or donc, dans les années 70, la libération de la femme…et des hommes qui appréciaient beaucoup eux aussi, a eu le succès que l’on sait.
Mais fait, corollairement, des ravages que l’on cache plutôt mal.
Eh oui…
Comme la poussière finit, un jour ou l’autre, par sortir de dessous le tapis où on l’a fourrée, un vain peuple s’aperçoit qu’en matière de résolution de ‘’ce’’ problème, une fois de plus, ‘’on’’ l’a mené en bateau.
Pire : on a démoli une, deux voire trois générations d’enfants pour qui la facilitation du divorce n’a pas été vécue comme un progrès social, mais comme un désastre qu’ils n’ont toujours pas digéré et ne digèreront probablement pas durant tout le reste de leur vie.
En effet, le début de ces mirifiques années de libérations tous azimuts et en premier lieu sexuelle, fut marqué par une innovation majuscule ; la garde alternée par les parents divorcés des mouflets qui se voyaient ainsi promus au rang de premiers bénéficiaires de mesures d’avant-garde particulièrement humanitaires sinon, hélas, simplement humaines.
LE BRILLANT SYSTEME DES PSYS
C’est vrai qu’auparavant, dans des temps d’obscurantisme médiévaux, les familles ‘’simplement’ recomposées, faisaient désordre. Surtout dans la tête des gamins qui n’acceptaient pas, et on les comprend plutôt, qu’on leur impose un nouveau papa ou une nouvelle maman, vu que la Nature leur avait déjà fourni tout ce qu’il fallait dès le départ.
Donc, les juges, du moins certains, et des psys, quasiment tous, ont inventé un brillant système, la garde alternée.
Simple comme son nom l’indique : une semaine chez papa une semaine chez maman.
Précision : ce n’était pas papa ou maman à qui l’on demandait de changer de résidence, c’est-à-dire d’être mobiles pour intégrer le domicile fixe qui aurait dû, -le sacro saint intérêt de l’enfant étant le but officiel premier de l’opération - être celui de l’enfant, ainsi sécurisé.
C’était l’inverse. C’est l’enfant qui, chaque semaine, devait prendre son baluchon et émigrer.
On voit le tableau.
Dans notre monde, dit civilisé, - qui se lamente du drame vécu par ce qu’il appelle vertueusement les personnes déplacées, en fait déracinés et exilés de force, - nos élites contraignaient ainsi nos et leurs propres enfants à vivre un drame similaire.
Et de manière plus perverse, car vécu et répété…toutes les semaines.
Avec le déchirement permanent du cœur de l’enfant, à qui sa nature physiologique et affective, ses tripes pour faire court, disent qu’il perd chaque semaine ou l’un ou l’autre de ses parents en plus de son cadre familier.
Résultat : depuis lors, la ‘’raison’’ des adultes a imposé durant plus de 30 ans aux enfants des situations délirantes.
Inhumaines.
Pire : les adultes se sont déchargés et de déchargent ainsi de leur problème sur l’enfant.
Ce problème qu’ils ne sont pas capables de résoudre, ils forcent leur progéniture à le résoudre à leur place.
Commode…pour les adultes qui s’en lavent les mains.
Fut-ce, les bonnes âmes, à ‘’s’entendre et à faire de leur mieux pour rendre la situation vivable’’.
Alors que, justement, il aurait peut-être fallu faire autant d’efforts pour s’entendre…avant.
Voilà, en tous cas, en quoi consiste depuis trente ans, cette trouvaille matrimoniale présentée comme un progrès social.
Heureusement, comme nous disent les medias qui ont, à tout berzingue, promu cette trouvaille-là durant trois décennies, heureusement donc, ‘’on’ vient de s’apercevoir que ce machin ne fonctionne pas bien.
‘’On’’, c’est, bien sûr, certains juges, tout de même, et, surtout, les psys, encore eux, guides autoproclamés de l’opinion et de la vie française, européenne, mondiale, universelle.
‘’LA’’ SOLUTION
Comme ces psys-là ne sont jamais en mal de solution, ils l’ont, enfin, trouvée.
Cette fois c’est la bonne. Ils le jurent.
Ils nous la confiaient donc, l’autre jour, sur les ondes d’une radio d’infos continues, et ce par la voix d’une experte, elle aussi, autoproclamée de la chose humaine et du bien-être social.
LA solution ?
Simple encore. Les moutards, chez maman pour de bon et, une fois par semaine, ou tous les quinze jours, voire tous les mois, chez papa.
Pourquoi maman ?
Parce que, a dit la madame, l’enfant a, d’abord, besoin d’un rapport physique avec elle et pas tellement avec son père…biologique comme elle l’a dit si délicatement et si élégamment.
Elle n’a pas dit le mâle géniteur mais presque.
Simple non ?
Simple comme bonjour papa…de temps à autres.
En pointillés quoi…
‘’Objection Votre Honneur, a, tout de même susurré le crachoteur de service : le rapport, le lien physique avec le papa, c’est pas un peu utile aussi ?’’
‘’Oui ! Mais pas vraiment de la même manière a tranché la greluche. Il suffit qu’il s’établisse et qu’il soit maintenu autant que possible car il se mettra en place de toutes manières, surtout avec le garçon.’’
Chouette non ?
Pirouette sémantique toute prête mais, comment, de quelle manière, à quels bugs le machin risque-t-il de rencontrer, bref, autant de questions même pas posées, et encore moins, répondues.
Fort bien !
Vu qu’il aura fallu trente ans pour tirer un bilan négatif de ‘’l’ancienne’’ méthode dont les principaux intéressés, sujets d’expérimentation contre leur gré, auront été toutes les victimes, il ne reste donc plus qu’à attendre les années 2030-2040 pour savoir si cette très nouvelle et originale méthode aura été la bonne.
ET LA NÔTRE ?
Comme nous ne voulons pas vous laisser sur une mauvaise impression, nous allons, bien humblement et sans engagement de votre part, vous proposer une solution qui, à notre avis, pourrait peut-être la bonne.
Vous le savez bien, nous avons toujours réponse à tout.
Vu la somme gigantesque d’efforts financiers et intellectuels fournis pour mener à bien des divorces qui ne se passent généralement pas si facilement, ne serait-il pas possible de les consacrer, ces efforts, à tenter de ne pas en arriver là ?
Par exemple, pourquoi, d’abord, divorcer à tout prix et à tout va ?
Et si cette fantastique somme d’énergie était consacrée à recoller les morceaux brisés par des années de difficultés, d’incompréhension, de tensions, mais aussi d’obstination, d’orgueil, et d’égoïsme de part et d’autre ?
Certes, diront certains, les situations amenant au divorce sont souvent tellement dégradées qu’il vaut mieux, notez la logique, ‘’un bon divorce plutôt qu’un mauvais mariage.’’, c’est-à-dire une vraie catastrophe plutôt qu’une demi malheur.
En oublient de dire que plutôt qu’un mauvais mariage, mieux vaudrait, peut-être…un bon mariage.
Non ?
Vous ne pensez pas ?
Inimaginable ?
Pourquoi ?
Parce que c’est…IMPOSSIBLE ?
Pas par ce que ça vous dérange un peu quelque part peut-être ?
Parce que…’’quand on ne s’aime plus’’, n’est-ce pas, tout devient impossible ?
Pourtant, dit-on, quand ça nous arrange, le bon sens de la rue nous dit que ‘’impossible n’est pas Français’’ non ?
Et puis, pour faire bonne mesure, nous allons vous rappeler que nous sommes dans une civilisation judéo-chrétienne, qui nous a appris, tout comme dans toute autre civilisation d’ailleurs, que aimer, c’est donner et pas prendre non ?
Donc ?
Eh bien quand ça ne va pas, il faut se débrouiller pour que ça aille quand même.
Faire des efforts.
Donner.
Car, souvenez-vous, quand on aime, on ne compte pas, hmmm ?
Et aimer c’est donner.
Faire des efforts.
Et au beau temps des fiançailles, ou de ce qui en tenait lieu, les promesses d’amour n’avaient pas comme limites le samedi suivant ou les premières difficultés surgissant dans la vie du couple.
On se promettait de s’aimer…toujours.
Ou alors n’était-ce que poudre aux yeux…pour mieux obtenir de l’autre, quelques petits plaisirs.
Pas très honorable il faut bien l’avouer…
Et le divorce dans tout ça ?
Ben disons qu’avant de faire des gosses, mieux vaudrait savoir ce que ça implique non ?
Et avant de vivre à deux aussi.
Mais bof !
Tout ça c’est ringard n’est-ce pas ?
Et ce n’est pas sur une moralisation de l’institution du mariage en général et de l’amour en particulier, qu’on sera élu député et moins encore président de la république.
Au fait, c’est quand le prochain coup ?
Qu’on se prépare à causer un peu là-dessus.
11:12 Ecrit par Maurice CARON dans actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique
19/05/2006
Immigration choisie: qui colonise qui?
La tournée triomphale d’explication de la loi sur l’immigration choisie, tournée à l’usage plus des électeurs français que des ‘’bénéficiaires’’ africains, a tangué quelque peu. Au-delà des récriminations compréhensibles des populations concernées, nos représentants ont eu droit à ce qu’on ne peut décemment pas appeler la traditionnelle sagesse ou politesse africaine. Insultes, grossièretés en tous genres : ce n’est pas une excellente manière de faire valoir son bon droit.
Immigration, colonisation : ces deux notions sont intimement mêlées.
Hélas pas du tout éclaircies ni expliquées par tous ceux qui ont tout intérêt à perpétuer l’embrouille.
On les comprend ces malheureux Maliens ou Béninois qui n’apprécient guère de voir se fermer les portes, jusque là grand ouvertes, d’une France qui, pourtant, d’évidence, ‘’ne peut accueillir toute la misère du monde.’’
Même s’ils l’ont fait savoir de bien vilaine façon, on les comprend au nom, simplement, de la pauvreté, de la misère, de l’avenir impossible, d’une vie qui, de quasi agonie locale, risque d’ailleurs, de ne devenir qu’une vague survie en métropole.
Mais, au fait, devant cette fin de non-recevoir de l’Europe, pourquoi nos amis Africains ne vont-ils pas frapper à la porte américaine ?
L’Oncle Sam fait, pourtant, des efforts démesurés pour prendre pied dans le pré carré réservé jusqu’ici à la politique de la France éternelle.
Et fait, non des ponts d’or, mais, tout du moins, de considérables efforts pour accueillir, aux states, les…plus diplômés des candidats africains à l’ascenseur social, ou, simplement, à une vie décente.
Eh oui !
C’est là où le bât blesse.
Les Etats-Unis, le Canada, le Japon, la Suisse, l’Allemagne, Singapour, la Russie, la…Chine même, n’acceptent pas tout le monde. Et ils ne sont pas les seuls sur la Terre.
Si les USA donnent l’exemple pour les populations de latinos, les pratiques de ce genre ont cours partout ailleurs, dans tous les pays de la planète.
La grande majorité, sinon la quasi-totalité, pratique, et de manière systématique, l’immigration choisie, ce qui explique, d’ailleurs, le silence prudent de beaucoup à l’égard des propositions et de la loi françaises.
QUI COLONISE QUI ?
Mais qu’on renverse seulement l’équation.
Les européens dans le besoin, seraient-ils seulement tolérés par les populations et les gouvernements africains ?
Certes, un très pauvre en France, peut paraître relativement aisé au fin fond du Mali ou du Bénin.
Mais les pays d’Afrique accepteraient-ils, eux, tous les SdF et autres chômeurs en fin de droit, voire les populations des plus pauvres européens, si les pires de nos niveaux de vie les plus bas égalaient ceux qui se pratiquent chez eux ?
Et puis, comme un commentateur l’a justement fait remarquer, accuser sempiternellement la colonisation de tous les maux actuels, immigration comprise bien sûr, est une manière un peu trop facile d’évacuer la gabegie des ‘’élites’’ locales grassement subventionnées, mais également de tous les petits chefs qui les servent et se servent en accaparant les aides publiques et privées pour ne laisser que des miettes, payantes, aux masses populaires.
RESPONSABLES JUSQUe OÙ ?
Quant à la responsabilité des ancêtres colonisateurs combien de temps encore devra-t-elle être honorée par leurs descendants ?
Voire, jusqu’à quand et où ira-t-on traquer les ‘’coupables’’ ?
Car à ce jeu pervers, la responsabilité des colonisateurs africains ou arabes eux-mêmes, n’a d’égales que celles pratiquées, au fil des siècles, par les Romains, les Barbares, les Mongols, les Teutons, les Grecs, les Incas, les Européens, les Etasuniens, en un mot tous les peuples du monde, qui ont été, voire sont encore, colonisateurs à leurs heures.
Et qui, si l’on veut suivre cette ‘’logique’’ réparatrice et expiatoire, n’auraient donc plus qu’à s’indemniser et se dédommager mutuellement, dans un concert généralisé d’excuses et de pardons croisés, exigés, consentis, partagés.
Il est vrai que, de nos jours, la colonisation continue, mais le tableau s’éclaircit aujourd'hui.
Il est désormais de plus en plus visible que le fait de parler de colonisation, culpabilise les citoyens lambda, surtout par commodité politique coutumière…aux élites.
Culpabiliser des foules est plus facile, pour ceux qui tirent les ficelles de part et d'autre, que d'accepter d'être, individuellement, mis cause.
C'est pas moi, c'est tout le monde. C'est pas moi, c'est eux...
Evidemment, il était, et demeure impossible aux peuples autochtones de se défendre contre les élites étrangères dictatoriales et colonisatrices…ou les leurs, issues de leurs propres rangs, complices et complaisamment colonisées, toutes imperméables à tout langage du cœur.
Par conséquent, plutôt que de s’attaquer à ces seuls coupables, il est plus commode pour les masses, -et leurs porte-paroles soucieux de se dédouaner de leurs propres méfaits-, de rejeter la faute sur ''les autres'', les colonisateurs.
En, fait, des pays démocratiques tout entiers.
C’est-à-dire, en fait, moins sur des gouvernements que sur des foules de simples citoyens qui les ont mis en place. Ces simples citoyens plus vulnérables car, eux, moralement responsables.
Parce que sensibles à la détresse de leurs semblables mais, éhgalement, parce qu'ils ont eu la faiblesse d'élire des dirigeants qui ont été et restent les premiers et plus grands coupables.
Alors que, et cela devient chaque jour un peu plus clair, mondialisation ultra libérale aidant, la seule colonisation qui mérite ce terme, ne réside, en fin de compte, que dans l’exploitation des pauvres par les riches.
Quelle que soit la couleur de leur peau, leur ethnie, leur religion, les humains ont été, sont et seront, ad vitam placés devant ce choix : commander ou être commandés, être pauvres ou riches, manger ou être mangés.
DARWINISME ECONOMIQUE ET SOCIAL
Bref, rien de nouveau sous le soleil.
Chacun se détermine, fait comme il peut, comme il veut dans certains cas, mais pas souvent, la liberté n’existant qu’à la mesure de son compte en banque.
Ce qui détermine la morale à laquelle chacun décide d’adhérer. Et, partant, détermine aussi son attitude au sein d’une société.
Chacun fait le choix de vivre pour son confort ou pour ses idées n’est-ce pas ? Et si le quotidien nous contraint à pratiquer le moyen terme, le choix fondamental demeure. Et se révèle en cas de crise d’ailleurs et nous y sommes, ou quasiment.
Il en va ainsi de la condition humaine.
Au plan économique, mais aussi du rapport des individus, le darwinisme a fait son sale travail.
Certes, au gré des circonstances et des intérêts, il semble s’opposer à l’idéal dit chrétien…mais qui, justement, n’est idéal dans son objectif,.
Car il ne vaut pas grand-chose dans la pratique puisque mis a mal et trahi par toutes les élites gouvernantes, politiques et ecclésiales.
Pour être clair et faire court : colonialisme et immigration même problème.
Problème universel, en fait, de la domination et de l’exploitation de l’homme par l’homme.
L’homme peut-il, veut-il, se libérer de la colonisation ? Des colonisations qu’il subit au quotidien ?
La vie dans une société fondée sur le profit est criminogène.
Ne pas le dire est aussi un crime.
Et dire, qu’en société, l’humain peut se montrer très animal, est faire injure aux animaux. Ils ne méritent certainement pas d’être comparés aux hommes qui, seuls, font sciemment souffrir leurs semblables pour satisfaire leurs propres plaisirs. (1)
Le reste, tout le reste, n’est que mauvaise littérature et démagogie de très, très, très bas étage, habillée, bien sûr, de mots.
Ronflants, impressionnants toujours…il faut bien trouver un système pour faire croire aux gogos que pour résoudre tous les problèmes sociaux, humains, il suffit d’élire des représentants qui les défendront contre les exploiteurs.
On voit où nous en sommes...
(1) À ne pas confondre avec besoins.
10:05 Ecrit par Maurice CARON dans actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique
17/05/2006
Airbus vs Boeing: beau comme l'antique?
Eh oui !
Il ne fallait pas s’attendre à autre chose.
777, 787, Airbus 350, 385…
Et la suite…
La bagarre continue. A coups de milliards d’euros et de dollars. A coups de subventions aussi.
De part et d’autres, d’ailleurs, les américains étant les plus malins dans ce domaine.
Et surtout les plus impudents. Administrant des leçons aux Européens alors qu’eux-mêmes usent et abusent de leurs propres aides militaires qui ne cessent de grimper.
Tout ça pour quoi ?
Pour aller, une fois de plus, plus vite, plus haut et faire plus fort en matière de transports aériens et de pollution atmosphérique et de dépenses énergétiques qui en découlent ma-thé-ma-ti-que-ment.
Car, quoi qu’en disent les ingénieurs attachés à la diminution des crachotements asphyxiants et, surtout, à l’écrasement des coûts, l’avion qui vole sans brûler de kérosène, et sans polluer bien sûr, n’est pas près de voir le jour.
Vu que la seule énergie non polluante, restera toujours l’énergie musculaire.
A ceci près, certes, qu’en boulottant, buvant et respirant une foultitude de cochonneries chimiques, les résidus de combustion à l’intérieur du corps humain, en clair, les excrétions diverses et malodorantes vous voyez ce qu’on veut dire, sont toujours là et polluent à leur tour.
Mais infiniment moins, c’est vrai.
Cela dit, la course à la pollution prospère, merci pour les bénéficiaires, et les gogos qui l’alimentent paient.
Car, il, - vous et moi - paient ET la fabrication des systèmes pollueurs ET la dépollution ET les reliquats non dégradables ad vitam…et nauseam
La cohérence du genre humain n’est pas prête à nous convaincre de sa justesse de vues.
Quelques preuves par-ci par-là ?
Au hasard tiens.
Toutes les sources nouvelles et inattendues de largages de gaz à effets de serre, qu’on découvre, de temps à autres et qu’on n’avait, jusque là, pas encore soupçonnées.
Ainsi des poches de méthane sous marines prêtes à péter mais on ne sait pas quand, les émanations humaines et animales (on ne sait pas qui émane le plus…), les sources végétales, de la simple et banale verdure aussi, qui s’y mettent bien plus que l’on ne s’y attendait, bref, plus le temps passe et plus on en trouve.
Sans compter qu’on révise, constamment, à la baisse, les ‘’puits’’ possibles d’absorption du CO2, un des principaux responsables du réchauffement. Mais dont on vient d’apprendre qu’il n’est pas le plus dangereux.
Tous les espoirs sont donc permis. ! Youppie !
Ce qui fait que, de façon très cohérente, on fabrique de plus en plus de zincs, de plus en plus de bagnoles, on pousse les feux à la ‘’modernisation’’ des pays pauvres, on incite à la consommation de biens industriels…
Ouf !
Il y a, bien sûr, les scientifiques, toujours de renom, qui nous assurent que, de toutes manières, ‘’on’’ - prudents, ils ne disent pas ‘’je’’ ni ‘’ils’’,- trouvera une solution.
Aux calendes comme d’habitude.
Dont l’échéance arrive.
On ne sait pas quand ?
‘‘On’’ verra bien…
Vous vous rappelez l’atmosphère ambiante à Rome juste avant l’arrivée des Barbares ? Enfin, de ceux qu’on appelait ainsi en supposant que les Romains ne l’étaient pas ?
Eh bien les patriciens, mais pas seulement, les plébéiens aussi, y allaient de l’hyper consommation de biens matériels, de jouissances effrénées et de rigolades pré catastrophobes ou philes, c’est selon.
Pour faire court, sentant confusément le danger d’un clash majeur du Système, on s’en mettait plein la lampe et autant dans les poches.
Ca ne vous dit vraiment rien tout ça ?
Cette ambiance, cette atmosphère là… ? Le combat du siècle, ou de ce début de siècle qui sent fort sa fin d'une ère...
Mazette! Quel combat de Titans!
C'est beau comme l'antique non?
Comme la Rome antique alors?
12:03 Ecrit par Maurice CARON dans actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique
Homosexuels et Témoins de Jéhovah: même combat?
Cette aversion ancienne à l’égard d’une partie de la population, a été systématiquement dictée par des idées cent fois, mille fois reprises par des autorités, des lois, et une opinion formatée à cet égard.
Ce processus fonctionne toujours.
A l’encontre cette fois des Témoins de Jéhovah.
Certes, les principes de fond animant ces groupes sont fondamentalement différents.
Néanmoins, longtemps ils connurent les mêmes épreuves.
DANS LES CAMPS D’EXTERMINATION
Qu’on se souvienne.
Les homosexuels ont été persécutés par les nazis.
Ils étaient considérés, au début, comme des marginaux, puis des déviants, enfin des dangers publics.
De ce fait, ils ont été montrés du doigt par les autorités et jetés en pâture au bon peuple bien pensant et bien nazi, y compris ceux qui ‘’ne savaient pas’’. Tout heureux, ce bon peuple, de trouver ainsi une classe d’individus dont la conduite, consacrée épouvantable, rendait la leur enfin vertueuse.
Le nazisme y a acquis une part de sa ‘’respectabilité’’ et de sa ‘’noblesse’’.
Puis lesdites autorités ont pondu des lois qui leur ont permis, en toute sérénité d’esprit, de faire dans le légal.
C’est-à-dire d’expédier dans des camps de travail et/ou d’extermination une flopée d’homosexuels affublés du tristement fameux triangle rose qui, à la fois, les distinguait des autres prisonniers et les désignait à leur amertume et leur rage impuissante mais vengeresse...sur plus faibles qu’eux.
‘’HEIL HITLER’’ DE FORCE
Dans le même temps, voyez comme c’est drôle, les Témoins de Jéhovah ont été, eux aussi, désignés à la vindicte populaire teutonne par le pouvoir nazi qui n’acceptait que les religions complices, catholique, protestante et, un peu orthodoxe mais tant qu’elle ne frayait pas avec les slaves.
Lesquelles religions ont d’ailleurs, contribué activement en votant, au sein de commissions officielles, l’élimination de la…secte.
Les mêmes mots, les mêmes persécutions...
L’Histoire, ou plutôt ceux qui la font, se répète.
Puis, dès l’accession au pouvoir du sinistre caporal, les lois sur mesure, ont été promulguées et, seulement trois mois plus tard, les Témoins de Jéhovah ont été interdits, pourchassée, arrêtés, torturés, décapités, ou envoyés dans les mêmes camps.
Avec, sur eux, le triangle violet qui les désignait comme particulièrement réfractaires parmi les plus dangereux pour une raison fortement préjudiciable au régime : ils refusaient même de participer à l’effort de guerre.
Y compris en fabriquant, dans les camps, des objets usuels qui pouvaient servir aux soldats.
Même des ceintures, des uniformes ou des couvertures militaires, c’est dire !
Contre les Témoins, les nazis ont été plus loin encore qu’avec tous les opposants disons habituels : tous les corps de l’Etat s’y sont mis.
Y compris les enseignants qui contraignaient les enfants de parents Témoins de Jéhovah, à saluer à l’hitlérienne et à chanter l’hymne national.
Les gamins, solides dans leurs principes, ont refusé de lever le bras en criant ‘’Heil Hitler’’ et d’entonner le ‘’Deutschland uber alles’’ ou le ‘’Horst Wessel Lied’’.
Comme la grosse majorité de ces gosses a refusé de plier, elle aussi, aux diktats, ils ont été montrés du doigt, punis, frappés puis, expédiés dans des prisons, ou des maisons de redressement.
LE BON JOSEPH STALINE
Même attitude du gouvernement…soviétique.
Lorsque les Témoins de Jéhovah étaient ‘’jugés’’ dans des procès moscoutaires, c’est-à-dire sans avocats, en accéléré et par paquets de dix, les enfants étaient, eux, expédiés manu militari dans des orphelinats d’état alors que leurs parents, séparées la plupart du temps, étaient envoyés dans le Goulag.(1)
Des centaines, des milliers ont, ainsi, passés dix, vingt, trente ans dans des camps soviétiques, et pas seulement en Russie mais également dans tous les pays ‘’frères’’, et certains ont même été ‘’libérés’’ das camps nazis par les soviets qui les ont remis dans des camps similaires deux à trois ans plus tard.
Un demi siècle dans des camps, qui dit mieux ?
Alors ?
Sommes nous représentants officiels des homosexuels ou les Témoins de Jéhovah ?
Evidemment pas (2) mais nous trouvons curieux qu’aujourd’hui, les dirigeants d’un pays qui s’honorent de combattre le nazisme, le racisme et l’exclusion sous toutes ses formes, acceptent, voire s’activent, d’un côté à honorer les homosexuels, et de l’autre à déshonorer et persécuter les Témoins de Jéhovah.
Et ce malgré la création, récemment, de la fameuse Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations (HALD).
Mais que fait-elle dites moi?
Car les souffrances d’une catégorie de population, dues à une politique d’exclusion et de persécution voulue par l’Etat lui-même, nazi en l’occurrence, se répètent aujourd’hui du fait des agissements d’un autre état, le nôtre, alors même qu’il dit lutter contre les discriminations qui en sont les causes.
Certes, les camps de concentration et d’extermination ont disparu, mais pas dans la tête du bon peuple, formaté non seulement par les medias, mais par les autorités elles-mêmes dont, d’ailleurs, l’opinion en la matière est dictée par celle des associations dites de protection de la famille et de l’individu.
Les persécutions homophobes étaient fondées sur des idées complaisamment répandues dans le public par les autorités en place.
Vont-elles disparaître ?
Les autorités de l’Etat travaillent dans ce sens.
Le font-elles à l’égard des idées complaisamment répandues par…elles-mêmes ?
(1) On peut, à cet égard, trouver intéressant, de faire un rapprochement entre la haine éprouvée et manifestée par les communistes à l’égard des Témoins de Jéhovah en URSS et…en France où un représentant élu du peuple, communiste apparenté, se plaît non seulement à les insulter bassement, protégé par son mandat parlementaire, et à les poursuivre de ses permanentes accusations.
(2) Juste au passage, aucun article de Journal-Info n’est rédigé par qui ne serait pas journaliste, carte professionnelle à l’appui. Non pas que les non journalistes qui nous entourent n’aient pas leur mot à dire. Néanmoins, nous tenons à un métier que nous tâchons d’honorer dans un milieu journalistique qui se déshonore.
08:45 Ecrit par Maurice CARON dans actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique
16/05/2006
CLEARSTREAM, IUFM EDUCATION NATIONALE, CLASSES MOYENNES: SEMAINE COHERENTE
En sortir, en sortir, pas indemnes pour certains. En particulier pour le ou les lampistes désignés d’avance.
Comme cela se pratique généralement dans nos charitables pays chrétiens, on appelle ces lampistes, pour faire plus élégant, des fusibles.
Parmi le choix qui se présente, on en connaît au moins un dont le képi pourrait bien se transformer en casquette voire en chapeau que, sans se tromper beaucoup, on voit venir le moment où on va lui demander bien gentiment de le porter.
CLAIR OBSCUR
Cela dit, nous ne vous ferons pas l’injure de vous traduire en français le mot Clearstream, ou plutôt si allez : exégèse : clair courant.
Mille excuses, c’est notre côté magistralement magistral de premier de la classe.
Mais bon, juste pour dire qu’à) propos de cette archétypique affaire, en fait de clair, on penserait plutôt à celle, vous savez, cette ‘’obscure clarté qui tombe des étoiles’’ (1), l’obscurité en plus, et les étoiles en moins (2).
Un clair très obscur quoi…
Or donc, nous vous avions récemment parlé de la femme de Jules César qui ne devait être même pas soupçonnable, afin de mériter d’être ‘’seulement’’ la femme du chef du plus grand empire mondial, ce qui n’était pas rien.
En d’autres termes, et comme le disait César lui-même, l’autre, celui du Picon grenadine du bar du Vieux Port, ‘’L’honneur c’est comme les allumettes, ça ne sert qu’une fois’’…
En rappelant à de bonnes vieilles valeurs, nous espérions un petit frémissement, un bon mouvement, une réaction quoi…
Rien du tout !
Ce discret appel du pied n’a éveillé aucun sentiment de honte, ou de fierté blessée, chez les principaux intéressés.
Soit ils ne nous ont pas lu.
Après tout, parmi nos 150 et quelques lecteurs (les jours fastes), ne s’est-il trouvé probablement personne d’un peu concerné par le maelström médiatico-politique que personne n’ignore désormais.
Ou alors, l’honneur, la fierté, et tout le bazar moralo républicain, n’ont plus guère de signification ici-bas.
Dans les deux cas, c’est bien dommage.
C’est à désespérer que l’honneur et la fierté n’existent plus que dans les dictionnaires.
On rêve ?
Ben oui.
On rêve.
Du temps par exemple, où, gamins, nous enlevions notre casquette et cédions le haut du pavé, ou du trottoir, au premier dirigeant rencontré de notre ville ou village, que nos parents d’ailleurs, nous avaient appris à respecter non seulement pour leurs hautes responsabilités mais, surtout, pour la manière bien honnête dont ils les assumaient.
On regrette ce temps où nous croyions au Père Noël, à la réalité des hochets, à la fiabilité des promesses et à la teneur garantie en canard, affichée sur la boîte de la terrine du Périgord.
Mais aussi, nous rêvons encore à une époque où tout écart de conduite, du vulgum pecus et, a fortiori, d’un quelconque membre des castes dirigeantes, amenait sur son auteur la réprobation de l’ensemble du corps social.
A cette époque, bêtement, le Bien et le Mal signifiaient encore quelque chose quoi.
Avez-vous remarqué côté sondages ?
Quelques experts en décorticage de l’âme du petit peuple, -ce sont toujours eux qui parlent-, nous ont dit qu’au fond, ben, les Français s’en moquaient un peu de toutes ces histoires.
Vu qu’ils ne les considéraient, en somme, que comme des chamailleries et règlements de comptes habituels un peu poussés du monde de la France d’en haut.
Chamailleries peu dérangeantes : il est impossible de trouver un vrai coupable, puisque quelque part et pour le moment, ils sont tous suspects de l’être, et que, de toutes manières, il est difficile de croire que dans tous ce pataquès, il semble encore plus difficile de trouver un vrai de vrai innocent.
Inquiétant non ?
Cela signifierait-il que, à notre humble avis, ils les considèrent comme habituelles ces bien troubles chamailleries?
Encore plus grave non ?
Ben oui !
Parce que : un, le jugement du ‘’tous pourris’’ semblerait donc pas si inadéquat que cela.
Deux : la moralité du peuple soumis et bien pensant qui, il y a des siècles, s’indignait pour bien moins que ça, serait donc tombée bien bas et finit par accepter en haut, ce qu’elle se permet probablement tout en bas.
Les relations entre les êtres censés civilisés, sont-elles faites de chausses trappes et autres coups fourrés dans lesquels les plus malins l’emportent ?
Et seulement dans les allées du pouvoir ou alors aussi au travail, dans l’immeuble, le lotissement, entre ‘’amis’’, dans le bus ou le métro, aux examens, en classe, bref, le monde serait-il donc immoral ?
Mais alors, vous-mêmes dites ?
Vu ce qui se passe et que personne ne peut désormais ignorer, l’humanité serait-elle devenue si moche ?
Ou est-elle apparue ainsi ?
Avec dans ses gènes la possibilité de le devenir ?
Ben dites donc…
Et dire que nous avons été coloniser les sauvages.
Qui sont devenus aussi malfaisants que nous.
Rappelez-vous Diogène.
Qu’on prenait pour un simplet.
Parce qu’il cherchait un homme.
Digne de ce nom.
Nous qui croyions que gouverner c’était d’abord donner, être, un exemple.
Ou tout du moins agir en mettant en accord le discours et la démarche.
Pour faire simple et comme disait un infortuné insulaire à lunettes et cheveux blancs frisés en vacances et accessoirement ex-éventuel-futur-candidat qui ne le sera probablement pas, la cohérence en politique, l’honnêteté pour user de grands mots, c’est dire ce que l’on fait et faire ce que l’on dit.
Ben mon ami…
Sacrée cohérence là-dedans.
AMI DE PURE RACE
Enfin ! Ce qui nous console, c’est que, l’autre matin, une radio nous a concocté un sujet pétaradant et très spécial sur le dénommé Piéraz.
Vous ne connaissez pas ?
C’est le nom de ce crack de cheval, dont on a fait un clone et qui a été acheté je ne sais combien de millions de dollars par un émir de Dubaï qui protége la race chevaline en collectionnant des flopées de canassons chez lui.
Et en les cajolant à grands renforts de douillets logements climatisés, de litières high-tech, d’aliments pré digérés et de musique grand siècle.
Ce qui doit hautement réjouir les Palestiniens voisins qui, eux, n’ont plus rien à croûter et claquent du bec.
Cohérence non ?
Mais plus grande cohérence encore, le fait que pour pouvoir se payer ses petites folies protectrices de la gent animale et de la Nature, notre ami émir vend à toute la planète du pétrole bien polluant.
Contribuer ainsi à polluer la Terre et en même temps protéger l’Environnement, en oubliant, un peu au passage, ses frères humains et en religion, n’est-il pas d’une grande cohérence ?
Au fait, un copain de notre ami émir, du Qatar lui, protège les sprinters humains. Vu que là-bas, le dénommé Gatlin a couru le 100 mètres plat en 9 secondes et 76 centièmes. Ce qui ne démontre pas très clairement d’ailleurs la supériorité de l’homme sur la bête.
Sur le lapin par exemple, puisque quoi qu’on en dise, la bête est plus rapide, entend bien mieux puisqu’elle d’immenses oreilles, et est très économique puisqu’elle ne mange que des carottes, et court toujours gratuitement, surtout lorsqu’elle a des chasseurs au derrière.
Mais on pourrait, évidemment, estimer l’humain supérieur puisque si le coureur du Qatar court un peu moins vite que le cheval de Dubaï, il chante, tout de même, bien mieux que lui.
ON DELOCALISE OU ?
L’emploi ?
La cohérence règne là aussi évidemment.
Dim file ailleurs. En Chine évidemment.
La SOGERMA vire 1100 bonshommes.
Because ?
Pas rentable cette dernière!
‘’Mon œil disent les syndicats. C’est la faute à la direction qui a voulu soulever un marché à Airbus Deustchland, et a fait des aménagements hauts de gamme sur certains avions en dessous du prix coûtant. Pratique d’ailleurs, interdite aux supermarchés. D’où, pertes sèches. Qu’on veut mettre, aujourd’hui, sur le dos de l’entreprise. Des employés quoi. Qu’on caresse, évidemment, dans le sens du poil, en clamant haut et fort qu’ils sont les meilleurs du monde.’’
‘’Scandale financier, voleurs, pas-de-parole’’, couinent les élus locaux qui ont mis la main à la poche pour faciliter l’installation de ce bel exemple du savoir faire français en matière de maintenance de zincs civiles et militaires.
Petite parenthèse : comme nous le disions l’autre semaine, la supériorité de la femme sur l’homme pour la future présidence de la République est, une fois encore prouvée.
En effet, au sommet de ces erreurs de gestion, règne…une présidente directeure générale.
Macho ?
Surtout pas.
Simplement pour dire que le meilleur chef d’état ne doit pas avoir les cheveux blonds et les yeux bleus. Les chauves aux yeux marron cochon sont aussi acceptés.
Au fait, il a des yeux de quelle couleur François ?
Bon. Pour DIM et la SOGERMA, on aurait pu espérer que vu l’engagement de l’Etat ( de l’argent des contribuables), on aurait pu espérer, sinon un peu de reconnaissance du ventre, du moins un simple respect des engagements, ne seraient-ils que moraux.
Cohérence évidente n’est-il pas dans tout cela?
Par temps de chômage, elle devient réellement aveuglante.
Comme doit, probablement l’être, cette inquiétante, et accélérée, baisse du pouvoir d’achat des classes moyennes.
Non seulement en France, mais en Europe et même dans le monde.
Le grand capital qui démolit sa principale vache à lait, pourvoyeuse d’impôts et animatrice, au premier rang, de l’économie planétaire, c’est cohérent non ?
Marx disait bien que le capitalisme était simplement stupide car suicidaire et autodestructeur mais on pensait, jusqu’ici, qu’il exagérait.
Le plus grave est bien qu’il n’a même pas l’air de s’en rendre compte le grand capital.
Encore que…
A voir le spectacle que nous donnent certains pays africains, américains et asiatiques, où les ‘’élites’’ amassent les richesse au milieu d’un océan de crève la faim, on voit où le Système, tout le Système, se dirige.
D’un côté les pauvres, de l’autre les riches. Enfin, très riches et super riches en face de très pauvres et super pauvres.
En effet, c’est nouveau, les smicards entrent, désormais, dans la classe des pauvres.
Pourtant c’est bien la cheftaine du MEDEF (3) qui avait dit que le SMIC français était somptuaire ?
Elle a dit ça en reprenant, d’ailleurs, tout bonnement les termes du travailliste Tony Blair (travailliste ça veut dire socialiste en anglais) lequel, dans le Financial Time nous avait une fois de plus dézingués en disant que le salaire minimum frenchie était un ‘’mauvais exemple européen’’ donc destructeur de l’économie.
L’avenir bonnes gens ?
Eh bien il est déjà là.
Regardez ce qui se passe en Inde, en Chine, et dans une foultitude de pays qu’on appelait, il y a quelques lustres, sous développés.
Comment ça se passe là-bas ?
Eh bien il y a les riches.
Et les pauvres.
Nous y allons tout doucement.
Parce que vous n’imaginez pas que le mouvement, bien amorcé, va s’arrêter non ?
Au nom de quoi d’ailleurs ?
A votre disposition, vous avez les hyper pas cher pour vous goinfrer, les bagnoles à 5.000 euros [dans trois ans chez nous (4) ], et la télé pour rêver et éviter de penser, donc ne pas remettre en question, c’est-à-dire contester…que voulez vous de plus, bande de mécréants gloutons et voraces ?
BELLE OCCASION MANQUEE
Tiens, une cohérence de plus cette semaine !
L’autre jour, à Nice, réunion au sommet d’une douzaine des ministres de l’Intérieur qui mettent au point, une fois de plus, les schémas censés, en théorie du moins, réguler l’immigration et, accessoirement, le contrôle du terrorisme, du travail noir, de l’économie souterraine et de la délinquance inavouable bien que quelquefois évidente.
Excellent programme, mais servi par une armada de forces de l’ordre, de véhicules officiels, d’interdictions diverses et variées qui ont mis la traversée de la ville d’Est en Ouest à un peu plus d’une heure. Alors qu’il aurait suffi à nos studieux protecteurs, et comme le font certains chefs d’états, de se retrouver dans un arrière pays bien perdu, bien reposant pour eux et leurs entourages, très facile à sécuriser et pas dérangeant pour deux sous pour les populations locales.
Mais faire comprendre au petit peuple qu’il est commandé et qu’il n’est que peu de choses comparé à ceux qui le dirigent n’est-il pas tout à fait cohérent ?
Meilleure cohérence encore.
En même temps, et durant deux jours, la ville recevait environ, mille à deux mille voitures de plus, vu que le concours d’entrée à la deuxième année d’IUFM était organisé au palais des Congrès.
Pour loger ces bagnoles, un parking d’environ 5 à 600 places, juste devant le Palais.
Mais pour rappeler au petit peuple qu’il doit rester à sa place, il était réservé pour une centaine de voitures des…profs chargés de la surveillance.
Résultat : 400 place vides au milieu de la ville.
Cohérence non ?
Meilleure cohérence encore. Inouïe celle-là.
Le même premier jour du concours, arrivée du ministre de…l’Education Nationale, monsieur de Robien qui a été…visiter quelques maternelles.
Certes, il aurait pu venir, au moins saluer, les quelques 2 à 3000 candidats, futurs instits chargés des générations montantes de…maternelles et classes primaires.
Et ainsi se faire un peu de pub. De la bonne cette fois.
Et, peut-être, montrer l’intérêt que le ministre porte à son petit personnel?
Mais non !
IUFM ? Instits ? Concours ? Pffuit ! Le ministre connais pas !
Cohérence on vous dit !
(1)Relisez Hugo voyons…
(2) Sauf celles de l’étoile que vous savez.
(3) Au fait, cette dame, à propos de Clearstream, vient de déclarer…tiens, quoi au fait ? Ah oui, quelque chose comme, notre image n’est pas très nette à l’étranger du fait de cet imbroglio. Vous admirez la prudence ? Puisque, mathématiquement, c’est l’un ou l’autre qui l’emportera, mais qu’on ne sait pas encore lequel, mieux vaut ne pas prendre position très…nettement. Enfin pas encore…
(4) Toyota y est déjà en Inde…mais là-bas, la classe moyenne monte un chouia…à un niveau très…local. Elle rejoindra la nôtre, aux environs de 500 euros mensuels et ce dans trois à quatre ans…
09:15 Ecrit par Maurice CARON | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique

