29/07/2005

Miracle au bout du portable.

Ce n’est pas nous qui allons nier l’utilité du téléphone portable.

D’abord parce que, si nous le faisons, vous allez, à juste titre, nous agonir de sottises du genre classique, ‘’Va donc eh ringard’’, ou, plus amène et charnellement humain, ‘’Ouai c’est bon pour la com’’, ou ‘’Pour parler à ma copine que j’en peux plus’’ ou ‘’Pour causer à mon mec que y en a qu’un comme lui’’,voire, pour les agressifs, ‘’Paranos et schizos,  tous au gnouf !’’

Ensuite parce qu’en cas de panne ou de crevaison (de voiture de voiture) c’est bien utile et, puis, il n’y a rien de mieux pour avertir la police d’un accident dont on est le témoin.

Même, magie du progrès, qu’il est aussi inouï qu’indispensable, vital même, de pouvoir se photographier et d’envoyer son image à l’être aimé(e) voire pour jouer comme les Anglais à qui filmera le baston, le plus crétin et le plus trash avec les passants qui n’ont rien compris au si fin  humour british.

Tout cela est bien connu de la fine fleur de nos amis qui est bien consciente que sans le portable…prout, plud’bonhomme ou de bonne femme.

Bref : ON NE PEUT PLUS VIVRE SANS !

Ceci dit, mon épouse préférée et moi-même avons acheté, chez Darty- si-t’as-pas-confiance-tu-vas-chez-Carrefour-et-c’est-pareil, deux téléphones portables Alcatel, la marque aux PDG parachutes dorés, d’un modèle ancien. Très ancien. Du genre rien que pour se parler.

C’était il y a deux ans.

Le contrat était signé non pour un forfait mais pour l’usage de cartes. On n’aime pas les fils à la patte et le collier de chien.

Parce qu’on se méfie de celui qui tient l’autre bout de la laisse vous pas ?

Au bout d’un an et demi, tout juste, les deux téléphones en rideau.

Réparation ?

Chez Darty si-t’as-pas-confiance-etc-etc… ?

Ben oui !

La confiance était bien là !

On  nous a répondu bien poliment:

‘’Non monsieur, non madame, on peux plus réparer. Fini a pu pièces…’’

‘’Pardon ?’’

‘’Ben oui c’est normal, c’est un modèle ancien !’’

‘’Ancien ? Mais il n’ont que 18 mois !’’

‘’Oui mais le modèle date d’il y a 5 ans…’’

Argument béton.

Renforcé par un :‘’Entre nous, il faut les changer tous les deux ans c’est mieux. Et puis il y a tellement de perfectionnements en plus avec les neufs…’’

Une année de vie de chien compte, paraît-il pour sept années de la vie d’un homme mais une année de vie d’un téléphone en compte, au pif, environ 15 à 20.

Tout va si vite ma brave dame...

Vous savez quoi ?

On s’est remis à vivre à l’ancienne.

Et vous savez quoi ?

Ca marche !

On continue à se parler, on continue à se voir, tous les jours, on s’aime comme avant, on ne maigrit pas, certes, on est obligé de se souvenir des courses plutôt que d’appeler du bout de la gondole pour savoir s’il faut acheter du lieu noir ou du colin, mais c’est bon pour la mémoire. En plus c’est du poisson vous voyez.

Echec à la société de consommation : deux clients de perdus.

Oui mais. Parce que l’histoire universelle du Progrès triomphant ne saurait s’arrêter sur un si cuisant mais si piètre échec, voilà t’il pas qu’un gus me téléphone, avant-hier aux aurores et me dit, avec un accent bizarre de quelque part dans le système solaire, : ‘’Vous êtes bien monsieur Machin ? Monsieur Maximilien Gustave Machin ? Oui ? Eh bien cher Monsieur vous avez gagné un téléphone portable que vous offre Bouygues System and co etc etc..avec, tenez vous bien, téléphone SMS, 356.763 couleurs, camera zoom numérique et en plus cadeau de deux mois de communication à un tarif préférentiel de 10 euros TTC.’’

Un peu interloqué par ce sort mirifique et généreux qui m’a méchamment ignoré 60 ans de ma vie et qui se manifeste d’un coup en m’inondant de somptueux dons du ciel, je lui demande, ‘’C’est sûr qu’elles y sont toutes les 356.763 couleurs ? Et s’il m’en manque une ou deux, je peux rouspéter auprès de monsieur Bouygues?’’

Remarquez bien que je suis resté poli, je ne lui ai pas demandé si la machine gratuite faisait ou pas le café, mais j’aurai pu.

Un peu gêné d’avoir affaire à un demeuré, mon interlocuteur me dit, ‘’Mais ce n’est pas à Monsieur Bouygues que vous aurez affaire, c’est à l’entreprise.’’

Mais c’est bien sûr ! Voilà l’explication de mes malheurs. Une machine qui vend des machines. C’est pas humain cette chose !

Je comprends enfin pourquoi la Secu met si longtemps à me répondre. Il faut le temps qu’elle se mette en marche, qu’elle trouve le bon programme, qu’elle se goure une fois ou deux et qu’elle s’auto-remette en droite ligne, puis qu’elle s’arrête pour la pause café, qu’elle pique un petit roupillon, qu’on lui fasse son entretien courant, et puis qu’elle le coupe, le courant, vu que pour les machines, il faut aussi des RTT à cause de l’usure.

C’est pas comme les humains pour qui les RTT ne sont que du luxe de prolos à casquette.

Alors quoi ?

Eh bien j’ai fini par demander au monsieur si je pouvais avoir un téléphone comme avant, uniquement à carte.

Eh bien il m’a dit non.

‘’On vous fera un geste commercial et on vous offre, l’abonnement à 29,90 euro par mois. ‘’

‘’Offre ?’’

‘’Oui en payant 29,90 euros par mois.’’

‘’Non merci monsieur ai-je répondu,. Au bout de la laisse je me sens pas à l’aise.’’

‘’La laisse ?’’.

‘’Ce n’est rien, ce n’est rien, ai-je repris, estiment peu honnête de faire perdre son temps à un employé de monsieur Bouygues en lui expliquant mon refus philosophique d’une société moderne qui se prend les pieds dans le tapis en mélangeant les genres puisqu’elle confond les hommes et les bourricots.

Mais pour lui faire part poliment de mon sincère intérêt pour les avantages économiques de la délocalisation savante des centres d’appels à l’autre bout de la galaxie et ma connaissance de ma géographie du certif, je lui ai demandé : ‘’Au fait, vous appelez d’où ? De Calcutta ? De Marrakech ?De Tien Tsin, ou d’Oulan Bator’’

‘’Non monsieur, j’appelle de Villeurbanne.’’

Entre nous je ne l’ai pas cru vraiment mais bof, peut-être qu’à Oulan Bator, les mongols Extérieurs se mettent à se syndiquer aussi et à demander deux bols de riz par jour au lieu d’un et qu’à ce tarif, Monsieur Bouygues préfère ne plus délocaliser.

Voilà.

Toute cette diarrhée aussi verbale que matinale pour vous dire qu’une fois de plus, je n’ai rien compris à la société moderne, au progrès et que j’avais tort de ne pas faire confiance à une société qui a fait une OPA définitive sur le Dieu de la Chance et l’a guidé afin de me consoler de la perte irréparable de mon téléphone portable.

Génie du modernisme et des multinationales : un client triste et hop, un coup de baguette magique et le client est satisfait !

Car l’appel en question c’est vraiment, vraiment, le Hasard. Et la petite main virginale de mademoiselle Bouygues, - enfin on suppose -, qui a tiré le bon numéro – de portable – a été guidée par ce seul Hasard, quasiment la Divine Providence, puisque sur un milliard 758 millions 625 malheureux, c’est tombé sur moi.

Cet heureux hasard, je me répète, n’a donc absolument rien à voir avec le fait qu’il est survenu, exactement deux jours après que mon numéro de téléphone de portable ait été automatiquement résilié vu que je ne téléphonais plus. Et que le marketing et la gestion du fichier clients font partie de la stratégie de l’entreprise, comme de toutes les autres.

Le Hasard on vous dit.

Donc, comme on dit à Rome : MIRACOLO !

Tiens, au fait, vous savez que le pape est mort ?

Oh pardon…

09:40 Ecrit par Maurice CARON dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ECONOMIE

18/07/2005

Vacances; rêves de merguez au Sénégal

Nous habitons dans le Midi.

Très exactement dans le seul département de France où l’on a assassiné un député et où les gazettes et l’opinion générale de leurs lecteurs, ont déploré que le véritable commanditaire n’ait jamais été trouvé.

Ben oui. C’est le Var.

Bref, le seul département de France où il reste à bétonner.

Mais plus pour très longtemps.

Parce que la loi littoral, disent les maires du coin, c’est fissa à la poubelle.

Y affluent donc des touristes de plus en plus argentés, vu que les maires veulent faire ressembler leurs villes à celles de Riviera, la vraie genre Cannes, Nice ou Montez là haut, en plantant des palmiers dans tous les coins. Hyères est la ville phare. Avec ses foultitudes de palmiers aux dattes jamais mûres et les maladies des arbres qui vont avec.

Les touristes nantis c’est bon pour l’image, alors que prolos à casquette, ça ne rapporte pas grand’chose et ça sent mauvais.

Dans notre département, donc, arrivent des 75 et 69, voire 91et 92, (mais pas 9-3), mais aussi des British, des Teutons, des Bataves et des Scandinaves, et même quelques amerlos, plus quelques Saoudiens. Tout ça à fort pouvoir d’achat.

Nous nous sommes aperçus de cette invasion subreptice non par les plaques minéralogiques ou le type de bagnoles mais plus simplement par l’attitude des touristes qui les occupent.

On a vraiment l’impression qu’ils se sentent au Sénégal.

Ils enfourchent les VTT pour aller en ville – et qui servent d’ailleurs à rien en ville -  ou rouler sur les nationales, voire sur les bretelles d’autoroute comme s’ils étaient sur des chemins de terre, ou comme si les villes de la Côte était, définitivement, plantées à la campagne.

On les voit grouiller dans les supermarchés, en maillots de bain - faire peuple mais pas trop c’est de bon ton - et sans égards aucun pour la sensibilité délicate des indigènes, fleurant bon l’huile solaire, voire le patchouli mais pas le savon de Marseille, et regardant de haut les autochtones qui ont le mauvais goût de s’habiller en costume cravate et de travailler alors qu’il est tout de même visible qu’on est en vacances non ?

On s’attend même, à tout moment quand on les croise, à les entendre nous demander ‘’Toi y en savoir où être Géant Casino…’’ ou ‘’Station service, essence, voiture, vroum vroum, toi connaître ?’’.

Dans la circulation, les 83 s’entendent corner aux oreilles avec des ‘’Va donc eh paysans !’’ généralement réservés dans la capitale aux Méridionaux qui montent plutôt qu’ici aux Provençaux qui restent.

Aux terrasses, n’en parlons pas.

Affalés en troupeaux, en couleurs claires fraîchement repassées par la domestique du coin, parlant haut, et aisément reconnaissables aussi, avec leurs lunettes de soleil façon Brad Pitt, lunette portées surtout lorsque le soleil est couché.

Signe encore plus évident pour Elles, d’ailleurs, qui les plantent haut dans la chevelure, façon accessoire mode pour femme-homme active libérée et en chemin pour la success story…ou en quête de quelque brève romance…d’un été hélas, avec un primitif local bronzé et sentant fort la lavande Made in China, dont le souvenir mélancolique parfumera agréablement les conversations parisiennes de rentrée.

Aaaahhh !

Les vacances sur la Côte, dans le Var, au Lavandou, à Hyères, à Cavalaire…

Et ces soirées de rêve, ces effluves de merguez-parties avec suffocation assurée des voisins, leur linge parfumé et leur sommeil garanti vers les 3 heures du matin.

Du pur art premier !

Le rêve quouâââ !

11:06 Ecrit par Maurice CARON dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité

14/06/2005

Michaël Jackson: pas clair!

Michaël Jackson libre !
Bizarroïde cette histoire.
Et pas franchement très odorante.
Des deux côtés d’ailleurs.
Comme l’a fait remarquer un membre du jury : que dire de cette femme accusatrice du chanteur, qui laissait son gosse coucher dans le même lit que lui et qui vient, après des mois ou des années, crier au viol et réclamer à la justice des dommages et intérêts plus que confortables ?
Et que dire, tout de même, de ce ‘’révérend’’, ex-candidat à la Maison-Blanche, qui donne l’absolution à l’auguste libéré alors qu’il est moult fois prouvé et reconnu que ce dernier a bien couché avec des enfants, et pas qu’une seule fois.
Vous laisseriez, vous, vos gosses coucher dans le lit de qui que ce soit, illustrissime vedette ou pas, et estimer qu’il n’y a là rien que de très normal, voire, que cela s’insère dans une éducation bien conduite de votre progéniture?
On serait à la place du proc de là-bas, qui semble d’ailleurs devoir faire appel de la décision du jury, on pencherait, nous aussi, pour un appel mais dans les deux sens à la fois.
Au moins pour que toute cette affaire ne reste pas aussi ambiguë.

09:07 Ecrit par Maurice CARON dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité

10/06/2005

Samaritaine, sécurité, responsabilités.

‘’La Samaritaine’’ va fermer.
Certes, il ne s’agit là que d’une disparition annoncée d’activité commerciale toute provisoire ont précisé les responsables.
Disparition, aussi, non d’emplois mais plutôt d’un millier d’employés peut-être remplacés, à terme, nous apprend le ‘’Canard Enchaîné ‘’, par d’autres, plus ‘’haut de gamme’’.
Ces derniers correspondraient mieux, probablement nous dit-il, au nouveau statut de magasin de luxe que LVMH, patron du groupe, veut donner à cette grande surface, jusque là il est vrai, sinon un brin popu, du moins plutôt classes moyennes.
Comme ces dernières ont tendance à disparaître n’est-ce pas ?
Cela dit, les nouveaux employés en question, seraient-ils du genre plus propres et mieux coiffés, donc mieux payés, ou plutôt, du genre toujours bien propres et bien coiffés mais avec un très léger accent roumain, polonais ou bulgare et se contentant pour survivre, du désormais‘’traditionnel’’ bol de riz petit modèle?
-Traditionnel ?
-Les traditions, chers amis, il n’est pas interdit d’en changer et même très sain d’en inventer de nouvelles.
Par ailleurs, il faudrait paraît-il, pour rendre la totalité de l’ensemble, conforme aux normes actuelles en matière de sécurité, de…6 à 10 ans de travaux!
Cela vaut quelques questions.
En effet si ces aménagements, obligatoires évidemment, sont d’une telle importance, cela signifie, très clairement, que jusqu’à ce jour, - on suppose jusqu’au récent et dernier passage de la dernière commission de sécurité -, rien n’a été fait, rien n’a été constaté en ce domaine !
Donc, depuis des lustres, ce sont des dizaines, voire des centaines de milliers de clients et d’employés qui ont mis, sans le savoir, leur vie en péril afin que les affaires se déroulent sans heurt !
Quand le commerce va n’est-ce pas ?
Pourtant, depuis le drame du Bazar de la Charité en 1897 (129 morts), jusqu’à celui de St Laurent du Pont (147 morts), celui du CES Pailleron (13 morts), du tunnel sous le Mont Blanc (41 morts), en passant par les incendies des Nouvelles Galeries de Marseille (75 morts en 1938), du Bon Marché en 19127 et du Printemps en 1921, les autorités françaises n’ont cessé de s’incliner avec respect devant les dépouilles des victimes et de jurer leurs grands dieux que rien ne serait plus comme avant.
En foi de quoi tout a continué plus qu’hier et bien moins que demain…
Jusqu’à quand vont durer ces pantalonnades tragiques seulement pour les victimes et les leurs?
Jusqu’aux deux morts du dernier incendie du tunnel sous le Mont Blanc (bis) ?
Au fait, si des lampistes ont payé pour le drame de ce tunnel en 1999, combien de directeurs généraux, voire de présidents directeurs généraux de la société concernée ont-ils été mis en examen ?
Voire seulement entendus pour la simple raison que percevant des émoluments, confortables évidemment, ils étaient les premiers et principaux responsables, donc éventuellement coupables, des dégâts payés avec la vie des autres ?
Aujourd’hui, qui sont donc les responsables de ces multiples et permanentes ‘’ mises en danger de la vie d’autrui’’ du fait de catastrophes prévisibles, annoncées ou dramatiquement survenues ?
Il paraît pourtant qu’avec les nouvelles orientations gouvernementales, on ne va plus, désormais, badiner avec ces questions de sécurité. Règlement, règlement !
Bigre !
Chiche ?

09:06 Ecrit par Maurice CARON dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité

20/05/2005

Star Wars: la solution?

Certains d’entre nous nous ont fait remarquer – si si la com interne existe bien chez nous – que nous avions eu tort de qualifier les adorateurs de Star Wars de moutons schizophrènes.
Bon.
D’abord, nous n’avons pas employé de tels termes.
Trop compliqués déjà.
Et puis quelque peu insultants.
Mais, il est vrai que notre commentaire demande quelques explications.
Quid des schizophrènes ?
Ceux qui se constituent un monde bien à eux avec leurs propres valeurs et qui ne veulent pas en sortir ?
Dites. Le monde extérieur est-il si tendre que, quelque part, les plus faibles n’auraient pas le droit d’user de ce moyen pour s’en protéger ?
Et, quelque part, n’avons-nous pas tous, à des degrés divers, des tendances à utiliser toutes sortes de protections, des plus voyantes aux plus subtiles, afin de nous protéger aussi ?
Ne serait-ce qu’en accédant à des activités qui nous extraient du contexte social bâti sur des rapports de forces et non de compréhension mutuelle ?
Le jardinier du dimanche et le bricoleur du samedi après-midi n’usent-ils pas de ce moyen-là ?
Et le collectionneur de timbre ou de boîtes de camembert, voire, de zéros sur son compte en banque…
-Quoi ? Même les PDG… ?
-Bon, bon, il y a des limites. Il faut savoir s’appliquer à soi les règles morales, ou de vie en société plus simplement, que l’on applique aux autres, c’est vrai.
Mais au quotidien, face aux tensions, aux agressions, aux blessures permanentes, n’avons-nous pas tous recours à des médications diverses et personnalisées ?
Il est bien connu que nombre de dérèglements alimentaires, par exemple, ont leur origine dans une tentative d’auto-médication aléatoire.
La boulimie vous connaissez ?
Mais le grignotage anti-stress, la fringale de chocolat et le plateau-repas devant la télé, aussi non ?
Et les petites douceurs, les coupe-faim les bons petits plats et les pti’déj café au lait croissants beurrés ?
Ne sont-ce pas là nos petites drogues à nous, convenables, dont on se moque, mais bien utiles, - tout comme les drogues bien vraies et bien méchantes eh oui -, pour s’évader 10% du temps, afin de tenir les 90% restants ?
Et le recours à la ‘’réalité’’ virtuelle ne fait-elle pas partie de ces drogues-là ?
Toutes ces vies, en histoires et en images, auxquelles les réalisateurs nous invitent à nous identifier, Star Wars comprises, ne sont-elles pas des moyens d’échapper à la grisaille quotidienne dont beaucoup, à des degrés divers, tentent de sortir ?
Et à exister au travers des autres qu’on admire par impossibilité d’être à leur place ?
Alors ?
Films, 1° division, drogues dures, alcool, tabac, fric, bonnes femmes – et bonshommes – bagnoles, télé, fringues, maisons, Club Med, feuilletons, Star’Ac et Bachelor, même combat ?
Certes, il y a autant de variantes et de degrés que d’individus, mais le fond du problème n’est-il pas toujours le même ?
Heureux ceux qui peuvent dire qu’ils affrontent toutes les réalités sans faiblir, sans tenter de les éviter, sans avoir sous le coude, un moyen commode pour éviter le choc, voire l’amortir, ou en tous cas l’ignorer, au moins un temps.
Il en existe, tout de même, de ces individus capables de tenir bon sans faiblir.
Mais ils ont une place très spéciale dans l’échelle humaine.
On les appelle, puérilement mais de façon très vraie, les méchants et en termes plus animaux, des prédateurs.
Les vrais. Ceux qui mangent la réalité des autres. Qui se servent de leurs semblables pour se fabriquer leur réalité à eux.
Qui possèdent tout et en veulent toujours plus.
Il est vrai qu’on pourrait les classer parmi ceux qui usent, aussi, d’un super moyen pour calmer leurs craintes de l’avenir, mais dès lors que ce sont tous leurs semblables qui paient leur thérapie, on n’est plus d’accord.
Solution ?
Tenir debout tout seul, sans artifice n’est pas donné à tout le monde.
Faut essayer.
Et, aussi, penser à aider les autres à le faire.
Au fait, pour en revenir à notre Star Wars, on ajoutera que cette série est simplement une bonne recette, bien touillée et mise en œuvre mais pas un travail d’un génie qui découvre qu’il a pondu un miracle…et que quelque part, il est, lui, un peu miraculeux.
On le rappelle, Lucas est un gros futé : il a inventé une vraie secte, une quasi-religion où l’on retrouve la foi en la Science qui résoudra tous les problèmes, la recherche confuse et brouillonne d’un Dieu encore plus bizarroïde (la force, le côté obscur…), la croyance dans une race d’humains qui ira en s’améliorant (darwinisme social ?), ou en se dégradant, et la certitude dans la victoire finale du Bien sur le Mal, genre Debeuliou.
Sauf que, cette victoire-là n’étant toujours pas assurée, la porte reste ouverte, malgré les dénégations de George, à une suite au prochain, numéro…
Une bonne recette, ça rapporte toujours.
Malin on vous dit…
Ah, une chose encore pour résumer : depuis Molière, voire Esope, et probablement bien avant, les raconteurs d’histoires ont fait rêver l’Humanité.
Père Noël et Maître Yoda même combat.
Dès lors, vu le bilan de l’Humanité aujourd’hui, se nourrir d’illusions comme solution, même partielle, à nos problèmes quotidiens, est-il la bonne manière les résoudre vraiment ?
C’est votre prochain sujet de philo au baccalauréat.
Enfin, on voudrait bien.

09:56 Ecrit par Maurice CARON dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique

18/05/2005

Web danger!

Attention à l’Internet ?
Ben on vous l’avait dit hier ou avant-hier non ?
Les cochons, ça ne grouille pas que dans les élevages bretons.
Et les salopards, pas seulement dans les livres d’histoire ancienne.
Voilà donc que, après vingt ans de Web, on s’avise seulement que la toile c’est dangereux pour les enfants.
Prétexte annoncé à une plus grande rigueur de la loi pour empêcher les internautes de faire ce qu’ils veulent ?
Peut-être bien.
En attendant, si on peut saluer au passage la bonne idée du gendarme qui a mis eu point un logiciel de sauvegarde de nos mouflets, nous, on en propose un beaucoup meilleur, et pas du tout difficile à mettre en place.
Vous le connaissez d’ailleurs.
Il s’appelle P.A.R.E.N.T.S !
Eh oui !
Pour accéder au Net, il leur faut, et il leur suffit, de mettre en place un code du genre PATOUCHE ou S9G »+§& pour être tranquilles.
Ou alors, de mettre l’ordinateur dans la salle de séjour puisque nos gamins ne font pas seuls ce qu’ils n’oseraient pas faire en famille. Suivez notre fine allusion...
Ou aussi de faire participer la famille aux réjouissances webziennes. Après tout, ça incite à la communication familiale non ?
Ou encore de demander simplement à papa ou maman si on peut ou si on ne peut pas.
Il y a plein de truc comme ça non ?
Gratis en plus !
Quoi ce n’est pas possible ? Quoi, ça gêne les enfants ?
Parce que ça ne les gêne pas d’aller sur les sites pornos ? Parce ce que vous imaginez qu’ils ne sont pas attirés par ces machins-là ? Parce que les parents n’ont pas le temps ? Parce que au nom de la liberté, de l’égalité bref…on ne veut pas les brimer nos chères têtes brunes ou rousses ?
Bon !
Ecoutez. On n’a pas que ça à faire.
Vous faites comme vous voulez.
Après tout, c’est les vôtres hein ?

08:28 Ecrit par Maurice CARON dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité

10/05/2005

L'Art: Seguin ou Venise?

François Pinault a donc décidé de préférer Venise à l’île Seguin, temple éternel du savoir-faire automobile français, par la grâce de l’exemplaire Régie Nationale des Usines Renault.
Eternel…
Savoir-faire…
Exemplaire…
Bon, là n’est pas notre débat.
Notre vertueux et généreux mécène a donc choisi d’aller ailleurs, éduquer le petit peuple par sa munificence bien connue et son goût très sûr en matière esthétique et humaine donc.
Voire…
Car si l’on veut faire le bonheur du petit peuple déjà cité, pourquoi ne pas consacrer les sommes spectaculaires, - dévolues par la mécène à la glorification des artistes et de l’Art en général -, à quelque chose de plus simple, et de plus efficace selon nous : l’augmentation des salaires des prolos à casquette par exemple ?
Certes, tenter d’élever le niveau moyen de l’intellect du syndiqué de base est une œuvre sacrée – et difficile estime mon chef -, mais lui permettre de manger mieux et de s’acheter de temps à autres du cassoulet sans glutamate, tout Gershwin pour 10 euros et de pompes pas en plastique véritable pour sa femme, ne serait-ce pas plus…excusez du terme, humain ?
Car, dans ce bel effort d’éducation des masses laborieuses, on distingue, aussi, une petite envie d’autopromotion et du mécène et des marques qu’il représente non ?
Et vis-à-vis de l’Histoire, mazette quelle réputation ! Et de ses copains de la Haute donc ?
Oui mais l’Art, là-dedans, direz-vous, qu’en faits-vous ?
Avec un A majusculissime bien entendu.
Eh bien, chère mèdème, pourquoi ne pas permettre aux prolos en question d’aller à l’école plus longtemps et pour moins cher, afin de se former à l’Art en question avec des profs moins chargés ou plus bosseurs, avec ses propres goûts et ses propres moyens qui seraient, pourquoi pas, plus confortables ?
Oui mais les grands musées et tout le truc ?
Ecoutez, sans aller jusqu’à affirmer que l’art est morbide, comme on le couinait et grafitait en 68, - jugement un peu sommaire mais sur lequel nous pourrions débattre quand et si vous le désirez -, nous préfèrerons vous citer quelqu’un qu’il est impossible de taxer d’inculte et de partial de ce côté-ci de l’esthétique.
Picasso, vous connaissez ?
On lui a demandé un jour ce qu’il pensait, lui, des valeurs artistiques et/ou humaines, et des grands choix à faire quand il est important de les faire ?
Vous savez ce qu’il a répondu ?
‘’Si j’avais chez moi un Rembrandt, a-t-il dit, et que ma maison brûle et que j’aie à choisir entre sauver le tableau ou sauver mon chat, je sauverais mon chat.’’
Commentaire ?
Qu’il n’aimait pas Rembrandt ?
On n’en jurerait pas.
Mais nous aussi ici, même si on trouve que Rembrandt c’est très chouette, on préfère les chats. (1)
Et nous pensons, également, qu’à tout prendre, s’il faut faire de vrais choix, mieux vaut dépenser des tonnes de fric à faire vivre les vivants plutôt que les morts.

(1)Même si moi, celui qui tient la plume, je préfère les chiens.

11:00 Ecrit par Maurice CARON dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité

27/04/2005

Baiser volé.

La jeune femme qui avait posé pour la fameux portrait de Doisneau vient de vendre la photo que l’auteur lui avait envoyé en signe de reconnaissance. Un bon prix : dans les un million et demi de francs environ.
Largement mérité. Surtout après un demi-siècle d’attente.
Car il faut qu’on vous dise.
Cette photo, tout le monde l’a déjà écrit mais on explique, était ‘’montée’’.
En clair : le photographe demande à deux acteurs de mimer la scène et hop, il immortalise. Il fait et refait jusqu’à ce que le cliché soit bon.
On ne va pas chinoiser. Il a eu une très bonne idée. Il a pensé son truc et il l’a mis en oeuvre.
Bon bon…il n’a pas écrit dans la légende que c’était un peu fabriqué. D’autant que le style, - et l’envie des admirateurs du chef d’oeuvre que ce soit vraiment vrai -, font que l’ambiance, le résultat obtenu, enfin bref, tout va bien, le monde est content et le photographe surtout.
Ben parce qu’il a la gloire, normal, mais, en plus, il palpe.
Ben oui quoi ?
Vous croyez qu’il en a fait cadeau à tous ceux qui l’ont reproduite cette photo ?
Certes, certes, il a ‘’payé’’ les amoureux en leur envoyant un tirage. Pour deux bien sûr. En effet, pourquoi gaspiller d’autant qu’à l’époque ‘’on’’ ne se séparait pas aussi prestement qu’aujourd’hui. On se mariait pour la vie.
Donc, une pour les deux et ça va comme ça.
Bref. La photo rapportant pas mal, on le suppose, n’a jamais donné lieu à, sinon quelques droits d’auteur voire à l’image tout de même, du moins à.. .disons quelque chose, ou quelques choses, un petit peu quoi.
Ben non !
Rien du tout.
Alors que les artistes, quel que soit leur statut, ont droit à rétribution.
C’est quand même eux qui ont bossé. C’est quand même LEUR image qui sert à faire du commerce et à rapporter des fafiots non ?
Ca rappelle d’ailleurs l’histoire du film ‘’Etre et avoir’’. Si l’instit et les enfants ont touché des bricoles pour leurs prestations, ils n’ont jamais bénéficié des coquettes sommes qu’a rapporté le film. Bien réalisé d’ailleurs mais les acteurs y étaient, tout de même, AUSSI, pour quelque chose.
Oh bien sûr, la loi, la justice, tout ça, ont tranché.
Mais nous ça nous gêne bougrement.
Rendez à César vous connaissez non ?
Derrière ces oeuvres d’art, il y a tout de même quelques notions d’ordre moral qui passent non, et qui font une partie du succès ?
A l"époque, le baiser en question a-t-il été le seul à avoir été volé?
Et l’avoir dans tout cela ?
Qui l’a palpé ?
Pas joli joli tout ça.
C’est évident: on ne va pas payer tous les ouvriers de l’usine qui ont figuré dans un reportage sur les activités industrielles de la région mosellane, ni les Mongols ou les Papous qu’on voit dans les documentaires de notre écologiste bulot explorateur.
Mais pour les amoureux et les élèves cités plus haut, c’était eux, tout de même, les acteurs centraux. Ils n’ont pas été filmés en foule, mais bien en tant que personnages uniques et indispensable, vitaux, de l’œuvre photographiée ou filmée.
Alors ?
Oh rien.
On croyait seulement que les artistes c’était, avant tout, des gens de cœur, d’esprit, de sensibilité, des gens qui savaient avoir des gestes, LE geste, et pas seulement des caisses enregistreuses.
Eh oui.
Le monde n’est pas si fou allez.
Enfin pas tout le monde.

11:05 Ecrit par Maurice CARON dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité

Un monde fou, fou, fou!

Vous vous souvenez peut-être de ce film de Stanley Kramer en 1963 que Télérama, évidemment, nous présenta comme une réussite de GIGANTESQUE film burlesque ?
En réalité, il ne s’agissait, simplement, que d’une archi-classique pantalonnade américaine de série Z.
Il est vrai qu’à cette époque-là, elle pouvait tirer quelques rires au petit peuple étasunien, encore un petit peu cultivé.
Depuis, les réalisateurs hollywoodiens ont revisité nos fines plaisanteries de pétomane, disparu les années 1900. Elles servent désormais, à faire se boyauter les américains du Nord…et le reste du monde selon Bush.
Ce préambule pour dire simplement que nous avons pour coutume de rendre rendre, simplement, à leurs auteurs, la propriété de ce titre.
Mais surtout pour décrire ce que sera cette journée mémorable du 27 avril 2005, au début de laquelle nous avons appris pas mal de choses sur l’état mental et physique du nouveau monde selon Bolkestein, Seillères et Bush réunis.
Ce monde donc, nous paraît, sincèrement, mériter pour toujours plus ces trois qualificatifs : fou, fou, fou !
La journée nous est apparue historiquement folle.
Vous ne nous croyez pas ?
Allez !
On y va.
Ce matin, nous avons donc appris, mais cela ne nous a pas étonné plus que cela, qu’une usine alsacienne avait proposé à ses employés d’aller travailler en Roumanie, - où elle se délocalise -, pour…110 euros par mois !
Vous avez bien lu. Pas 1100 euros, 110 !
721 francs et 55 centimes pour trente jours !
Soit, 24 francs et 0512 centimes par jour !
Le plus délicat, dans l’histoire, c’est que M. Thierry Breton, notre ministre des Finances, interviewé sur France-Info, repoussait dédaigneusement du dos de la main la remarque précautionneusement impertinente du distingué intervieweur, en disant qu’il ne s’agissait là, que d’une simple caricature, n’est-ce pas cher ami, comme en voit rarement ici et là.
L’ennui est que le distingué collègue n’a pas éructé du tout. Non non!
Le distingué dialogue a continué sur le mode : merci monsieur le ministre de votre distinguée réponse.
Laquelle fut suivie, d’ailleurs, par une évidence du même tonneau. Non la privatisation annoncée d’EDF et GDF n’en sera pas une mais uniquement …une ouverture du capital. Nuance.
On peut croire notre ministre : France Télécom qu’il dirigeait jusqu’à avant-hier, n’a pas été privatisée, non. Son capital s’est simplement ouvert ( la gauche de M. Jospin y est pour quelque chose) jusqu’à en faire ce qu’elle est aujourd’hui, une entreprise privée d’où l’on débarque, petit à petit, tous les ‘’anciens statuts’’ jusqu’à ce qu’ils disparaissent à la retraite.
De toutes manières, nous a assuré Monsieur Breton, tout est fait pour recréer des emplois là où on a délocalisé sauvagement.
Exemple, donné la veille sur la même antenne : dans le Nord-Est sinistré, pour compenser la disparition de 8.000 emplois avec un plan Delors, on en a retrouvé depuis…1500 ! Un record !
Avec,au passage le scandale de l’usine Daewoo qui a palpé les milliards d’aides de l’Etat puis est partie sous d’autres cieux, managée à l’économie par un dirigeant d’une honnêteté tellement immaculée qu’il est coursé par la police coréenne tandis que chez nous, sous le gouvernement de M. Juppé, il a été décoré de la Légion d’Honneur…et qu’il est affilié à notre Sécurité Sociale !
Un monde pas si fou que cela dites vous ?
Non, c’est vrai, pas tout le monde.
Vous voulez une autre fine plaisanterie pour faire rire des Français bien plus heureux qu’ils ne veulent l’avouer ?
Les trois malheureux journalistes roumains récemment enlevés risquent d’y passer si leur pays ne retire pas ses troupes d’Irak.
Certes, on espère très fort qu’ils ne vont pas y laisser leur peau. Avant d’être des collègues, ils sont des humains. Point. Et leurs ravisseurs, des assassins.
Mais on craint, très fort aussi, qu’une fois libérés, on le leur souhaite, ils rentrent bien vite au pays encenser la fameuse entreprise alsacienne qui va permettre aux Roumains ravis, eux, de bosser enfin pour ce mirifique salaire qui va leur permettre de ne pas maigrir trop vite.
A moins qu’on soit fou de penser ainsi…
Autre info dans le genre fou fou fou ?
Ca y est. Boeing arrive et vend ses super hyper 787 au Canada…
Nos cousins québéquouais nous abindonnent.
Boeing ne va pas s’en tenir là. Il va en même temps faire condamner Airbus because les subventions interdites par l’OMC.
Laquelle OMC est bigleuse puisqu’elle ne sait pas (c’est fou ça !) que la maison Boeing, par le biais des commandes militaires, est vachement subventionnée indirectement par le gouvernement US.
Pour pouvoir bénéficier d’aides camouflées kaki, il faudra donc qu’on déguise les A 380 en bombardiers.
Qui c’est les fous dans cette pétaudière organisée par les Ricains qui nous ont délivrés en 39-45 et à qui il faudra dire merci jusqu’en l’An 3.945 ?
Quoi de fou encore ?
Tiens: Yoplait et Danone sont attaqués par les agriculteurs bio qui couinent que les yaourts que ces deux-là vendent, et qui sont appelés bio, sont tout sauf bio.
C’est eux les fous. Ils ne savaient pas, les pauvres, que la réglementation sur l’appellation date de 91. Or, le nom a été déposé avant. Surprise !
En clair, si vous dites un mensonge avant la loi interdisant de le faire, vous pouvez continuer à mentir jusqu’en l’An 50.000 !
Tout pareil que dans la cour de la maternelle alors ? Tout pareil coco!
Alors, on continue? On continue!
Encore une autre ?
Un auteur interviewé sur France-Info, toujours, vient de pondre un bouquin intitulé ‘’Al Qaïda vaincra !’’.
Brrrrr !
Et pourquoi donc monsieur qui nous faites peur ?
Parce que, dit-il, on alimente en armes et moyens de destruction massifs, la bande de sanglants cinglés qui vouent leurs holocaustes divers et variés à la libération des opprimés.
C’est là que ça devient carrément fou.
Nos élites ne voient pas, souligne l’auteur, que les islamistes ratissent large dans les myriades de peuples crevant de faim qui ne trouvent de mains secourables qu’auprès d’eux, les fous de Dieu.
Le monde occidental les laisse tomber, - c’est vrai mais il laisse tomber tous les petits blancs avec -, alors ils vont là où on leur prend la main. Pour l’armer bien sûr.
Et là où ça devient carrément dingue c’est que dans la lutte anti-terroriste, ceux qu’on pince sont les seulement lampistes et jamais (par hasard bien sûr) les têtes pensantes, qui décident et financent.
Pas fous eux!
Vous savez, ils sont issus de la caste des ‘’armons-nous et partez’’.
Ils connaissent eux.
Pire du pire, enfin, on, - nous la France -, signe de juteux contrats d’armement avec des…représentants saoudiens dont les liens avec l’honorable organisation sont connus.
Et d’autres pays, aussi occidentaux que nous, font de même puisque le 11 septembre 2001 (non, ça c’est un, vrai hasard à ce qu’il paraît), des pakistanais en cheville avec les talibans ont acheté 200 mini-réacteurs nucléaires…
Décryptage : pendant qu’ « ils », se préparent, nous, on fait du business avec eux ou leurs copains masqués.
Le business, le fric, faudrait être fou, pour cracher dessus hein ?
D’autant que c’est ça qui crée des emplois chez nous non ?
Vous vous rappellerez du 27 avril 2005 ?
Oui ?
Eh bien vous aurez drôlement tort.
Il va y en avoir plein d’autres comme ça.
La libéralisation de la France, de l’Europe, du monde entier va nous en offrir encore de pas mal.
Au fait, c’est vrai ce qu’on nous a dit ?
Qu’il faudrait être fou pour voir un rapport entre tous ces trucs et la Constitution Européenne?

10:30 Ecrit par Maurice CARON dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité

26/04/2005

Impôts: la barbarie?

Intéressant ce cadeau (mot inusité chez le percepteur) : faire remise de 20 euros à toute personne faisant sa déclaration par Internet.
Certes, cela facilitera le travail des employés, si tant est qu’ils arrivent, et leur système avec eux, à faire face à l’inondation de demandes de plus de 3 millions de contribuables usuels du Web.
Intéressant cadeau mais il est étonnant qu’aucun citoyen n’ait encore eu l’idée d’aller en justice au nom de cette mesure tout simplement discriminatoire.
En effet, la loi et la Constitution (non pas celle qui fâche, mais l’autre, l’ancienne, celle qui date de 89 et dont est issue l’actuelle française) proclame, impose, l’égalité des Français devant la loi et en particulier devant l’impôt.
Le fisc vient donc, tout bonnement, de s’asseoir sur ce principe fondateur.
Ce qui s’apparente, en plus, à une véritable mise à l’écart des handicapés de l’informatique à une heure où nos ministres de tout poil nous prêchent le devoir de lutter contre toutes les formes de ségrégation et de discrimination.
Et dire que certaines de nos éminences ont prêché pour que soit réduite la fracture ET sociale, ET numérique…
Notons, en outre, que ces 20 euros seraient les bienvenus chez les plus petits imposés, généralement les plus âgés, faiblement contribuables car aux ‘’revenus’’ les plus minces, mais, justement, pour qui le peu qu’ils paient écorne vilainement les maigres subsides consentis par les organismes dont ils dépendent.
D’autant que les malheureux n’ont pas les moyens physiques et financiers, vu leur âge et leur statut de retraités, d’être des familiers de la Toile.
A qui doit-elle dire merci, la France d’en bas, pour cette mesure on ne peut plus humaine ?
Il faut bien avouer que pour ce qui est de l'art et la manière de se débarrasser de ces vieux qui dérangent, notre société française droit-de-l'hommiste par excellence, s'y entend fort bien.
Il n'est que de voir la façon bien à elle dont elle se refuse à rembourser tout ce qui, via l'amélioration de leur vue et de leur dentition, pourrait leur permettre de vivre plus longtemps, pour comprendre que le but ultime de nos élites est, à terme, d'éliminer tout ce que notre pays compte encore de fauchés ou d'improductifs.
En douceur bien entendu.
On sait vivre nous.
On ne fait pas ça comme outre-Rhin, il y a une soixantaine d'années...
Même si on y va tout droit et tout doucement.
Archimède, vient de me souffler mon ami turc Iskander, n'a pas pas seulement passé une partie de sa vie à s'essuyer en s'émerveillant de sa trouvaille. Il a, aussi, noté qu' ''Une société qui rejette son passé ne peut plus avoir d'avenir''.
Déjà no future?
De son côté, Platon ajoutait, lui, qu’une civilisation qui ne respecte plus ses vielllards, se coupe de ses repères. Elle est mûre pour la barbarie.
De nos jours on est plus élégants : on appelle ça le jeunisme.

22:37 Ecrit par Maurice CARON dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité

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