14/12/2007
Kadhafi, Poutine, Chavez et…les autres.
La venue du colonel Kadhafi nous attriste fort.
Tout d’abord parce que compte tenu du fait que par ses nombreux d’armes, de gloire aussi et de profonde humanité, il n’ait jamais réussi à obtenir de son souverain peuple, un avancement au grade de général auquel ses vertus le destinaient à l’évidence. Comme quoi, les peuples sont bien ingrats allez…
Faites leur du bien, ils ne vous en seront pas reconnaissants.
Ensuite, cette venue nous attriste aussi car elle donne lieu à des empoignades d’une sincérité émouvante.
On vous raconte ?
Déjà la gauche qui couine...
Forte de sa bonne conscience, elle a toujours applaudi à tout rompre lorsque, de par le vaste monde, il s’est agi de défendre la veuve et l’orphelin. Et d’insister pour tenter de faire croire que le cœur est à gauche et pas ailleurs.
Sauf que…
Ainsi, elle applaudissait à tout rompre au beau temps de l’union de la gauche de gouvernement, en ne prêtant d’ailleurs pas une attention exagérée aux massacres staliniens. Fporte de sa bonne conscience, elle applaudissait tout autant à quelques hoquets de l’Histoire, du genre de ceux qui émaillèrent la conquête du pouvoir cambodgiens par, eh oui souvenez vous même si vous n’étiez pas encore nés, les Khmers Rouges.
Résultat de cette conquête de la gauche de là-bas: deux millions de morts.
Innocents évidemment.
A l’époque, dans ce micro paradis de gauche, il suffisait de se déplacer à bicyclette pour être taxé de capitaliste – les écolos rasaient les murs, les pauvres plus encore- et si vous aviez le malheur de porter des lunettes, vous entriez directo dans la catégorie des intellectuels, et dans le programme de rééducation par le travail forcé et les camps de la mort.
Et si vous aviez le front de douter quelque peu, ces savantissimes révolutionnaires avaient le choix: dans les deux cas, pour les discuteurs, c’était le camp de travail et la peine capitale si vous aviez le mauvais goût de renâcler ou de plaider non coupable.
Tout cela, sous les applaudissements des grands esprits de gauche, y compris même, mais oui, des journalistes de la presse intello, le ‘’Monde’’en tête et, bien sûr, des élus de gauche de notre pays.
Certes, ils finirent par faire amende honorable mais durant le temps qu’il leur fut nécessaire pour étudier la question, des centaines de milliers d’affreux capitalisto-intelectuels y perdirent la vie et dans les pires conditions.
Le temps a passé. Qui ne fait rien à l’affaire puisque aujourd’hui, le gouvernement actuel du Cambodge est confronté à (ou met) tous les obstacles possibles, pour ce qui est de la constitution d’un tribunal local des massacres passés. Au point que certains dirigeants actuels ont fait partie des instances dirigeantes de l’époque.
LES BEAUX EXEMPLES
Nous n’avons, d’ailleurs, pas à leur donner de leçon dans ce domaine, pour ce qui touche au recyclage des fonctionnaires collabos.
En effet, notre pays n’a eu à sa disposition, à l’issue de la guerre, qu’une administration ayant ‘’travaillé’’, sinon pour, du moins ‘’sous’’ les Allemands durant trois à quatre ans.
Celle-ci terminée, il fallait bien faire repartir la machine. Et n’utiliser exclusivement ‘’que’’ des résistants, et des vrais, aurait été impossible.
D’autant que de l’avis de ces vrais là, leur nombre fut miraculeusement multiplié par 50 ou 100 au…lendemain de la LIbération.
Les résistants de la 25° heure, on connaît…
En Allemagne ce fut pire. Chez eux, on recycla tout bonnement les nazis.
Les statistiques sont cruelles : non seulement on en retrouva à quasiment tous les postes clés de la République Fédérale d’Adenauer, mais 80% des gardiens des camps, nazis mais aussi tortionnaires avérés, ne furent pas inquiétés.
Beaux exemples non ?
Quant aux forces d’occupation, elles se dépêchèrent bien vite de mettre la main sur les hommes les plus précieux de la Science, de la Recherche, de l’Aéronautique ( le plus bel exemple Von Braun père de la NASA), de l’Industrie, de la Finance et du Renseignement, pour améliorer leurs propres outils de domination du monde libre. Ou qui dit l’être.
Ce n’est pas d’hier : le fric n’a pas de frontières.
Les usines allemandes dans lesquelles s’abritaient pas mal de capitaux américains, et qui furent miraculeusement épargnées par les bombardiers, US en sont une preuve.
LES BONNES AMES
Tout ceci pour dire que les couinements de douairière indignée des élus de gauche sont d’une hypocrisie au moins égale à celle de certains de leurs homologues de droite qui se parent de la toge des vertueux pour stigmatiser un Nicolas Sarkozy qui ose être pragmatique, nous on dirait bassement matérialiste, alors que ses accusateurs l’ont été ou le sont encore mais sans le dire, en catimini.
A droite donc, ce n’est guère mieux. Certains, tout de même, ont refusé de venir voir le fantaisiste dictateur au béret à l’Assemblée Nationale. Pour eux, la morale, ancien modèle signifie encore quelque chose.
Il faut bien dire qu’à droite comme à gauche, il devient désormais difficile de savoir avec qui on peut faire ami ami en gardant sa virginité.
Faire risette à Kadhafi ? A Poutine ? A Chavez ?
D’abord, que l’on sache, Chavez n’a jamais, ou du moins, jamais autant nourri le terrorisme international, que le tristement fameux colonel et a nettement moins de sang sur les mains que notre principal fournisseur de gaz.
Et si Chavez n’a pas renouvelé son contrat à la chaîne de télé qui le couvrait quotidiennement de pipi, du moins ne zigouille-t-il pas ou ne met-il pas les journalistes en taule comme le fait Poutine ou dans le royaume de Libye. Pour le moment du moins.
Par contre, nul au monde ne se souvient avoir vu en trente ans, une quelconque feuille de choux libyenne imprimer quelque critique ou revendication que ce soit à l’égard du campeur suprême.
Côté russe, les journalistes ne sont guère mieux lotis sauf qu’on les laisse parler…du moment qu’ils encensent le pouvoir.
PLUS PRAGMATISTE QU’EUX TU MEURS
Et puis, de toutes manières, nombre de bonnes âmes soulignent que les contrats avec les Russes ou les Libyens sont dans le droit-fil de la politique économique ultralibérale élyséenne. En effet, s’ils n’avaient pas été conclus à l’avantage de la France, ils l’auraient été au bénéfice des Américains ou des Allemands ou, évidemment, des Chinois.
A cela, les plus-pragmatistes-qu’eux-tu-meurs, répondent que les choses étant ce qu’elles sont, les affaires c’est les affaires, quels que soient les interlocuteurs et qu’il urge donc de se débarrasser des obstacles à la sacro-sainte croissance.
Ce qui a le mérite, une fois pour toutes, de rappeler que la question de fond est si évidente que peu la posent vraiment, car elle en suscite quelques autres tout aussi gênantes. Et ceux qui osent la poser, n’osent pas (pas encore ?) lui donner la non moins évidente réponse : le fric commande et passe avant toute morale.
Car on rappelle tout de même :
Un : les grands principes sont-ils solubles dans les grands contrats ?
Deux, se vendre, ou vendre son âme au Diable, est-il moral ?
Trois : que veut dire aujourd’hui, morale ?
Quatre : comme on a remplacé ce mot par celui d’éthique (nettement étique…), à laquelle d’éthique va-t-on désormais se référer dès lors qu’il s’en trouve une par catégorie d’activités humaines ?
Ma voisine de palier, qui, à plus de 80 ans, jouit d’un solide bon sens ‘’d’avant-guerre’’, lequel la guide dans ses choix de vie, m’a confié, indignée, que les mêmes principes moraux sont en cause, lorsqu’il s’agit de la prostitution : la plus vieille pratique commerciale au monde est-elle morale ou non ?
La réponse est simple : elle l’est si les professionnelles paient des impôts répondront les pragmatiques…dont les services fiscaux font partie.
MORALE SANS MORALE
Car c’est bien de cela qu’il s’agit.
Ou l’on parle morale absolue, d’avant si vous préférez, ou alors l’on accepte de parler, de vivre en tenant compte seulement de la réalité et dans ce cas, on pratique une morale disons…très relative.
Une morale sans morale en fait.
Une morale dont la particularité est de ne pas en être une.
Exemple : la morale financière.
Car s’il y a une morale économique, il y a une morale militaire, politique, scientifique, journalistique, médicale, bref, dans tous ces cas, il ne s’agit pas de morale du tout mais de règlements intérieurs propres à ces activités.
Toutes les manières d’être et de faire de tous les pays…et de leurs habitants tout de même, en sont là désormais.
Exemples, parmi d’autres.
Est-il moral de faire des bénéfices colossaux et d’augmenter les profits des actionnaires, et, en même temps, de licencier les ouvriers et employés ?
Est-il moral de pleurer sur la disparition de notre outil industriel et de favoriser les délocalisations, sources de dépenses accrues pour combattre un chômage grandissant consécutif à ces délocalisations en même temps qu’un accroissement des revenus des multinationales ?
Est-il moral de se lamenter sur l’augmentation des troubles sociaux et/ou communautaires et, en même temps,de ne condamner qu’à 8 ans de prison (sortie dans 3 ou 4, avec une formation et une réputation de dur de dur) des incendiaires criminels qui ‘’s’excusent’’ de leur crime en prétextant qu’ils ne ‘’se rendaient pas compte de la gravité de leurs actes’’ ?
Est-il moral de voir des patrons de haute lignée accusés de fraude, de tromperie, de vol et de mensonge, et tirant tous les bénéfices des ‘’erreurs’’ supposées, mais quasiment innocentés dès le départ sous prétexte que la présomption d’innocence leur est due alors que les pédophiles imaginaires d’Outreau, eux, ont été bouclés fissa durant des années pour des crimes totalement inventés mais authentifiés par un juge intouchable ?
Est-il moral pour les PDG très bien initiés aux pratiques financières, de bénéficier de la bienveillante attention d’une commission parlementaire avant que d’être, peut-être, jugés, alors que les autres devront attendre d’avoir fait trois ans de taule voire bien plus, avant qu’une éventuelle autre commission ne se décide à faire son travail, uniquement parce que l’erreur judiciaire est tellement énorme qu’elle finit par éclater enfin au grand jour ?
Est-il moral de se lamenter sur la disparition des valeurs dites anciennes et de l’inexistence de repères, bien utiles tout de même pour ce qui est de l’éducation et de l’équilibre des familles et des enfants, lorsqu’on facilite le divorce au point qu’il ne sera bientôt plus qu’une formalité, consistant tout juste en un simple coup de tampon sur le livret de famille.
Et la morale dans tout ça ?
La devise de Kadhafi est celle de tous les puissants : ‘’Qui paie commande’’.
Le pouvoir et l’argent sont les seuls critères à partir desquels tout se juge aujourd’hui.
La morale ? C’est celle de l’intérêt personnel, et du haut en bas de l’échelle sociale.
FRANCE TERRE DE LIBERTE
Regardez, ou revoyez donc le film ‘’Code Mercury’’.
C’est l’histoire d’un complot de haut niveau, ourdi par la NSA qui, super-hyper des super flic américains, n’hésite pas à flinguer tout ce qui menace la sécurité des Etats-Unis. Qui menace, selon ses critères à elle bien sûr. Sa morale, dit-elle.
La raison d’Etat en fait qui ne fonctionne pas seulement aux States.
Elle marche aussi très bien chez nous
Pas assassine, du moins à notre connaissance, mais tout de même.
L’autre soir, à l’émission Revu et Corrigé de Paul Amar (1), on a vu et entendu un journaliste nous conter comment il a été mis en garde à vue puis menacé de finir en taule, s’il n’avouait pas le nom du contact qui lui avait permis d’obtenir des éléments de papier, dans lequel il a dévoilé d’ailleurs la remarquable efficacité des services de Renseignements français qui avaient alerté leurs homologues américains de l’imminence d’un attentat quelques jours avant le 11 septembre 2001. (2)
Comme ses tuyaux étaient classifiés, il était, d’évidence, hors la loi. Mais, article 109 du Code Pénal à l’appui, il n’était pas du tout obligé de dévoiler ses sources.
Néanmoins, ayant fait état d’un document classé ‘’défense’’, il était pénalement répréhensible.
Ce qui gêne dans l’histoire, c’est le procédé d’investigation : pour lui faire cracher le morceau, il a, a-t-il dit, été menacé de la taule par…la justice elle-même et avant toute forme de procès. En ‘’préventive’’ 6 mois, voire un an, ou deux ou trois et même plus, cela a de quoi vous décider à vous mettre à table.
Ce qui veut dire que nous avons bonne mine d’accuser Poutine de casser les journalistes qui ne lui plaisent pas, et Kadhafi de faire disparaître tout ce qui ressemble à un plumitif.
Nous faisons tout pareil.
Avec certes plus de doigté et très légalement mais tout aussi brutalement : quand on a une femme et trois enfants, 3 à 5 ans de prison , et pourquoi pas plus, sans les voir n’est-ce pas… ?
A part que, tout de même, s’il s’était retrouvé au gnouf, le petit monde des medias aurait quand même bougé pas mal et les Services, ainsi que l’image de la France donneuse de leçons et terre de libertés, n’en seraient peut-être pas sortis blanc bleu….quitte à faire porter le chapeau à quelque fusible, voire, sait-on jamais, à l’ex-ministre de la Défense qui, comme l’a récemment rappelé le ‘’Canard’’, n’a pas toujours l’heur de plaire au Président.
Dommage tout de même que Nicolas n’aille pas un peu dire son mot dans ce secteur. Car dévoiler que les services secrets français sont meilleurs que les amerlos est plutôt gratifiant non ?
Certes, ce serait ne plus jouer le jeu des services secrets français et américains, voire du monde entier, qui ont tous des contacts, des liens et un langage qu’ils sont seuls à décrypter, néanmoins, la rupture pourrait bien aussi passer par là. Du moins en partie.
Jouer la clarté n’empêche pas le pragmatisme économique.
Et les vraies pointures peuvent sans risque aucun jouer les grands seigneurs.
Les grands bonshommes n’ont rien à craindre de l’opinion lorsqu’ils sont jugés aux résultats.
Ou alors, serait-ce que les résultats escomptés de l’actuelle politique ne sont pas aussi sûrs qu’on pourrait le croire ?
UN CRAYON NE TOMBE JAMAIS EN PANNE
Il faut bien avouer que dirigé par une Chine aussi ultra polluante aux plans financier (yuan sous évalué) qu’environnemental, par des Etats-Unis, aussi polluants aux plans financier (dollar sous évalué) qu’environnemental, et par une Russie aussi polluante aux plans financier (avoirs baladeurs monstrueux) qu’environnemental, le monde est en train de se hisser vers une position dont l’équilibre tiendra de plus en plus du prodige, voire du miracle permanent.
Fric, terrorisme, environnement, intégrisme, perte généralisée de repères, affrontements sociaux qui mijotent : plus une machine est complexe, plus la taille du grain de sable qui le bloquera va en se rapetissant.
C’est une simple loi mathématique.
Juste une illustration ?
Au beau temps de la comptabilité qui utilisait le papier et le crayon, il était impossible de bloquer le système vu que les pannes possibles étaient inexistantes et, de toutes manières, réparables en temps réel et réduit.
Un crayon et une feuille de papier tombent rarement en panne.
D’où impossibilité majeure des catastrophes, et en cascade de surcroît.
Hélas !
La crise de 29 a montré qu’on changeait d’époque depuis la guerre de 14. Une petite surproduction en a révélé d’autres, et le scandale des subprimes devrait faire un peu mieux les banquiers dont l’appât du gain est la seule…morale.
Et qui oublient que de nos jours, un simple ordinateur qui bogue à l’autre bout de la planète, peut engendrer, effet papillon ou pas, une série de cagades aussi imprévisibles que ravageuses.
Et le passage informatique à l’An 2000, fort réussi s’émerveillent les technocrates, n’a néanmoins rien de rassurant.
Car outre l’interconnectabilité de plus en plus redondante de tous les systèmes, la nouvelle donnée qui risque de déstabiliser inopinément le Système entier c’est l’Environnement.
Et là, personne ne maîtrise, voire n’a vraiment envie de le faire.
Le fric vous comprenez ?
Le Pr Vignes (3) que j’avais interviewé dans les années 70, disait que ce qui était dangereux, dans ce domaine, ce n’était pas les dégâts qu’on voyait, mais tous ceux qu’on ne voyait pas et qu’on ne voulait ni ne pouvait saisir et encore moins maîtriser vu qu’il est des phénomènes pour l’étude desquels nos instruments actuels ne sont pas assez performants.
Pire, compte tenu du temps, notait-il, les effets sont cumulatifs et se multiplient en se combinant.
En clair, dangers exponentiels et, hélas…invisibles sauf lorsqu’ils nous dégringolent carrément dessus.
Ce n’est pas du catastrophisme, juste du bon sens.
Lorsque j’entendais mon grand père savoyard pester contre les automobiles en les appelant engins du Diable, je rigolais en me payant un peu sa tête.
Aujourd’hui, je n’ai plus du tout envie de rire.
Les seuls à rigoler sont les actionnaires de Peugeot, Citroën, mais, surtout de Porsche, Rolls-Royce, et autres Audi et Mercedes qui n’ont jamais fait autant des fric qu’actuellement.
Sans parler des constructeurs chinois qui ont les dents plus aiguisées encore.
Comme si les systèmes de dépollution pouvaient contrebalancer l’accroissement planétaire délirant et tout simplement impossible à quantifier et/ou contrôler, de la quantité de bagnoles qu’il urge de vendre sous peine de voir les chiffres d’affaires des constructeurs se dégonfler.
Et ça, aucun expert, aucun outil, aucun appareil, aussi sophistiqué soient-ils ne sont capables de prédire quoi que ce soit.
En clair, plus le temps passe, plus le coefficient K de tolérance à la catastrophe se réduit.
Les dirigeants de la planète, et tous les habitants à leur suite, continuent à vivre à crédit, en pariant sur l’avenir et sur la foi dans le fait que le système scientifico-technico-économico-politique, va, une fois pour toutes, nous tirer du mauvais pas, en fait des mauvais pas que nous ne cessons de faire.
Cela nous rappelle ce discours d’un candidat à une élection départementale qui, dans une envolée lyrique mal calculée, et pour inciter ses électeurs à voter pour son dynamisme échevelé : ‘’Nos adversaires nous ont amené au bord d’un gouffre insondable. Ayons confiance dans nos dirigeants, osons le dynamisme, faisons un grand pas en avant !’’
Un grand pas en avant.
C’est ce qu’on est en train de faire…
On est loin des gesticulations économico-politiques de ces jours derniers ?
Et des dictateurs de gauche, de droite, du centre, des très durs, des plus ou moins durs mais jamais vraiment mous, qui, en nous jouant le grand air de la démocratie, mènent leurs peuples à la baguette et, surtout, au mieux de leurs intérêts et comptes en banque très personnels ?
Pas très loin en fait.
D’autant qu’on en a oublié les autres, et on a le choix : Kim Jong Il, Castro, Mugabé, Musharaf, et autres Ahmadinedjad…et, pourquoi pas, Georges W. Bush…
Allez va, j’en ai un peu marre de tous ces machins. Ca me fatigue. Je vais nettoyer mes sardines.
(1)…dont nous avons dit tout le bien et le mal que nous pensions à propos de sa liberté de ton quelque peu orientée.
(2) Le ‘’Canard Enchaîné’’ vient justement de rappeler qu’il avait donné des tuyaux assez semblables…le 10 octobre suivant…sans être autrement inquiété car dans les infos en question il n’y avait pas de quoi fouetter un journaliste.
(3) Il a été un des premiers, sinon le premier, à faire connaître et à vulgariser la notion d’interdépendance des systèmes vivants, en un mot, d’Environnement. Il édita chez Delachaux et Niestlé en Suisse, un des premiers bouquins sur l’Environnement, faune et flore, il y a de cela 35 à 40 ans…déjà…
19:40 Ecrit par Maurice CARON dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
04/12/2007
Pouvoir d'achat: le mépris des retraités et des smicards
Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Notre grande famille a bien besoin d’argent mais n’en a plus. Du moins à ce qu’on nous dit. Et du moins pour les pauvres, pas pour les riches puisqu’en juillet dernier, les premiers cadeaux, et probablement les seuls, leur ont été réservés.(1)
Or, puisqu’on nous rebat les oreilles à tous les coins de discours et de promesses, du fait que nous vivons dans un pays démocratique ou règne la liberté, l’égalité et, surtout, la fraternité, dans une vraie famille n’ayons pas peur des mots, vient un jour où, la bise étant venue, il va être important de savoir comment va se faire le partage de l’argent familial. En fait, le moindre petit bout de vermisseau à partager entre cigales et fourmis.
Eh oui. S’il n’y a plus un rond en caisse, c’est bien qu’il y a eu quelques, ou plutôt pas mal, de cigales. Malheureusement, cela veut dire aussi qu’il a fallu un plus grand nombre de fourmis pour les alimenter. En effet, contrairement aux cigales de la fable, celles qui profitent de notre système ne mourront jamais de faim. Par contre, ce sera le cas des fourmis condamnées, qu’elles le veuillent ou non, à nourrir celles pour qui la vie est synonyme de chants et de danses et pas seulement durant l’été.
Comment le partage va-t-il se faire ? Simple.
Simple comme un coup de pompe dans le train.
En effet, au contraire de la pauvreté, l’on sait que la richesse ne se partage pas. Mais alors pas du tout. Ou alors sous forme d’oboles. On l’a bien vu en juillet dernier.
15 milliards de bouclier fiscal en cadeau aux plus aisés : ceux qui ont voté du côté du manche, les électeurs comblés du mois d’avril, ont dû l’être plus encore.
Quand aux autres, les plus pauvres ?
Eh bien ils n’avaient qu’à voter du bon côté.
Oui mais là, c’eut été pire. Voter pour quelqu’un qui, le lendemain du scrutin, vous pique votre blé dans la poche, n’est pas très exactement ce que l’on peut appeler un juste renvoi d’ascenseur électoral.
FAINEANTS A 1000 EUROS PAR MOIS
Et alors ?
Eh bien non, les smicards ne sont pas inclus dans la liste des ‘’bénéficiaires’’(2) ni des largesses(3) du pouvoir.
Explication ? Ils n’ont pas à bénéficier de largesses, vu qu’ils se prélassent et fainéantent avec mille euros par mois.
On peut et il faut même le croire puisque c’est le langage des Américains, suivis avec enthousiasme par notre président bien-aimé, par madame Christine Lagarde (4), par madame Laurence Parisot, cheftaine du MEDEF, et tous les ministres et nantis du royaume.
Ils n’auront droit à rien, ce qui n’est que normal puisque dans tout pays, le nôtre en premier lieu, si un peu d’habitants disposent de beaucoup d’argent, beaucoup d’habitants disposent d’un peu d’argent.
En fin de compte, tout cela n’est qu’un problème d’une simplicité arithmétique du niveau de ceux où des baignoires se remplissent pendant que d’autres se vident.
Les vases communicants.
Dans une grande famille où les fonds sont bas, et c’est le cas de la France puisque notre bien aimé président nous a dit qu’il n’y avait plus de sous (5), si certains se gavent, les autres se contentent de claquer du bec. C’est de la pure logique mathématique.
Donc nada pour les smicards.
Si l’on augmentait les 2,5 millions de chômeurs, notre économie n’y survivrait pas. Pas plus qu’elle n’a survécu à la semaine des 40 heures et aux congés payés en 36.
TRAVAILLER PLUS POUR (ENFIN) GAGNER PLUS !
D’ailleurs, nos bien aimés, président et gouvernement, vont s’occuper de toutes ces dérives.
En effet, désormais, les (enfin) travailleurs vont pouvoir travailler plus pour gagner plus. Comment ? En monétisant leurs RTT, et en travaillant le dimanche.
En clair et pour parler concret, pour gagner de 100 à 200 euros par mois en plus, ils vont pouvoir (et devoir ?) se passer de se reposer. Sans week-ends, et sans RTT, et pourquoi pas sans congés payés - puisqu’ils pourront se les faire payer double en ne les prenant pas – les travailleurs français pourront enfin travailler du 1° janvier au 31 décembre sans s’arrêter.
Solution pour renouer avec la croissance : que les fainéants de Français travaillent 364 jour sur 365.
Pourquoi 364 seulement ?
Eh bien le 1° mai est le jour de la fête du Travail et cette fête là est une fête de la république et de la démocratie. Donc, pas question d’y toucher.
Et puis, au cas où l’on tomberait dans une année bissextile…
Travailler sans se reposer n’est pas du domaine de l’impossible. Ni de l’exagération. C’est simplement une mise en pratique, fort bien vue par le gouvernement et le patronat, qui est censée relancer l’économie.
SECU : ET LE TROU DEVIENDRA BOSSE
Certes, à travailler comme des dingues, la santé va en prendre un vieux coup.
Mais le gouvernement a tout prévu.
Il suffit de transformer le trou de la Sécu en bosse.
Les miracles ça existe dans les sociétés ultralibérales.
Ainsi, en accroissant les franchises diverses (médicaments, optique, chirurgie, etc ) et déremboursant de moins en moins, le budget de la sécu passera du négatif au positif car il ne saurait être question de baisser les cotisations qui, elle, continueront à augmenter.
Miracolo !
Ainsi, la privatisation des profits pourra s’accroître et les dépenses de santé diminueront. De toutes manières, les déficits, comme d’hab, seront collectivisés. Gagnant-gagnant sur les deux tableaux.
De toutes manières, le SMIC à 1.000 euros n’en a plus pour très longtemps.
Le nombre des précaires à 800, 600, voire 500 euros s’accroît de jour en jour.
Tenez, à ce propos, j’ai vu hier à la télé, à une émission sur les Restos du cœur, une malheureuse qui venait s’approvisionner toutes les semaines et cela parce qu’elle ne touche que 900 euros par mois.
Important 900 euros ? Juste de quoi, lorsqu’on a, par exemple, un loyer de 400 euros minimum, crever de faim tout doucettement.
Or, comme le SMIC est à tout juste 100 euros de plus, on voit combien est humaine et surtout logique au plan économique, la décision de laisser les smicards porter sur leur dos, les économies à faire, vitales pour sauver la France.
LES RETRAITéS ? DES NANTIS OUI ! !
On en oubliait.
Les retraités.
Ah ceux là. Des super feignants oui puisqu’ils n’en font plus une rame. Des nantis, en plus. Des riches quoi.
Pas question donc de leur donner quoi que ce soit.
Qu’ils aient bossé, eux, durant 30, 35 ou 40 ans, voire plus, n’a rien à voir à l’affaire. En effet, désormais ils sont une charge pour l’économie.
Certes, on leur fait payer des impôts, et même plutôt deux fois qu’une puisqu’ils en ont déjà payé sur leurs salaires tout au long de leur vie. Certes, ils sont matraqués par leurs mutuelles qui leur font payer leur fragilité et leur âge, mais ils ont encore et toujours l’impudence et l’obstination de continuer à vivre.
Il urge donc d’abréger leurs souffrances, et surtout celles de la société qui, avec eux, traîne de vrais boulets et va en traîner de plus en plus, compte tenu de l’accroissement de l’espérance de vie.
Heureusement certains font tout pour améliorer ce sombre tableau.
On a eu, avant-hier, à la télé, un aperçu de ce qui se passe dans certaines maisons de retraite qui s’y entendent, à coups de claques, insultes et autres actes de maltraitance, pour abréger autant qu’elles le peuvent, la vie des septuagénaires, octogénaires et autres nonagénaires qui s’obstinent à vivre alors qu’ils coûtent de plus en plus cher à la société des jeunes qui ont pourtant bien le droit de vivre sans entraves.
Les retraités ? Des feignants oui ! A la poubelle !
Pas question d’améliorer leurs conditions de vie si peu que ce soit. Et vive l’économie.
Diogène disait pourtant, et déjà, -La Bruyère le lui emprunta- : ‘’blesser un arbre aux racines, c’est condamner son avenir.’’
En d’autres termes, et c’est Amadou Hampaté Bâ qui nous dit lui : ‘’Un vieillard qui meurt c’est une bibliothèque qui brûle.’’
Et mieux encore : ‘’Tuer un vieux ? Mais TU es vieux...ou tu le seras demain.’’
Enfin : ‘’Fort avec les faibles et faible avec les forts est le propre des lâches.’’
Bref, ceci pour dire que les retraités feront, une fois encore, les frais des cadeaux, ou supposés tels, qui seront faits à ceux qui sont encore rentables et tiennent encore assez sur leurs jambes pour pouvoir manifester.
Pas question donc de les augmenter.
De toutes manières, les vieux, pour qu’ils ne soient plus à notre charge, il faudrait les tuer à la naissance non ?
Quant aux smicards et aux pauvres et surtout aux retraités, ce qui revient au même, ils n’ont qu’à devenir députés ou ministres : pas question de se voter une révision de leurs conditions de départ à la retraite et du montant de leurs pensions.
Dites….Se dévouer pour la Nation ne signifie pas, en plus, se faire hara-kiri…
(1) Apparemment pour rien puisque cette mesures était censée faire revenir quelques grosses fortunes exilées en Suisse ou au Luxembourg, alors qu’elles s’obstinent ces fortunes, de sportifs , artistes et autres PDG confondus, à ne pas revenir au bercail…sauf, pour certains, à y demeurer- on tient à ses aises et à son cadre habituel- durant le minimum fiscal requis, soit six mois et un jour.
(2)(3) Bénéficiaires, largesses :…du moins ce sont les termes que les journalistes emploient.
(4) C‘est la madame ministre qui a dit, lors des dernières augmentations du prix des carburants :’’Eh bien les automobilistes n’ont qu’à prendre le vélo’’. Du pur Marie-Antoinette qui disait avec son charme inimitable’’ Ces gens du petit peuple n’ont plus de pain ? Qu’ils mangent donc de la brioche.’’
On souhaite tout de même à madame Lagarde que sa remarque ne lui coûte pas aussi cher ,et qu’elle n’en perde pas la tête, comme cela arriva à la ci-devant citoyenne Capet.
(5) Sauf pour ceux qui ont la possibilité de s’augmenter de 172% compte tenu, entre autres choses, des prochaines pensions alimentaires à payer.
19:30 Ecrit par Maurice CARON dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27/11/2007
Chine, Russie, Grenelle: encore la schizophrénie?
Ben non. Voilà-t-y pas qu’elle s’y met toutes les semaines désormais.
Le voyage en Chine de notre président bien aimé nous en donne une preuve.
Démonstration.
Waououououou… ! ! !
ON-Né-Lé-PLUFORTS ! KICéLé-PLUFORTS-CéNOUS !
ON-Né-Lé-PLU-F……
Non mais vous avez vu ?
On a vendu 120 Airbus aux Chinois !
Ah dis donc, dis donc !
Comme EADS avait déjà un carnet de commandes qui lui assurait pas moins de six ans de boulot, on pense dans les milieux généralement bien informés, que la boîte en question a du pain sur la planche pour pas loin d’une décennie.
La France de l’emploi est enfin sauvée.
Et EADS en premier.
On comprend donc aisément qu’elle ait un urgentissime besoin de lourder 10.000 employés.
Facile à comprendre d’ailleurs. Suite au mouvement bien amorcé par ses dirigeants qui ont vendu, tout à fait par hasard, leurs stock-options avec de fabuleux bénéfices, la course effrénée à la rentabilité de…15 à 18% exigée par les actionnaires est désormais bien lancée.
Le dégraissage ? Bof, un détail.
Opération indispensable de toutes manières. L’important est le taux perçu par les actionnaires. Toujours plus qu’ils disent. Dans les années Jospin il se situait aux environs de 7 à 9%, aujourd’hui, il frise les 14/15.
Mais n’est-ce pas, le capital a bien le droit d’en vouloir aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain.
Alors, on exécute.
Et comme on ne peut pas avoir des rendements actions de ce niveau en conservant autant d’esclaves à nourrir n’est-ce pas ?
Donc, on vire.
Certes, une commande pareille va te nous donner du travail pour pas mal d’années.
Sauf…
PLUS TRICHEUR TU MEURS
Sauf que le commerce donnant-donnant que pratiquent ou pratiquaient, les commerçants honnêtes (si, si ça existe, en tous cas ça eu existé) n’a rien à voir avec le principe gagnant-gagnant que nos grands patrons se félicitent d’avoir obtenu avec leurs interlocuteurs chinois pour qui il n’y a qu’une façon de bien commercer, c’est de plumer intégralement tout ce qui est étranger à la Chine, au commerce chinois et à leurs sociétés nationalo-politico-communisto-militaires.
Plus anti-OMC, plus fraudeur, plus tricheur, plus copieur, plus anti-mondialiste et plus discriminatoire qu’un entrepreneur chinois tu meurs ?
Et plus protectionniste aussi.
En effet nous leur vendons des Airbus, mais à condition, dans 3 à 4 ans, qu’ils les fabriquent eux-mêmes avec nos plans, nos ingénieurs et notre savoir faire.
Puis avec leurs plans, leurs ingénieurs et leur savoir faire…et surtout leurs prix de revient à nul autre pareils, non seulement ils vont se les fabriquer eux-mêmes, leurs Airbus, mais ils vont même…nous en vendre.
Incroyable ? Mais vrai !
Nous qui pensions qu’avec les délocalisations dans tous les domaines d’activités techniques et économiques, il pourrait nous rester au moins la possibilité de leur vendre des produits high-tech,…genre Airbus par exemple…
Ben voilà. Même Airbus ils vont nous le faucher.
Le Rafale ?
Bof ! Ce machin-là, personne n’en veut mais même, ils vont bien se débrouiller pour nous le piquer aussi et construire des Rah-fang, Rang-Faï, ou quelques machins de ce genre.
Ca nous rappelle les Concordski, fabriqués en URSS, d'après les plans, volés bien sur, de notre Concorde. Volés et mal copiés vu que leurs engins copiés n’ont pas arrêté de sa viander.
Quant aux Chinois, ils construiront aussi des TGV... pour nous les revendre avec bénéfice.
Oh, bien sûr, d’ici là, ils vont nous verser des royalties (1), mais n’en doutez pas, ils s’arrangeront toujours pour nous boulotter la laine sur le dos, jusqu’à nous faire des procès en contrefaçon car ils trouveront des ressemblances choquantes entre les produits made in France et ceux qu’ils fabriqueront en nous copiant effrontément.
Ils viennent, d’ailleurs de faire le coup à la société Schneider en la condamnant à payer des dommages et intérêts à une compagnie chinoise qui a trouvé scandaleuses les ressemblances d’un disjoncteur français avec celui fabriqué en Chine par elle…à partir de plans fournis par… Schneider eux-mêmes !
Pas mal non ?
Evidemment, c’est un tribunal chinois qui a mené la danse. Vous savez ce genre de tribunaux indépendants du pouvoir et des décideurs économiques.
La mondialisation, les Chinois, ils aiment.
Ils savent se servir des lois de l’OMC mais quant il s’agit de les appliquer, ils vous font un bras d’honneur de première.
Vous pouvez toujours essayer de partir en guerre contre un pays d’un milliard et demi de travailleurs qui nous ravitaillent, qu’on le veuille ou non, par le biais de nos véritables maîtres : les multinationales.
On a bonne mine de chanter victoire alors que nos mandarins et les leurs savent fort bien qu’au bout du compte, c’est nous qui de toutes manières, passerons à la caisse.
Ca va après ça ?
Bon, consolons-nous.
C’est toujours la même histoire du désespéré qui se jette du 45° étage et, passant devant un observateur accoudé à la fenêtre du 23° et qui lui demande ‘’Ca va ?’’, lui répond : ‘’Ben…jusqu’ici…oui, à peu près’’.
CONDAMNéS A S’EMPOISONNER
Juste retour des choses direz-vous. Durant les deux ‘’Guerres de l’opium’’, dans les années 1840-1860, les puissances occidentales contraignirent les Chinois à se démolir la santé avec ce stupéfiant récolté par les Anglais aux Indes.
A leur tour, maintenant, de nous contraindre à leur acheter des cochonneries, encore plus toxiques, mais plus subreptices car dissimulées dans les jouets, et teintures et couleurs diverses imprégnées dans les vêtements, vaisselles et autres aliments et compléments alimentaires, dont nos grands amis chinois, comme a dit notre président, deviennent, désormais, les seuls producteurs au monde…avec toutes les fraudes imaginables, couvertes en douce par leur gouvernement, malgré ses protestations d’innocence et d’honnêteté.
Il faut le comprendre : les fraudes augmentent les marges, qui gonflent les chiffres d’affaires, qui dopent les bénéfices, qui accroissent les investissements, qui font grimper leur croissance…ce qui affermit le pouvoir du parti communiste et économique en place.
Et on recommence.
SIMPLE COMME UN COUP DE BATON
Et la Russie là-dedans ?
Eh bien comme vous avez pu le voir ou l’entendre, là-bas, et en particulier à l’approche des prochaines élections où Môssieur Poutine ne va pas se représenter mais sera nommé, par hasard, Premier Ministre en attendant de redevenir président, là-bas, donc, la démocratisation se poursuit à un rythme soutenu. Très tambour battant. Et même très battant, voire frappant.
Exemple ?
Une manif ? On matraque.
Un opposant veut prendre la parole ? On matraque.
Un journaliste écrit un truc qui ne plaît pas au tsar-star de toutes les Russies ? On matraque...ou, c’est plus sûr, on empoisonne, ou on fait déglinguer par des hommes de main.
Dans la Russie éternelle, ils ne sont pas hors de prix mais à portée d’une bourse moyenne. Et quand on aime, n’est-ce pas…ou que l’on a grand besoin d’un coup de main, on a recours comme dans les grands restaurants de la capitale, au coup de fusil. Ou de pistolet pour plus de discrétion.
Selon les cas, il est même possible d’obtenir un régime de faveur : la taule, voire le nouveau goulag à l’extrême est de la Sibérie, ou l’asile psychiatrique.
En Russie, quand on y pense, la démocratie c’est facile. Comme un coup de bâton.
On s’étonne d’ailleurs qu’en France on n’utilise pas cette tactique vu l’amitié indéfectible de notre président avec l’autre.
Quant à toutes les puissances occidentales, elles protestent. De temps à autres. et devant les caméras seulement Mais sans exagérer : les ex-bolcheviques ont un tas d’arguments en réserve. Du genre ‘’gaffe on va faire ami-ami avec le nucléaire iranien’’, ou ‘’méfiez vous, on a la main sur le robinet du gaz’’. Sans oublier qu’ils ont encore en réserve entre 3.000 et 5.000 ogives nucléaires avec les lanceurs ad hoc.
La réalité bolchevique bien crade, nul ne saurait l’ignorer. Par contre, les droits de l’homme, la démocratie, la morale toute simple, on connaît pas.
C’est pourtant ça la réalité non ?
On regarde ailleurs.
Vous avez dit schizo ?
UNE COCHONNERIE PEUT EN CACHER BIEN D’AUTRES
Au fait, on n’a pas entendu notre bien aimé président s’exprimer, ou exprimer ses simples doutes, sur l’extrême pollution émanant des voitures chinoises actuelles et moins encore sur les programmes entamés par nos constructeurs nationaux visant à fabriquer avec leurs partenaires asiatiques des bagnoles à…1.500 euros (2) lesquelles, vu leur prix, ne prétendront pas bénéficier de quelque dispositif anti-pollution que ce soit.
On ne l’a pas entendu non plus s’étendre bien longtemps sur l’art et la manière qu’ont les patrons chinois de payer leurs ouvr…disons plutôt leurs esclaves, à des prix qui contribuent très directement à démolir notre industrie et notre économie toute entière.
Certes, quelques mots sur le yen mais chut. Pas troubler la béatitude engendrée par 20 milliards d’euros de marché.
Enfin, botus et mouche totalement cousue sur le soja et le maïs transgéniques, expédiés de Chine par bateaux entiers, et qui servent, à des prix imbattables, à ‘’enrichir’’ nos chers aliments de supermarché sans qu’une mention, un peu trop précise et de ce fait dérangeante, figure où que ce soit.
Quand donc vous lirez ‘’protéines végétales’’ ou ‘’protéines de soja’’, ou encore ‘’sucre inverti’’ ou simplement ‘’glucose’’, sur l’étiquette d’un produit qui contient de ces machins-là, pensez bien que ce n’est pas parmi les produits les plus chers du marché que le fabricant aura été les chercher pour préserver votre santé.
Mais une cochonnerie peut en cacher une autre, voire un tas d’autres : quelques enquêtes -pas trop nombreuses ni trop inquisitrices pour ne pas irriter nos chers amis chinois- nous ont révélé que les produits alimentaires végétaux et animaux Made in China, sont encore plus pollués par les insecticides, pesticides, fongicides et engrais chimiques que les nôtres…qui sont déjà les champions d’Europe en la matière.
De cela non plus il n’a pas été question à Pékin.
Bon. On ne peut pas, non plus, parler de tout en 48 heures.
LA FNSEA ET SES AMIS PETROLIERS
Au fait, et Grenelle ?
Grenelle ?
Ce fut une gentillette comédie.
Notre président, toujours lui, a justement promis à propos de ces pesticides, que ‘’…la diminution de moitié reste l’objectif à atteindre en accélérant les méthodes alternatives et sous réserve de leur mise au point, si possible dans les dix ans…’’.
Champion de la vitesse d’intervention et de communication toutes catégories, notre bien aimé président l’est aussi de l’utilisation du conditionnel très imparfait.
On admire le ‘’sous réserve de leur mise au point, si possible dans les dix ans…’’
Toutes les possibilités…et impossibilités sont contenues dans ces réserves…
La bio tous azimuts n’est pas pour demain. Ni pour dans dix ans ni même dans un siècle.
La FNSEA et ses amis pétroliers, semenciers et fabricants d’engrais et de produits chimiques veillent.
On a, d’ailleurs, pas mal rigolé lorsque, interrogé par un journaliste de télé, le patron de la FNSEA s’est déclaré choqué par ‘’le scandale des gendarmes qui laissaient faire les coupeurs d’OGM’’.
C’est vrai ça. On aurait du les foutre au gnouf ces violents, ces quasi assassins.
Certes, lorsque Dominique Voynet était ministre de l’Environnement, les commandos de ladite FNSEA étaient montés à Paris pour lui ‘’foutre une fessée’’, et n’avaient, malheureusement réussi qu’à totalement ‘’chahuter un peu’’ (en fait entièrement saccager) les bureaux du ministère et à molester un chouïa certains membres du personnel.
Mais, on l’aura compris : les minimes débordements des paysans de la FNSEA n’étaient à mettre sur le compte que d’une sainte colère de vertueux et traditionnels travailleurs. Tandis que les coupeurs d’OGM ne sont que de vulgaires racailles de révolutionnaires étrangers fumeux aux cheveux longs et aux idées courtes, arc-boutés contre les si belles, si modernes et si nécessaires évolutions du Progrès agricole, seul rempart contre la Faim dans le Monde.
Voili voilou.
Ah, on oubliait.
Le Grenelle, qui a oublié pas mal de sujets qui fâchent et promis beaucoup de réformes à venir sans citer de dates, n’a pas omis de se faire parrainer par des sommités inoxydables.
Première de la liste, la Kényane Wangari Maathai, qui a, certes, mené à bien un chouette projet de reforestation mais qui, en matière de lutte contre la pollution, aurait tout intérêt à inciter ses concitoyens à ne plus exporter par avion les produits de leurs cultures vivrières, vu qu’ils arrivent en Europe à grand renfort de dépenses énergétiques et d’émissions de CO2 et que, en retour, les Kényans sont obligés d’importer ( par bateaux ou camions à grands renforts d’émissions etc etc…) ce qui leur manque pour subsister.
Deuxième des sommités, Al Gore.
L’homme qui a vu loin, certes, mais qui estime que le modernisme a dans ses cartons de quoi vaincre…technologiquement, l’accumulation de gaz carbonique dans l’atmosphérique.
Solution du genre : les maladies causées par des dépenses anarchiques et stupides, ne peuvent être traitées qu’à l’aide d’une technologie encore plus coûteuse..donc encore plus inadaptée donc plus stupide encore.
Alors que les meilleures des thérapies anti-maladies devraient, c’est le bon sens, commencer par éviter de tomber malade, en menant des vies frugales et simples, et surtout pas dirigées par le profit, l’efficacité et la rentabilité à outrance. La meilleure thérapie, avant de choisir toute pratique curative, se nomme la médecine préventive.
Troisième sommité inoxydable, plus encore que les deux autres : José Manuel Barroso, commissaire européen fervent pourfendeur des 53% de Français (3) et de Hollandais qui ont eu l’impudence de voter NON à la Constitution européenne.
Le même José Manuel Barroso qui, après pas mal de déboires en politique dans son pays, semble s’avérer capable de diriger l’Europe selon des méthodes anglo-saxonnes et pour tout dire américaines les plus rigoureuses, les plus contraignantes et les plus antisociales.
Rigolos non ces garants de la pureté, de la compétence et de l’intégrité des parrains du Grenelle français que le monde entier nous envie ?
Aux dires des Français évidemment.
De toutes manières, ces élites-là vont nous dire comment réparer les dégâts que des élites semblables nous ont conduits à faire.
Et c’est nous qui allons devoir nous y mettre.
En commençant par payer.
Puisque, en toute bonne démocratie, les vrais responsables, c’est bien nous non et pas eux?
(1) Enfin nous, disons les actionnaires. Mais ne comptez pas trop sur la création d’emplois.
(2) Comme nous le disons il y a quelques jours et quelques mois.
(3) Comme c’est curieux : 53% qui ont voté NON et 53% qui ont voté pour Nicolas Sarkozy…qui a composé le nouveau traité sans demander leur avis aux 53% de ‘’nonistes’’.
19:54 Ecrit par Maurice CARON dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07/11/2007
EUROPE, ZOé, PêCHEURS, BUSH: LA SEMAINE SCHIZOPHRENE
Ainsi des lamentations des pêcheurs bretons. Certes, Sarko a été au charbon et n’a pas hésité, quasiment, à aller presque à se colleter avec les manifestants, ce que de mémoire de courageux démocrate on n’avait quasiment jamais vu.
Néanmoins, après les comptes rapides, les pêcheurs en question se sont rendus compte que les mesures (…ettes ?) une fois annoncées, ils allaient, ô miracle, pouvoir récupérer…5 à 6 centimes d’euro par litre de fuel lequel, en un an, a grimpé, et grimpera, de 20 à 30 centimes…Chassez la réalité et elle revient à fond la caisse…de poissons…impossible à vendre à son prix réel.
Autre cas d’ignorance du réel ?
On a fort apprécié que notre président aille dire aux américains du Nord tout le bien qu’il pensait d’eux…sauf qu’en s’avançant à dire que TOUS les Français pensaient comme lui, il va un peu loin. En supposant que les 54% qui l’ont élu aiment les amerlos autant que lui, ce qui n’est pas très très sûr car les gaullistes, eux, n’apprécient pas tellement, il en va de même en face, parmi les 46% qui ont voté… contre lui.
En outre, la dure réalité politique américaine nous démontre, petit a petit b, que Bush est non seulement sur un pitoyable déclin, mais que les démocrates vont prendre le relais. Alors, aller embrasser fougueusement un looser, ce n’est pas du tout dans la règle de notre président à nous qui a démontré, à tout berzingue, qu’il préfère suprêmement les winners non ?
LYNCHAGE COUTUMIER
Et Zoé, direz-vous ?
Eh bien là aussi, la schizophrénie gagne du terrain. Certes, pour les Africains, l’art du faire semblant et de la palabre, désormais pour ne rien dire, est ancestral…depuis que les Blancs le leur ont appris.
Toutefois, entendre un ministre de là-bas affirmer que la Justice locale et la présidence sont deux choses indépendamment différentes, fait doucement rigoler. Prétendre que les juges sur place sont d’une neutralité qui ne tient aucun compte et des pressions possibles (pas certaines ?) du pouvoir exécutif, et de celles de la rue et des médias qui pratiquent, on le sait, plus aisément la loi du lynchage coutumier que celle du droit constitutionnel européen, c’est à tomber de l’échelle.
Certes aussi, le patron de l’opération qui a déraillé, a estimé, pour connaître bien le problème, que dans une région et sur un continent où la loi et son application varient avec les saisons et les chefaillons en place, il pouvait faire de même. Et là, il a trouvé plus malin et coriace que lui.
D’autant plus dommage que, il l’a prouvé ailleurs et dans d’autres catastrophes, c’est un gars qui s’investit dans l’émotionnel.
C’est justement son tort.
Pour évoluer parmi les dingues, il faut se cuirasser et s’armer dans le rationnel.
Dans l’émotionnel, les dingues sont les plus forts.
Les dingues sans oublier les habitués aux bakchichs nombreux et divers.
Nicolas Sarkozy le sait qui a, un peu trop vite peut-être, bien dit qu’il ‘’irait rechercher ceux qui restent’’. Il sait, lui, qu’il ne s’agit ni de pédophiles, ni de voleurs d’organes, mais seulement, sinon de Pieds Nickelés, du moins de volontaires un chouïa légers. En tous cas sur ce coup. Et que la justice, et la pureté politique locales…
Sans justifier ce souk, compréhensible tout de même : devant l’inertie, l’incompétence et/ou la corruption, les solutions radicales donnent quelquefois des résultats. C’est ce qu’avait compris Kouchner…avant de se retrouver très encombré par son sac de riz.
ET L’ EUROPE ALORS ?
Vous avez dit schizophrénie ?
Dites moi voir : lorsqu’on demande au peuple de se prononcer sur une question par référendum et qu’il dit non, est-ce qu’il est bien convenable, deux ans après, de se dire qu’il ne faut plus lui demander son avis sur la même question et faire répondre oui par les députés à leur place ?
L’ignorance, maladive donc involontaire, de la réalité, c’est de la schizophrénie ? Mais lorsqu’elle est volontaire en plus, comment est-ce que ça s’appelle ?
Même les socialistes s’y sont mis. Et en majorité en plus. Plus pitoyable qu’eux tu meurs.
Pour la constance dans les principes de respect de l’opinion populaire, on faut mieux.
Il est vrai qu’il reste pour la gauche, quelques places à prendre dans le gouvernement de droite.
ON CASSE LE THERMOMETRE ?
Tiens, une autre manière de shizophréner nous est proposée par l’Allemagne qui va mettre en marche un système quasi parfait de contrôle de la totalité des communications par Internet.
Kif kif la Chine, donc, ce qui ne fait pas une nouveauté du système technologique.
Ni une nouveauté d’ailleurs dans le domaine démocratique puisque, tout le monde le sait, la Chine n’est-elle pas un modèle de démocratie ?
Si le bon peuple n’est pas content, il n’aura plus le droit de la dire. C’est ce qu’on faisait, admirablement en RDA. Ou mieux encore, en URSS.
On voit où cette schizophrénie-là les a menés.
MILLIARDS DE CHAMPAGNE ET PETITS FOURS
Allez, on parle un peu du SMIC ?
Ben oui. Les smicards qui travaillent plus, ont pu penser un instant qu’eux aussi, ils allaient être augmentés de 172%.
Ben non.
Et il y a une bonne raison à cela. Leurs somptueux émoluments sont, et depuis longtemps, entièrement transparents.
On se disait aussi…
Par contre, comme la France va être présidente de l’Europe durant six mois, le budget qui, au temps anciens, était scandaleusement selon certains, établi à 80 millions d’euros, grimpe d’un seul coup à…190 millions d’euros.
Vous avez bien lu 1,3 milliards de francs. C’est à dire environ 130 milliards de centimes d’avant…
Soit, près d’un milliard de ces anciens centimes par…JOUR.
Pas mal non ?
Mais mieux encore quand on saura que ce milliard par jour servira aux…réunions et séminaires…de travail bien sûr, voyages…d’étude évidemment, mais plus ou moins exotiques, aux réceptions, aux banquets, aux petits fours et au champagne, français cela va de soi, que nos élites, comme dirait notre président qui prétend pourtant ne pas les apprécier outre mesure, vont se mettre dans le coco.
Alors que dans le même temps, l’augmentation du SMIC de seulement 50 euros par mois, représenterait l’énorme dépense de 600 millions d’euros pour six mois.
Certes, cela coûterait donc 3 fois plus, mais, au moins, serait dépensé dans l’économie de l’Hexagone, et génèrerait pas mal d’emplois non ?
SCHIZO TYPE OUTREAU ?
Allez, on termine par LE schizo en question.
Alors, comme ça, il ne voulait ‘’que’’ se venger et dans une crise évidemment passagère, a égorgé et décapité ses deux infirmières qui l’avaient soigné mais lui avaient déplu ?
Ben voilà. Il va falloir, pour déterminer s’il est responsable ou non de ses actes, pas moins de 14 psychologues, psychiatres, spécialistes et autres experts.
L’ennui vient du fait que être fou et faire le fou, vous diront ces mêmes experts, on ne peut pas faire la différence, si l’on a affaire à un être normalement et suffisamment intelligent pour simuler.
En effet, la physique ne dispose pas d’appareil neutre pour mesurer ce genre de choses.
La vérité ne repose donc que sur…celle de ces crânes d’œuf. Tous issus des mêmes écoles de pensée et systèmes d’évaluation qui ont donné les autres spécialistes…du procès d’Outreau.
Qui, dans cette affaire, est réellement schizophrène ?
Le criminel ? Les psys ? Les juges ? La société ?
Nul ne s’avancera à le clamer.
Mais, dans cette histoire, les seuls qui baignent dans la réalité, qui sont la réalité, ce sont les victimes. Et leurs familles.
Mais qui, de nos jours, se soucie de la réalité ?
12:27 Ecrit par Maurice CARON dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
22/05/2007
Droite, gauche: plus ça change...
La droite deviendrait donc miraculeusement sociale ?
Et la gauche s’adoucirait-elle enfin en s’acheminant gentiment vers le centre ?
Tous les gars du monde vont-ils enfin se donner la main ?
Le Paradis donc, n’est plus un rêve et les lendemains qui chantent entrent, à partir du 16, dans le domaine des choses vraiment possibles ?
A partir d’aujourd’hui, de demain ou d’après-demain, les travailleurs, tous les travailleurs, disons ceux au moins qui abattent leurs 35 à 39 heures par mois, vont pouvoir vivre avec un SMIC de 14 à 1.500 euros, certes somptuaire dirait madame la patronne des patrons, Laurence Parisot (18.000 euros par mois certifiés…), mais strictement nécessaire pour qui ne peut se loger à moins de 450 à 600 euros par mois.
Les miracles existent donc. Du moins cela nous est-il promis, quasiment sur facture puisque notre nouveau président nous a promis qu’en travaillant plus il était possible de gagner plus.
En effet, nous pensons que, ami des travailleurs comme il se présente, il ne va pas leur imposer, pour se faire un peu plus des 1200 euros bruts actuels, de revenir aux 40/45 heures d’avant le front popu…
…Sauf, vu les problèmes de santé qui risquent d’en découler à l’horizon de la divine croissance, à envisager un agrandissement du trou de la Sécu…laquelle, pour ne pas faire faillite, devra donc ne plus rien rembourser du tout en continuant à nous ponctionner les cotisations lui permettant, au moins, de justifier son existence…
Evidemment, ces choses ne se feront pas, puisque qu’elles donneraient raison à la gauche qui nous prédit un véritable cataclysme sarkozystique, alors que la droite annonce son règne comme générateur d’une justice sociale, encore jamais vue dans l’histoire de notre république voire du monde.
RAPACES DE DROITE ET DE GAUCHE
Miracle supplémentaire, un plus pour le Paradis annoncé, le centre, le Vrai nous dit son géniteur, s’est enfin levé.
Encore qu’il ait toujours existé, du moins depuis les années 45/70…quand bien même les Français n’ont pas eu le loisir ou le discernement assez subtil pour s’en rendre compte.
Non seulement, donc, le centre a donné de la voix, et même près de 19% de celles des Français, mais encore droite et gauche se tirent désormais la bourre pour lui faucher tout ce qu’ils peuvent.
Il doit donc lutter, dès sa naissance ou renaissance, pour ne pas passer trop vite de vie à trépas et éviter de laisser dans l’Histoire un fugitif souvenir de parti mort né, mis à mal, dépouillé, aspiré, pompé, mis en miettes par ces rapaces de droite et de gauche…
D’autant que, durant la campagne, la droite a ratissé jusque vers l’extrême droite et, bien qu’ en faisant la moue au début, un peu du côté des centristes.
La tactique a bien payé.
Faite de trouille des incendies de banlieues et de hargne contre tous les profiteurs étrangers d’un Etat Providence alimenté par les seuls Français ou presque. La droite a fauché très large.
La gauche, elle, sentant sa mort venir, a bien tenté de racler les fonds de tiroir du centre mais en vain.
A force de vouloir aller vers le centre, la gauche y a perdu sa crédibilité.
LE GRAND RATEAU
Scrutin désormais définitivement plié, tous visent, maintenant, les législatives.
Et de chaque côté, c’est à grands coups de râteau qu’on fait la chasse aux voix.
La droite, elle, y va en ordre serré, caractéristique d’une unité absolue autour du fric. Ici, on sait ce qu’on défend. Pas de philosophies, pas d’états d’âme, pas d’idéologie ni d’idéologies fumeuses propres aux intellos de la gauche caviar, mais du pragmatisme absolu. L’unité est là, bétonnée. On défend le fric, le profit pour les nantis et ceux qui pensent pouvoir accéder aux classes dites supérieures à force d’heures sup, de mérites reconnus, et d’indispensables copinages avec les élites politiques et économiques bienveillantes avec les plus dociles.
Mais, nouveauté, on ratisse aussi vers le centre désormais et même vers la gauche. Et on débauche à tout va. On peut, on est vainqueurs et on dicte ses conditions : si vous voulez en être, il faudra en rabattre. Et les futurs et possibles ministrables du centre droit et de centre gauche, voire de la gauche, de se presser au portillon, en y mettant, évidemment, des formes, mais pour la galerie bien sûr.
La gauche traditionnelle, elle, en appelle aussi au centre, dans la hantise, d’un côté, de l’effet ‘’couteau-entre-les-dents’’ des bolcheviks de la LCR, et convaincue de l’autre, que le salut ne peut plus passer que par un parti centriste élargi, dont l’exemple allemand montre qu’il peut fonctionner…
Voire : le tempérament conciliateur germain se situe à des années lumières de la morgue vindicative et de l’obstination chicanière gauloises.
Il ne manquait plus que les Verts qui ont complètement oublié qu’ils prêchent un message d’une urgence absolue, qui devrait faire passer tout ce qui n’est pas environnemental dans la catégorie des problèmes, importants certes, mais notoirement secondaires.
A force de vouloir se mettre à la politique alors que les problèmes environnementaux n’ont que faire des questions du genre mariage des homosexuels, régularisation des sans papiers et autres hystériques dénonciations des ‘’méfaits des 4X4 pollueurs’’ (1), les paraît-il défenseurs de la planète ont carrément perdu de vue ce qui était et ne devrait être que ce seul but : tout faire, en priorité, pour protéger la vie sur la planète et seulement cela.
A force de disperser leurs efforts, ils ont fini par faire ce qu’ils disent haïr plus que tout : de la politique politicienne.
Résultat des législatives annoncé ?
Comme nous vous le disions peu avant le résultat de la présidentielle : majorité à droite, certes un peu moins que prévu mais tout de même.
Ouvrir à gauche en invitant des hommes de paraît-il gauche à diriger le pays, fut-ce sur un strapontin, il n’y a rien de mieux pour faire perdre le Nord aux électeurs socialistes qui se disent, désormais, qu’il est possible d’être socialo et de voter à droite. Et ça va voter Sarko encore une fois.
Les cinq ans à venir se vivront donc sous la houlette de la même chambre introuvable, ou bleu horizon comme vous voudrez, et d’un même président de la même couleur.
A très peu près en tous cas.
LA SEMAINE DES 45/50 HEURES.
Si l’on s’en réfère aux promesses de notre nouveau président…qui seront très fermement tenues soyez en certains, si, gagnant aujourd’hui 1.000 euros net par mois, vous avez besoin, afin de vivre tout simplement, de gagner, disons le modérément, 1300 euros net par mois, il vous faudra bosser…environ 44 heures par mois…
C’est-à-dire, proportionnellement…comme avant le Front Popu de 1936…
C’est sûrement pour cette raison que notre nouveau Premier Ministre a appelé son gouvernement ‘’un gouvernement qui est tout le contraire du conservatisme recroquevillé, comme l’en accuse le PS’’, et qui se présente donc à nous, comme un ‘’parti d’ouverture, dynamique, efficace, social’’ n’ayons pas peur des mots.
A noter au passage, qu’il s’est permis d’utiliser Matignon, un palais de la République qui ne se veut d’aucun parti, pour lancer les législatives en …tressant des couronnes à l’UMP. Ce qui s’appelle user, en fait abuser des prérogatives et avantages inhérents à ses fonctions officielles pour en faire, partialement, bénéficier son propre parti.
En tout état de causes, tous ces beaux progrès annoncés relèvent d’un stupéfiant progrès social en vérité.
Faites le compte vous-mêmes et vous verrez.
Venir des années 36, quand le patronat couinait qu’il ne se relèverait jamais des monstrueux avantages sociaux extorqués par la plèbe, mais qui a digéré les 40 heures sans problème aucun, et se retrouver, 70 ans après, avec une marche arrière à…44 heures par semaine et probablement au-delà, on mesure les progrès que notre ami des travailleurs a fait faire à la République dont la devise est, encore et toujours, Liberté, Egalité, Fraternité.
Qu’on me montre, même toutes proportions gardées bien sûr, l’Egalité et la Fraternité du traitement, des horaires de travail et des vacances de rêve d’un de nos ministres, ou d’un de nos multiples hauts et moyens fonctionnaires, avec ceux de ma voisine de palier qui, avec un bac plus cinq littéraire, fait des ménages chez SODEXHO (2), pour un SMIC ancien modèle à 1.000 euros nets (3), et, promis juré, je prends ma carte à l’UMP.
Ne nous leurrons pas.
On retrouve et on retrouvera, sans cesse, et ce sur la Terre entière, LE même problème et LA même solution.
Nous avons, d’un côté la droite qui se partage les places et le fric, de l’autre, le prolétariat qui a droit aux miettes, que ce soit en matière de fric, évidemment, mais aussi pour ce qui est de l’emploi.
La vie dans la France de 2007 c’est très simple.
Pour les uns, c’est la bonne vie pour les nantis, politiques en tête avec l’argent pour ces derniers, des boîtes privées mais, aussi et surtout, des contribuables avec les impôts imposés par l’Etat…décrié par la même droite.
Pour les autres, ceux qui leur paient leur train de vie, c’est la fameuse ‘’dignité par le travail’’,qui se traduit par ‘’tu fais ce qu’on t’offre sinon tu dégages et tu crèves’’.
Et à gauche ?
C’est pareil en moins criant.
Vu que, de toutes manières, derrière notre Système mais, en réalité, le Système mondial, c’est bien les actionnaires américains qui imposent leur niveau de vie au monde entier et le dirigent.
Exemple tout neuf : PSA couinait qu’il perdait des sous cette année et que, donc, lourder 4.200 employés et cadres était IN-DIS-PEN-SA-BLE à la santé, voire la survie de la boîte…
…en même temps, il vient de faire profiter ses actionnaires d’une augmentation faramineuse de son bénéfice 2006 !
Vous avez dit entreprise citoyenne ?
En plus, elle perd des places de marché car elle n’innove plus depuis belle lurette et ne fait même pas de la camelote solide et fiable à 100%, comme les Japonais avec leurs Toyota, Subaru et autres Lexus.
Une preuve de plus, qui date d’aujourd’hui ?
Le prix du pétrole vient de grimper en flèche…avant de remonter encore plusieurs fois d’ici août prochain.
Vous n’avez pas compris pourquoi ?
Les experts le disent clairement et sans complexe désormais : c’est en raison d’une forte demande des américains qui…partent en vacances.
Comme en plus, ils dévorent 12 fois plus de combustibles fossiles que tout le reste de la planète (et polluent 25 fois plus), leur demande d’hydrocarbures est particulièrement forte et pèse donc sur la demande…et les prix.
Faites vous une raison.
Les riches retraités et actionnaires amerloques (Et européens, russes et asiatiques), dirigent et ruinent la planète.
Alors, dans tout ça, la droite, la gauche…ça va, ça vient, ça change de veste, ça promet mais ça ne peut pas tout faire, c’est efficace, mais pas pour tout le monde, ça ne trahit pas mais ça change d’étiquette, ça ne trompe pas mais ça évolue.
Bref, comme disait Edgar Faure champion du retournement d’opinion : ‘‘Ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent.’’
Trois mots, trois dictons, avant d’aller manger.
1 : La politique consiste à faire croire. (Machiavel)
2 : Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas…c’est pour cela que nous avons que des personnes très intelligentes pour nous diriger.
3 : Enfin, comme disait mon cher papa : ‘’Plus ça change et plus c’est pareil…’’.
Vous n’aviez pas encore compris ?
Ca va venir.
(1) Oui ! Hystériques car nos amis Verts oublient un peu vite que même en se rendant en ville en paisible et familiale Laguna 2.0 essence, ils polluent plus qu’un 4X4 Suzuki ou Toy Rav 4 diesel, et encombrent bien plus qu’eux…et ces derniers prennent bien moins de place que les monospaces familiaux, donnés en exemple vertueux alors qu’ils mesurent en moyenne 4,80 X 1,80 X 1,75m…et dégagent en moyenne 50% de CO 2 de plus que des moteurs Diesel…sans parler des voitures de luxe, à commencer par celles du président de la république, des ministres et de tous les hauts fonctionnaires et directeurs d’administrations, qui préfèrent les moteurs à essence ou, à l’extrême rigueur, les 6 cylindres diesel.
(2)Une des plus grandes entreprises hôtellerie restauration du monde…où l’on ne trouve pas la moindre trace d’un syndicat…sinon du syndicat des…chefs d’exploitation, c’est-à-dire les adjoints quasi directs du patron et des actionnaires !
(3) On compte aujourd’hui entre 1,5 million et deux millions de SMICARDS qui, de ce simple fait, dont des PAUVRES. Ou alors, monsieur Sarkozy, est-on riche lorsqu’avec 1.000 euros nets par mois, on peut se payer un loyer, avoir un budget voiture, manger à sa faim avec quelques fruits et légumes puisque le gouvernement le conseille vivement, s’habiller et prendre, tout de même, quelques jours de vacances à la mer ou à la montagne?
Droite, gauche : plus ça change…
Alors, comme ça, nous entrons dans une période bénie qui devrait ne plus voir se perpétuer ces déplorables et stériles combats droite gauche, que le corps politique tout entier nous impose depuis des décennies, voire, bientôt, des siècles ?
La droite deviendrait donc miraculeusement sociale ?
Et la gauche s’adoucirait-elle enfin en s’acheminant gentiment vers le centre ?
Tous les gas du monde vont-ils enfin se donner la main ?
Le Paradis donc, n’est plus un rêve et les lendemains qui chantent entrent, à partir du 16, dans le domaine des choses vraiment possibles ?
A partir d’aujourd’hui, de demain ou d’après-demain, les travailleurs, tous les travailleurs, disons ceux au moins qui abattent leurs 35 à 39 heures par mois, vont pouvoir vivre avec un SMIC de 14 à 1.500 euros, certes somptuaire dirait madame la patronne des patrons, Laurence Parisot (18.000 euros par mois certifiés…), mais strictement nécessaire pour qui ne peut se loger à moins de 450 à 600 euros par mois.
Les miracles existent donc. Du moins cela nous est-il promis, quasiment sur facture puisque notre nouveau président nous a promis qu’en travaillant plus il était possible de gagner plus.
En effet, nous pensons que, ami des travailleurs comme il se présente, il ne va pas leur imposer, pour se faire un peu plus des 1200 euros bruts actuels, de revenir aux 40/45 heures d’avant le front popu…
…Sauf, vu les problèmes de santé qui risquent d’en découler à l’horizon de la divine croissance, à envisager un agrandissement du trou de la Sécu…laquelle, pour ne pas faire faillite, devra donc ne plus rien rembourser du tout en continuant à nous ponctionner les cotisations lui permettant, au moins, de justifier son existence…
Evidemment, ces choses ne se feront pas, puisque qu’elles donneraient raison à la gauche qui nous prédit un véritable cataclysme sarkozystique, alors que la droite annonce son règne comme générateur d’une justice sociale, encore jamais vue dans l’histoire de notre république voire du monde.
RAPACES DE DROITE ET DE GAUCHE
Miracle supplémentaire, un plus pour le Paradis annoncé, le centre, le Vrai nous dit son géniteur, s’est enfin levé.
Encore qu’il ait toujours existé, du moins depuis les années 45/70…quand bien même les Français n’ont pas eu le loisir ou le discernement assez subtil pour s’en rendre compte.
Non seulement, donc, le centre a donné de la voix, et même près de 19% de celles des Français, mais encore droite et gauche se tirent désormais la bourre pour lui faucher tout ce qu’ils peuvent.
Il doit donc lutter, dès sa naissance ou renaissance, pour ne pas passer trop vite de vie à trépas et éviter de laisser dans l’Histoire un fugitif souvenir de parti mort né, mis à mal, dépouillé, aspiré, pompé, mis en miettes par ces rapaces de droite et de gauche…
D’autant que, durant la campagne, la droite a ratissé jusque vers l’extrême droite et, bien qu’ en faisant la moue au début, un peu du côté des centristes.
La tactique a bien payé.
Faite de trouille des incendies de banlieues et de hargne contre tous les profiteurs étrangers d’un Etat Providence alimenté par les seuls Français ou presque. La droite a fauché très large.
La gauche, elle, sentant sa mort venir, a bien tenté de racler les fonds de tiroir du centre mais en vain.
A force de vouloir aller vers le centre, la gauche y a perdu sa crédibilité.
LE GRAND RATEAU
Scrutin désormais définitivement plié, tous visent, maintenant, les législatives.
Et de chaque côté, c’est à grands coups de râteau qu’on fait la chasse aux voix.
La droite, elle, y va en ordre serré, caractéristique d’une unité absolue autour du fric. Ici, on sait ce qu’on défend. Pas de philosophies, pas d’états d’âme, pas d’idéologie ni d’idéologies fumeuses propres aux intellos de la gauche caviar, mais du pragmatisme absolu. L’unité est là, bétonnée. On défend le fric, le profit pour les nantis et ceux qui pensent pouvoir accéder aux classes dites supérieures à force d’heures sup, de mérites reconnus, et d’indispensables copinages avec les élites politiques et économiques bienveillantes avec les plus dociles.
Mais, nouveauté, on ratisse aussi vers le centre désormais et même vers la gauche. Et on débauche à tout va. On peut, on est vainqueurs et on dicte ses conditions : si vous voulez en être, il faudra en rabattre. Et les futurs et possibles ministrables du centre droit et de centre gauche, voire de la gauche, de se presser au portillon, en y mettant, évidemment, des formes, mais pour la galerie bien sûr.
La gauche traditionnelle, elle, en appelle aussi au centre, dans la hantise, d’un côté, de l’effet ‘’couteau-entre-les-dents’’ des bolcheviks de la LCR, et convaincue de l’autre, que le salut ne peut plus passer que par un parti centriste élargi, dont l’exemple allemand montre qu’il peut fonctionner…
Voire : le tempérament conciliateur germain se situe à des années lumières de la morgue vindicative et de l’obstination chicanière gauloises.
Il ne manquait plus que les Verts qui ont complètement oublié qu’ils prêchent un message d’une urgence absolue, qui devrait faire passer tout ce qui n’est pas environnemental dans la catégorie des problèmes, importants certes, mais notoirement secondaires.
A force de vouloir se mettre à la politique alors que les problèmes environnementaux n’ont que faire des questions du genre mariage des homosexuels, régularisation des sans papiers et autres hystériques dénonciations des ‘’méfaits des 4X4 pollueurs’’ (1), les paraît-il défenseurs de la planète ont carrément perdu de vue ce qui était et ne devrait être que ce seul but : tout faire, en priorité, pour protéger la vie sur la planète et seulement cela.
A force de disperser leurs efforts, ils ont fini par faire ce qu’ils disent haïr plus que tout : de la politique politicienne.
Résultat des législatives annoncé ?
Comme nous vous le disions peu avant le résultat de la présidentielle : majorité à droite, certes un peu moins que prévu mais tout de même.
Ouvrir à gauche en invitant des hommes de paraît-il gauche à diriger le pays, fut-ce sur un strapontin, il n’y a rien de mieux pour faire perdre le Nord aux électeurs socialistes qui se disent, désormais, qu’il est possible d’être socialo et de voter à droite. Et ça va voter Sarko encore une fois.
Les cinq ans à venir se vivront donc sous la houlette de la même chambre introuvable, ou bleu horizon comme vous voudrez, et d’un même président de la même couleur.
A très peu près en tous cas.
LA SEMAINE DES 45/50 HEURES.
Si l’on s’en réfère aux promesses de notre nouveau président…qui seront très fermement tenues soyez en certains, si, gagnant aujourd’hui 1.000 euros net par mois, vous avez besoin, afin de vivre tout simplement, de gagner, disons le modérément, 1300 euros net par mois, il vous faudra bosser…environ 44 heures par mois…
C’est-à-dire, proportionnellement…comme avant le Front Popu de 1936…
C’est sûrement pour cette raison que notre nouveau Premier Ministre a appelé son gouvernement ‘’un gouvernement qui est tout le contraire du conservatisme recroquevillé, comme l’en accuse le PS’’, et qui se présente donc à nous, comme un ‘’parti d’ouverture, dynamique, efficace, social’’ n’ayons pas peur des mots.
A noter au passage, qu’il s’est permis d’utiliser Matignon, un palais de la République qui ne se veut d’aucun parti, pour lancer les législatives en …tressant des couronnes à l’UMP. Ce qui s’appelle user, en fait abuser des prérogatives et avantages inhérents à ses fonctions officielles pour en faire, partialement, bénéficier son propre parti.
En tout état de causes, tous ces beaux progrès annoncés relèvent d’un stupéfiant progrès social en vérité.
Faites le compte vous-mêmes et vous verrez.
Venir des années 36, quand le patronat couinait qu’il ne se relèverait jamais des monstrueux avantages sociaux extorqués par la plèbe, mais qui a digéré les 40 heures sans problème aucun, et se retrouver, 70 ans après, avec une marche arrière à…44 heures par semaine et probablement au-delà, on mesure les progrès que notre ami des travailleurs a fait faire à la République dont la devise est, encore et toujours, Liberté, Egalité, Fraternité.
Qu’on me montre, même toutes proportions gardées bien sûr, l’Egalité et la Fraternité du traitement, des horaires de travail et des vacances de rêve d’un de nos ministres, ou d’un de nos multiples hauts et moyens fonctionnaires, avec ceux de ma voisine de palier qui, avec un bac plus cinq littéraire, fait des ménages chez SODEXHO (2), pour un SMIC ancien modèle à 1.000 euros nets (3), et, promis juré, je prends ma carte à l’UMP.
Ne nous leurrons pas.
On retrouve et on retrouvera, sans cesse, et ce sur la Terre entière, LE même problème et LA même solution.
Nous avons, d’un côté la droite qui se partage les places et le fric, de l’autre, le prolétariat qui a droit aux miettes, que ce soit en matière de fric, évidemment, mais aussi pour ce qui est de l’emploi.
La vie dans la France de 2007 c’est très simple.
Pour les uns, c’est la bonne vie pour les nantis, politiques en tête avec l’argent pour ces derniers, des boîtes privées mais, aussi et surtout, des contribuables avec les impôts imposés par l’Etat…décrié par la même droite.
Pour les autres, ceux qui leur paient leur train de vie, c’est la fameuse ‘’dignité par le travail’’,qui se traduit par ‘’tu fais ce qu’on t’offre sinon tu dégages et tu crèves’’.
Et à gauche ?
C’est pareil en moins criant.
Vu que, de toutes manières, derrière notre Système mais, en réalité, le Système mondial, c’est bien les actionnaires américains qui imposent leur niveau de vie au monde entier et le dirigent.
Exemple tout neuf : PSA couinait qu’il perdait des sous cette année et que, donc, lourder 4.200 employés et cadres était IN-DIS-PEN-SA-BLE à la santé, voire la survie de la boîte…
…en même temps, il vient de faire profiter ses actionnaires d’une augmentation faramineuse de son bénéfice 2006 !
Vous avez dit entreprise citoyenne ?
En plus, elle perd des places de marché car elle n’innove plus depuis belle lurette et ne fait même pas de la camelote solide et fiable à 100%, comme les Japonais avec leurs Toyota, Subaru et autres Lexus.
Une preuve de plus, qui date d’aujourd’hui ?
Le prix du pétrole vient de grimper en flèche…avant de remonter encore plusieurs fois d’ici août prochain.
Vous n’avez pas compris pourquoi ?
Les experts le disent clairement et sans complexe désormais : c’est en raison d’une forte demande des américains qui…partent en vacances.
Comme en plus, ils dévorent 12 fois plus de combustibles fossiles que tout le reste de la planète (et polluent 25 fois plus), leur demande d’hydrocarbures est particulièrement forte et pèse donc sur la demande…et les prix.
Faites vous une raison.
Les riches retraités et actionnaires amerloques (Et européens, russes et asiatiques), dirigent et ruinent la planète.
Alors, dans tout ça, la droite, la gauche…ça va, ça vient, ça change de veste, ça promet mais ça ne peut pas tout faire, c’est efficace, mais pas pour tout le monde, ça ne trahit pas mais ça change d’étiquette, ça ne trompe pas mais ça évolue.
Bref, comme disait Edgar Faure champion du retournement d’opinion : ‘‘Ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent.’’
Trois mots, trois dictons, avant d’aller manger.
1 : La politique consiste à faire croire. (Machiavel)
2 : Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas…c’est pour cela que nous avons que des personnes très intelligentes pour nous diriger.
3 : Enfin, comme disait mon cher papa : ‘’Plus ça change et plus c’est pareil…’’.
Vous n’aviez pas encore compris ?
Ca va venir.
(1) Oui ! Hystériques car nos amis Verts oublient un peu vite que même en se rendant en ville en paisible et familiale Laguna 2.0 essence, ils polluent plus qu’un 4X4 Suzuki ou Toy Rav 4 diesel, et encombrent bien plus qu’eux…et ces derniers prennent bien moins de place que les monospaces familiaux, donnés en exemple vertueux alors qu’ils mesurent en moyenne 4,80 X 1,80 X 1,75m…et dégagent en moyenne 50% de CO 2 de plus que des moteurs Diesel…sans parler des voitures de luxe, à commencer par celles du président de la république, des ministres et de tous les hauts fonctionnaires et directeurs d’administrations, qui préfèrent les moteurs à essence ou, à l’extrême rigueur, les 6 cylindres diesel.
(2)Une des plus grandes entreprises hôtellerie restauration du monde…où l’on ne trouve pas la moindre trace d’un syndicat…sinon du syndicat des…chefs d’exploitation, c’est-à-dire les adjoints quasi directs du patron et des actionnaires !
(3) On compte aujourd’hui entre 1,5 million et deux millions de SMICARDS qui, de ce simple fait, dont des PAUVRES. Ou alors, monsieur Sarkozy, est-on riche lorsqu’avec 1.000 euros nets par mois, on peut se payer un loyer, avoir un budget voiture, manger à sa faim avec quelques fruits et légumes puisque le gouvernement le conseille vivement, s’habiller et prendre, tout de même, quelques jours de vacances à la mer ou à la montagne?
19:10 Ecrit par Maurice CARON dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24/04/2007
Europe, ''Le Président''...et les medias...
Europe, ‘’Le Président’’ et les medias.
Retour sur quelques images de cette campagne sur le point de se terminer ?
Eh bien c’est l’euphorie chez tout le monde.
Enfin presque car côté Sego, on sent que la fin semble bien annoncée.
Un chouia tristounet pour les crève la faim, même si, et nous le savons bien ici, combien le recours à la gauche, au temps de Tonton, a pu décevoir les citoyens qui en attendaient bien plus.
En 81, et sans qu’ils s’en rendent compte, ils avaient mis en place un homme de gauche qui a entamé…une droitisation accélérée du pays et a été suivi par un pur et dur Lionel qui, tout en exigeant un droit d’inventaire, a fait pire.
Résultat, il s’est piteusement ramassé en 2002.
Résultat, aujourd’hui, parce qu’ils en ont soupé des promesses non tenues de la gauche, certains Français ont été se jeter dans les bras du centre mais aussi…de la droite qui, le contraire serait étonnant, va mener une politique du style ‘’à droite toutes’’, d’ailleurs clairement mis en œuvre et clamé dans les medias tout au long des cinq années écoulées.
Etre déçu par la gauche censée vous épargner et se réfugier à droite qui va vous faire marner…Comprenne qui pourra.
Certes, les appels aux travailleurs et aux larmoiements consolateurs pour attirer les votes des prolos à casquette, ça fonctionne toujours mais il y a tout de même de quoi s’étonner.
Encore que.
Suivez le guide.
L’affaire de l’Europe, du référendum et du ‘’Non’’ massif, nous en disent plus long.
Souvenez-vous. Le refus a été, en grande partie, le fait d’électeurs de gauche pour qui, on les comprend, Europe n’était que le faux nez des Etats-Unis capitalistes dévorants déclarés qui, après avoir combattu l’idée européenne, ont préféré y aller de leurs lobbies anglo-saxons à Bruxelles, pour démolir de l’intérieur ce qui était très mal vu de l’extérieur.
Et ils y sont arrivés.
Exemple, le projet de Constitution rejeté à plus de 50% par Français et Hollandais qui ont flairé le piège, fut-ce en ne le comprenant pas vraiment…raison de plus..
Aujourd’hui, au dire des commentateurs, les électeurs de droite sont majoritairement pour le OUI à l’Europe.
Pas très étonnant.
La droite n’a jamais séduit que les nantis, du haut en bas des grilles salariales diverses, et l’idée d’une Europe privilégiant les riches sur le dos des pauvres leur va bien. Au nom du darwinisme économique.
Super et même hyper logique.
La France va donc ressembler de plus en plus aux USA.
55 à70% de nantis pour 30 à 45% de pauvres.
Ce n’est pas une vue de l’esprit. Sur 300 millions d’Américains, on compte, tout de même, plus de 35 millions de pauvres.
Logique encore : s’il y a des riches, il faut bien qu’il y en ait qui paient cette richesse quelque part.
Et voyez comme c’est drôle, on retrouve dans ces pourcentages, les mêmes que dans les scores de nos deux leaders de droite et de gauche.
GAGNER PLUS
Gagner plus ?
Simple comme un coup de pied aux fesses.
Si vous voulez gagner plus, travaillez plus longtemps.
Lumineux non ?
Les adeptes des 35 heures n’auront qu’à en faire 39 et, s’ils sont Smicards, s’enrichiront d’environ…600 Frs de plus par mois !
Mirifique non ? De quoi, vous vous en doutez, faire la nouba tous les mois pendant…euh…disons un repas de midi un peu amélioré au restau mais à deux ou trois, pas plus.
Voili voilou. C’est ça le changement, la nouvelle société, bref, la richesse et le Paradis promis.
Un signe : madame Laurence Parisot, patronne des patrons, bien connue pour n’avoir jamais su driver la société que lui avait laissée son papa, s’est bien gardée de pavoiser à la victoire annoncée de son poulain.
En fait, elle a été priée de se la fermer entre les deux tours. Les patrons chantant la victoire d’une droite qui va envoyer au charbon les prolos…tout en leur promettant le contraire, aurait été, évidemment, contre productif pour les derniers votes attendus.
D’ailleurs, à entendre déjà ce matin France Info, il n’est que de voir l’agressivité, toute nouvelle, de la grande majorité des journalistes, bien nourris et payant moins d’impôts que les citoyens ordinaires, à l’égard de madame Royal, pour se rendre compte qu’ils ont bien compris qui allait gagner dimanche en 15 et qu’ils se rangent du bon côté du manche.
Avant-hier, ils se méfiaient un peu…on ne sait jamais.
Aujourd’hui, fidèles à leur devise, ils sont forts avec les faibles et faibles avec les forts.
L’EUROPE ET LE PRESIDENT
On prend parti ? On défend Ségolène direz-vous ?
Sûrement pas.
Notre vote à nous est très comparable à celui des pêcheurs à la ligne du dimanche matin.
Du dimanche d’élections cela va de soi.
Encore que nous accomplissions pieusement (ou piteusement ?) notre devoir comme tout bon Français qui respecte les lois républicaines.
Mais sans illusion aucune.
Cela dit, que vient faire l’Europe dans cette histoire ?
L’autre soir, la 3 a repassé le film de Verneuil Audiard ‘’Le Président’’.
Splendide.
Splendide et…prémonitoire.
En effet, l’histoire met en scène un vieux dur à cuire de la politique d’avant, un socialo pur sucre qui faisait passer l’honnêteté et le bien du peuple avant même son parti.
On parlait déjà d’Europe à l’époque.
Mais le ‘’Président’’, du Conseil comme on disait alors, posait, déjà, la vraie question : ‘’L’Europe ? Mais quelle Europe d’abord ?’’.
Eh oui ! L’Europe au bénéfice de qui ?
On soupçonne, d’ailleurs, quelque peu de malignité et de vraie culture aussi, le responsable qui a décidé, innocemment en apparence, d’avoir programmé ce film au moment opportun.
S’ensuit, dans le film, un discours ahurissant, une vraie tirade d’anthologie, qui pourrait servir de morale, d’exemple à suivre, aujourd’hui aux tenants de l’Europe, de droite, de gauche et du centre.
Le film contient des phrases d’Audiard qu’il serait fort à propos, de graver aux frontons des immeubles abritant douillettement nos élus et commissaires européens.
Telle celle-ci.
‘’Quelle Europe voulez-vous faire ? Celle des travailleurs ou celle des profits des grandes entreprises ?’’.
Ou encore ‘’On n’aura bientôt plus à faire avec les ministères mais avec les conseils d’administration.’’
Et, pour faire bonne mesure, et bien dans le style d’Audiard : ‘’Les patrons de gauche ? S’il y en a, ils sont comme les poissons volants, ça existe peut-être mais ça ne constitue pas la majorité du genre’’.
Voilà.
C’était il y a…55 ans.
Depuis, Gabin et Audiard sont morts, mais pas leur message et, hélas, pas l’Europe du fric, tête de pont du monde des profits américains et mondiaux.
Ils sont toujours là, et bien là.
Bien présents. Bien envahissants.
Bien prospères.
Pas pour tout le monde évidemment.
Et…pour le moment seulement.
Car dans la Bible, encore elle, le fameux ‘’faux prophète’’, finit par se casser la margoulette nous ont dit nos copains versés dans l’Evangile.
Ca rassure.
A terme.
Car dans les années qui viennent, on va souffrir.
Enfin une bonne petite moitié des Français. Smicards, retraités, Rmistes et autres SDF en tête.
Allez ciao bonsoir comme dirait PPDA chez les Guignols.
L'espoir fait vivre.
Enfin ça aide....
10:17 Ecrit par Maurice CARON dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23/04/2007
Présidentielles et Témoins de Jéhovah: c'est loin le Paradis?
Vous ne saviez pas ?
Que dans dix jours, tout au plus, les Français, dont vous êtes apparemment, vont tous jouir d’une situation en or ? D’un véritable Paradis sur Terre quasiment ?
Paradis, c’est-à-dire, monde parfait dont auront disparu toutes les plaies dont souffre l’Humanité gémissante ?
Santé pour riches et maladie pour pauvres, salaires de misère, conditions de travail angoissantes, logements hors de prix, pouvoir d’achat en baisse, insécurité de l’emploi, bref, tous ces maux qui nous font tant souffrir, qui nous exterminent à petit feu, qui nous tuent lentement, bientôt pffuitt ! Terminé ! Envolés, partis ! A pu fini !
Et tout ça par la grâce de ce qu’ ‘’ILS’’ vont faire une fois élus.
En tous cas, au vu des promesses qui nous ont été et vont encore être faites par tous les candidats, ou presque, il n’y a désormais aucune place pour le doute.
Le Paradis est pour demain.
Bon, on n’est pas chien, disons pour après-demain.
Voire, allez globalement, pour le lendemain du second tour en tous cas.
Et même, on est bons princes : d’ici la fin de l’année.
D’ici là, c’est sûr, ‘’on’’ aura pris des mesures , ‘’on’’ aura décidé, ‘’on’’ aura pris en compte, non pas les fantaisies du petit peuple mais bien ses besoins élémentaires d’une vie simplement décente et sans angoisse du lendemain, en un mot comme en cent, ‘’on’’ aura, enfin, tenu ses promesses. Ses mirifiques, formiordinaires et extramidables promesses.
Cela faisait longtemps qu’on attendait çà non ?
Or donc, il ne s’est pas passé de semaine, voire de jour, que dis-je, d’heure et même de minute, sans que la surenchère ne surenchérisse à tout va.
Et même que, ne reculant devant aucun sacrifice, la gauche ait piqué ses arguments à la droite, que la droite fasse de même avec la gauche, et que le centre se mette à piocher dans les deux camps, histoire de faire bien comprendre aux indécis que le temps est enfin venu d’écouter raisonnablement les deux camps et de gouverner sous le signe de la Grande Réconciliation.
Fermez le ban !
Un exemple explicite souvent cité et que nous avions cité nous-mêmes ?
L’ Allemagne.
AVANTAGES…ET INCONVENIENTS
En effet, nos cousins d’Outre Rhin, par la grâce d’Angela, ont enfin, eux, mis en œuvre, un programme de gouvernement qui allie les avantages de la droite et de la gauche.
Mais, évidemment, sans oublier, toutefois, qu’il cumule aussi les inconvénients des deux systèmes jusque là ennemis.
Et ça marche ! Enfin pour le moment.
L’économie de l’Allemagne fonctionne à ravir malgré l’euro de moins en moins compétitif.
Son taux de croissance est à la hausse, les salaires aussi merci.
Hélas, pas tous et pas pour tout le monde, en plus que les chômeurs n’y sont pas particulièrement à la fête côté indemnités.
Quant à la sécurité de l’emploi, elle y est de plus en plus relative, mondialisation oblige.
Allez ! Foin de réserves grognonnes et ne parlons donc pas des choses qui fâchent. Voyons si la France ne pourrait pas bénéficier de cet état de grâce qui serait donc généré par une entente enfin cordiale entre droite et gauche et jetterait à la poubelle de l’Histoire ces partis des extrêmes qui nous ont fait tant de mal.
DE NOUVEAU LE FAUX PROPHETE
Premier résultat : cette option vitale pour nous sortir du trou, mettrait enfin, paraît-il, en œuvre une social-démocratie certes libérale et nettement mondialiste mais, paraît-il encore, moins pire que l’ancien vague socialisme gauche et mou battu en brèche par la dure et droite économie de type anglo-saxon.
Voire…
En effet, si le libéralisme dit social (sic), prêché par la droite se distinguera surtout par le fait que le mot social promis disparaîtra bien vite du programme une fois qu’il sera mis en oeuvre, le socialisme dit de gauche et prêché par la gauche, nous promet lui des lendemains très vaguement rosés.
Parce que, bonnes gens, le Mondialisme, la Mondialisation majuscule, profondément anglo-américaine et, pour être précis, internationalement fricarde, commandent à la planète entière.
Or, c’est en cela que notre titre se justifie : les Témoins de Jéhovah sont les seuls, à notre connaissance du moins parmi tous les mouvements religieux, à désigner ce monstre impitoyable qui bouffe les hommes et les choses par son nom : le faux prophète.
Certes, les enturbannés, eux, appellent cette horreur le grand Satan, mais ils ne l’ont pas annoncé il y a…deux mille ans comme les Témoins nous le montrent dans la Bible.
Avouez qu’annoncer, au temps des premiers chrétiens, que l’oncle Sam allait, deux mille ans plus tard, pourrir la tête et le corps des humains en nous inondant de Macdos, de blue-jeans, de Coca Light et de films louant le sexe et la violence US, tout ça par la grâce de son président Bible en main (un comble) et ses grossiums de Wall Street abonnés, évidemment, à l’office du dimanche, il fallait le faire.
Les Témoins l’ont fait.
Personne, d’autre.
Dommage qu’ils ne le chantent pas bien plus fort sur tous les toits.
Encore qu’ils s’attireraient, vite fait, les foudres des puissants, US en premier lieu, dont ils auraient ainsi, l’audace de remettre en cause le droit de diriger le monde au nom de Dieu lui-même.
FRIC OBSCENE.
Ils ne font pas la guerre mais pour ceux qui les connaissent bien et qui s’acharnent à les démolir, ils ne sont pas un danger mais LE danger.
Prétendre que le fric obscène dirige le monde et que Dieu va mettre tout ça par terre, risque de donner des idées, sinon de révolte, du moins de désobéissance passive au Système.
Et, quand on sait comment fonctionne ledit Système, mettre dans le même sac, comme le font les Témoins, économie, politique, médias, science, religion et tout le reste, relève d’une insolence insupportable pour ces puissants à l’épiderme sensible.
Pourtant, en regardant avec un peu d’attention autour de soi et en tentant de raisonner, autrement qu’avec ses pieds, que voyons nous dans le spectacle quotidien que nous offre le Système en question ?
Avidité indéfinie des dominants, moralité déliquescente, corruption, massacres divers et variés, mensonge généralisé, cruauté sociale, scientisme orgueilleux, népotisme institutionnel…on en passe…
Comment s’étonner de constater la justesse du regard que les Témoins portent sur le monde actuel et ne pas se rendre compte qu’ils dérangent partout où ils portent ce qu’ils ont, en plus, la prétention d’appeler leur bonne parole ?
Normal, en fin de compte, qu’ils rencontrent des problèmes et des oppositions forcenées dans le monde entier, y compris dans notre mirifique pays, Terre des Lumières comme nous le serinent nos républicains, démocrates et distingués membres de groupes plus ou moins philosophiques aussi discrets que…sectaires.
Ils dérangent donc.
Et comme le chantait Béart : ‘’Le poète a dit la Vérité…il faudra l’exécuter.’’
Comme les pharaons et autres dictateurs l’ont fait et le feront toujours : tous ceux qui vous apportent des mauvaises nouvelles et, en fait, la contradiction et, surtout, vous désignent exactement vos propres erreurs, doivent disparaître.
Un peu comme beaucoup d’entre nous d’ailleurs : si l’on nous présentait un miroir censé vous faire voir à quoi, un homme réellement digne de ce nom devrait ressembler, c’est-à-dire honnête, vrai, courageux, travailleur, gentil, sensible, altruiste…nous serions probablement déçus.
Et contraints d’adopter une de ces deux solutions : soit travailler à changer notre image, c’est-à-dire notre personnalité, soit à…casser le miroir pour faire disparaître cette image qui nous dérange : la notre.
C’ EST LOIN LE PARADIS ?
Présidentielles et Témoins de Jéhovah ?
L’opportunité du rapprochement nous paraît évidente.
D’un côté des spécialistes du pouvoir qui n’ont pas réussi, de quelque bord qu’ils soient, à apporter le paradis qu’ils continuent néanmoins à nous promettre. Pour demain évidemment, sauf que depuis hier et avant-hier, lorsqu’ils étaient au pouvoir, aucun d’eux n’a été capable de nous le donner. Encore et toujours c’est ‘’demain on rase gratis’’.
De l’autre, des zèbres marginaux qui nous le promettent aussi.
Pas pour demain mais pour bientôt. Certes, ça peut paraître pas très rassurant mais quelque part ça rassure un peu.
En effet, ils démontrent, eux au moins et ça fait bisquer tout ceux qui sont infoutus d’en faire autant, qu’ils ont fait la paix avec leurs semblables et ne tuent plus personne. Pas mal non ? A un point qu’on trouve curieux qu’on ne leur ait pas encore décerné le prix Nobel de la Paix qu’un défunt terroriste et tueur d’innocents Arrafat, avait eu, lui…
Grosse différence côté Paradis promis, les Témoins nous le promettent mais pas grâce à la direction d’autres humains, incapables de tenir leurs promesses…si tant est qu’ils le veuillent.
Non, le Paradis, ces gêneurs patentés, nous le promettent en citant uniquement la Bible. Donc grâce à une intervention…divine certes, mais seule capable de faire ce que les hommes ne peuvent ou ne veulent pas faire depuis que le monde est monde.
Si l’on a la foi, bien sûr.
Encore que, l’on ne peut qu’estimer, à notre humble avis, cette fois là relève désormais de la pure et simple logique. Les humains ne pouvant ni ne voulant le mettre en place ce nouvel âge d’or, il ne reste plus à l’Humanité qu’à se tourner vers…vers quoi à votre avis, en-dehors de ces petits hommes verts qui font rêver les rêveurs ?
Eh oui !
Il va bien falloir se décider à croire un jour ou l’autre.
Si un homme ou, a fortiori, des hommes providentiels existaient, cela fait belle lurette qu’on le saurait.
LIBERTE EGALITE FRATERNITE ?
Alors ? La foi ?
Mais ceux d’en face, les puissants de ce système, n’ont-ils pas, eux aussi, la foi ?
Ou ne disent-ils pas l’avoir ?
Chrétienne d’ailleurs ou soi disant telle la plupart du temps…sauf qu’ils ont du sauter le passage biblique où Jésus en personne commande à tous ceux qui disent vouloir se réclamer de lui, d’ ‘’aimer son prochain comme soi-même’’…
Comme ils ont, aussi, dû oublier que dans la devise de la République Française, figuraient ‘’Liberté, Egalité, Fraternité’’.
Si la Liberté est toute relative, l’Egalité relève de la légende.
Quant à la Fraternité…
Passons…
D’ailleurs, la plus élémentaire décence cartésienne n’impliquerait-elle pas que notre beau pays changeât de devise?
Ne serait-ce que pour faire la coller à la simple réalité.
Qui semble coller mieux avec celle que Jean Yann caricaturait en disant ‘’Liberté, Egalité, Choucroute’’….
Qui avait précisé vouloir faire rigolo pour ne pas dire, un peu trop simplement, ‘’Fric, Pognon, Oseille’’.
Il savait que le capital n’a plus besoin de se justifier par quelque devise que ce soit.
Il est.
Et commande.
Le reste n’est que promesses électorales.
Au fait, on se demande bien pour qui ils vont voter ces empêcheurs de républicaniser en rond.
Si l’on tient compte des promesses, de droite et de gauche, on serait tenté de dire, quelque part, qu’ils devraient voter pour tout le monde… et personne.
Même pas côté Bové, Voynet ou Besancenot.
Encore que le facteur et ses copains soient bien les seuls à avoir dit, en public, ce que tous les autres savent pourtant fort bien et qui est un des noeuds du problème.
Un des, sinon LE problème de notre société, de toutes les sociétés, et qui a toujours été et sera toujours, l’opposition des riches et des pauvres. Des puissants et des faibles. Des dominants et des dominés.
On se répète mais dans une société désormais mondialement vaguement judéo chrétienne…cet état de fait bétonné à mort et ad vitam, ça fait tout drôle.
De toutes manières, en supposant, pure hypothèse d’école, qu’un à-peu-près clairvoyant de leur espèce devienne président(e), soit il viderait le pays de tous les PDG et des multinationales qui vont avec, voire des grosses et moyennes entreprises, soit il devrait déclarer forfait, soit…il serait liquidé dans un mystérieux accident de voiture dans les six mois.
Car face à lui, on trouve…rien de moins que le monde entier…
Et on retrouve là le fameux faux prophète, y compris les Indiens et les Chinois qui se convertissent à toute vapeur au réal capitalisme et à toutes les émissions de CO2 qui vont avec…les nécessités de la croissance n’est-ce pas ?
On retrouve aussi tous les politiques de la planète qui se meurt, y compris les écolos eux-mêmes.
Au-delà des vérités vertes qu’ils nous servent, ils oublient tous de poser LA question essentielle : pourquoi sommes-nous sur Terre ?
La destinée de l’Homme est-elle de faire du fric, de faire une carrière, d’acheter des bagnoles, des maisons, d’avoir un compte en banque bien garni, de…s’épanouir en achetant, en produisant, en participant au taux de croissance de son pays ?
Alors que l’humain basique, que nous sommes tous, a simplement besoin de boire, manger, dormir, avoir un vrai contact avec la Nature, fonder une famille, cultiver son jardin, bref, a simplement besoin de faire face à ses nécessités de vie essentielles.
Je rêve ?
Ben oui non ?
Mais je préfère mes rêves à moi plutôt que ceux que la télé et les hommes politiques me proposent…très cher d’ailleurs puisque c’est eux qui décident et c’est moi qu’ils forcent à payer…au prix qu’ils fixent en plus.
Bon, tout ça m’énerve.
Je vais aller voir dans mon petit jardin, (49, 5 mètres carrés) comment se portent mes fraises…des bois…que j’ai ramenées du Haut Var l’été dernier avec toutes les précautions d’usage, c’est-à-dire avec tout le petit écosystème qui les entourait, terre, herbe, mousse, etc.
Hélas, les escargots d’ici ont commencé à les boulotter.
Et, voyez comme ce monde est cruel, pour leur permettre de continuer à vivre mes fraises des bois, j’ai été contraint de mettre de l’anti-limaces tout autour.
Mais re-hélas, me voilà, moi, l’universel redresseur de torts avec mon énorme bonne conscience, accusé par la mienne, de conscience, d’être un assassin empoisonneur d’escargots. Tueur de vie quoi…
Comme quoi, personne n’est parfait.
Même pas moi.
Salut.
Demain je vous parlerai du futur président.
Prémonitoire vous verrez.
10:49 Ecrit par Maurice CARON dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
30/03/2007
Présidentielles et air du temps: ça sent la fin...et ça sent pas bon...
Ben oui.
Que voulez-vous ?
S’effarer du tableau que nous donnent ces prochaines élections et déplorer le spectacle que nous propose, ce qu’on appelle sans rire, notre civilisation, ne fait pas de nous les responsables de ce Grand Guignol qu’est devenu le monde politico économico médiatique français en particulier et planétaire en général.
D’affligeant qu’il était, ce monde là s’enfonce de plus en plus, et plus rapidement, dans le grotesque, le pitoyable, l’ignoble, le crade des plus crades.
Inventaire.
Un exemple parmi tant d’autres.
L’actualité nous apprend que, désormais, nos élus les plus huppés n’ont même plus la décence de tenir leurs maîtresses ou amants en-dehors de leurs fonctions politiques. Fut-ce un petit peu.
Désormais, de l’apparence bienséante, tout le monde s’en fiche et s’affiche.
Et, pour s’auto déculpabiliser, l’on dénomme compagnons et compagnes les amants et maîtresses ‘’d’avant’’.
Qui ont désormais voix au chapitre comme les époux et épouses réguliers ou régulières jadis.
Enfin, jadis, d’il y a, disons une petite quinzaine d’années.
La situation change du tout au tout mais, comme on a, encore, un peu le sens des convenances, pour moraliser la situation, on change simplement les mots.
Exemple tout bête, le terme facteur était, paraît-il, insultant pour l’intéressé. On l’a baptisé préposé et il en a, du moins paraît-il, retrouvé le sourire.
De même, un balayeur est devenu un technicien de surface.
Et si lesdites surfaces ne suffisent pas à lui remplir l’escarcelle, quitte à lui faire faire des heures sup’, on l’appellera peut-être spécialiste des profondeurs?
Ben pourquoi pas après tout?.
Et c’est ainsi que les moralistes en sont pour leurs frais et leur passéiste indignation et n’ont, désormais qu’à fermer leur bec
FAMILLE NOMBREUSE JUDEO CHRETIENNE.
Or donc, ces dames de la haute n’y vont désormais plus par quatre chemins.Foin d’hésitations ringardes n'est-ce pas?
L’une trompe son cher et tendre au vu et au su de tout le monde, puis vient reprendre en main les destinées dudit cher et tendre, qui n’est vraiment mais alors vraiment pas rancunier.
L’autre, dès la nomination de son compagnon de cœur, vient illico prendre en main la maisonnée ministérielle et une domesticité au garde à vous….puisque la fonction en donne le droit n’est-ce pas, pourquoi se gêner même hors des liens pourtant considérés officiels du mariage ?
La troisième vous donne l’exemple de la famille nombreuse très judéo chrétienne…dans le cadre d’un concubinage au long cours le plus convenable désormais.
Loin de nous l'idée de vilipender qui que ce soit et de jouer les Cassandre.
Néanmoins, nous ne pouvons nous empêcher de constater que toutes ces éminences qui, à tous les coins de discours, se plaisent à se présenter comme les dignes héritiers en ligne directe des principes gaulliens ou mitterrandiens, ont dû sauter quelques pages des mémoires de leurs grands aïeux.
Difficile, en effet, d’imaginer une tante Yvonne et son quasi royal époux, donner leur bénédiction à des mœurs pareilles.
Et même Tonton, si ses funérailles en présence de ses épouses officielle et officieuse donnèrent lieu à pas mal de commentaires, ne se permettait pas de s’afficher avec ses préférées.
On savait vivre tout de même. Du moins en public.
Tout ceci pour se demander cela: quid de ces valeurs, sinon morales, disons plus ou moins respectables d’un passé pas si lointain...mais qui perdurent chez certains hommes publics, politiques en particulier car il faut bien donner quelques exemples moraux au petit peuple?
Force est de constater qu’elles sont envolées ces valeurs. Ringardes. Passées de mode. Voire indécentes.
Ces exemples relevant d'une relative morale ont, cependant, fâcheusement disparus pour le susdit petit peuple, lequel s’est trouvé tout heureux, à son tour, de pouvoir se déculpabiliser en copiant ses élites, ou supposées telles.
Souvenez-vous: il fut un temps ou se droguer ou se livrer à la licence la plus débridée était reservé aux classes privilégiées...et nanties. Puis, la drogue mais tous les autres débordements aussi, se sont démocratisés..
Et nos médias d’applaudir! Et pour cause! Ce qui est bon pour les puissants, l'est aussi pour ceux qui le sont moins...et ainsi de suite !La grande…fiesta amoureuse (pour dire le moins) de nos dirigeants et de tous ceux qui les singent, se présente aujourd’hui comme le nec plus ultra de la nouvelle morale -qui est tout sauf cela- et des convenances, propres à la démocratie républicaine, libérale et, bien entendu, socialiste nouvelle manière, mais aussi, laïco catholique, laquelle, elle aussi, tolère pour ratisser large.
Il faut bien dire que nos élites en avaient un peu assez, depuis des lustres, de pratiquer le libertinage tous rideaux tirés.
Désormais, nulle personnalité désireuse de s’épanouir, ne saurait s’encombrer de bonnes mœurs classés hors d’âge.
D’autant que le populo, lui aussi, avait bien besoin de soulever la soupape.
TRAVAILLER A DROITE ET COUCHER A GAUCHE
Mais oui ! Souvenez-vous encore !
Après les gaulliennes puis pompidoliennes années de plomb moralisatrrices que l'on sait, la France d’en haut découvrit les vertus de l’ultra libéralisme sous…VGE. De l'ultralibéralisme et des vagabondages divers, sexuels en premier lieu.La rigolade bien française étalée, désormais, au grand jour..
Le président d'alors, bien conscient des contraintes désormais inévitables imposées aux masses par la rentabilité à tout prix, alla encore plus loin que les demandes libératrices et soixante-huitardes en déclarant l’IVG, l’avortement pour dire le mot, non seulement légale mais remboursée par la Sécu.
Aux côtés des foultitudes d'actions et d'associations de planing familial qui en sont arrivées à permettre, aujourd'hui, à faire administrer à votre fille et sans même vous en avertir, la pilule dite du lendemain. En clair, abortive, avec tout ce que cela implique comme dégâts moraux, psychologiques voire physiologiques éventuels..
Le travail devenait désormais de plus en plus contraignant? Qu'à celà ne tienne: pour faire passer ces exigences, génératrices prévisibles de débordements, voire de troubles sociaux, il fallait bien diminuer la pression sociale quelque part, et donner plus de liberté, ne fut-elle qu’illusoire, dans le domaine des mœurs. Ca ne coûte pas cher, et c'est populaire: on en a même fait une chanson: il n'y a pas de mal à se faire du bien n'est-ce pas?
C’est très exactement ce qui s’est passé aux Etats-Unis où tous les observateurs notent que, depuis les années 60°/70, leur société bosse à droite -démocrates et républicains même combat ou presque-, mais couche à gauche pour rester correct.
Et ce malgré les ligues de vertu et les associations familiales qui ne remplissent plus guère les églises traditionnelles, mais au bénéfice des nouvelles religions plus que laxistes dans ce domaine.
C’est en période de crise, dit l’adage, que l’on voit apparaître les meilleurs et les plus mauvais aspects des sociétés et de la personnalité des hommes.
Exemple les guerres, les clashs sociaux, les famines, les épidémies, les grands catastrophes. En émerge le meilleuir et le pire.
Un scrutin, quel qu’il soit, est une période critique en ce qu’il représente une vraie loterie...pour le gros lot de laquelle toutes les élites des classes sociales se déchirent à qui mieux mieux en vue d’acquérir le pouvoir
Le plus grand, bien sûr mais aussi, puisqu’il n’y a qu’un seul fauteuil au sommet, celui attaché aux meilleures places, au plus près de l'unique détenteur de l’autorité suprême.
Quid du bien du peuple dans tout cela ?
Avouez que tous les hommes se ressemblant étrangement, et comme il est toujours difficile de faire deux choses en même temps, l’on ne peut décemment s’escrimer au bénéfice de ses propres intérêts et à ceux de millions de ses semblables en même temps...
Comme tout cela se passe dans un invraisemblable fouillis de promesses de bateleurs dont on sait qu’au mieux, elles ne pourront être tenues, d’effets d’annonces qui se suivent et se rassemblent tous partis confondus, d’invectives désormais directes confortées par des appels au peuple cousus de fil blanc, une ambiance malsaine se dégage de cette agitation indécente, de ce fatras désordonné qui sent la fin de la Rome antique.
LES BARBARES AUX PORTES
Rappelez-vous encore et toujours. Du moins ce que l’Histoire nous en a appris.
Alors que les barbares se pressaient aux portes du centre du monde d'alors, les Romains se jetaient à corps perdu dans les fêtes délirantes, se battaient pour accéder aux postes les plus rentables et conviaient le vulgum pecus à se réjouir de spectacles ignobles dont les miséreux se contentaient faute de mieux, leurs conditions de vie demeurant toujours aussi misérables.
Que voyons-nous de nos jours ?
Et pas seulement à l’occasion de ces prochaines élections ?
D'un côté, la course effrénée aux meilleures places et aux profits honteux ; les élites, ou soi disant telles, se congratuler, festoyer, se déchirer mais, toujours dans le même petit monde politico économico médiatique.
De l'autre, le petit peuple trimer pour nourrir tout ce joli monde puisqu’il faut bien tirer l’argent de quelque part.
Pendant ce temps, la menace, les menaces grondent.
Chômage, immigrations envahissantes, mécontentements, frustrations, amertumes, délocalisations, mépris, haine…
Pollution surtout : alors que les hommes jouent et rejouent la dramatique comédie humaine, les dégâts causés à la planète Terre sont désormais sur le chemin de l’irréversible.
Pour conjurer la Grande Menace ?
Facile ! Il suffit de quelques incantations, de beaux discours, de signatures d’une charte sans lendemain…puis de revenir aux choses sérieuses : le pouvoir, l'avidité, la politique, l’économie, les bonnes places, le népotisme étendu, le copinage, le CAC 40, les marges avant et arrières, le taux de croissance.
Non vraiment.
Ca ne sent pas bon tout ça.
Ca sent même la fin.
D’un règne.
D’une ère.
D’une civilisation...si l'on peut appeler ça comme ça.
Civilisation. Comme toutes celles qui l’ont précédée, on sait, pourtant, qu’elle est mortelle.
Mais, n’est-ce pas, la technique va nous sauver ?
Un exemple, pour la bonne bouche ?
Les machines à voter électroniques.
On sait désormais pertinemment qu’aux Etats-Unis, elles ont permis à un candidat non élu de l’être. Et depuis bientôt deux mandats.
De plus, là-bas, elles sont remises en question ne serait-ce qu’en raison du fait que les principaux fabricants sont d’importants sponsors du parti républicain.
En outre, ces mirifiques appareils peuvent, malgré toutes les précautions, être, très aisément, trafiqués et que seuls, comme des grandes, il leur arrive, souvent d’ailleurs, de tomber en panne.
Eh bien malgré toutes les bonnes raisons de ne pas changer de mode de comptage qui seul donne toutes garanties d’honnêteté et de fiabilité, une soixantaine de maires s’obstinent en France à en acheter sans aucune consultation préalable de leur propre électorat.
Motif ?
De plus en plus difficile de trouver des scrutateurs pour recompter après le vote.
Alors qu’il suffirait d’imposer légalement la présence de membres des partis en présence, sous peine de nullité de la participation de leurs candidats.
La candidature citoyenne impose des responsabilités non ?
Mais la tentation de traficotage des machines est grande.
Et le grand air du modernisme triomphant envahissant.
Parce que même s’il y a des erreurs constatées, il sera fort aisé, comme aux responsables des services des impôts, des entreprises de vente de téléphones portables et d’abonnements à Internet, ou à la Sécu, de donner la réponse magique: ‘’C’est la faute à l’ordinateur’’.
C’est ce que l’on appelle avoir le sens des responsabilités.
20:25 Ecrit par Maurice CARON dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
12/03/2007
Euthanasie, avortement,SMIC, retraités, mondialisation: civilisation mortifère.
Cela dit et à première vue, il ne paraît pourtant pas y avoir grand-chose de commun entre l’euthanasie, l’avortement et, surtout, le SMIC les retraités et la mondialisation, comme notre titre semble le laisser croire.
Néanmoins, fidèles à nos habitudes, nous pensons le contraire.
Et le disons ci-après.
Or donc, le manifeste des 2.130 et quelques médecins et infirmiers qui ont avoué leur…crime (crime aux yeux de loi précisent-ils), vient de paraître.
Un aveu collectif pas très courageux à notre idée, vu qu’il l’aurait été bien plus s’il avait été fait au cas par cas et au fil du temps et des actes accomplis. Individuellement en fait.
Mais là, n’est-ce pas, c’eut été prendre le risque de se retrouver pour tout de bon face à la justice et à une vraie peine d’emprisonnement plus ou moins longue.
CRIS D’ ORFRAIE
Mais l’action de groupe est plus commode, plus sécurisante et plus efficace. Elle embarrasse et le pouvoir, surtout en période préélectorale, et la justice qui ne saurait guère comment instruire et juger plus de deux mille coupables (pas présumés puisqu’ils avouent), ne serait-ce qu’en raison des dimensions de la salle d’audience à prévoir et des places de prison disponibles en période de surcharge.
Sans oublier les médias qui poussent des cris d’orfraie lorsque des minorités opposées à cette idée, et qui exigent une voix au chapitre, s’arrogent le droit de ne pas être d’accord avec les majorités que ces mêmes médias excellent à inventer.
Nous voilà donc avec un cas ‘’de conscience’’ posé à l’opinion publique, au pouvoir politique et, éventuellement, à la justice qui, une nouvelle loi étant votée, sera invitée à la faire appliquer.
Et le débat public à cet égard ?
Pas l’ombre.
Dommage, vu la propension fort à la mode pour aimer débattre avec les vraies gens, yeux dans les yeux, sur les grandes questions du moment, présidentielles en vue tout particulièrement.
Car si des débats sont nécessaires avant de prendre de grandes décisions lorsque le quotidien, l’humain et le social sont en question, c’est bien lorsqu’il s’agit d’une affaire de vie ou de mort. Et plus explicitement, et pour dire les choses par leur nom, de crime et/ou de suicide.
Car, jusqu’à plus ample informé, l’euthanasie, douce ou brutale, acceptée ou non, explicite ou subreptice, demeure un crime. Ou alors comment qualifier le geste d’un humain qui ôte la vie d’un autre être humain.
Une différence entre une mort provoquée à l’aide d’un revolver, d’un couteau, d’une lichette de mort aux rats, d’un coup de pied de table ou en fermant l’arrivée d’oxygène ?
Nous ne le pensons pas.
ENCORE LA PENSEE UNIQUE
Minimiser, a priori, un geste aussi grave, avant de légiférer, nous paraît, tout de même, chargé d’intentions pas très claires.
En effet, sur les 2.100 et quelques gestes en question, peut-on affirmer que c’est avec toutes les certitudes, mais aussi autant de preuves à l’appui, qu’ils ont été commis ?
Et ce avec 100% d’assurance certaine que les, au minimum, deux mille cent trente quatre agonisants, voire malades, étaient à la fois en pleine possession de leurs moyens de décider, et qu’il n’y avait vraiment aucune possibilité de choisir d’autres solutions ?
2.130 et quelques, nous paraît être un chiffre et une certitude un peu énormes.
Mais même…
En les supposant fiables, si du temps avait passé avant le geste fatal, la détermination du partant serait-elle demeurée identique au fil des heures et des jours ?
Grand clerc serait celui qui pourrait l’assurer avec une absolue certitude.
Mais même encore...
Pour éviter la qualification de meurtre, et/ou de suicide aidé, on connaît d’avance tous les arguments qui ont déjà été et seront avancés.
Douleur extrême, impossibilité de traiter, désir incoercible d’en finir, tous ces arguments, aussi louables que recevables soient-ils, ne pourront jamais éliminer le doute, pas plus les dérives toujours possibles dans un système dont on constate, hélas, tous les jours la fragilité des gardes fous.
Les dérives, déraillements, bavures et autres ‘’accidents’’, mot bien faible lorsqu’il s’agit de la mort d’un être humain, sont un peu trop nombreux dans ce domaine, si l’on s’en réfère à la presse quotidienne mais on les soupçonne légion celles que l’on cache. Or, il se trouve, justement, que ce ne sont pas des choses que l’on étale….
Là encore, les affaires qui ont défrayé la chronique de ces quelque dernières décennies, et mettant en lumière des euthanasies vraiment crapoteuses et pas du tout humanitaires, ont, malgré un caractère criminel assez prononcé, bénéficié de la grâce de certains jurys populaires, soigneusement influencés par des médias curieusement voués et dévoués à la pensée unique.
A COUPS DE MICROBES ET DE VIRUS
Enfin, nous ne saurions oublier le serment d’Hippocrate qui demeure ce qu’il a toujours été : l’ultime rempart du vivant contre la mort et dont le médecin ne doit jamais être responsable.
On est loin du compte…
Désormais il faudra lui ajouter un post scriptum.
Dont on est curieux de connaître les tenants et aboutissants.
Car du temps du père grec de la médecine, il devait, aussi, y avoir des cas de malades condamnés, d’agonisants en bout de piste, mais le modernisme et la pensée unique, toujours elle, n’étaient pas encore passé par là.
Et puis, Hippocrate avait bien dit qu’il ne suffit pas de connaître la cause du mal, mais la cause des causes…
En clair, la triomphante médecine actuelle admet, par la fuite devant ses responsabilités, l’impasse dans laquelle elle s’est engagée, impasse où fourmillent les maladies intraitables, les accidents multiples et les idées irrémédiablement enracinées et médecine devenue commerce.
Ce qui gêne surtout, c’est l’impossibilité d’avouer pourquoi elle nous fait croire que le monde naturel, simple et logique, où nous sommes apparus sur Terre, est notre indéfectible ennemi qui s’escrime à nous détruire à coups de microbes, de virus et de maladies, alors que le véritable responsable est bien le modernisme que toutes nos élites nous ont fabriqué et nous ont enfermés.
Cela, nous le pensons, renvoie la Médecine actuelle dans les cordes d’une humilité qui lui manque lorsqu’elle affirme, coupe et tranche et fabrique des normes dont elle nous ceinture et des certitudes qu’elle ne cesse pourtant de voir s’effondrer.
A LA POUBELLE…
Dans ces multiples causes de défiance à l’égard des certitudes médicales et civilisatrices, n’oublions pas, non plus, la pensée unique et…le capitalisme, il faut bien l’avouer.
En effet, pour notre Système, brillant modèle de darwinisme économique, les malades et a fortiori les agonisants, mais aussi les retraités, ne sont que des poids morts dans un système où tous ceux qui ne sont pas rentables font partie des éléments improductifs, voire nocifs, de la société de consommation.
A la poubelle donc, tous ces poids morts. A fortiori les presque morts évidemment.
Scandaleux propos ?
Que faites vous du sort abominable que l’on fait, justement, aux retraités, dont les pensions diminuent à vue d’œil, alors que les prix augmentent au même rythme, voire deux ou trois fois plus vite ?
Que dire de l’impossibilité dans laquelle ils se trouvent de se faire soigner, les yeux et les dents en particulier, ce qui les condamne, à plus ou moins brève échéance, à se couper de toute vie sociale ?
N’est-ce pas les condamner à la misère et, à terme, à mort à petit feu, que de les contraindre à telle humiliante et mortifère survie ?
L’ennui avec ces lois et cette société qui poussent à la disparition programmée des moins rentables, c’est qu’elles vont toutes dans la même direction. Celle qui plaît tant à nos brillants et brillantes économistes : la croissance à deux chiffres.
Même tableau pour le SMIC.
Vous voyez, on y arrive !
Lequel SMIC, ne croissant pas plus que les retraites, condamne aussi les bienheureux e nantis smicards (1), à une tout aussi miséreuse survie.
Ils, et surtout elles, sont environ…3 millions en France.
Ca en fait des voix ça non ?
DETRUIRE L’ INDIVIDU
Et l’avortement direz-vous ?
Eh bien nous ne appesantirons pas, outre mesure, sur la discussion qui consiste à définir le moment où quelque chose devient quelqu’un dans le ventre maternel.
La nuance scientifique qui en est faite serait simplement ridicule si elle n’était pas criminelle.
Car qui osera dire que, les progrès d’investigation dont s’enorgueillit la Science, se développant à marche forcée, on voit déjà le jour où l’on s’apercevra que la limite de la naissance effective de l’être vivant , remontera bien plus près de la conception qu’on ne le croit encore aujourd’hui.
Cela dit, tenons-nous en à l’aspect social de la chose.
Ce qui nous paraît aussi scandaleux dans cette affaire, c’est que, depuis des siècle de vie en sociétés de droit, c’est bien la première fois qu’une démocratie, dont l’un des buts premiers est la défense de l’individu, s’est mis à faire l’inverse de ce qu’elle prônait depuis toujours.
Au lieu de protéger l’individu, elle le fait disparaître, elle le détruit…et fait rembourser la destruction par la Sécurité Sociale.
Cette civilisation qui détruit tout ce qu’elle touche, en commençant par les humains qui la composent, n’est-elle pas mortifère dites moi ?
Certes, on a agité l’épouvantail pour légitimer la loi sur l’avortement.
D’abord on a appelé cela IVG, pour commencer à déculpabiliser.
Ensuite on a évoqué les cas extrêmes : manque de maturité des parents, viols, avortements clandestins, réservés aux riches ou dangereux pour les pauvres qui avaient recours aux ‘’faiseuses d’anges’’.
Tous les coups ont été bons.
Même la caution d’un président, VGE, de droite, catholique, et noble de surcroît.
Il est vrai que son titre de noblesse est bien trop récent pour être vraiment convaincant, mais tout de même, l’apparence aurait pu faire espérer mieux en matière de morale bourgeoise.
Ne serait-ce qu’une loi, ou des dispositions pour aider les parents ‘’imprudents’’ ou immatures, ou nécessiteux, à faire face aux responsabilités familiales…
Mais non.
Y a un problème ?
On ne cherche pas de solution, il suffit de supprimer le problème. L’enfant à naître tout simplement.
Essayez un peu d’appliquer ce principe aux examens.
Vous ne connaissez pas la solution du problème ?
Mettez votre feuille d’examen où figure le problème en question, à la poubelle.
Et c’est ainsi que la civilisation se grandit de jour en jour.(2)
Tiens, une dernière pour la route.
On vient d’apprendre que le ministre de l’Environnement chinois lance cette année un grand programme d’interdiction d’implantation d’entreprises polluantes mais que…il s’avoue vaincu d’avance face aux magouilles envahissantes des tous les grenouilleurs du régime et/ou de l’administration et de l’armée, qui font avancer le taux de croissance de la Chine à pas de géant. Et donc sont les bien-aimés des hommes politiques chinois, européens et surtout US, républicains et démocrates, et des multinationales américaines et européennes.
Comment résister à de si tendres appels du pied de part et d’autre du Pacifique et de l’Atlantique?
Le plus marrant ?
Malgré ce fiasco grandissant, il se dit confiant dans l’avenir des réformes qu’il entreprend.
Comment dit-on pauvre chéri en mandarin ?
Voili voilou.
Nous allons bientôt profiter à plein des bienfaits de la mondialisation, de l’ultralibéralisme.
Vous avez aimez la théorie de l’évolution ?
Le darwinisme économique et social vous allez a-do-rer.
Un désespoir : la pollution grandissante détruit de plus en plus de malheureux Chinois. Un espoir, qu’elle n’en détruira pas trop, mais assez (Parmi les riches décideurs profiteurs si possible) pour qu’ils cessent de nous déglinguer à coup de produits qui encouragent les délocalisateurs.
Affreux non ?
On exagère ? Certes.
Mais vous avez dit civilisation mortifère ?
Ben non. C’est nous qui l’avons dit.
(1) Dixit Laurence PARISOT, présidente du MEDEF et tous ses amis politiques et économiques ardents pronateurs de la mondialisation, de l’OMC, des délocalisations, des stock options et du miracle européen.
(2)Pour comprendre comment une civilisation se nourrit des plus faibles, revoyez donc le film ‘’Soleil Vert’’. Edifiant…
20:20 Ecrit par Maurice CARON dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
02/03/2007
ONG(Bis) Ecolo...nialistes: quelques noms...
Petit inventaire. Non seulement pas exhaustif, mais moins encore limitatif car le mouvement va en s’amplifiant.
Ainsi, notions nous, comme nous le détaillait Anne Muller (cf notre numéro d’hier), certaines ONG et non des moindres, se mettent à sauvegarder de substantielles portions, encore plus ou moins vierges des pays du Tiers et du Quart Monde. Toutefois, elles le font en privilégiant la vie animale et végétale certes, mais au détriment de celle des humains qui ont le mauvais goût d’y résider. Résultat: une nouvelle race de colonialistes habillés en écologistes. Futé non?.
Nous citions, en outre, les ONG ou se disant telles, comme la Fondation Hulot, qui est subventionnée par des pollueurs patentés de la Terre, du corps et de l’esprit, ainsi que la fondation Bill et Melinda Gates ;
POURRIR LA VIE
A propos de cette dernière, le Los Angeles Times (1) nous précise que ladite fondation est actionnaire de, entre autres, ENI, Royal Dutch Shell, Exxon, Chevron et Total, toutes compagnies dont le moindre des méfaits est de pourrir l’environnement et la vie des populations, notamment, celles qui ont le tort d’habiter dans toutes les régions pétrolifères du globe et du Nigéria en particulier.
L’exemple donné cite, notamment Ebocha où les autochtones crèvent de maladies induites par la proximité des puits et le mépris absolu dans lequel les tiennent les cadres pétroliers et les politiques locaux qui profitent largement de la manne US, en récompense de leur tolérance à l’égard des pratiques capitalistes.
Certes, les demi dieux sauveurs Bill et Melinda peuvent ensuite faire immortaliser la preuve de leur grand cœur, par un photographe de Reuters, avec deux mouflets, noirs (quel courage et quel grand cœur décidément!) orphelins, dont il faut absolument que personne n’oublie qu’ils seraient probablement morts sans l’intervention de nos deux bons apôtres.
Néanmoins, ces manières nous rappellent un peu trop celles des ‘’bons chrétiens’’ et de leurs bonnes œuvres qui commençaient sur le parvis de l’église mais s’arrêtaient aux frontières de leur portefeuille d’actions.
D’un côté on pollue, on pourrit la santé et la vie des malheureux et de l’autre, on a ses bonnes oeuvres.
Dilemme ?
Sûrement pas.
La femme de César, dit-on mezzo voc et de temps à autres à l’occasion de notre pré-présidentielle et à l’intention des hommes politiques, ne devait même pas être soupçonnée.
Mais les soupçons à l’égard de nos milliardaires sauveurs sont, d’évidence et désormais plus que de simples doutes.
Notre sauveur national, Nicolas Hulot, à qui l’on faisait la remarque à propos de ses généreux sponsors, plus que douteux au plan de l’écologie, avait répondu : ‘’Sans l’argent des sponsors, mes émissions ne pourraient être produites.’’ Explication en clair : sans sponsors pollueurs mais bien riches, je ne peux pas faire entendre la voix de l’écologie.
Certes, mais il semble ne pas savoir, ou ne pas vouloir voir, et les écolonialistes nantis avec lui, que si l’on veut manger avec le Diable, il faut une longue, très longue cuillère. Et que, de toutes manières, le Diable en question sera toujours gagnant.
Car, en toute simplicité, le jour où ce sinistre personnage constatera que ses propres intérêts ne cadrent plus du tout avec le discours écologiste de ses protégés, il emploiera ses propres armes qui n’ont rien d’écologique et moins encore de moral. Car elles passent, si nécessaire, par l’éviction pure et simple du trublion qui sera devenu par trop gênant. Et par n’importe quel moyen, si voyez ce que je veux dire.
BINGO !
L’écologie subventionnée par les pollueurs ?
C’est le mariage de la carpe et du lapin.
Désolé. Insoluble mon cher Watson.
D’autant que même les plus irréprochables des sauveurs de la planète s’y sont mis.
Ainsi, le même Orion Magazine cité hier, nous précise même que de grandes associations, celles qu’on appelle les Bingo (big international non-governmental conservation organizations), sont ligotées par leurs sponsors, lesquels ont organisé, d’ailleurs, des systèmes similaires, chargés de leur confectionner une image écologique.
Ainsi, l’on apprend que, parmi ces Bingo, figurent CI (Conservation International), T.N.C (The Nature Conservancy), Wildlife Conservation Soiciety (WCS) et même le World Wildlife Fund, le fameux WWF) et tous au côté de nos braves Texaco, Shell, Freeport, Bechtel, Conoco- Philips, Mitsubishi, Rio Tinto Mining, Chevron , réunis eux au sein du Centre pour le Respect de l’Environnement dans les Affaires (CELB Cneter for Environmental Leadership in Business).
Du beau monde tout cela non ?
Et notre consoeur de remarquer que face à ces géants mal éduqués et très bien dans leur rôle de prédateurs internationaux, les Bingo ne pèsent pas lourd. Si ‘’elles renonçaient à leurs partenariats, elles devraient dire adieu à des millions de dollars de financement ainsi qu’à une partie de leur influence internationale…c’est du moins ce dont elles sont convaincues.’’
Et voilà !
On vous dit : quand on mange avec le Diable….
Oh certes, je suis moi-même ligoté comme vous : on roule bagnole, on se chauffe (moi au bois merci), on bouffe cuit (moi cru autant que possible), on se lave dans un petit bol (enfin pas toujours) mais on est obligé de polluer à notre manière.
A ceci près qu’on peut, tout de même faire notre part, mais sans nous culpabiliser tout de même. Et dire bien haut ce qu’on nous cache, décideurs économiques, hommes politiques et medias en premier lieu.
En effet ce ne sont pas les consommateurs qui sont responsables des conditions de vie qui leur sont imposées mais bien les fabricants, les producteurs, les marchands de tout poil, de sac et de corde.
Il faut, il faudra, à un moment ou un autre, faire des choix.
Question de conscience.
Mais en ne se faisant pas trop d’illusions sur l’issue de la guerre.
Ceux d’en face sont trop puissants.
Et décidés plus que jamais, à se gaver.
A être malfaisants tout simplement.
Vous êtes croyants ?
Priez bien fort. (2)
Et faites ce que vous pouvez. Faites passer par exemple.
Par avance, merci.
(1) Egalement cité par le Courrier International N° 848
(2) Nous reviendrons sur un début de LA solution possible, mais un début de solution seulement, facile à mettre en œuvre, mais que nos dirigeants, et une bonne partie de leur électorat, dont nous-mêmes probablement, ne veulent rien savoir.
17:30 Ecrit par Maurice CARON dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

