01/09/2005

Ententes illicites habituelles

L’on n’a pas fini de jaser sur les ententes entre les trois opérateurs que vous savez…mais qui eux ne savaient pas vu qu’ils couinent comme c’est pas possible que c’était pas vrai et que les journalistes du ‘’Canard Enchaîné’’ c’était rien que de menteurs.

Et même que les agents de la Concurrence et des Fraudes, étaient payés par la…concurrence, justement.

Donc que ceux-là aussi, c’étaient rien que des malfaisants. Voire, pire, des syndiqués ou pire du pire, des fainéants de fonctionnaires.

Dites voir, si les agents de la concurrence c’était pas les bons, qui c’était la concurrence alors ?

Et dans la concurrence, qu’est-ce qui l’est et qu’est-ce qui ne l’est pas ?

Vous suivez ?

Vous avez de la chance.

Bon, on ne s’égare pas.

Dites voir, en matière de concurrence ou plutôt d’ententes illégales, vous ne trouvez pas qu’ils en font beaucoup là les grossiums qui auraient plutôt intérêt à s’écraser vu que même s’il n’y avait pas de rapports officiels, leur cris d’orfraies paraîtraient un rien exagéré compte tenu des tarifs qui augmentent et se ressemblent au point qu’il est difficile non seulement de faire la différence après abonnement mais surtout avant et qu’on ne sait à quel saint se vouer pour trouver le moins cher ?

Un petit rappel ?

Alors qu’il y a seulement deux petites années, ils appâtaient le chaland avec des 10 à 15 euros par mois, ils en sont, désormais, à présenter comme le moins cher des moins cher à 30 ou 40…

Et tous quasiment kif-kif dans toutes les boutiques.

Alors ?

Ils se foutent de qui là ?

Parce qu’en plus, on parle on parle de ceux-là, mais on en oublie tous les autres.

Vous êtes arrivés, vous, à choisir le moins cher des réfrigérateurs d’un type dans une marque particulière en faisant les magasins les uns après les autres ?

Vous avez testé en grandeur réelle l’argument de vente :’’Si vous trouvez moins cher ailleurs on vous rembourse…’’.

-Evidemment non bourricot, ils ne risquent pas grand’chose vu que s’ils ne font pas d’entente, - qu’ils disent -, les prix sont partout les mêmes à un poil près. Et à un pas bien gros…

Et les machines à laver ?

Et les ordinateurs ?

Et même les bagnoles ?

Vous êtes capables, vous, de dire, en y croyant vraiment, que tel ou tel modèle est moins cher, vu que les performances, les consommations, les équipements sont idem ou presque de quelque côté que l’on se tourne.

Surtout depuis que les Américains ont absorbé des Coréens, que les Européens mettent au point ensemble moteurs et voitures entre Allemands, Italiens, Suédois, Français et autres Espagnols, que le Soleil Levant s’allie avec le coq gaulois, c’est normal c’est lui qui en chantant fait se lever l’autre, et que tous les capitalistes du monde veulent bien, enfin, se donner fraternellement la main pour nous concocter un juteux avenir avec de plus en plus de machines et de moins en moins de travailleurs ce qui nous annoncent mes enfants des profits comme on n’en a jamais vu de mémoire d’actionnaires.

Ententes illicites ? Ententes tout court ?

‘’Mais nous ne pouvons pas faire autrement, nous cornent aux oreilles nos grands patrons, puisque si nous ne nous entendons pas, les emplois sont en péril ! Par conséquent, pour conserver des emplois, travaillons tous ensemble, augmentons nos activités industrielles, absorbons-nous les uns les autres, et, pour faciliter les choses, en même temps, supprimons les emplois superflus. En nous concentrant, nous augmentons nos chances de survie. Pour préserver l’emploi, supprimons des emplois. C.Q.F.D !’’

C’est clair…comme du jus de chique…

-Alors ? Où on va comme çà ?

-Pourquoi ?

-Eh bien parce qu’avec le réchauffement du climat d’un côté et de l’autre l’augmentation incroyable des activités industrielles, et, entre autres, du nombre de types de voitures et de la quantité de bagnoles achetées par nous et surtout par les pays émergeants qui pédalent ferme pour accéder à l’american way of life ; avec aussi les américains qui vont pousser les feux de l’économie pour boucher les trous des aventures militaires et, c’est tout nouveau, reconstruire fissa leurs régions ravagées par le cyclone, sans oublier la soif de consommation des européens de l’Est et des américains du Sud, notre monde se dirige, toutes voiles dehors, vers une incohérence absolue.

A laquelle il se préparait, il est vrai, depuis deux à trois siècles.

-Tant que çà ?

-Ben rappelez-vous la révolte des canuts lyonnais, il y a 300 ans, lorsque les ultra libéraux de l’époque les ont remplacés par des métiers à tisser mécanique…

Première clash entre homme et robots, entre travailleurs et actionnaires, entre humains et patrons.

Système contre humain.

Mécanique contre biologique.

On n’en a pas tenu compte.

C’était-qu’un-début-le-combat-a-con-tinué.

Au détriment des hommes, comme d’hab, mais en premier lieu de la planète qui n’en peux plus de ne plus en pouvoir.

D’un côté le travail qui produit et qui pédale pour profiter mais qui n’y arrive jamais, de l’autre le fric qui pédale plus vite et y arrive toujours mais accélère pour profiter encore plus…
Au milieu, l’Environnement qui paie les dégâts de la sempiternelle surenchère…

A tirer d’un côté et de l’autre, comme ça, sûr que ça va casser au milieu un jour ou l’autre.

Seule inconnue : on ne sait pas quand.

Un espoir ?

La fin du pétrole signifierait un refroidissement obligatoire du climat.

Mais comme le réchauffement, lui, est bien lancé et qu’il mettra des lustres avant de s’arrêter…

Mais que, d’autre part, la fin du Gulf Stream, elle, pourrait nous rafraîchir, ou nous surgeler, bien avant…avec le foutoir qui va s’ensuivre un peu partout. Sans oublier les coraux qui blanchissent, les hydrates de méthane qui n’attendent qu’un été bien chaud pour nous péter au nez et nous emmouscailler encore plus, et le phytoplancton qui va crever par acidification de la mer…

-Eh, oh ! Dites un peu là ! Vous ne croyez pas que vous en faites un peu trop à élucubrer sans savoir où vous allez ?

-Ah bon ? Parce que nos crânes d’œuf, eux, ils savent où nous allons ? Où ils nous emmènent ? Qui c’est déjà le président de la République Française qui a récemment dit que lorsque la maison brûle, ce n’est pas le moment de penser à changer la couleur de la moquette, ou quelque chose comme ça, hein ?

Tiens. Au fait.

On se fait aussi beaucoup de soucis.

Déjà, le pape est bien mort mais ils l’ont remplacé. Par contre, et là c'est grave, on sait pas très bien dans quel sens il va aller le nouveau.

Soucis! 

Et puis Zidane a eu une vision. Alors, comme ça en a fait rigoler, et que les visions, ça peut toujours vous reprendre…

Soucis encore! 

Et puis aussi que Jean Pierre Pernaud et Cécilia…

Ah bon ? C’est pas vrai ?

Ca alors! Nous on croyait... 

Soucis en plus alors!

Pfffouhh! 

Heureusement, nous venons d’apprendre que tous les plus grands hommes que la France ait jamais connus, se préparent à présider le pays en 2007.

Comment ça ils ne peuvent pas le faire ensemble ?

-Ben non. C’est la loi!

-Ah bon ? Oh là là ! Vous vous rendez compte ? Avec tous ces problèmes en plus ?

Que de soucis ma doué! 

08:50 Ecrit par Maurice CARON dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ECONOMIE

26/08/2005

Catastrophes aériennes: coucou, c'est la Progrès!

Deux Trackers au tapis, 2 MD explosés, un Airbus, un Canadair…

Les journaux et télés en reviennent toujours à évoquer, d’un ton de moins en moins compassé tellement l’argument est usé, la ‘’douloureuse et tragique loi des séries’’.

Les officiels, quant à eux, évoluent dans les mêmes schémas : ‘’loi des séries’’, avec son petit côté mystère et boule de feu voire les esprits frappeurs plus forts que la froide technique, sans oublier ‘’la fatalité hélas’’.

Ils l’assortissent, inévitablement, du rappel attristé, et toute honte bue d’ailleurs, de ce qu’il est de bon ton d’appeler la ‘’dure rançon du Progrès’’, sous entendant ainsi que le Progrès en question doit obligatoirement se payer avec des larmes, des douleurs, des morts.

Si vous voulez l’eau chaude bonnes gens, il faut accepter de souffrir et même de mourir un peu.

La vie de château ça se paye.

Ce qui se constate, évidemment, au quotidien, mais l’argument aurait une tout autre valeur si, à la place de Progrès, était utilisé le mot Profit.

Mourir, d’accord, mais en sachant vraiment pourquoi.

Car à l’occasion, seulement hélas, des sempiternelles tragédies mortelles que constituent non seulement les accidents d’aéronefs mais aussi toutes les catastrophes dues aux activités humaines, - qu’on dénomme nos ‘’exploits technologiques’’ quant tout va bien,- tout le monde se rend bien compte d’une évidence : le Progrès est payé par les uns mais bénéficie aux autres.

Alors ?

Eh bien, il y a quelques années, j’avais été amené à effectuer un reportage - je suis reporter, pas très grand, c’est vrai, encore qu’avec 1, 85m, mais bon, j’en suis pas peu fier – un reportage, donc, sur une brigade d’hélicos de la Gendarmerie Nationale.

Des vrais pros, sympas, gendarmes évidemment mais vachement clairvoyants en plus, et qui se désolaient, par exemple, de payer une fortune la moindre pièce de rechange.

Ainsi, en me désignant un bout de ficelle rouge que les mécanos accrochent à certains endroits lorsque un appareil est au repos, l’un d’eux me disait, ‘’regardez, ‘’ça’’, c’est rien du tout et ça coûte plus de mille balles !’’.

Un bout de ficelle de 8 à 10 centimètres, tout riquiqui, même rouge, à mille francs, ça fait vraiment cher du mètre…

Explication : ‘’C’est certifié, conforme, et tout et tout. Avec ça et tout le reste, on vole l’esprit tranquille. ‘’.

Le fait est que ces pièces étaient chères mais c’était le coût de la sécurité.

C’est-à-dire le coût des appareils pour tester les pièces, de la fréquence accrue des opérations de contrôle, de la qualification des experts etc.

Pourquoi ?

Déjà à l’époque les pilotes m’avaient cité des cas d’intrusion sur les marchés intérieurs occidentaux de pièces issues de…la fraude.

En clair, de pays pas clairs du tout qui fabriquaient en papier mâché des trucs qui auraient du l’être en alu aviation voire en acier inox de haute qualité…et qui les vendaient en douce par des circuits d’une opacité égale à leur rentabilité.

Très hautes…

Et c’était, déjà, il y a 7 à 8 ans.

Aujourd’hui ?

Avec la montée en puissance des économies émergeantes et des ‘’besoins’’ de profits exacerbés qui vont avec, il y a du souci à se faire.

Non. Pas question de dire que la ou les causes des accidents c’est ci ou ça. On laisse ça aux vrais experts. Qui sauront. Et diront. Pas très fort peut-être. On a plus facilement cravaté l’abruti zozo qui a téléphoné pour s’authentifier auteur d’une catastrophe que les vrais coupables qui continueront à nuire ad vitam.

Mais notre boulot est seulement de dire que la course au Progrès suit un chemin parallèle évident, incontournable et, cette fois, o-bli-ga-toire à celui de la course à la rentabilité.

On n’en sortira JA-MAIS.

Notre boulot aussi de dire qu’à l’occasion de ces tragédies, le problème de fond, -pourquoi et pour qui le Progrès ?-, pourrait être abordé mais qu’il ne l’est et ne le sera jamais.

Ni par les officiels chargés des discours de condoléances, pas plus que les têtes d’œufs qui leur servent les expertises, tout juste destinées à fermer le bec aux raisonneurs pas d’accord, ni, a fortiori, par des journalistes tout contents et flattés d’y aller, les sourcils navrés, de leurs commentaires d’initiés technologiques et compassionnels.

Pièces contrefaites, plus vraies que les vraies ? Et moins chères ?

Qui osera attaquer de front les pays émergeants que tout le monde connaît, du moins dans certaines hautes sphères, mais que personne ne voudra affronter pour des raisons que personne n’ignore non plus.

‘’Ah, cher monsieur, vous comprenez, les complications diplomatiques. Politiques en plus…’’

Sans oublier les profits à la clef et au coin des tractations qui commandent la balance de nos échanges commerciaux…

Fermez le ban.

Et les cercueils.

Les ‘’arguments’’, on nous les ressert, également, lorsque est évoquée la fiabilité des compagnies aériennes domiciliées dans les mêmes pays.

La fameuse liste noire existe.

Les parlementaires ont fait leur boulot après la catastrophe de Charm el Sheik .

A l’époque, un ministre, on est charitable on ne le citera pas, avait précisé, onctueusement diplomate : ‘’Nous préférons rendre publique une liste bleue, des compagnies fiables.’’

Gentil non ?

Surtout ne pas dire aux assassins qu’ils le sont.

Les relations que nous entretenons avec leurs gouvernements vous comprenez…

Depuis lors, et malgré les efforts d’une armée d’avocats qui bataillent ferme, les indemnités continuent à produire des intérêts, bien au chaud dans les banques des ‘’pays amis’’ en question.

Pas de rouspétances officielles ?

Pas d’actions, de pressions en douce toujours possibles ?

Même pas de campagnes de presse ?

Tout le monde aux ordres ?

De qui ?

Du Progrès ?

De ceux qui le payent ou de ceux qui encaissent ?

09:50 Ecrit par Maurice CARON dans actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ECONOMIE

29/07/2005

Miracle au bout du portable.

Ce n’est pas nous qui allons nier l’utilité du téléphone portable.

D’abord parce que, si nous le faisons, vous allez, à juste titre, nous agonir de sottises du genre classique, ‘’Va donc eh ringard’’, ou, plus amène et charnellement humain, ‘’Ouai c’est bon pour la com’’, ou ‘’Pour parler à ma copine que j’en peux plus’’ ou ‘’Pour causer à mon mec que y en a qu’un comme lui’’,voire, pour les agressifs, ‘’Paranos et schizos,  tous au gnouf !’’

Ensuite parce qu’en cas de panne ou de crevaison (de voiture de voiture) c’est bien utile et, puis, il n’y a rien de mieux pour avertir la police d’un accident dont on est le témoin.

Même, magie du progrès, qu’il est aussi inouï qu’indispensable, vital même, de pouvoir se photographier et d’envoyer son image à l’être aimé(e) voire pour jouer comme les Anglais à qui filmera le baston, le plus crétin et le plus trash avec les passants qui n’ont rien compris au si fin  humour british.

Tout cela est bien connu de la fine fleur de nos amis qui est bien consciente que sans le portable…prout, plud’bonhomme ou de bonne femme.

Bref : ON NE PEUT PLUS VIVRE SANS !

Ceci dit, mon épouse préférée et moi-même avons acheté, chez Darty- si-t’as-pas-confiance-tu-vas-chez-Carrefour-et-c’est-pareil, deux téléphones portables Alcatel, la marque aux PDG parachutes dorés, d’un modèle ancien. Très ancien. Du genre rien que pour se parler.

C’était il y a deux ans.

Le contrat était signé non pour un forfait mais pour l’usage de cartes. On n’aime pas les fils à la patte et le collier de chien.

Parce qu’on se méfie de celui qui tient l’autre bout de la laisse vous pas ?

Au bout d’un an et demi, tout juste, les deux téléphones en rideau.

Réparation ?

Chez Darty si-t’as-pas-confiance-etc-etc… ?

Ben oui !

La confiance était bien là !

On  nous a répondu bien poliment:

‘’Non monsieur, non madame, on peux plus réparer. Fini a pu pièces…’’

‘’Pardon ?’’

‘’Ben oui c’est normal, c’est un modèle ancien !’’

‘’Ancien ? Mais il n’ont que 18 mois !’’

‘’Oui mais le modèle date d’il y a 5 ans…’’

Argument béton.

Renforcé par un :‘’Entre nous, il faut les changer tous les deux ans c’est mieux. Et puis il y a tellement de perfectionnements en plus avec les neufs…’’

Une année de vie de chien compte, paraît-il pour sept années de la vie d’un homme mais une année de vie d’un téléphone en compte, au pif, environ 15 à 20.

Tout va si vite ma brave dame...

Vous savez quoi ?

On s’est remis à vivre à l’ancienne.

Et vous savez quoi ?

Ca marche !

On continue à se parler, on continue à se voir, tous les jours, on s’aime comme avant, on ne maigrit pas, certes, on est obligé de se souvenir des courses plutôt que d’appeler du bout de la gondole pour savoir s’il faut acheter du lieu noir ou du colin, mais c’est bon pour la mémoire. En plus c’est du poisson vous voyez.

Echec à la société de consommation : deux clients de perdus.

Oui mais. Parce que l’histoire universelle du Progrès triomphant ne saurait s’arrêter sur un si cuisant mais si piètre échec, voilà t’il pas qu’un gus me téléphone, avant-hier aux aurores et me dit, avec un accent bizarre de quelque part dans le système solaire, : ‘’Vous êtes bien monsieur Machin ? Monsieur Maximilien Gustave Machin ? Oui ? Eh bien cher Monsieur vous avez gagné un téléphone portable que vous offre Bouygues System and co etc etc..avec, tenez vous bien, téléphone SMS, 356.763 couleurs, camera zoom numérique et en plus cadeau de deux mois de communication à un tarif préférentiel de 10 euros TTC.’’

Un peu interloqué par ce sort mirifique et généreux qui m’a méchamment ignoré 60 ans de ma vie et qui se manifeste d’un coup en m’inondant de somptueux dons du ciel, je lui demande, ‘’C’est sûr qu’elles y sont toutes les 356.763 couleurs ? Et s’il m’en manque une ou deux, je peux rouspéter auprès de monsieur Bouygues?’’

Remarquez bien que je suis resté poli, je ne lui ai pas demandé si la machine gratuite faisait ou pas le café, mais j’aurai pu.

Un peu gêné d’avoir affaire à un demeuré, mon interlocuteur me dit, ‘’Mais ce n’est pas à Monsieur Bouygues que vous aurez affaire, c’est à l’entreprise.’’

Mais c’est bien sûr ! Voilà l’explication de mes malheurs. Une machine qui vend des machines. C’est pas humain cette chose !

Je comprends enfin pourquoi la Secu met si longtemps à me répondre. Il faut le temps qu’elle se mette en marche, qu’elle trouve le bon programme, qu’elle se goure une fois ou deux et qu’elle s’auto-remette en droite ligne, puis qu’elle s’arrête pour la pause café, qu’elle pique un petit roupillon, qu’on lui fasse son entretien courant, et puis qu’elle le coupe, le courant, vu que pour les machines, il faut aussi des RTT à cause de l’usure.

C’est pas comme les humains pour qui les RTT ne sont que du luxe de prolos à casquette.

Alors quoi ?

Eh bien j’ai fini par demander au monsieur si je pouvais avoir un téléphone comme avant, uniquement à carte.

Eh bien il m’a dit non.

‘’On vous fera un geste commercial et on vous offre, l’abonnement à 29,90 euro par mois. ‘’

‘’Offre ?’’

‘’Oui en payant 29,90 euros par mois.’’

‘’Non merci monsieur ai-je répondu,. Au bout de la laisse je me sens pas à l’aise.’’

‘’La laisse ?’’.

‘’Ce n’est rien, ce n’est rien, ai-je repris, estiment peu honnête de faire perdre son temps à un employé de monsieur Bouygues en lui expliquant mon refus philosophique d’une société moderne qui se prend les pieds dans le tapis en mélangeant les genres puisqu’elle confond les hommes et les bourricots.

Mais pour lui faire part poliment de mon sincère intérêt pour les avantages économiques de la délocalisation savante des centres d’appels à l’autre bout de la galaxie et ma connaissance de ma géographie du certif, je lui ai demandé : ‘’Au fait, vous appelez d’où ? De Calcutta ? De Marrakech ?De Tien Tsin, ou d’Oulan Bator’’

‘’Non monsieur, j’appelle de Villeurbanne.’’

Entre nous je ne l’ai pas cru vraiment mais bof, peut-être qu’à Oulan Bator, les mongols Extérieurs se mettent à se syndiquer aussi et à demander deux bols de riz par jour au lieu d’un et qu’à ce tarif, Monsieur Bouygues préfère ne plus délocaliser.

Voilà.

Toute cette diarrhée aussi verbale que matinale pour vous dire qu’une fois de plus, je n’ai rien compris à la société moderne, au progrès et que j’avais tort de ne pas faire confiance à une société qui a fait une OPA définitive sur le Dieu de la Chance et l’a guidé afin de me consoler de la perte irréparable de mon téléphone portable.

Génie du modernisme et des multinationales : un client triste et hop, un coup de baguette magique et le client est satisfait !

Car l’appel en question c’est vraiment, vraiment, le Hasard. Et la petite main virginale de mademoiselle Bouygues, - enfin on suppose -, qui a tiré le bon numéro – de portable – a été guidée par ce seul Hasard, quasiment la Divine Providence, puisque sur un milliard 758 millions 625 malheureux, c’est tombé sur moi.

Cet heureux hasard, je me répète, n’a donc absolument rien à voir avec le fait qu’il est survenu, exactement deux jours après que mon numéro de téléphone de portable ait été automatiquement résilié vu que je ne téléphonais plus. Et que le marketing et la gestion du fichier clients font partie de la stratégie de l’entreprise, comme de toutes les autres.

Le Hasard on vous dit.

Donc, comme on dit à Rome : MIRACOLO !

Tiens, au fait, vous savez que le pape est mort ?

Oh pardon…

09:40 Ecrit par Maurice CARON dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ECONOMIE

18/05/2005

Gates: comme son nom l'indique

Au fait, on vous a parlé de Gates sans trop savoir.
Savoir quoi ?
Eh bien qu’il y a des noms qui, des noms que…bref, un chouïa prédestinés si vous voulez bien nous pardonner l’exagération qui nous est coutumière.
En effet, Andrew, notre anglicisant de service nous a fait remarquer qu’en langage barbare, yankee nous précise notre Ecossais vindicatif, gates signifie barrières.
-Ah ? Comme barrière sociale ?
-Eh oui et même que ça signifie aussi, grille, voire même guichet…
-Guichet, du genre passez à la caisse ?
-Ben oui ! Et il y en a un, même, plus rigolo encore. Vous savez ce que veut dire Gate-bill ?
-Ben non !
-Eh bien ça veut dire amende pour rentrée tardive. Du genre, amende pour être en retard au passage d’une douane, ou pour entrer dans un parking en-dehors des heures d’ouverture ou on ne sait pas trop quoi vu que ce genre de sanctions, c’est issu d’une culture amerloque qu’on n’a pas encore comprise.
-Ca alors !!!
-Etonnant non ?Mais la plus large acception du terme désigne, outre porte ou grille, le public payant ou la recette.
-Ca alors !!!
-Eh oui ! Avouez qu’il faut bien du courage pour se mettre à faire la charité lorsqu’on a à porter un si énorme héritage patrimonial. D’ailleurs il l’a dit lui-même : ‘’Pour m’aider à assumer, j’ai été contraint de gagner durement ma vie pour pouvoir payer des gens à porter cette tare à ma place.’’(1)
-Ah ? On se disait aussi !

(1). C’est pas vrai ! On rectifie vite fait. Les procès, Gates il les gagne toujours.

09:18 Ecrit par Maurice CARON dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ECONOMIE

Gates Constitution

Que voter pour la Constitution ?
Vous l’avez entendu non ?
Ce sera OUI ou le chaos ! Et interdit aux NONistes de faire peur !
Vous êtes avertis !
Le chaos ?
Oui, le chaos, c’est-à-dire, croissance en chute, conditions sociales qui se dégradent, salaires qui dégringolent, bref, le CHA-OS !
Voire K.O !
-Ah bon ? Parce que Constructel qui fait, DEJA, travailler les Portugais au tarif portugais et dans des conditions portugaises ce n’est pas le chaos ? Curieux non ?
Parce que ces conditions-là sont, un tantinet au-dessous de celles que la Constitution prévoit : c’est-à-dire libéralisation TOTALE des services et des biens. Aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain !
Services non seulement du carrelage au tarif polonais mais, pour bientôt, des services jusqu’ici du ressort de la mairie et des ministères.
Comme aux USA quoi. L’entreprise privée tous azimuts.
-Oui mais là-bas, on vit bien !
-Certes, certes, mais sur 280 millions d’habitants, il y en a tout de même près de 40 qui vivent à la limite du seuil de pauvreté.
-Eh bien ? Ils n’ont qu’à bosser pour passer dans la frange (large) des 239 autres qui s’escriment à pas dégringoler parmi les 40 et se tuent la santé au boulot pour tenter de passer dans le un million de happy few qui se partagent le gâteau américain !
-Oui mais qui vont se la tuer longtemps encore vu que dans un système pyramidal, il y aura toujours un nombre de plus en plus réduit à garder sa place tout en haut de la pyramide. Et le social là-dedans ?
-Il y en a, il y en a. Regardez Bill Gates. Non seulement il donne 0,1% de son fric pour aider les plus pauvres, mais en plus il engueule les riches qui ne font pas pareil.
-C’est vrai ! Jusqu’où ira le social aux Etats-Unis on vous le demande ?
Vous allez voir que ce brave Gates va finir par vendre son XP pro au prix coûtant, c'est-à-dire à 3 dollars, soit 20 balles, au lieu de 5.000 comme aujourd’hui.
-Même d’ailleurs qu’il risque de ne pas s’arrêter là et de faire comme Linux. Gratos pour tout le monde.
-C’est ça le vrai CHAOS !

08:57 Ecrit par Maurice CARON dans Social | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ECONOMIE

10/05/2005

Chère pas chère Logan

Vous vous souvenez de la Logan ?
Nous avions applaudi, à moitié, lorsque la décision avait été prise de la vendre, aussi, chez nous.
A moitié parce que nous estimions qu’il était temps, enfin, de se rendre compte qu’en vendant une voiture de bonne qualité (enfin pour ça on verra dans deux ou trois ans) il était possible de permettre aux pauvres de rouler carrosse et à monsieur Renault (1) de faire de l’argent.
Nous pensions, benêts que nous sommes, que l’esprit était enfin venu à nos PDG distingués qui allaient se mettre à nous fabriquer des Maybach et des Porsche à bas prix pour en vendre plus, en se contentant de gagner sur la quantité et pas sur les marges.
Eh bien nous nous sommes méchamment trompés.
Parce que notre petit doigt vient de nous dire que, d’abord, la Logan sera vendue dès le début juin à 7.500 euros pour la version de base. Soit, MOINS DE 50.000 FRS vont clamer les pubs qui, à l’occasion, vont peut-être se souvenir du franc d’avant.
Pas chère la Logan, mais la siglée Superbasik.
Direction pas assistée : des biscotos pour les créneaux !
Et puis, a-t-il ajouté, notre auriculaire distingué, celui qu’on lève pour boire son thé, Monsieur Dreyfus, et, surtout, Carlos Ghosn, savent fort bien que, primo, le pouvoir d’achat des Français baisse aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain, donc, qu’il faut se positionner sur le marché comme ils disent.
Secundo, ils savent, aussi, que les Chinois, les ennemis jurés, vont, sous peu, nous inonder de bagnoles pas chères après nous avoir inondé de chaussettes qui le sont encore plus
Donc, là encore, positionnons positionnons.
L’intelligence très humaine que nous subodorions, n’était, en fait, qu’intelligence commerciale et managériale comme disent les MBA.
Bon ! On ne va pas bouder notre plaisir de pouvoir faire comme les riches : polluer pour aller faire ses courses, au cinéma, acheter son paquet de clopes, lécher les gondoles de supermarché, bref, d’être enfin, modernes quoi.
Au fait, ces bagnoles pas chères vont accroître l’effet de serre non ?
-Bon, écoutez, faudrait savoir ce que vous voulez hein ! A force de dire tout et son contraire, on se demande ce que vous cherchez, à critiquer tout et tout le monde
-Oh eh, ça va vous aussi hein ! Nous on n’a jamais dit qu’on allait vanter les mérites du système qui considère que le progrès, la civilisation, c’est Stars War, la bagnole, Fogiel et Jean-Pierre Foucault, Virgin Mégastores, le surimi, la NASA, les support chaussettes, les régimes minceur, le téléphone portable, la purée Moussline, et Internet non ?
-QUOI ? Vous bavez aussi sur Internet ? On aura tout vu ! C’est ce qui vous permet de dire ce que vous voulez non ?
-Ben oui. C’est pour ça qu’on le dit.
-…………………

(1). Au fait, aucun journaliste n’a pris la peine d’écrire une enquête ou un bouquin sur la vie de ce monsieur qui est mort dans des circonstances salement mais, comme on dit élégamment, non élucidées, dans sa prison où l’avaient expédiées les autorités de la Libération. Il avait, il est vrai, pas mal fabriqué pour les Allemands mais on n’a jamais su réellement comment et jusqu’où ni dans quelles conditions. Mais on sait surtout que les cocos de l’époque avaient une sacré dent contre lui et que, comme par hasard, l’usine est devenue Régie Nationale-isée. Et est-ce que la famille a été indemnisée ? Ca, on ne le sait pas bien non plus.
On étouffe ?

10:13 Ecrit par Maurice CARON dans automobile | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ECONOMIE

17/04/2005

On aide les pauvres

J’ai reçu dans ma boîte à lettres, comme tous les habitants de mon lotissement et de ma ville, une publicité des pages jaunes de la Poste, dans laquelle était inséré un en-cart, de pub aussi, émanant d’une société qui…rachète vos prêts.
Génial non ?
Vous ne vous en sortez pas avec vos échéances ? Vos fins de mois arrivent dès le 15, au mieux ? Vous n’y arrivez plus ?
Qu’à cela ne tienne : si vos prêts menacent de vous asphyxier avant le terme, c’est-à-dire dans 5 à 10 ans, la boîte vous les rachète et vous devenez leur débiteur.
C’est-à-dire que c’est à eux désormais que vous devrez de l’argent, et plus à l’établissement qui vous avait fait initialement crédit.
Chouette non ?
D’autant que les mensualités seront, dès lors, nettement réduites.
Et puis, par exemple, vous n’aurez plus 5 à 10 ans pour vous acquitter mais 10 à 15 ans, voire plus.
Plus commode non ?
C’est vrai, vous finirez par payer encore plus, entre 5 et 10, voire 15% de plus, mais bon, avec le temps, vous aurez appris la patience.
Et ça, c’est entièrement gratuit.
Il y a une dizaine d’années, quand l’inflation avait atteint les 10/12%, on a assisté à un tas de déconfitures d’accédants à la propriété qui n’avaient pas prévu l’accident.
C’est d’ailleurs à cette époque que se mirent à fleurir chez les banquiers, des services de rachats…à des tarifs…
Epoque où, d’ailleurs, il y eut quelque sérieux procès avec certaines qui rachetaient à vils prix des biens que leurs prêts avaient contribué à construire. Joli joli…
Après quelques années de baisse des taux et de retour à la normale, voire au risque de déflation, nous revenons au point de départ.
Oh, c’est tout simple: la pauvreté s’installe.
Ca , c’était actualité de la semaine où l’on nous a dit que tout allait bien et qu’avec l’Europe, tout irait encore beaucoup mieux.

16:00 Ecrit par Maurice CARON dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ECONOMIE

Confiance Darty

Darty vente ses prix plats.
Et, au passage, ses prix qui, dit-il du moins, le sont tout autant.
Il ne se vante pas, le contrat-confiance, des quelques bugs de sa pub pour cause de platitude se de son SAV..
Or donc, il y a deux ans, ne pouvant résister plus longtemps à la si merveilleuse mode des téléphones portables, j’en ai acheté deux.
Ils, ont vécu…deux ans.
Bien qu’étant d’un modèle soi-disant robuste, fiable, durable et tout et tout. Modèle 200 grammes au bas mot, d’ailleurs, ce qui laissait présager une solidité plus certaine que ces poids plume si légers qu’on en oublie qu’on les a en poche.
Confiants dans le fameux contrat-confiance, j’ai demandé à monsieur Darty de les réparer. Quitte à payer bien sûr, la garantie étant forclose depuis un an.
Réponse : ‘’Le modèle ne se fait plus. Les pièces on ne les trouve plus.’’
''MLais, il n'est pas possible d'en demander,de voir, bref, de faire quelque chose? Après tout, ils n'ont que deux ans!''.
Réponse, très fine:
''Oui mais quand vous les avez achetés, ils avaient éjà trois ans. Donc, au bout de cinq ans, vous savez...''
J'ai compris, les téléphones portables c'est comme les chiens: une année de leur vie vaut 7 ans de la nôtre.
Donc, mon téléphone portable avait 35 ans.
C'est-à-dire que dans l'espèce humlaine, il ne serait pas vieux mais gare, dans un an ou deux...
Fini la belle vie.
Sauf pour les athlètes de haut niveau.
Comme je ne le suis pas, ni mon téléphone portable non plus.
Je me suis fait une raison.
C’était la rubrique on vous dit n’importe quoi mais on vous prend vos sous.

15:25 Ecrit par Maurice CARON dans consommateurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ECONOMIE

10/04/2005

Vérité à péage.

Pour ce qui est de parler autoroute, ça change de la place saint Pierre où il n’y a aucun parking, il est bon de rappeler que les premiers à avoir été construits, dans les années 50-60, étaient gratuits.
Quel gaspillage !
C’est vrai ! C’était l’époque, vous savez, de l’Etat-Providence, où les ouvriers vivaient comme des nababs aux dépens des entreprises qui faisaient faillite, et des patrons en chaussettes trouées ( tiens comme Messier !), en un mot de ce stupide pays de cocagne, le nôtre, qui ne pensait qu’à s’amuser sans travailler.
Qui se souvenait aussi, que la constitution de 1789 et pas mal de suivantes, avaient prévu de supprimer touts les péages et voies de communication payantes puisque sous l’Ancien Régime, seul le Roi et ses copains et copines, pouvaient se déplacer gratuitement dans la doulce France.
Puis, un jour vint où l’Etat n’ayant plus un radis, si si c’est vrai, on s’avisa d’instituer des péages mais uniquement, promis-juré, pour payer les travaux de construction.
Re-promis-juré, une fois remboursée la mise de fond, les péages seraient supprimés, voire, baisseraient copieusement puisqu’il ne faudrait plus que payer l’entretien courant. Ce sera bien moins cher vous verrez.
On a vu.
Dans un premier temps, on s’est aperçu que parmi les gestionnaires des sociétés d’économie mixte (public-privé) chargées des autoroutes, figuraient des élus qui palpaient des jetons de présence. Pas mal.
Puis, les choses devenant ce qu’elles n’auraient jamais dû devenir, on a, après des luttes sévères et persévérantes de la part des sociétés (hautement) intéressées, fini par passer la plupart des autoroutes au privé. Les existantes et les autres (1).
Alors que les travaux de construction sont, depuis belle lurette, amortis.
Et que les frais ne portent, désormais, que sur l’entretien !
C’était la rubrique croix-de-bois, croix-de-fer, si je mens, je vais en enfer.
Eh bourricot ! L’enfer n’existe pas !
Oui mais il y en a pas mal qui y croient.

(1) : Eh oui ! Et ce-n’est-qu’un-début-le-combat-con-ti-nue !

15:53 Ecrit par Maurice CARON dans Transports | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ECONOMIE

15/03/2005

Retraités: consommateurs ou consommés?

Lundi soir dernier sur TCM, ''Soleil vert'', de Richard Fleischer nous a permis de voir une oeuvre d'un genre quasi unique: un film prémonitoire qui, non seulement ne s'est pas trompé, mais dont la prédiction se réalise sous nos yeux.
En effet, rares sont les films de science-fiction qui arrivent à échapper à ce lot commun à ces oeuvres: trente ans après, ils font sourire, voire franchement rire tant leurs prévisions sont passées à côté de la réalité bien différente découverte au moment où on rigole.
Cette fois-ci, d'ailleurs, pas question de rigoler: le côté prémonitoire, nous le vivons déja. Et il n'est drôle que pour les happy few qui en profitent. Pas pour la grande majorité des humains qui paient la note.
Le thème: un inspecteur de police US, enquêtant sur un meurtre non élucidé, finit par tomber sur l'explication ultime: le crime est en relation étroite avec le système sur lequel fonctionne la société du futur: par manque de nourriture, les jeunes et adultes vivent en boulottant les vieux. Tel que...
La vérfité toute...crue. ''Ils''ne consomment plus, donc, on les consomme.
Ils ne bouffent pas tellement, de toutes manières. Donc, on les bouffe. Recta!
Certes, pour préserver le minimum de sensibilité que ce système a encore préservé chez les consommateurs, on leur cache l'origine de ce qu'il consomment. En fait, on évite ainsi qu'ils ne se posent trop de questions et en viennent à se révolter...
Mieux, on use d'un des stratagèmes primaires dont regorge le marketing: on magnifie le produit en l'appelant ''Soleil Vert''. Ce faisant, on inclut dans la dénomination de cette espèce de biscuit de chien, à la fois la chaleur et la force de l'astre du jour et la couleur de l'écologie...d'autant plus appréciée qu'en ces heureuses et lointaines années à venir, l'herbe, les fleurs et les arbres...et tout le reste, auront disparu.
Pourquoi prémonitoire?
Il est vrai que les classes dominantes ont toujours, peu ou prou et plus ou moins discrètement, fondé leur confort sur le travail, la peine, la douleur, voire la vie des classes dominées. Toutefois, c'était à mots et actes couverts. Et par systèmes médians interposés: taxes et impôts, salaires, troc puis monnaie, services bancaires, vie à crédit, toutes choses d'apparence normale mais qui n'étaient qu'habitudes bien utiles inculquées dès l'enfance.
Dans le film, plus rien de tout cela. Les vieux qui ne servent plus à quoi que ce soit, n'ont plus à offrir que leur bidoche et leurs os à la société. Strictement identique, comme processus, à celui mis en oeuvre par les nazis qui, après avoir fait main basse sur les biens de leurs victimes, récupéraient la graisse de leurs tissus pour en faire des savons, leurs cheveux pour en faire des sacs et leurs os pour en faire des engrais ou de la farine animale, sans oublier leurs lunettes, leurs dents en or et leurs alliances bien sûr, pour leur petit magot.
Même manières!
Mêmes idées et même combat?
Où en sommes-nous aujourd'hui?
Nous le voyons. En ouvrant bien les yeux s'entend On commence, mollo mollo bien sûr, par serrer le quiqui aux vieux en diminuant leurs remboursements de soins oculaires et dentaires - tout ce qui leur permet de vivre -, on leur sucre petit à petit leurs retraites en laissant se creuser, sans espoir d'amélioration, le fossé qui les sépare du coût de la vie; on augmente la RDS et la CSG; on augmente les tarifs des mutuelles (sic) en les pénalisant selon leur âge; on facilite, on nourrit l'opposition des générations par un système médiatique bien pervers: on honore les maisons de retraite mais on empêche les vieillards de finir leurs jours dans leurs propres familles. Enfin, les medias qui bêlent d'admiration devant les quinqua et sexa qui ne se laissent pas abattre, ne se chagrinent pas trop du sort fait aux mêmes quand, passés 45/50 ans, ils sont rejetés par un monde du travail gouverné par la seule rentabilité.
Mieux, des associations aux visées éthiques inattaquables, et qui ont pour but ''d'aider à une fin digne'', se constituent tandis que les élus du peuple se concertent sur l'opportunité d'une loi favorisant ces ''départs volontaires'', que certaines infirmières ou aide-soignantes ont déja pas mal anticipé au point que, tout de même, la justice s'en est émue.
Encore 5 à 6 ans, voire moins, et c'est la croissance qui décidera de jeter en fin bas le masque. Question de temps? Oui, oui. Mais le processus est bien enclenché.
Cà fait pourtant longtemps qu'on aurait dû s'en douter.
Dans les medias, toutes les morts sont égales, nous prétend-t-on. Ouai. Mais certaines plus que d'autres.
Un vieux renforcé par un ''scoot'' et qui se casse le col du fémur et en meurt trois semaines plus tard, ''çà'' fait une nécro. Tout simplement.
Un enfant qui se fait écraser par une voiture, çà donne au moins une ou deux cols à la une ou à la 2, et encore plus en rubrique locale.
A fortiori, un ministre qui infarctuse ou un député qui casse sa pipe, et c'est le branle-bas de combat dans les rédactions.
Vrai?
Et pour un septuagénaire-lambda qui claque de son cancer, rien?
Ah, on oubliait. Les patrons de presse, et les journalistes avec eux, piaillent que les jeunes, les personnalités, les vedettes, çà plaît plus à tous les citoyens qui font les beaux taux d'Audimat..
''On '' dit çà en oubliant que si on ne leur a pas demandé leur avis, on les a, de toutes manières, bien éduqués pour cela. Et que ces lecteurs, auditeurs et téléspectateurs, s'ils n'avaient que des infos convenables à se mettre dans l'oreille et sous les yeux, ils s'en contenteraient.
Ah. On oubliait.
Toutes choses égales par ailleurs, dirait-on en énarchie, bouffeur ou bouffé, ti crève quand mêm'.

15:10 Ecrit par Maurice CARON dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ECONOMIE

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