11/04/2005

Corruption et religion?

Non non. N’insistez pas. On ne parlera plus du pape.
Par contre on causera un chouïa religion puisqu’un lecteur nous a signalé que nous avions commis une énauaurme bourde alors que nous affichons une neutralité inox dans ce domaine.
D’abord, la bourde n’en était pas une, donc pas si énauaurme que ça.
Ensuite, nous ne prenons pas position en posant les questions, fussent-elles dérangeantes et elles le sont manifestement.
Enfin…revenons à notre question.
Avons-nous dit qu’il y avait une relation, voire une corrélation entre religion et corruption ?
Pas du tout. Nous avons simplement suscité une interrogation en écrivant, simplement, qu’il semblerait y avoir une relation entre religion et corruption.
Et nous avons évoqué, quoi ?
Les pays occidentaux.
Eh oui !
Plût au ciel que nous eussions osé simplement sous-entendre que notre question impliquait l’islam !
Miséricorde : nous n’avons qu’un ordinateur et qui n’est pas, en plus, et comme nous d’ailleurs, blindé contre les explosifs.
Non. Blagues, de mauvais goût en plus, mises à part.
Nous avons rappelé le classement des nations dans l’échelle de corruption et remarqué que les chiffres de malhonnêteté décroissaient en montant en latitude. Allez sur le site transparency.org.cpi et vous verrez.
Or, suivez mon curseur, tous les pays scandinaves et saxons sont, soit en quasi totalité luthériens ou calvinistes, soit à très forte dominante en ne laissant que la portion très très congrue au catholicisme romain, l’anglican n’étant qu’une réforme similaire mais mise en place pour des raisons de convenances sexualo-dictatoriales par feu Henri VIII, Barbe-Bleue pour les malheureuses intimes.
Or, bis, si vous vous référez à l’esprit dominant des nations occidentales, vous vous rendez compte qu’au plan économique, il semble fort que cette relation sus-citée existe bel et bien.
En effet, quels sont les pays les plus en pointe aux plans économique, commercial, technologique sinon tous ceux où dominent les religions de type réformé ?
Rappelez-vous : en France-Italie-Espagne, toutes de religion catholique romaine, richesse et pauvreté ont été, depuis des siècles, considérées comme des ‘’dons du ciel’’, le fric étant normal pour les rois, les princes et les evêques, alors que la misère n’était que le moyen tout aussi normal, consenti aux pauvres pour gagner un paradis promis et répété tous les dimanches, au bas mot.
Non ?
J’ai vécu depuis plus d’un demi-siècle dans un milieu familial nettement militaire et catholique depuis la nuit des temps et chez nous, môôôssieur, on ne parlait jamais argent. C’était sale.
La preuve ? Je n’ai jamais su combien gagnait mon papa, ni mon grand papa et ainsi de suite. Voire même mon frère et ma sœur ainsi que tous les membres de ma tribu, pas plus d’ailleurs que tous les gens de mon milieu. Auquel, je dois dire, je suis reconnaissant de m’avoir enseigné pas mal de bonnes chose dont je me sers encore actuellement.
Ca va encore plus loin dans la,société civile. Syndiqué SNJ pendant plus de 30 ans, mes copains cachaient soigneusement leurs salaires. Les plus à l'aise bien sûr. Car les furieux de la base avaient tout à gagner à les dire parce que, justement, ils ne gagnaient pas grand'chose.
Une autre preuve ? Pourquoi le secret sur votre compte en banque ? Parce que vous volez l’argent que vous gagnez ?
Pourquoi le secret sur les comptes des pédégés français, des hommes politiques, des hauts voire moyens fonctionnaires ? Parce qu’ils en ont honte ?
Et pourquoi, a contrario, les premières paroles d’un amerloque évoquent-elles quasi invariablement le nombre de zéros à leur compte pour vous prouver qu’ils sont balèzes, comme si, tous fiérots, ils exhibaient leurs colt 45 ?
C’est, entre autres choses, je le sais pour les avoir pas mal fréquentés, parce que la Bible leur a dit : celui qui ne travaille pas ne doit pas manger. C’est aussi simple et logique d’ailleurs, que cela.
En clair, gagner de l’argent c’est normal. Il n’y a pas de honte.
Comme il fallait bosser dur, ils ont transformé un peu la formule en disant : c’est moral de gagner de l’argent…par n’importe quel moyen.
Et là ça va plus du tout.
Mais ça explique Bill Gates, Union Carbide, Enron, les oil-connexions républicaines, la politique interventionniste US, les régimes dictatoriaux imposés Bible dans la main gauche et M 16 dans la main droite etc.
Ce qui veut dire que cols clergyman et soutane fleurie ne sont pas étrangers, mais alors pas étrangers du tout aux dérapages actuels qui, avec le temps, prennent un tour d’autant plus scandaleusement évident que le petit peuple, lui, en est resté à l'esprit et à la lettre de la loi qu’on lui rappelle à l’occasion d’une '‘sainte’’mort prestigieuse (non je l’ai pas dit !), savoir : tu aimeras ton prochain, tu ne tueras pas, tu ne seras pas matérialiste etc etc.
Voilà.
Nous ne disons pas que, à l’intérieur des religions, ça corruptionne à, tout va. Parce que ces choses-là, si elles existent, on ne les inscrit pas sur les cartes de visite.
D’ailleurs ça n’empêche pas : il suffit de regarder du côté grec orthodoxe ces temps-ci, c’est croquignolet !
On veut dire simplement que dans la formation, religieuse dès l’enfance et le milieu, des décideurs, il y a une tendance de plus en plus dérangeante à se draper dans la toge de la vertu moralisatrice du dogme…chacun à sa manière. Et pour ses propres intérêts.
Nous n’assénons pas ce raisonnement ès cathedra, mais le bâtissons sur des similitudes plus que troublantes constatées dans l’espace et le temps.
Maintenant, libre à chacun d’extrapoler aux latitudes inférieures (géographiquement s’entend) et aux autres religions.
D’autant qu’en descendant vers l’équateur, puis vers le pôle Sud, la diversité religieuse est moins monolithique. C’est même le kaléidoscope. Les cultes de la chrétienté s’y sont d’ailleurs employés qui ont converti à tour de bras des gens qui, s’ils ne jouissaient pas de nos divines joyeusetés, n’en avaient pas moins réussi à trouver leurs équilibres vitaux, tout à fait convenables, alors que l’intrusion des ‘’grandes religions’’ – et pas seulement des occidentales – a coïncidé avec un ‘’enrichissement’’ qui s’est surtout manifesté par l’esclavage et le matérialisme.
Bon !
On en reparle un de ces quatre ?


08:52 Ecrit par Maurice CARON dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité

10/04/2005

On en parle encore un peu?

Comment ?
Encore ?
Vous croyez pas que vous exagérez non ?
Non allez! C’est juste un petit truc!
Promis!
Parce que c’est quelque chose qui nous tracasse vraiment.
Nous voulons parler du rassemblement, quasiment unique dans l'Histoire comme on dit dans le poste et à la télé, de la foultitude de chefs d'états, de gouvernements, de parties, d'ethnies, de religions et de groupements divers, réunis dans une ferveur et une commune union, voire une sainte communion, autour de valeurs éminemment et évidemment chrétiennes.
Cela vous a, il est vrai, une sacrée gueule (oh pardon...) mais, quelque part, une signification qui nous échappe.
Certains confrères ont réagi. Et posé, une fois n'est pas coutume, quelques questions pertinentes à ce propos.
D'autres ont oublié. On y reviendra.
Quant à ceux qui ont posé, et osé, on en a remarqué deux ou trois.
Ainsi, un quidam, révolutionnaire avançant masqué on s'en doute un peu, s'est demandé pourquoi, une fois le grand rassemblement terminé, tous ces braves gens qui se sont embrassés comme du bon pain au nom de mirifiques voire divins sentiments sinon tous chrétiens, du moins unanimement humains, ne prolongent pas le mouvement et ne concluent pas, une fois pour toutes, un pacte de non-agression, voire - on peut rêver (1), un véritable pacte d'amour mutuel?
Hein?
Non ?
Mais pourquoi pas?
Au fond ?
Parce que, à tant parler de la mondialisation de l'argent et du profit, pourquoi ne pas décider, une fois pour toutes, d'arrêter de se chicaner comme des chiffonniers, et de mondialiser aussi, le dialogue, l’entente, le compromis, en un mot, eh oui, l'amour du prochain?
Comme le dit si bien Paul. (2)
En fait, pourquoi, et de façon toute prosaïque, et même commerciale puisque le temps c’est de l’argent, ne pas décider de ne plus justement en perdre, du temps?
Parce qu'en fin de compte, c'est bien le but que poursuivent tous nos chefs non?
Et la mondialisation ne doit-elle donc pas tendre vers ce but ultime de l'Humanité: vivre dans la paix, la prospérité pour tous, la démocratie toutes voiles dehors, c’est-à-dire le gouvernement par le peuple, pour le peuple et tout et tout?
Le Paradis quoi?
Alors?
Ce grand raout? Ces uniques retrouvailles? N'est-ce pas l'occasion ou jamais de s'entendre, pardon, de s'écouter enfin?
Au nom, justement, de ces sacrées valeurs chrétiennes et humanitaires autour desquelles ils sont tous rassemblés?
La question a donc été posée.
Une fois.
Mais pas plus.
C'est déjà pas mal.
Une autre, plus vacharde celle-là et qui touche, on doit le dire, à la religion elle-même.
On la répercute.
En entendant tous les commentaires sur l'accession, - certaine de l'avis unanime des fidèles -, du pape au ciel, un confrère, pervers et sournois, s'est demandé ceci: d'abord, comment sait-on qu'il est LA-HAUT?(3) Ou qu'IL va Y aller?
QUOI????
Qu’avez-vous dit ?
Alors là, là!
C'est la meilleure!
Quelle honte de dire des choses pareilles !
Les mots nous manquent pour qualifier l'auteur de cette question assassine.
Hérétique!
Blasphémateur!
Bolchevik!
Bachi-bouzouk!
Horrible n'est-il pas?
Certes, certes. Mais, en conscience, nous nous devions de vous la répercuter. D'autant que cette question, nous aussi nous l'avions posée. Et avant lui alors!
Enfin, une dernière, qui celle-là n'a pas été posée. Une dernière pour la route vers l'éternité, vous savez celle qui est si longue surtout vers la fin (4): si expédier un brave homme, - ce qu'on ne conteste évidemment pas -, ainsi que tous les bienfaisants de la Terre, vers une adresse encore inconnue, que va-t-il, ou plutôt, qui va-t-il rester sur Terre? Des malfrats?
Surtout qu’autour de nous, il y en a déjà une sacrée flopée!
Et puis, pourquoi les envoyer ailleurs alors que la Terre, en elle-même, est un vrai paradis, ah, si l’on excepte bien sûr, toutes les cochoncetés, turpitudes et autres agressions que l'Homme fait subir à la planète et à ses semblables?
La Terre, nous, on aime beaucoup. C'est les horreurs humaines qu'on supporte pas.
Mais alors, le Dieu des nations dites chrétiennes serait-il incapable de changer quoi que ce soit à quelque chose que, d'évidence, il avait fabriqué parfait? On parle de la Terre bien sûr. Où l'Homme avait été installé pour être heureux éternellement?
Dans ce cas, un Dieu incapable, c'est une définition pas très logique de la personne...
Ouh là là! Vous compliquez tout là !
Nous?
Pas du tout. On ne fait que poser des questions, LES questions après tout, que tout le monde se pose ou ne veut plus se poser par manque, éternel, lui aussi, de réponses satisfaisantes.
Allez. On en reparle encore une fois?
Bon, bon bon, ne râlez pas comme ça.
Ca va ça va.
On ne nous y reprendra plus à vouloir vous éduquer la conscience.
Gratos en plus.

(1): Faire rêver le petit peuple: n'est-ce pas la mission sacrée que se sont donnée les medias? Voire quelques hommes politiques qui ne cessent de nous dire que le Paradis est pour demain? Mais seulement, bien entendu, à partir du moment où nous aurons enfin assimilé les vertus du la semaine de 47 heures virgule 5 - ça y est, la loi est passée - payées un euro de l'heure - ça c'est pour bientôt -.
(2): Pas Jean-Paul, pas l'apôtre non plus, non, Paul on vous dit. Paul Wolfowitz, nouveau président du FMI qui doit apporter le paradis sur Terre vous savez bien allons…
(3): En fait d’anthropomorphisme et d'ethnocentrisme, on fait pas mieux. Car là-haut, ou là-bas, ou à droite ou à gauche, qu'est-ce que ça veut dire là-haut, depuis qu'on sait que Maoris et aborigènes ne marchent pas la tête en bas et que dans le cosmos, ces références n'existent pas?
(4): On rend à Pierre ce qui est à Dac.

13:50 Ecrit par Maurice CARON dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité

08/04/2005

Encore le pape?

Le Grand Maître du Grand Orient de France disait hier sur les ondes d'une radio vaguement périphérique, qu'il était inquiet, pour le moins, des dégoulinades de drapeaux en berne (comme Stéphane?)(1) à l'occasion du décès que vous savez.
Il a donc rappelé que l'Etat du Vatican avait été créé sous et par Mussolini à l'occasion des accords du Latran et que le-dit état était, avant tout, religieux, catholique en l'espèce.
Par conséquent, a-t-il précisé, notre gouvernement et nos plus hautes autorités de l'Etat, se doivent de faire strictement respecter sa laïcité en la circonstance.
Bien vu, bien dit.
A ceci près qu'il aurait pu dénoncer, aussi, un autre scandale, qui nous touche bien plus encore. En effet, comme notre confrère "Le Monde" le rappelait en 2002 (1° semestre), 12% de NOS impôts sont donnés en cadeau à l'église catholique sous forme d'entretien des édifices du culte, de versements à l'enseignement catholique et de subventions diverses.
Et ce d'au-to-ri-té.
Alors qu'en Allemagne, par exemple, l'impôt "de religion" peut être dénoncé sur simple demande...Heureux Allemands!
France état laïque?
Et puis, pour faire bonne mesure, le distingué intervieweur aurait pu, lui, poser la question suivante: "Pourquoi les réunions, l'assistance, les comptes, les participants, les archives de tout ce qui concerne votre, vos associations, n'est-il pas complètement public? Transparent?
On reproche, à tort d'ailleurs dans bien des cas, aux "sectes" d'être opaques alors que d'autres associations, autrement plus puissantes le sont, elles, vraiment.
Et au vu et au su de tout le monde!
Voili voilou.
C'était notre rubrique on vous dit rien et on cache tout.

(1) Même pas drôle.

09:10 Ecrit par Maurice CARON dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité

05/04/2005

Le pape en question(s)

Allez!
Encore un coup?
Bon. On n'est pas paranos vous savez.
On n'a rien contre le pape et la papauté.Sinon que cette papolâtrie, comme l'ont dit, (il était temps!), certains ccnfrères, devient, depuis pas mal de siècles d'ailleurs, tout à fait indécente. Après avoir été mortelle tout de même. Au beau temps de l'Inquisition. La Sainte comme ils disaient. Le temps passe mais la nostalgie reste hein?
On est bien contents, tout de même ce matin.
C'est vrai, nous avions souligné cette indécence-là il y a trois ou quatre jours et on se sentait un peu seuls.
Et puis, voilà-t-y pas que les collègues de la presse écrite, mais pas des télés bien sûr, ont fini par admettre que, tout de même, c'est vrai, fallait pas pousser dans la louange, d'autant que le bilan n'a pas été tout à fait aussi élogieux que certains veulent bien le dire. Ou l'inventer.
Certes, par-ci par-là d'autres journalistes ont trouvé indécente, eux, la "polémique". Et en raison de quoi, je vous le donne en mille? Tenez-vous bien, en raison de la ferveur respectueuse témoignée au pape défunt par le reste du monde! Tel que!
Comme si une ânerie n'était plus une ânerie dès lors qu'elle est adoptée comme une sainte pratique par la majorité. Et puis laquelle de majorité?
Cela dit, et pour en revenir à la question évoquée dans le titre du papier, on peut se demander, tout de même ceci: la ferveur "unanime", mondiale, voire universelle a bien pour objet un pape exceptionnel n'est-ce pas?
Bon!
Et ce pape se trouve être, selon les idées catholiques du système, le représentant de Dieu sur Terre non?
Bon!
Donc, si le pape en question, voire le suivant (on tremble pour lui s'il n'est pas à la hauteur), s'était trouvé être un pape commun. Pas un sous-pape, non, mais un pape à taille humaine. Un pape de sous-préfecture quoi. Un pape tout simple, vous me suivez?
Bon!
Puisque, en tant que pape, il représente, comme l'autre, Superpape, Dieu sur Terre, la ferveur manifestée serait-elle, elle, moindre vis-à-vis du petit pape par rapport à celle "dûe" au grand? Voire quasi inexistante si, par exemple, ce pape là n'avait été grand voyageur et grand médiatiseur de la catholicité à travers le monde et, convenons-en, d'une énergie à toute épreuve?
Mais alors, dans ce cas, la ferveur aurait-elle été adressée au représentant de Dieu,(1) c'est-à-dire à Dieu lui-même, ce qui est pour le moins normal, ou à...un homme?
Ce qui, l'Eglise le dit elle-même, ressemble bougrement à de l'idolâtrie.
Hein?
Ca vous la coupe çà non?
Bon.
On va pas retourner le sujet sur ce gril infernal (oh pardon)encore longtemps.
Peut-être, ici ou là, et selon qu'on nous reprochera nos blasphèmes, qui nous vaudront, c'est probable, d'être condamnés à l'enfer éternel, reviendrons-nous sur le sujet qui, au fil deu temps,deviendra de moins en moins...brûlant.
Excusez, celle-là on pouvait pas l'éviter.
Au fait, à ce propos: pas mal des idolâtres ont remarqué que le pape était, désormais, mieux au ciel.
Est-ce à dire qu'ils ont eu un accès direct avec ce lieu privilégié pour savoir que c'était bien là-bas qu'il se trouvait?
Parce que, tout de même, et selon ce que dit la catholiicité - et la Bible pour une fois en accord avec elle - personne ne peut dire, hein, qui y va ou oas, et, a fortiori, qui y est ou pas!
Et puis, cette fois selon le dogme catholique: le purgatoire ça existe aussi hein?
Pardon pardon...! Excusez, c'était juste une hypothèse d'école!
Bon!
Allez on termine?
Ben, tant qu'à faire, on en a une autre d'hypothèse.
Et l'enfer alors?
Bon, bon. Ca va, ça va, ça va.
On n'a rien dit.
Si on peut plus causer librement quoi!
Allez salut!

(1): Allez! Encore une louche quand même! Le pape est présenté par tous les journalistes bient-pensants voire penants (si si ça existe!) comme successeur de l'apôtre Pierre...alors qu'historiquement, il n'existe aucune preuve que ce disciple du Christ ait un jour ou l'autre mis les pieds à Rome. Tout le contraire de Paul qui, lui, y est non seulement venu plusieurs fois mais y est mort.

08:16 Ecrit par Maurice CARON dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité

01/04/2005

La Cène et la pub

La Cène inderdite de pub.
On vous épargnera la Pub interdite de scène.
Bon on l'a fait.
Quid donc de cette histoire à dormir debout?
Pourquoi à dormir debout? C'est pas justifié la réclamation?
Mais si, mais si. Cependant, réfléchissons un peu.
S'il n'est pas joli, joli de se servir des choses sacrées (mais si çà existe, chacun a les siennes) pour faire du fric, on oublie aussi que les droits d'auteurs, ben oui, çà devrait aussi se payer. Même si l'image est tombée dans le domaine public.
Avouez. Cà vous aurait eu une sacrée (!) gueule de voir la boîte de pub, ou son client, verser, par exemple, quelques chèques à des associations caritatives, humanitaires par exemple. Hein?
C'est vrai que de nos jours, on préfère les effets d'annonces aux gestes bien palpables.
Mais autre chose. Puisqu'on parle religion, - c'est fou ce qu'on en parle ces temps-ci -, on va s'y mettre nous aussi.
N'est-il pas dit, dans la Bible, que ceux qui adorent Dieu ne doivent pas se faire, s'en faire d'images? C'est, pourtant ce qui est écrit dans les fameux Dix Commandements. Eh oui! Parce que le risque est grand, et jamais évité, de se mettre à rendre un culte aux... idoles.
Or, qu'a-t-on vu au fil des siècles dans la religion catholique et orthodoxe sinon un véritable culte rendu aux statues, aux images, aux symboles divers?
C'était juste, diront certains, pour la représentation de la personne? Pour aider à mieux se rendre compte?
Oui mais souvenez-vous: Luther, Calvin, et tous les autres, indignés du tour que ce genre d'adoration prenait, ont réagi plus que vivement.
Les réformes!
La Réforme!
Ils ont fait pas mal d'adeptes tout de même.
Cà se voit dans les temples aujourd'hui: pas de statue, pas d'image. Clair. Net.
Pour autant, les protestants prient-ils plus mal que les catholiques?
Même les musulmans ont adopté ce principe, tiré directement de la Bible.
Il y a juste un petit ennui.
Les protestants ont gardé la croix.
Aille!!
Là. On touche à quelque chose de sensible.
L'histoire nous dit pourtant, que les Romains, qui n'étaient pas des tendres, n'avaient pas du tout l'habitude de jeter les sesterces et les drachmes de l'Empire par les fenêtres en multipliant les quantités de bois, précieux à l'époque, pour le seul plaisir du confort des condamnés à mourir pendus à...un simple poteau. Plus simple et moins cher qu'une croix en plus inspirée, un chouïa, par les anciens symboles égyptiens et babyloniens. Tout de même...
Par ailleurs, adorer un symbole pareil...
Est-ce qu'il vous viendrait à l'idée d'adorer, de rendre un culte à la carabine Manlicher Carcano qui a servi à assassiner John Fitzgerald Kennedy?
Alors?
Se plaindre aujourd'hui du piratage d'une image qui, si l'on avait suivi les enseignements religieux originaux, n'aurait jamais dû exister, - d'autant qu'on peut pas savoir à quoi les personnages concernés ressemblaient -, c'est un peu risqué non?
On récolte toujours ce que l'on sème.
Qui c'est qui a dit çà?
Ben c'est la Bible.
Ouaille!

09:40 Ecrit par Maurice CARON dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité

Pape: quel exemple?

La pape, ce malheureux dont on se demande qui, de lui ou de son entourage, s'obstinait à "apparaître" ou à le faire apparaître et/ou à parler aux fidèles, le pape, donc, allait mieux avant-hier.
Tant mieux.
Mais, en fait, c'était les dernières nouvelles.
Parce que, subitement, son état s'est aggravé.
On ne va pas revenir, nous, sur les commentaires indécents de la presse écrite et parlée du genre, verra, verra pas, parlera, parlera pas, mourra, mourra pas.
Non.
Seulement une petite question: pour la dernière aggravation en question, les ondes nous ont apporté une réconfortante précision: plusieurs médecins ont passé la nuit à son chevet. Et pas que la nuit.
Tant mieux, dirons-nous. Et, bien que, pouvant être classés "infidèles" par la religion catholique, nous le pensons très sincèrement.
Il y a de quoi, vraiment, se réjouir de ce que la solidarité, la compassion, associés à la conscience professionnelle la plus aigüe, se manifestent ainsi pour la survie, la vie, d'un humain.
L'amour chrétien c'est çà. Aussi.
Tout simplement.
Eu égard, toutefois, au contexte, catholique pour le moins, dans lequel tout cela se déroule, on peut se demander si un tel déploiement de forces de solidarité, d'amour chrétien en fin de compte, se serait manifesté si le malade n'avait été "que", l'homme de la rue.
Un vulgum pecus?
Ben oui non?
Un SDF, même, par exemple?
Oui, même.
Et pourquoi pas?
Jésus-Christ, en personne, (on peut bien en parler ici non?) n'a-t-il pas dit qu'il était venu pour les tout-petits de ce monde, et pas pour les plus grands qui, eux, ont tous les atouts dans leur manche, tous les moyens qui sont bons et tous les pouvoirs pour se servir et être servis?
Certes, le pape est un chef d'Etat.
Mais l'Etat étant démocratique et laïc (en théorie dans les deux cas), par essence, on ne s'attend pas à ce qu'il applique, stricto sensu, le principe d'égalité des hommes devant la vie, devant la mort, devant Dieu lui-même.
Par contre, d'un chef de religion, le représentant de Dieu lui-même sur terre (Ce n'est pas nous qui le disons), on s'attendrait à un peu plus d'humilité, de modestie, d'attitude réellement chrétienne non?
Et s'il n'est pas lui-même le "décisionnaire", son entourage ne devrait-il pas, lui, faire d'un peu plus de modestie, d'humilité, de...répétons-le, d'amour chrétien?
C'est ce qu'il fait?
Certes. Mais alors, en fait-il autant, cet entourage, déploie-t-il autant de moyens de survie, pour en faire bénéficier tous les malheureux de la planète entière?
Autrement, évidemment, qu'en se contentant de prier pour que cet amour dans le monde s'accroisse, alors que le monde des dominants et des dominés s'en tape éperdument.
Mais le Vatican chapeaute plein d'oeuvres caritatives direz-vous?
C'est vrai.
Mais comme, ici, on des ringards indécrottables, on préfère toujours l'exemplarité de...l'exemple.
Quel est celui qu'a donné Jésus?
On vous le donne émile: "il n'avait pour tout bien, que ses vêtements mais ne possédait même pas quelques centimètres carrés de terre où poser sa tête pour se reposer".
Bon, bon, bon! On sait, on sait!
On tiens des propos blasphématoires, iconoclastes.
Allez. On va pas ergoter cent sept ans!
Vous voulez une autre référence pour clôre le débat?
Tant qu'à faire on va en prendre encore une...biblique hein?
On la trouve dans le passage où Jésus a lavé les pieds de ses apôtres et leur a dit:"Vous devez vous laver les pieds les uns les autres", signifiant par là que l'égalité des humains devant Dieu et face à leurs semblables, ne pouvait pas être que verbale. Sauf à être considérés comme des guignols, pas des chrétiens véritables.
Vous avez saisi?
Allez, encore une pour la route!
Cellle-là est encore plus claire. On la trouve, en cherchant bien c'est pas facile, dans l'évangile de Mathieu 18:4 lorsque Jésus prenant un petit enfant près de lui, dit à ses disciples:"celui qui s'humiliera comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux".
Si,si. C'est écrit!
Vous pouvez vérfier.

07:35 Ecrit par Maurice CARON dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

30/03/2005

Charles-Camilla:pardon qui?

Les gazettes nous l’apprennent : Charles et Camilla vont demander pardon.
A qui ?
A l’infortuné mari. Eh oui. Le mari trompé.
Celui de Camilla bien sûr.
Or donc. Charles qui, s’il devenait roi un jour, serait, automatiquement chef suprême de l’Eglise Catholique Anglicane d’Angleterre, a, subito, éprouvé le besoin, partagé par sa…disons maîtresse (Puisque c’est le terme qu’ils reconnaissent implicitement tous deux), de demander pardon en priant.
Si, si. C’est vrai. Relisez bien.
Cela signifie, donc, que l’union…adultérine (Puisque c’est le terme qu’ils…etc) durait du temps de Lady Di, bien sûr.
Mais, disent les gazettes, cela signifie aussi et surtout que Charles, « chrétien » dans l’âme, à défaut de l’être ailleurs, désire désormais faire la paix avec…
Avec qui au fait ?
Avec le mari ?
Et pourquoi? Pour gagner ainsi, la paix civile, qui procurera au couple célèbre la certitude de dormir tranquilles, sans risquer l’ire (on ne sait jamais) du mari trompé mais,(on ne sait jamais) peut-être, toujours rancunier ?
Il n’y a pourtant rien à craindre. Qui, y compris un mari grugé, oserait s’offusquer de voir le roi, ou presque, lui prendre sa femme. Et le droit de cuissage alors ?
La paix avec qui alors ?
Avec...Dieu ?
Ben...faut voir hein...
En effet, si Charles, durant ses longues soirées d’hiver, prend, dans ses - rares - moments de libres, du temps pour consulter les écrits sacrés (tout est possible à un roi ou presque) il aurait dû y lire que le pardon n’est consenti par Dieu qu’à condition que le repentir soit sincère.
En d’autres termes, demander pardon est bien mais pas suffisant. Il faut réparer. Eh oui !
Imaginez un peu les délinquants de tout poil s’estimer quittes de leurs peines éventuelles uniquement en demandant pardon à la Justice hein ?
A quoi serviraient donc les juges et surtout les prisons. Voire les pendaisons et les chaises électriques ?
Et puis même. Si votre voisin vous casse une jambe, par mégarde ou autrement, sera-t-il suffisant pour être totalement absous de lui demander pardon ?
Et alors? Qui va vous réparer votre guibolle ? Et vous payer les soins y afférant ?
En d’autres termes, pour que le pardon demandé soit donné à Charles et Camilla, il faudrait que tous deux…réparent.
Ce qui n’est possible que d’une manière : que Camilla réintègre le domicile familial et cesse cette liaison qui, bien que le divorce soit prononcé, reste adultérine.
Ben oui.
Certes, le mari légitime pourrait refuser : chat échaudé craint l’eau froide. Mais, au moins, le geste serait là. Et ne manquerait pas de valeur catholique. Voire d’un certain panache, à défaut d’un panache certain. Et, évidemment, lui gagnerait le cœur de tous les lecteurs et lectrices de la presse de caniv…pardon, du cœur.
Bon, c’était pour rire quoi.
De toutes manières, le divorce est consommé. Comme l’acte, lui aussi.
Mais l’honneur de la famille d’Angleterre est enfin sauf.
Celui de l’Eglise Anglicane d’Angleterre, par contre…
Quant à la paix de l’âme…
Mais avec l’Eglise, n’est-ce pas, on peut toujours s’arranger non ?
Avec Dieu, si l’on y croit bien sûr, c'est, à notre humble avis, une tout autre histoire.
Mais çà, c’était juste pour causer.

19:01 Ecrit par Maurice CARON dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité

28/02/2005

Quid de la Bible?

Non. Nous ne faisons pas de publicité pour telle ou telle religion mais nous donnons licence de commenter l'actualité religieuse - elle existe - à une époque ou l'athéisme se heurte à une montée, ou remontée, de la foi - ou de la croyance - d'Est en Ouest et du Nord au Sud.
Ainsi de la Bible revisitée par Henri Meschonnic, poète et linguiste très distingué, et qui, dans le N°51 du Monde 2, dit s'atteler à la gigantesque tâche de la re-hébraïsation du livre le plus vendu de l'Histoire.
''En effet, dit-il en substance, la Bible a été, au fil des siècles et des traductions-traditions, quasi-totalement ''formatée'' chrétiennement, aux dépens de ses racines et formes ( et fond?) hébraïques.''
Et il nous donne, effectivement, une fort intéressante vision de l'histoire des heurs et malheurs du Livre à travers 35 siècles d'existence.
Compte tenu du regain d'intérêt pour un ouvrage dans lequel l'opinion voit, soit un recueil de légendes - même les religions de la chrétienté s'y mettent -, soit un message codé - c'est fort vendant -, soit, ce qui serait tout de même plus utile, une solution pratique aux problèmes de l'Humanité, il ne manque à cette intéressante dernière analyse, que l'essentiel: à quoi peut-elle être vraiment servir et comment l'utiliser sauf à la conserver sur le haut de la bibliothèque ou, pour faire distingué, à la poser négligemment sur la petite table du salon?
Car savoir si les points et virgules, qui alors n'existaient pas plus que les voyelles, sont à la bonne place dans telle ou telle traduction, ou prouver, petit alpha petit bêta, que les versions grecques ont dénaturé la forme mais pas le vrai fond du message, ne nous semble pas très utile pour commencer à formuler une réponse.
En effet, très pragmatiquement, tout le monde sait - même ceux qui ne la connaissent pas, - que le-dit message de la Bible est fort bref. Il peut même se résumer en une phrase, que Jésus ( si l'on n'aime pas la référance on peut aller regarder la météo) a dite lui-même: ''Tu dois aimer ton Dieu plus que tout et ton prochain comme toi-même''.
Simplicité biblique? Ben oui.
Le message signifie: ''Vous avez des problèmes? Mettez donc ça en application et tout marchera, sinon comme sur des roulettes, du moins tout comme.''
Mis en oeuvre dans la famille, entre voisins, dans le monde économique et politique, national et international, c'est le moyen, le seul moyen de s'en sortir.
Difficile, voire impossible à mettre en pratique?
Bien sûr. Cela n'empêche évidemment pas le message d'être,qu'on le veuille ou non, qu'on ergote ou pas, LA solution.
Tout le reste n'est que littérature.
Littérature, fainéantise et obstination à refuser une contrainte ''venue d'ailleurs''. C'est vrai, ''l'obligation'' en question a été souvent diffusée par les ''grandes'' religions qui, c'est vrai aussi, se sont contentées de dire mais sans donner l'exemple. Ou alors le mauvais.
Le conseil, voire l'injonction, n'en demeure pas moins.
Et il est douloureux pour la vanité humaine de ne pas se voir attribuer la gloire d'un conseil plein d'une sagesse incontournable mais si embêtante à pratiquer, déja pour soi-même.
Pas commode, ni gratifiant, ni porteur de notoriété.
Hélas, effleurer le fond et se concentrer sur la forme revient à se contenter de disserter sur les qualités de l'étiquette sans dire ni connaître ce qu'il y a...''dans la boîte''.
AQlors? La forme ou le fond?
Après tout: c'est de notre temps.
Le spectacle avant tout.

19:15 Ecrit par Maurice CARON dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité

14/02/2005

Vous avez dit séparation?

1905-2005. Il y a cent ans que le petit père Combes, aidé de pas mal de ''mangeurs de curés'' a séparé l'église de l'Etat.
Voire.
Dans une enquête parue durant le premier trimestre 2002, le journal ''Le Monde'' nous apprenait que l'Etat, mais oui, subventionnait l'Eglise catholique (mais oui bis) à hauteur de...12% de nos impôts.
Sans, bien sûr, nous demander notre avis et ce, par le biais des aides diverses et variées aux myriades d'associations confessionnelles et, fort simplement, en gérant tous les édifices du culte qui lui appartiennent depuis lors.
Alors?
Rien sinon que la séparation n'est qu'un leurre et que si nous étions allemands, au moins, nous pourrions ne plus payer d'impôts ''des religions'' en adressant, simplement, une lettre de ''démission'' à la hiérarchie écclésiale.
C'est tout.
La religion catholique est toujours religion d'Etat, contre le gré des citoyens, y compris des athées et de tous les autres fidèles d'autres cultes. D'autant plus curieux que l'Etat français, dit-on, ne reconnaît officiellement aucun culte.
Au fait, apeurer les foules en agitant le spectre des sectes est bien commode.
Pourtant, la religion catholique n'est-elle pas une secte qui a fort bien réussi?

15:55 Ecrit par Maurice CARON dans religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note