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  • Star Wars: attention, escroquerie!

    Attention attention !

    Faites gaffe !

    N’achetez surtout pas le DVD collector Star Wars dernier sorti. La vengeance des Siths.

    Aïe ?

    Trop tard ?

    Tant pis pour vous mon pôvre !

    Nous aussi on a été couillonnés !

    Pourquoi donc ?

    RESUCEE

    Ben, tout d’abord et en premier lieu, tout le film n’est qu’une vague resucée de tous les machins déjà vus.

    Oh ! Eh !

    On a le droit de ne pas aimer non ?

    Et puis Lucas, aux manières d’escroc - on va vous expliquer pourquoi plus loin - nous avait trop habitués à vivre dans l’incroyable. Désormais, c’est du cuit, recuit, vu et revu.

    Bagarres à la mitrailleuse laser intergalactique, R2D2 qui se foule pas trop, sûrement qu’il fatigue avec l’âge intersidéral, 6PO qui, lui, ne fout plus rien du tout, Padmé qui fait de la figuration, Anakin qui devient moche et méchant par un artifice qu’on voyait gros comme un volcan à des kilomètres, comme si tout le film était construit là-dessus.

    En fait c’est comme ça qu’il fonctionne.

    Tout le monde attendant de savoir comment le gentil mouflet devenu un tantinet ado qui se la joue des épisodes suivants, en est arrivé à devenir le mOOOOooonstrueux Black Médor, tout l’épisode tend vers cette explication.

    Le reste n’est que broutille et pataquès galacto produits laitiers vos amis pour la vie et bouillie pour les chats.

    Bon…

    Justement, on ne va pas en faire un fromage.

    On savait tout de même un peu à quoi s’attendre.

    STAR WARS ESCROC !

    Par contre, deuxièmement et là où çà ne va plus du tout, c’est dans les manières d’escroc dans lesquelles s’aventure désormais l’ami George Lucas.

    Vous savez quoi ?

    Le DVD2, bonus comme ça s’appelle, il est ENTIEREMENT en américain !

    Impossible de traduire.

    Même pas prévu sur le listing des fonctions.

    Voili voilou !

    Et si vous avez le front de ne parler que votre langue natale, eh bien cher esclave acheteur des produits US, vous avez intérêt à apprendre dare-dare l’amerlo.

    Consignes George...Lucas, kif kif consignes George…Bush.

    Dans sa conquête du monde, le président de Lucas Films rejoint vite fait le président de son pays.

    Ce n’est plus Star Wars, c’est Star’s War.

    La guerre des deux si brillantes étoiles que sont George Deubeliou et George Lucas.

    Qui non contentes de conquérir le monde par leurs pratiques impérialistes, se mettent, désormais, et du moins pour Lucas, à user de manières qui relèvent, très exactement, de l’escroquerie.

    Ce qui est, d’ailleurs, sanctionné par les lois, françaises bien sûr où la démocratie a le mauvais goût de fonctionner encore, fut-ce vaguement.

    En effet, notre loi à nous dit qu’un produit étranger doit comporter un mode d’emploi en Français.

    Donc, répréhensible le Bonus.

    Et puis, en plus, si les langues figurent bien sur le carton du DVD du film, cette maligne nuance ne figure pas sur la jaquette du DVD du bonus. Histoire de mieux couillonner l’acheteur qui achète le tout sans y prendre vraiment garde et en se fiant à l’emballage rédigé, lui, en français.

    Non seulement escroc mais menteur.

    Pas mal non ?

    On se doute tout de même que la Direction Générale de Répression de Fraudes ne va pas beaucoup se bouger.

    Pensez !

    S’il faut s’attaquer à un pareil morceau. Et américains en plus !

    En tous cas, faite passer le message : ne pas acheter le collector. Le DVD du film suffit bien.

    A moins que vous ne sachiez bien parler non pas l’anglais mais l’américain, en plus (bis).

    Et puis au lieu de 25 euros, vous en payerez cinq de moins.

    C’est autant que les yankees n’auront pas.

  • Outreau: et la responsabilité?

    L’on aura bientôt fini de parler de la lamentable, pour ne pas dire criminelle affaire d’Outreau.

    L’actualité vous comprenez…

    Il faut passer à autre chose…

    Mais l’on n’aura jamais, mais alors jamais, fini de comptabiliser les dégâts quelle aura causés.

    Dire dégâts est bien faible.

    Vies d’adultes et d’enfants détruites, familles démolies, séquelles qui dureront jusqu’à la mort pour certains.

    Et pendant ce temps, de cette affaire, le bon juge et le système entier qui auront provoqué cette catastrophe, sortiront indemnes.

    Alors que pour un PV impayé, il est possible de vous faire vendre votre maison, voire de vous expédier en taule…

    Pas mal non ?

    CASSEUR PAYEUR ?

    Vous avez dit justice ?

    Vous avez dit démocratie ?

    Vous avez dit liberté, égalité, fraternité ?

    Vous avez dit représentativité du corps législatif ?

    Vous avez dit sécurité ?

    Vous avez dit légitimité de la majorité en place ?

    Vous avez dit vertu et grandes âmes de l’opposition ?

    Qui donc, parmi tous ces gens-là a pris la parole pour non seulement condamner, réclamer à cor et à cris des sanctions exemplaires, mais avant tout pour compatir et demander, au moins, tout un tas de cellules de soutien psychologiques si promptes à se constituer pour un accident de car ou une bonbonne de gaz explosive ?

    Et qui braillera jusqu’à plus soif afin que les dédommagements indispensables soient alloués, quand bien même l’argent ne pourra pas tout faire, et en tous cas pas effacer les blessures profondes infligées à des innocents ?

    Personne ?

    Car si indemnités il y aura, et encore va-t-il falloir savoir combien et beaucoup de patience pour les attendre, elles ne seront jamais calculées pour les séquelles qui, elles, ne manqueront pas de se manifester jusqu’à la fin des temps.

    Et l’Etat là-dedans ?

    Et la fameuse loi casseur-payeur ?

    Tout cela pour dire que si la démocratie nous paraît, du moins dans la bouche de ses pronateurs, une merveille sortie toute propre et vertueuse des convulsions des révolutions successives et des siècles de bonnes idées et de mauvaises mises en pratique, elle n’en a pas moins gagné sa stabilité sur les montagnes de cadavres d’innocents.

    Et sur les erreurs judiciaires, les lois scélérates, les mots d’ordre menteurs, les programmes rideaux de fumée, les effets d’annonces, les réformes bidons, les avancées sur place, les nouveautés resucées, les promesses non tenues, le social vitrine, les grandes idées catastrophiques, les grandes idées sans lendemain et les décisions qui se révèlent catastrophiques au fil des années…

    Et on en passe…

    Seule certitude dans tous ce galimatias : l’impunité absolue de tous les décideurs.

    Les dégâts ?

    De toutes manières ils seront toujours payés par les contribuables.

    Etonnez-vous, après cela, que le sentiment d’irresponsabilité totale, privilège des puissants, devienne désormais l’apanage du petit peuple !