Ca y est! C’est les ouacances !
Alors comme ça, nous y allons nous aussi ?
Ben oui. Et nous avons un peu honte de faire partie des quelques 40 à 50 millions de privilégiés à les prendre puisque 12 millions n’en prendront pas. Voire n’en ont jamais pris et/ou n’en prendront jamais. …et dont on parle le moins possible. Il ne faut pas troubler la fête…
Car je ne sais pas si vous avez remarqué, les medias tartinent à longueur de pages sur les joies de ces si vertigineuses vacances, des lieux et hauts lieux et bons coins et bonnes recettes de villégiature. Par contre, personne ne s’attarde vraiment ou bien longtemps sur l’été des pauvres, malades, vieillards et autres smicards.
Ou alors lorsque l'actu se traîne et que les plumitifs n’ont rien d’autre info à transmettre, en dehors des ‘’marronniers’’ du genre nouveaux dangers des sectes, secrets cachés des Templiers, ou, obligatoirement, les vacances des stars du spectacle.
Donc, nous on part. Trois semaines seulement. Et pourquoi à votre avis?.
La Côte, RAS-RAS-RAS-LE-BOL !.
Il faut bien dire que dans notre coin, plus particulièrement celui de deux d’entre nous, le Var, dernier paradis encore un peu bétonnable, nous en avons un peu et même beaucoup beaucoup marre de l’afflux de parisiens, lyonnais, voire des grands bretons et autres germaniques, dont l’attitude touristiquement correcte consiste à se conduire ici comme les conquistadores, des Amériques et de l’époque, avec les indigènes du coin.
On a de plus en plus souvent l’impression de nous retrouver dans la peau des malheureux Sénégalais à qui les bons touristes blancs néocolos en casquette et shorts anglais, demandent leur chemin :’’ Toi y en a savoir ou y en a station service ? ’’ou ‘’Si toi vouloir gagner un peu pépètes, si toi y en a laver voiture ?’’.
Cela dit, nous allons en collines, là où, aussi, on peut dormir la nuit parce qu’il y fait plus frais.
Car, en collines ce n'est pas le désert. On n’y sera pas seuls. Les touristes….Pas des visiteurs, on dit bien des touristes.
Ah ces touristes…C’est le chiendent de l’économie. Plus on en enlève, plus il y en a et ça ne sert à rien, sinon à ceux qui les plument. Qui en vivent, certes, mais il faut voir comment.
Leur seule présence de ces touristes-sans-qui-on-ne-pourrait-pas-vivre, légitime (si l’on peut dire) de vertigineuses augmentations de prix. Soi disant seulement estivales, mon œil.
Moyennant quoi, comme ils viennent généralement du Nord où les salaires sont plus élevés, ils vivent, eux, sinon largement, du moins normalement. Alors que les indigènes, eux, rament pour suivre le rythme.
Et ça finit par le pire : les friqués s’installent au soleil et font grimper les prix de l’immobilier. Exemples : le Sud Est et le Sud Ouest sont, désormais, carrément colonisés, voire occupés au sens 39-45 du terme, par les engliches, les ruskofs, les bataves, en un mot toute l’Europe de la grisaille qui veut soigner sa mélatonine.
Voili voilou . On va tâcher de survivre.
On vous racontera, c’est promis.
Et ça sera rigolo, c’est promis aussi.