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  • Charles-Camilla:pardon qui?

    Les gazettes nous l’apprennent : Charles et Camilla vont demander pardon.
    A qui ?
    A l’infortuné mari. Eh oui. Le mari trompé.
    Celui de Camilla bien sûr.
    Or donc. Charles qui, s’il devenait roi un jour, serait, automatiquement chef suprême de l’Eglise Catholique Anglicane d’Angleterre, a, subito, éprouvé le besoin, partagé par sa…disons maîtresse (Puisque c’est le terme qu’ils reconnaissent implicitement tous deux), de demander pardon en priant.
    Si, si. C’est vrai. Relisez bien.
    Cela signifie, donc, que l’union…adultérine (Puisque c’est le terme qu’ils…etc) durait du temps de Lady Di, bien sûr.
    Mais, disent les gazettes, cela signifie aussi et surtout que Charles, « chrétien » dans l’âme, à défaut de l’être ailleurs, désire désormais faire la paix avec…
    Avec qui au fait ?
    Avec le mari ?
    Et pourquoi? Pour gagner ainsi, la paix civile, qui procurera au couple célèbre la certitude de dormir tranquilles, sans risquer l’ire (on ne sait jamais) du mari trompé mais,(on ne sait jamais) peut-être, toujours rancunier ?
    Il n’y a pourtant rien à craindre. Qui, y compris un mari grugé, oserait s’offusquer de voir le roi, ou presque, lui prendre sa femme. Et le droit de cuissage alors ?
    La paix avec qui alors ?
    Avec...Dieu ?
    Ben...faut voir hein...
    En effet, si Charles, durant ses longues soirées d’hiver, prend, dans ses - rares - moments de libres, du temps pour consulter les écrits sacrés (tout est possible à un roi ou presque) il aurait dû y lire que le pardon n’est consenti par Dieu qu’à condition que le repentir soit sincère.
    En d’autres termes, demander pardon est bien mais pas suffisant. Il faut réparer. Eh oui !
    Imaginez un peu les délinquants de tout poil s’estimer quittes de leurs peines éventuelles uniquement en demandant pardon à la Justice hein ?
    A quoi serviraient donc les juges et surtout les prisons. Voire les pendaisons et les chaises électriques ?
    Et puis même. Si votre voisin vous casse une jambe, par mégarde ou autrement, sera-t-il suffisant pour être totalement absous de lui demander pardon ?
    Et alors? Qui va vous réparer votre guibolle ? Et vous payer les soins y afférant ?
    En d’autres termes, pour que le pardon demandé soit donné à Charles et Camilla, il faudrait que tous deux…réparent.
    Ce qui n’est possible que d’une manière : que Camilla réintègre le domicile familial et cesse cette liaison qui, bien que le divorce soit prononcé, reste adultérine.
    Ben oui.
    Certes, le mari légitime pourrait refuser : chat échaudé craint l’eau froide. Mais, au moins, le geste serait là. Et ne manquerait pas de valeur catholique. Voire d’un certain panache, à défaut d’un panache certain. Et, évidemment, lui gagnerait le cœur de tous les lecteurs et lectrices de la presse de caniv…pardon, du cœur.
    Bon, c’était pour rire quoi.
    De toutes manières, le divorce est consommé. Comme l’acte, lui aussi.
    Mais l’honneur de la famille d’Angleterre est enfin sauf.
    Celui de l’Eglise Anglicane d’Angleterre, par contre…
    Quant à la paix de l’âme…
    Mais avec l’Eglise, n’est-ce pas, on peut toujours s’arranger non ?
    Avec Dieu, si l’on y croit bien sûr, c'est, à notre humble avis, une tout autre histoire.
    Mais çà, c’était juste pour causer.

  • Vatican, medias: pas honte non?

    Si le pape Jean-Paul II n'a pas pu émettre un seul mot lors de son ''passage" à la télé (vaticane - bien sûr) le jour de Pâques c'est pour une simple et pitoyable raison: la trachéotomie qu'il a subie l'empêche , comme tous les opérés de ce type, de dire un seul mot.
    En effet, le trou pratiqué pour permettre de respirer est situé sous les cordes vocales.
    Michel Simès, de France-Info, qui en tant que médecin assure la chronique médicale de cette radio, nous a donné, hier, l'explication.
    On peut même ajouter, comme ce chroniqueur le laissait entendre en substance, que cette manière de faire était, en plus, assez insultante pour tous les trachéotomisés qui voyaient, ainsi, leur handicap donné en pâture aux medias qui s'en nourrissent...et au monde plutôt voyeur, ajouterons-nous.
    Le pire dans cette affaire est bien que la Vatican ( qui au fait?), évidemment au courant de cette impossibilité, n'en a pas moins pris la décision de faire apparaître le pape à la fenêtre...
    Oh, certes, ne manqueront pas les arguments du genre: "C'était son plus cher désir", ou "Il ne fallait pas décevoir l'attente des millions de fidèles"".
    Mais trouverait-on louable le désir de voir, par exemple, tout un stade, encouragé par les entraîneurs sportifs, encourager, pousser jusqu'au bout, les efforts desespérés d'un coureur de fond, qui se serait écroulé exténué, mais tenterait, en rampant, d'atteindre quand même la ligne d'arrivée?
    La compassion, la tendresse, la pitié, la décence, la simple humanité dans tout çà?
    Est-ce humain que de continuer d'accepter ces efforts surhumains, inhumains, d'une personne qui, quand même, mérite, quels que soient, par ailleurs, les sentiments qu'on puisse nourrir à l'égard de cette religion, le même respect que l'on manifeste pour tous les autres humains en pareil cas?
    Imaginez un peu qu'en l'occurence, qu'il s'agisse de votre père, de votre grand'père
    Ne vous viendrait-il pas à l'idée de l'inciter, de le convaincre de se reposer, de reprendre des forces, de l'apaiser, plutôt que d'accepter de le voir gémir, ahaner, souffrir le martyre en se redressant en un effort ultime vers le public?
    Ce public qui, en fait, ne prête attention qu'au spectacle auquel, il estime avoir égoïstement droit?Il paye pour çà non? Il est venu pour "çà"!
    On se demande, d'ailleurs, si lesquels, du Vatican ou des journalistes profitant sans vergogne aucune de ces misérables instants de survie, devraient avoir le plus honte.
    Cela nous rappelle "l'exploit" d'une certaine "journaliste" qui, lorsque le Shah fut éliminé d'Iran, alla, "scoop" extraordinaire, inteviewer un ancien ministre qui était condamné à être, les jours suivants, massacré par les opposants victorieux et satisfaits.
    Pitoyable exploit que d'aller recueillir, dans une cellule pourrie, les dernières angoisses d'un malheureux tremblant, déja mort en esprit et bientôt dans sa chair, pour en tirer la "gloire" d'une méprisable et surtout soi-disant exclusivité.
    En fait de "scoop", il ne s'agissait, en l'occurence, que de faire de la pub aux nouveaux dirigeants, empressés de faciliter la tâche de la "journaliste" dont le reportage les légitimait aux yeux du monde, en jetant l'anathème sur ce pelé, ce galeux d'où tous les maux étaient venus sur le pays.
    D'autant qu'après, ce fut bien pire...Mais n'a jamais été relevé par notre grande reporter, qui continue, d'ailleurs, à donner des leçons, y compris de journalisme, au monde entier.
    Pauvre monde!
    Dirigé, désormais, entre autres guides, par les medias et les "grandes" religions.

  • Vérité, grèves, bénéfices...

    Réflexion, très souvent entendue ces jours derniers, de responsables syndicaux, engagés dans les discussions relatives aux demandes d'augmentation des salaires des fonctionnaires: ''Pourquoi ne pas accorder, dès le début, ce que le pouvoir finit par accepter à la fin? On économiserait du temps de grève et de parlotes."
    Il est des évidences qui ne le sont pas pour tout le monde.
    En Allemagne, les manières étaient et sont encore, non seulement plus disciplinées, mais aussi plus civiles. Plus efficaces aussi de ce fait, ce qui ne gâtait rien, au contraire.
    Certes, le syndicalisme allemand, partenaire plutôt qu'adversaire des pouvoirs, n'a pas toujours donné de bons résultats.
    Néanmoins, il est de plus en plus étonnant qu'après des décennies, en fait près d'un siècle et demi, de ce genre de jeu de dupes dont les dominés sont toujours les sacrifiés, on en soit toujours à des stratégies de cour de récréation.
    Mensonges, faux-semblants, duperies, chausse-trappes, menaces, claques quelquefois et claquements de portes, insultes, retrouvailles, communiqués: si ce spectacle n'était si triste, on aurait vraiment l'impression de se retrouver soit au théatre de boulevard, soit, vraiment, dans la cour de la maternelle.
    On discute, ou l'on fait semblant, on se chamaille, on fait grève, on se raccomode, on se fait la tête, puis on finit par tomber d'accord. On arrête le mouvement.
    On a fait la paix.
    Jusqu'à la prochaine.
    En fait de sérieux, hein...
    Les allemands avaient, eux, droit de regard sur les chiffres, vrais, des entreprises. Cela faisait toute la différence bien sûr.
    Chez nous: silence et langue de bois.
    Comme si les chiffres d'affaires et les bénéfices étaient malhonnêtes. Eh oui, puisque "nécessairement" et soigneusement camouflés.
    La plus grande transparence, et dans tous les domaines, a-t-elle jamais fait du mal à quiconque?
    Et la vérité n'irrite-t-elle pas que les menteurs?