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  • ISF: on a sauté une page

    Alors comme ça les riches avaient planqué leur fortune à l’étranger ?

    Ben dites donc !

    Dangereux ce doux pays de France où les Anglais viennent acheter tout ce qu’ils trouvent et où les fonds de pension américains sont déjà propriétaires de plus de la moitié de nos entreprises hexagonales.

    D’ailleurs, on ne comprend pas bien que les Français riches s’en vont alors que les Américains riches arrivent.

    On a manqué une page ou vous n’avez pas bien expliqué là ?

    Donc, si l’on a bien compris, pour qu’il y ait moins de chômage, il faudra baisser l’ISF.

    Si l’on suit bien, si l’on ne veut plus de chômage du tout, il suffira de supprimer totalement l’ISF non ?

    Sinon pourquoi les promoteurs de la diminution de l’impôt sur la fortune nous couinent dans les oreilles que ‘’non, on n’est pas très méchants, on ne veut pas la mort des esclaves, on ne veux que la baisser un peu, après quoi les picaillons planqués en Suisse ou aux Bahamas reviendront tout doucettement et vont s’investir et recréer des emplois’’ ?

    Sincèrement, ici nous pensons qu’il y a mieux à faire et que d’ici à 2007 on va en voir d’autres.

    Car si l’on suit bien nos vaillants économistes protecteurs de l’emploi et de la compétitivité low cost, non seulement il faut baisser l’ISF mais aussi le SMIC, les indemnités chômage, les remboursements de la sécu et les retraites.

    Pour commencer.

    C'est-à-dire arrêter cette hémorragie permanente d’argent qui ferait si biens dans les bénéfices des entreprises et de ceux qui les dirigent.

    Et qui vont donc, à eux tous seuls, continuer à investir et à payer leurs employés avec des lance pierres, ce qui va, évidemment, faire les affaires des supermarchés qui crouleront sous les hordes de consommateurs qui ne sauront, du coup, plus ou mettre leur billets accumulés avec les baisses de salaires consécutifs à ces généreuses réformes.

    Il faudra, tout de même, corriger quelque peu : par exemple continuer à délocaliser vu que les bas salaires, somptuaires dit la fée Clochette Laurence Parisot, sont encore un peu trop haut pour notre compétitivité internationale.

    C’est sûrement avec ce plan lumineux que le taux de croissance va augmenter.

    Ou alors on n’a rien compris.

  • Autoroutes: ça démarre!

    Il fallait bien s’y attendre mais, tout de même, cette fois ils n’ont pas traîné.

    Une autoroute desservant Rouen vient d’être inaugurée.

    Longueur, 110 kilomètres, prix de passage, 10 euros.

    Tant qu’à pratiquer des augmentations de tarifs, autant y aller d’un bon coup.

    Plus c’est gros, mieux ça passe.

    Et puis l’automobiliste, n’est-ce pas, en a l’habitude maintenant.

    Prix au kilomètre pour l’automobiliste, environ dix centimes d’euro, soit 0,66 francs !

    Rapportés à ce pris, un Paris-Marseille coûterait, coûtera à terme, 529 euros !

    Soit près de…3.500 Frs !

    Plus de deux fois le prix d’un aller-retour en avion !

    Et encore, en première classe !

    Vous vous étonnez, vous, de la prestesse avec laquelle les autoroutes ont été bradés, en douce, au privé, sans appel d’offre, et sans débat au parlement ?

    Pour une bonne affaire c’en est une non,

    Et qui prive donc l’Etat, comme l’ont souligné des parlementaires et même des ministres…des Transports en plus, de la possibilité de construire et de moderniser l’infrastructure routière et autoroutière qui, comme chacun sait, en a bien besoin et constitue le système vital de circulation économique de notre pays.

    Mais on se doute bien que nantis (c‘est le cas de le dire) de ces splendides bijoux de famille achetés à  prix d’amis, les sociétés privées ne feront pas beaucoup d’efforts pour moderniser vu qu’elles seront en situation de monopole et que le budget de l’Etat ne va pas forcer beaucoup sur l’entretien du simple réseau routier, le laissant aux régions qui n’en pourront pas plus.

    C’était pas un bon coup cette affaire d’autoroutes ?

    Sûr qu’avec ça, notre économie va devenir d’une compétitivité dont on ne vous dit que ça.

    Du genre de celle du réseau ferré britannique dans les cinq ans qui ont suivi, a établi un record toutes catégories non seulement de retards mais aussi, de morts et de blessés dans les accidents, découlant directement de l’état déplorable des infrastructures ferroviaires.

    C’était notre chronique aujourd’hui c’est déjà le paradis mais demain ce sera pire.

  • Chine: c'est Versailles!

    Le taux de croissance de l’économie chinoise frôle les 11%.

    De quoi en laisser baba tous nos distingués économistes et autres patrons, amoureux transis des bénéfices maximaux et des charges sociales minimales.

    Taux de croissance qui, vu l’écart entre les riches mandarins et les pauvres coolies, explique les fortunes colossales, édifiées sur l’exploitation de l’homme par l’homme que stigmatisait violemment le petit livre rouge.

    Toujours en vigueur.

    Dans les bibliothèques.

    Vous vous en souvenez bien de ce catéchisme de Mao qui a fait vibrer nos merveilleux et faméliques intellos soixante-huitards, aujourd’hui recasés dans les hautes sphères bien nourries de la finance et de l’industrie…

    Vous vous en souvenez de cette manière nouvelle de construire une société pure et dure et partageuse et égalitaire, qui inspira certain films dont celui de Godard, et moult articles vantant la chinese way of happyness.

    Rappelez vous donc cette flambée de violence inouïe qui caractérisa  cette guerre des jeunes chinois contre leurs aînés, coupables, du fait de leur âge, d’être des décadents corrompus, dignes de la pendaison, au mieux et au pire de la mort par cuisson vapeur ou en brochettes.

    COMME LOUIS XIV

    Eh bien, pas plus que nos intellos qui ont viré ploutocrates, ces gardes rouges, comme on les appelait, ne sont pas morts, ils sont même bien vivants et en très bonne santé.

    Physique et surtout économique.

    Ainsi d’un des petits chefs de l’époque qui a tant fait fortune dans les affaires, qu’il vient de se faire construire un vrai Versailles en pleine Chine nouvelle.

    Un vrai de vrai château comme le nôtre. Aussi grand et aussi détaillé et précis. A la statue près.

    Coût : 3 à 4 milliards de francs.

    Une paille non ?

    Car pas cher.

    Vu l’aide, il est vrai, et à coups de pompes dans le train, (la manière chinoise eh oui), fournie par une flopée de ces fourmis si joliment industrieuses que sont les miséreux, à un euro la semaine (ou le mois on ne sait plus), sur qui le taux de croissance chinois est solidement bâti.

    Solidement car avant d’avoir crevé de travail les 6 à 700 millions de taillables et corvéables, on a le temps.

    En Chine, se faire construire le palais de Versailles, c'est facile, c'est Byzance quoi!

    Pourquoi cet ahurissant désir de gloire matérialiste, capitaliste en somme, de la part d’un ex candidat à la gloire populaire ?

    Oh simplement parce que les idéologies passent mais que l’amour du pouvoir demeure.

    Et qu’il passe par des renoncements pour le moins spectaculaires.

    Des renoncements à eux-mêmes, à leurs aspirations de jeunesses, à leurs espoirs déçus, mais aussi à leurs promesses de façade et à leurs mensonges soigneusement distillés et à leurs retournements de veste opportuns.

    En Chine surtout, ils demandent une habileté toute chinoise.

    Conclusion : ils peuvent être fichûment pervers ces Chinois, et pourris quelque part, et salement exploiteurs du peuple et corrompus aux moelles et bassement matérialistes et indécrottables ploutocrates tout en restant communistes.

    Faut le faire non ?

    En deux mots comme en cent, c’est incroyable ce que ces Chinois peuvent être menteurs et profiteurs comme rarement vu dans l’Histoire et dans le monde.

    Et qui se prennent tous, enfin tous les riches, pour Louis XIV.

    Comme chez nous alors ?