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Iran, canonisation, Europe: la semaine pas très rigolote

Et voilà !

Une fois de plus.

Comme à l’accoutumée, nous allons vous parler de quelques sujets qui, aux dires de nos confrères, n’ont absolument rien à voir entre eux.

Ce qui, à nos yeux, en fait donc des gâteries pour gogos, confectionnées très exactement avec la même farine.

Ne serait-ce qu’en raison du fait que la mission sacrée des medias consiste à nous faire croire le contraire de ce qu’elles nous disent et nous montrent.

Voilà donc pourquoi nous décryptons.

 

Alors ? L’Iran ?

Qu’en disent nos envoyés spéciaux à nous, devant leur écran de télé ? Pas envoyés très loin, certes, mais dotés d’un petit peu de flair acquis au fil de quelques décennies de pratique journalistique ?

Eh bien que les médias ont beau jeu de crier à la manipulation des images dans un Occident où, dans ce domaine, les journalistes de chez nous font de même avec les moyens épastrouillants que la technique leur donne.

Mais aussi, il faut le dire, avec la malhonnêteté désormais indispensable à l’obtention de l’adulation béate de l’opinion publique.

Pour laquelle, plus que jamais complètement anesthésiée, ce qui est ‘’écrit sur (sic) le journal’’, ou ‘’vu à la télé’’, est parole d’un évangile définitivement laïc, scientiste et représentant exclusif de l’universelle pensée unique.

MILLE MANIERES DE TRUQUER

Il faut bien dire que depuis…Niepce et Daguerre, pour la photo, et les frères Lumière et Georges Méliès, pour le cinéma, on a utilisé mille manière de truquer une photo ou un film.

Et les commentaires donc…

Cependant, en ‘’ce temps-là’’, les trucages visuels visaient à distraire la galerie alors qu’aujourd’hui, c’est, froidement, pour lui mentir. Lui faire prendre des vessies pour des lanternes.

Sous Staline, l’art de faire disparaître les éminences déchues des photos officielles était déjà un art mineur tant il était simple et courant à mettre en œuvre.

De nos jours, depuis le paparazzo qui monte ses photos en simulant la réalité, aux effets spéciaux que le premier photographe de presse venu peut réaliser avec un minimum d’appareils présents dans tous les labos de  journaux, en passant par les bancs de montage où l’on coupe, remplace, transforme, permute, privilégie ou passe sous silence telle ou telle vue au motif qu’elle travaille à la gloire ou nuit à la réputation de telle ou telle éminence, non seulement tout est permis techniquement, mais moralement aussi. Si l’on peut dire…

En effet à trop tolérer la malhonnêteté, en plaisant aux éminences, mais aussi à trop vouloir s’assurer de la pérennité de sa bonne place, on finit par promouvoir carrément le tripatouillage visuel et informatif.

D’autant que la mode est au virtuel : jeux virtuels, imagerie virtuelle comme outil de travail et moteur économique, la technique suit la morale du temps, faite de promesses non tenues et d’effets d’annonce.

Pire : l’industrie du tourisme, elle-même, se convertit au virtuel.

Après nous avoir gavé de voyages enchanteurs dans des pays où la misère semble absente parce que bien cachée, elle nous permet de voyager par PC interposés.

Le voyage est trop cher pour découvrir les Iles sous le Vent ? Allez voir un documentaire ou, si vous en avez les moyens, achetez une webcam et trouvez vous un correspondant gratos sous les cocotiers.

Et puis les films de nos héros favoris, auxquels nous sommes quotidiennement invités à nous identifier, ne sont-ils pas de fort jolis moyens pour vivre une vie de rêve par stars, vedettes et champions interposés ?

Comme le dangereux journaliste révolutionnaire PPDA l’avouait : ‘’Nous sommes là pour donner au public une image lisse de l’actualité, de la vie.’’

Tel que.

Non seulement une image lisse mais une image tout simplement. Une vue virtuelle.

Bien moins révoltante que la simple réalité. Apaisante. Anesthésiante on vous dit.

Quant à la réalité vraie, elle est l’apanage des puissants.

Qui ont, évidemment, les moyens pour en être maîtres.

Alors, crier au mensonge lorsque les Iraniens nous montrent des images de ‘’leur’’ réalité, en utilisant, au passage, les ‘’aveux’’ des pauvres bougres de marins anglais qui auraient accepté de reconnaître n’importe quoi pour, seulement, retrouver leurs familles, il y a de quoi vraiment rigoler. Même si ce n’est pas rigolo du tout.

Il faut s'y faire. Le mensonge médiatique est l'essence même de notre information. Tristounet non?.

EUROPE : SOLUTION MIRACLE ?

Et l’Europe, direz-vous, que vient-elle faire là-dedans ?

C’est vrai ça !

C’était le cinquantième anniversaire de l’institution.

On a fêté de-ci de-là, avec pas tellement de convictions, il faut bien l’avouer.

Et puis, passé le saint, passée la fête.

Une journée, deux jours de laïus et d’apéros à nos frais et puis les élites sont retournées à leur sommeil et ronrons habituels.

Explication : les référendums que l’on sait, qui ont donné une belle majorité aux ‘’nonistes’’ français et hollandais, ont laissé un peu la gueule de bois aux élites européennes qui, si on les avait écoutées, auraient voté à notre place. Voté massivement oui s’entend, bien sûr.

Ils en sont donc à chercher aujourd’hui, sans trop le dire mais tout en le faisant en douce, la solution miracle qui pourrait pousser les rebelles à faire volte face…dur dur…

Peut-être une Constitution européenne nouvelle mouture qui arriverait à camoufler les traquenards mieux encore que la précédente ?

Dur dur bis…

De toutes manières et en attendant, nous en sommes à la potion habituelle qui nous fait avaler au quotidien ce que nos élus nous ont administré en nous faisant croire que l’Europe, c’était cela le Progrès.

Alors que si progrès il y a eu, c’est vrai, c’est au niveau des subventions qu’ont reçues les pays pauvres européens.

VASES COMMUNICANTS

L’argent a été distribué selon le schéma tristement classique des vases communicants. Une nation dite riche, donne de l’argent, beaucoup d’argent et retire donc de son propre pouvoir d’achat des sommes qui donc lui manqueront.

De bonnes âmes nous jureront que ces subventions serviront aux bénéficiaires étrangers locaux d’entreprendre et à nos entrepreneurs, d’investir.

Ce qui totalement faux puisque les employeurs étrangers nous expédient leurs professionnels bien plus malléables et nettement moins ‘’gourmands’’ que les Français

Ce qui met nos compatriotes à l’écart par la fait de la concurrence sur le marché de l’emploi, les accule à la faillite…ce qui fait baisser la croissance française vu que les étrangers préfèrent rapatrier leurs gains au nom d’un patriotisme, réel celui-là. Et de nécessités familiales qui le sont encore plus.

Les multinationales ? Elles s’en foutent complètement. Elles font, de toutes manières, des bénéfices ailleurs que chez nous. Donc, leurs bilans sont toujours grassement positifs.

Pourquoi donc continuent-ils à demeurer en France ?

Déjà, les PDG émigrent en Belgique ou en Suisse. Pas trop loin, tout de même car ‘’on’ a des attaches dans l’Hexagone. Et il fait bon y vivre. Quand on a les moyens évidemment. Mais ‘’On’’ a des pied-à-terre un peu partout dans le monde. Au cas où le Grand (et plutôt très petit) Soir, surviendrait. On ne sait jamais…

L’Espagne est un frappant exemple du système pervers qui emmène les pays occidentaux plus ou moins aisés à la dégringolade.

En effet, bénéficiant dans un premier temps des fameuses subventions européennes, elle a connu un joli taux de croissance. Comme elle partait de zéro et demi…

Mais, toute embellie a une fin.

Désormais, l’Espagne voit disparaître ses services publics, s’accroître son chômage et s’élargir ses fractures sociales de tous ordres, économique, culturelle, voire informatique.

Certes, les pays ex-soviétiques applaudissent l’arrivée des subventions, dont une bonne part, d’ailleurs, finit dans des poches qui n’étaient pas, au départ, les vraies destinataires.

Néanmoins, au fur et à mesure de l’extension de l’empire économique anglo-américain, les conditions de vie qui s’améliorent dans un premier temps, n’empêchent nullement l’existence de poches de misère partout en Europe. Hongrie, Roumanie, Bulgarie…et les autres, connaissent des bouffées assez délirantes de bonheur économique, mais du genre feux de paille.

Et les poches de pauvreté s’agrandissant, les exclus du système croissent en nombre et les immigrés déboulent par boulevards entiers vers nos supposés ‘’eldorados’’...qui n’en ont plus pour longtemps.

Affligeant, d’ailleurs, cette frénésie d’agglomération de nouveaux pays européens alors que l’Histoire nous apprend que les immigrations- intégrations qui se sont faites au fil des millénaires, se sont toutes plus ou moins réalisées de manière naturelle, petit à petit, alors que nos dirigeants veulent élargir l’Europe à coups de décrets…que le peuple, d’ailleurs, ne ratifie en aucune façon.

Il l’a bien montré quand, pour la seconde fois en 50 ans, on lui a demandé son avis sur la manière dont il allait être boulotté.

Il aurait, pourtant suffi d’exiger des futurs européens, qu’ils se haussent, économiquement et socialement, au niveau de leurs prédécesseurs, avant de les déclarer aptes à rejoindre nos rangs.

Exemple ? Que fait-on lorsqu’on se marie ?

Essaie-t-on de vivre avec une personne qui nous ressemble sur pas mal de points, ou se force-t-on à s’unir à quelqu’un qui nous est totalement dissemblable, voire opposé ?

C’est la seconde solution, complètement absurde, qui a été choisie par nos élus au nom d’un humanisme livresque, idéal, de salon pour tout dire.

Il est commode de faire payer par les autres, l’imprudence ou la stupidité de ses propres décisions.

La preuve ?

Ces décisions étaient tellement improbables, qu’il a mieux valu ne pas les mettre aux voix parmi les électeurs. Et c’est ainsi, que bien avant le ‘’non’’ à la Constitution, l’Europe s’est faite, avec l’aval discret mais efficace de tous nos élus, gauche et droite confondus.

Pas très rigolo tout ça…

Criminel même car cela se traduit par ce que nous voyons. Chômage, délocalisations multiples en Europe pauvre…

Avant l’Asie ou l’Afrique car les multinationales sont comme les sauterelles : elles émigrent là où il y a du blé à se faire puis vont ailleurs lorsqu’elles ont tout boulotté. Ainsi,  partout où elles passent, les actionnaires sont assurés de toucher leurs 10 à 20% à l’année alors que vous vous goinfrez avec les 2,5% de la Caisse d’Epargne.

Certes, les financiers vont investir dans les pays pauvres, mais proposer des emplois (aux salaires misérables) chez les autres, en condamnant nos propres salariés au chômage : voilà un bel exemple de la sagesse supposée être le propre des classes dirigeantes néolibérales…et politiques évidemment.

Pas étonnant que plus personne ne parle de SMIC à 1500 euros.

On comprend bien, désormais, que le susdit SMIC soit condamné, et pour longtemps, à ne pas suivre la courbe montante des émoluments des PDG et autres cadres méritants des multinationales qui délocalisent et accroissent, jour après jour, les foules de demandeurs d’emplois.

STATISTIQUES FOIREUSES

Et pendant ce temps, les medias y vont de leurs couplets, mille fois ressassés, de taux de croissance bidon, de statistiques foireuses d’un chômage impossible à ignorer, tout en se livrant à des commentaires oiseux et maintes fois renouvelés sur les causes des problèmes nationaux et internationaux.

Une fois c’est la faute à la croissance qui ne peut pas croître, une autre c’est la faute à la conjoncture, une autre enfin, si la France est au plus mal, c’est la faute de ces feignants de Français, de leur SMIC somptuaire, de leurs 35 heures, bref, c’est la faute de tout et de n’importe qui et quoi, mais jamais de ceux qui sont aux commandes.

C’est l’histoire du voleur pris dans la main dans le sac et qui la désigne comme seule coupable du méfait…

Etonnez vous, après ça, que les Français en particulier et les citoyens de la planète entière en général, ne fassent plus confiance à leurs hommes politiques…

Ca non plus ne nous fait plus rigoler.

‘’SANTO SUBITO’’

Une petite rigolade, tout de même pour la fin ?

La volonté des Italiens de voir leur avant-dernier pape de devenir…Santo. Saint en français.

Santo mais, surtout, subito.

La béatification et même la canonisation immédiate quoi.

Curieux tout de même.

L’église catholique croit aux saints.

Mais par qui ces ‘’saintes’’ personnes sont-elles déclarées hors du commun ?

Par les humains eux-mêmes ?

Mais sur quels critères ?

Et qu’est-ce que cela veut dire d’ailleurs ?

Et puis pourquoi celle-ci et pas celle-là ?

Et pourquoi, en outre, certains bénéficiaires de ces faveurs d’outre médecine, seraient-ils guéris et pas d’autres ?

La méritocratie vue du ciel ou de la Terre ?

Et les ‘’saints guérisseurs’’ sont reconnus par qui ?

Les médecins ou les évêques ?

Et sur quels critères là encore ?

Ca ne vous fait pas rire ?

Il faut dire que vous êtes seuls à ne pas aimer.

En effet, sur la place St Pierre, lors des obsèques pompeusement pontificales, la moitié du peuple italien était pour la canonisation immédiate.

Triste non?

Allez va…! Secouez-vous….Un sourire quoi…: l’autre moitié s’en foutait complètement.

 

 

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