Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • POUVOIR D’ACHAT, MONSANTO, OGM…..ELECTIONS…PIEGE A QUOI ?

    Non. N’attendez pas que nous nous lancions dans une diatribe mettant à mal le droit de vote, les élections, le manque de démocratie, voire la république et la démocratie elle-même, toutes choses, ou prises de positions, se résumant, du moins dans les années 68, à la phrase à l’emporte pièce suivant : ‘’Elections piège à…’’.

    Non. Tel n’est pas notre propos. Tout d’abord, ce genre de grossièreté n’a pas notre faveur. De plus, comme pour le divorce ou l’avortement, faire disparaître un problème, n’est en rien le résoudre. Pas plus que mettre la poussière sous le tapis ne saurait signifier nettoyer la pièce. Enfin, traiter ainsi tous ceux qui votent n’a rien de très conciliant, ceux qui se prononcent de cette manière se voulant pourtant, par ailleurs, promoteurs d’une tolérance qu’ils ne pratiquent pas, en paroles en tout cas.

    Alors ? Pourquoi ce titre d’une ambiguïté qui n’a pas échappé au vigilant discernement de nos lecteurs ?

    Tout simplement parce que, à voir tout ce que les élections suscitent comme commentaires, discussions, disputes, supputations et calculs divers, l’acte citoyen mérite réflexion, développement, discussion, méditation et analyse. Pour le moins.

    Tout d’abord voter.

    Contrairement à ce que d’aucun disent, sans trop réfléchir, voter est un droit, pas un devoir, même si l’on parle un peu vite du devoir du citoyen.

    Il y a une très forte ambiguïté soigneusement entretenue et cachée par ce que l’on croit être le bon sens populaire.

    En effet, vos ancêtres et les miens se sont très probablement battus afin d’obtenir ce fameux droit de vote, qui était, jusqu’à la Révolution de 89, le privilège des nantis.

    Mais si nos ancêtres se sont donc battus pour jouir de ce droit, ce n’est pas pour être obligés d'en user sous peine d'être disqualifié en tant que citoyen. Car dans la contrainte, où se trouve la liberté ?

    Donc, ceux qui disent : ‘’Ceux qui ne votent pas n’ont pas, ensuite, le droit de critiquer ceux qui les dirigent’’, feraient mieux de se taire.

    Tout simplement parce qu’un citoyen digne de ce nom n’est pas caractérisé par le fait qu’il vote, mais bien parce qu’il s’acquitte scrupuleusement ses impôts et obéit aux lois de son pays et…si possible, se montre serviable avec ses concitoyens.

    Et celui donc qui paie ses impôts et obéit aux lois, a le droit, voire le devoir, même s’il ne vote pas, de dire son mot sur la manière dont les élus et les commerçants disposent de son argent.

    En effet, les idées d’un royaliste peuvent, d’évidence, être en totale contradiction avec le vote démocratique. Mais si, logique avec ses idées, il ne vote pas, tout en respectant les lois républicaines, il a tout de même le droit d’évaluer à sa juste valeur, la façon donc ceux qui le gouvernent dépensent ce que la loi le contraint de donner au fisc.

    Par ailleurs, tout citoyen a bien le droit d’estimer qu’aucun candidat ne recueille sa faveur. Nous ne sommes ni en URSS, pas plus qu’en Russie hyper gazière, ni dans une quelconque république bananière, encore moins aux Etats-Unis où les citoyens pensent qu’ils sont libres parce qu’ils ont le choix entre démocrates et républicains.

    Mais, plus encore, ce citoyen-là a même le droit de contester la manière de voter. En effet, pourquoi n’estimerait-il pas plus juste le principe suisse de la votation ? Ou ne préfèrerait-il pas une plus grande représentativité de toutes les couches de la société ? Ou ne trouverait-il pas meilleure la manière anglo-saxonne de désigner son candidat ?

    Bref, voter est un droit, rien de plus, mais rien de moins non plus.

    PRES DES PETITES GENS …TOUS LES SIX ANS

    Et les arguments sont légion pour donner à un citoyen des raisons d’être suspicieux à l’égard d’un système qui, soi disant démocratique, il faut tout de même l'avouer dans pas mal de cas, foule quotidiennement aux pieds les sacro-saints principes de liberté, d’égalité et de fraternité. Certes encore: liberté, d'accord, nous apprécions bien. Egalité...voire. Dire ça sans rigoler trop est tout de même plutôt ardu. Quant à la fraternité, permettez-nous de rester silmencieux pour n'en  pas pleurer.

    De quoi donc ne pas faire extrêmement confiance dans un système qui parle mais ne met pas en pratique.

    Par ailleurs, est-il normal, est-il disons le mot, démocratique vraiment, que les candidats, de tous bords, s’empressent de visiter quasiment tous les citoyens, petites gens en priorité…une seule fois tous les six ans, et de les ignorer le temps entier restant de leur mandat ?

    Essayez donc d’être reçu par votre maire une fois qu’il a été élu et vous m’en direz des nouvelles.

    Ensuite ?

    Pourquoi entretenir la division, disons le mot, la rancœur, voire la haine au sein de la population, en contraignant, dans les villes moyennes et grandes, les électeurs à voter par listes entières, condamnant au silence quasi éternel les groupes minoritaires ?

    Enfin, comment se fait-il que ces élus pour qui nous sommes invités à voter, jouissent d’un statut unique sur la Terre entière puisque leur fonction fait d’eux des personnes totalement irresponsables, du moins financièrement ce qui est tout de même d’une importance qui n’aura échappé à personne ?

    En effet, un maire se trompe-t-il dans ses comptes ? Ou alors se rend-t-il coupable de trous dans la caisse ?

    Pas de problème : pour boucher lesdits trous on augmente les impôts. Et, six ans plus tard, même si la gestion n’a pas été idéale, il suffira, une année durant, d’inaugurer des premières pierres, d’illuminer laïquement la ville aux fêtes religieuses et de lancer de mirifiques projets qui ne verront peut-être jamais le jour, pour réveiller chez les électeurs déçus, un nouvel enthousiasme propice à une réélection dans un fauteuil.

    Certes, pénalement, il est des maires, voire des ministres, qui ont eu maille à partir avec leur autorité de tutelle, voire avec la justice, tout en étant, d'ailleurs, d'une intégrité reconnue.Mais la gestion d'une ville étant, tout de même, d'une complexité abyssale, il leur est donc arrivé d'être cloués au pilori, quelquefois pour des queues de cerises.

    Au point, d’ailleurs, que certaines petites communes ne trouvent aucun candidat car dans les petits villages, les budgets sont si maigres que les infrastructures essentielles ne seront jamais réalisées. Ce qui mettra les maires dans le pétrin un jour ou l’autre. Pas fous, ils préfèrent se tenir à l’écart de la chose publique.

    Néanmoins, dans les grandes et moyennes villes, on peut croire la place très bonne et sans trop de risques : il y a du monde, beaucoup de monde pour faire le boulot, et plus encore pour se bousculer au portillon…au nom du service public évidemment.

    COMBIEN DE FONCTIONNAIRES POUR PLANTER UN ARBRE ?

    Enfin, la France souffre d’un problème qui découle directement du système électif : elle est servie par bien trop de fonctionnaires.

    Sauf que…ce n’est pas au niveau national mais bien local qu’il y a pléthore.

    Allez donc un lundi après-midi réclamer une pièce d’Etat-Civil à la mairie. Ou faire une réclamation au sujet d’un parking concédé à une société privée qui pratique les prix qu’elle veut, pour des emplacements prévus pour abriter des nains, voire à propos de réparations urgentes à faire à certains endroits de la voirie municipale…

    Si l’Education Nationale, les contrôleurs du Travail (1) et le service de Répression des Fraudes manquent de bras, les mairies, elles, ne souffriront jamais, au grand jamais, d’une quelconque pénurie.

    C’en devient, d’ailleurs, une plaisanterie nationale, de comptoir certes, mais avec quelques raisons : savez-vous combien il faut d’employés municipaux pour planter un arbre ? Six. Un qui conduit le camion, un qui creuse, un qui tient l’arbre, un qui donne les ordres et un qui arrose…ce qui fait cinq.

    Et le sixième alors ?

    Le sixième c’est celui qui contrôle.

    Comptez donc le nombre d’employés de mairie de votre commune.

    Et questionnez-les sur le rythme de travail qui leur est imposé ?

    DEPUIS 220 ANS

    Or donc, pourquoi ce problème-ci découle de notre système électif ? Tout simplement parce que chaque élection génère de nouveaux obligés, qu’il faut bien récompenser du zèle manifesté durant la campagne.

    Et c’est fou l’importance des familles nombreuses que comptent les zélés agents électoraux.

    Le clientélisme que voulez-vous…

    Il est bon de préciser, évidemment, que cette manière de faire se rencontre autant à gauche qu’à droite.

    Un peu donc de clientélisme par-ci, un peu de favoritisme par-là, n’a jamais tué la République. Elle vit comme ça depuis bientôt 220 ans.L'ennui, c'est qu'il grève les finances...ce qui fait grimper et les impôts, et le coût de la vie du contribuable puisque le chapitre salaires d'une collectivité locale est le plus lourd à supporter. Sans oublier les abus que le statut, sinon autorise, du moins porte à pratiquer.

    Comme tous les partis ont des obligés et vivent des situations semblables, les mauvaises langues vous diront que vous ne verrez jamais l’Assemblée Nationale, créer une Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives...en matière d’emplois communaux…

    PARACHUTES

    Enfin, que dire du choix des candidats eux-mêmes, et que les électeurs ont à leur disposition ?

    Certes, nombre de ces candidats sont plein de bonnes intentions, de qualités vraies, voire même de sincérité véritable.

    Néanmoins que dire de toutes ces bonnes choses et de ces braves gens eux-mêmes, une fois élus, et après six ans de trempage dans un Système, économique gouverné par l’argent qu'on le veuille ou non, c’est-à-dire l’avidité, le mensonge, le vol manifeste, la débrouille et l’irresponsabilité au bout du compte ?

    Or donc, les élections ne sont pas un piège à benêts

    Non. Elles sont juste un système (le moins mauvais de tous disait Churchill, ce qui n’en fait évidemment pas du tout le meilleur) où les pièges abondent, et rares sont ceux qui les évitent.

    Il est vrai qu’au niveau local on vote plus pour un homme que pour une étiquette. Voire.

    Ces dernières élections nous ont montré le contraire.

    Certes, on a voté souvent pour l’homme.

    Néanmoins, les parachutés issus de divers partis n’ont pas manqué...tout en récusant leur parachutage.

    N’ont pas manqué non plus, les commentaires hautement instructifs, après et avant vote.

    A mourir de rire, il est vrai…pour n’en pas pleurer une fois de plus.

    Car c’est là que se posent les vraies questions.

    Ainsi, les majoritaires au plan national qui ont perdu, ont précisé qu’il ne s’agissait pas d’une vote sanction, mais d’un vote inquiet, voire impatient…alors que les vainqueurs de l’opposition nationale ont affirmé, eux, et péremptoirement, que la sanction était bel et bien assénée par le peuple en colère.

    Qui croire lorsque des deux côtés se disent satisfaits ?

    Soit d’une victoire, ce qui va de soi, mais également, d’une défaite qui, aux dires des perdants, est due aux craintes des électeurs ou, au pire, à leur naïveté à l’égard des promesses des gagnants.

    Comme si, d’ailleurs, promesses et mensonges n’étaient le fait que des uns et pas des autres.

    Vous savez ce que disait Paul Valéry de la politique ?

    ’La politique, disait-il, c’est l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde.’’

    Et Henri de Montherlant, lui, avait compris que ‘’La politique c’est l’art de se servir des gens’’…et, manifestement pas, de les servir.

    Tandis que Voltaire qui s’y connaissait plutôt bien disait, lui que ‘’La politique est l’art de mentir à qui il faut, quand il le faut.

    Plus inquiétant, Georges Orwell lui, auteur de l’effrayant ‘’1984’’, nous a avertis : ‘’Le langage politique est destiné à rendre vraisemblable les mensonges, respectables les meurtres, et à donner l’apparence de la solidité à ce qui n’est que du vent.’’

    Comme disait Charles Pasqua lui-même : ‘’En politique, les promesses n’engagent que ceux qui y croient.’

    Tandis qu’Edouard Herriot, ancien et célébrissime maire de Lyon qui s’y connaissait autant en politique qu’en gastronomie lyonnaise, notait que ’’La politique c’est comme l’andouillette, ça doit sentir la m…mais pas trop’’.

    Terminons donc par Clemenceau, le ‘’Père la Victoire’’ de la guerre de 14 : ‘’En politique on succède à des imbéciles et on est remplacé par des incapables.’’.

    Et pour rêver un peu ‘’La politique c’est servir son prochain’’, a dit Vaclav Havel, âme de la révolution de velours en Tchécoslovaquie.

    Il y croyait ferme.

    Il en est quelque peu revenu depuis.

    7 MILLIONS DE PAUVRES

    Alors ?

    Quel rapport de toute cette politique avec le pouvoir d’achat, la pollution universelle et les scandales financiers,

    Direct chers amis, direct.

    Qui nous promet, nous a promis, et nous promettra encore, que les pauvres vont devenir sinon riches du moins très à l’aise alors que l’actualité et le panier de la ménagère nous prouve le contraire tous les matins ?

    Et que nous nous dirigeons, selon les chiffres du BIT tout de même, vers une population de…7 millions de pauvres, ce qui fait que la France du XXI° siècle s’achemine à vitesse grand V, vers la France du… XIX°… ?

    Et que le France éternelle se situe au dernier rang des pays européens dans la lutte contre le stress dû au travail précaire, au travail sous payé, au travail dévalorisé par ceux-là même qui nous promettent de le revaloriser…si les travailleurs acceptent la disparition de la législation du Travail elle-même?

    Qui nous promet que les OGM made by Monsanto via les USA, La Chine et l’Amérique du Sud, ne rappliqueront jamais chez nous alors que nous en boulottons déjà des tonnes qui entrent en France dans les cales des flottes de bateaux chinois et sont intégrés dans toutes sortes de produits alimentaires qui ne le mentionnent même pas ?

    LOCAL ET NATIONAL MEME COMBAT ?

    Certes, certes, l’on pourra toujours dire que les élections locales n’ont rien à voir avec la politique nationale. Et qu’au niveau national et local le combat n’est pas le même.

    Alors pourquoi, côté majorité, et quand tout va bien, l’on nous susurre que la preuve est faite que les beaux résultats au plan local, confirment l’accord du peuple français tout entier et de son président…au plan…national?

    Et pourquoi, quand tout va mal, le parti d’en face nous clame-t-il que la preuve est ainsi, et aussi, faite que le peuple français manifeste ainsi sa désapprobation de la politique au plan…national ?

    Et puis dernier souci des électeurs moyens que nous sommes, en tous cas de certains : depuis que le monde est monde, depuis que les dirigeants et possédants, dirigent les possédés, ou plutôt les dépossédés, depuis donc que les promesses pleuvent sur le bon peuple instamment prié d’y croire, comment se fait-il donc qu’avec le temps, les choses ne cessent de changer…mais en pire.

    Qui ment ?

    Et qui prend les électeurs pour des imbéciles ?

    Les meilleurs, ou les pires, pièges ne sont pas ceux que l’on croit.

    Ce vieux paysan avait raison : les électeurs sont comme les touristes qui font la route des vins, quand ils les ont tous goûté, ils ont la gueule de bois.

     

    (1) Une entreprise française est, en théorie, contrôlée une fois tous les…dix ans…

  • NE RESPIREZ PLUS....REEESPIREZ! (Modifié le 18/03)

    Un de nos correspondants nous a fait l’honneur d’estimer nos papiers instructifs, voire enrichissants.

    C’est bien de l’honneur. Et nous vous en remercions bien bas.

    Enfin pas trop bas, vu notre âge canonix et les maux de reins subséquents…

    Ceci dit, c’est simplement notre boulot de vous dire ce que nous apprenons, en espérant que vous ne le sachiez déjà.

    De toutes manières, savez-vous quelle supériorité la rencontre de deux hommes qui se parlent sur celle de deux hommes qui se font un cadeau ?

    Lorsque deux hommes se font un cadeau, ils repartent avec chacun UN cadeau.

    Par contre, lorsque deux hommes se rencontrent et se parlent, voire se communiquent, chacun, au minimum, une idée, eh bien ils repartent avec DEUX idées.

    C’est beau n’est-ce pas ?

    Modestement, c’est ce que nous tâchons de faire,. Vous parler et vous apporter au moins une idée.

    A vous, ensuite, d’apporter cette idée à quelqu’un d’autre.

    Bon, trêve de philosophie de comptoir.

    On va donc tâcher, aujourd’hui, de vous refiler deux ou trois nouveautés que vous ne connaissez pas. Peut-être.

     

    Une : l’Etat nous condamne à mort.

    Vous ne le saviez pas ?

    Simple comme un coup de latte (meurtrier) dans le train.

    Madame notre ministre de la Santé avait reçu, il y a quelques mois, des pharmaciens qui venaient pleurer dans son gilet, de style d’ailleurs. La raison de ces pleurs : avec les génériques, les pharmaciens essayaient de se faire autant de blé, avec les marges arrière, qu’avec les médicaments de marque. Mais voilà, la vilaine méchante Direction de la Répression des Fraudes qui enquêtait par là, te leur est tombée sur le poil et a dressé, à pas mal d’entre eux, des PV qu’elle a fait remonter plus haut pour leur faire remonter les bretelles.

    Que croyez vous qu’il arriva ?

    Eh bien notre Ministre de la Santé et de la protection des malades et autres malheureux, te vous a expédié une note à la Direction de Répression que vous savez, en lui intimant d’arrêter de persécuter les pharmaciens.

    Et pour faire bonne mesure, Madame la Ministre a envoyé cette bafouille à tous les pharmaciens si méchamment mis à mal par les agents officiels de l’Etat, chargés de les contrôler.

    Ce qui a permis aux pharmaciens de recevoir fraîchement les agents en question en leur disant, tout simplement, de foutre leur camp et en leur montrant la lettre de Madame notre Ministre protectrice des pauvres et des orphelins, et plus particulièrement de ceux qui sont malades.

    Et voila comment, dans la France des Droits des Hommes et des Femmes malades et mal foutus, l’on traite les agents du gouvernement chargés de dépister les fraudeurs et ce en obéissant aux ordres de leur patron, l’Etat lui-même.

    Dans cette France des Droits que vous savez, Madame notre Ministre, qui représente l’Etat, se fait un devoir de dire aux agents du même Etat, de faire le contraire de ce que leur dit cet Etat.

    Vous avez compris ou on recommence ?

    Résultat : les pharmaciens peuvent se faire autant de gras( vous voyez que les marges arrière ça n’existe pas que chez Auchan, Leclerc et Casino) sur les génériques, que sur les médicaments de marque.

    Vous ne le saviez pas ?

    Peut-être bien, donc, que l’on vous l’apprend. Comme le ‘’Canard’’ nous l’a appris il y a quinze jours.

    A terme, ça condamne un peu plus les Français à être plus malades. A mourir plus vite vous pensez ?

    CONCURRENCE MON ŒIL !

    Une autre pensée enrichissante et vraiment nouvelle ?

    Une enquête de ces vilains fouineurs de ‘’Que Choisir’’ nous a appris, à nous, que les compagnies privées de transports publics français pratiquaient une fausse concurrence.

    Eh oui !

    En dépit des lois existantes dont ils se foutent comme de leur premier appel d’offres.

    Quelques unes ont été épinglées mais les amendes qui leur ont été imposées ne représentent qu’une à deux semaines de leurs chiffres d’exploitation. Une rigolade.

    Et c’est ainsi que les usagers paient trop cher, qu’ils sont mal desservis, et qu’ils sont plus portés à prendre leur bagnole et…à polluer plus.

    Mais puisque nous en sommes à la fausse concurrence, parlons aussi de celle qui s’étale sous votre – et notre – nez, tous les jours ou presque. Nous voulons parler de ces si beaux prix des télés, ordinateurs et autres écrans plats.

    Faites donc l’essai vous-mêmes. Comparez les dans deux, trois ou quatre hyper supers de votre bled.

    Vous vous rendrez vitecompte que la concurrence…n’existe pas. Au centime d’euro près.

    Tant pis pour vous si vous pensez que le gouvernement de Monsieur Fillon va pratiquer la rupture chère à son patron et nous permettre de voir un jour la concurrence véritable exister enfin. Comme cela devrait pourtant exister, disent les ultra libéraux, dans tout bon système ultralibéral, capital dirons nous. Comme si capital pouvait aller avec bon. Sauf pour ceux qui en profitent, cela va de soi.

    En effet, ces prix des appareils high-tech permettent de clamer à tous vents que l’indice de l’INSEE est à la baisse…Comme si l’on  achetait les ordis et écrans plats aussi souvent que des spaghettis, des baguettes de pain, des oranges ou des poireaux.

    A noter que ce que nos grands hommes ne nous disent pas, lorsqu’ils nous accusent de devenir obèses parce que nous mangeons mal, c’est que ce qui nous permettrait de rester filiformes et séduisants, c’est bien la consommation de fruits et légumes. Problème : ils sont de plus en plus…hors de prix.

    Résultat : l’obésité est une maladie de pauvres qui bouffent n’importe quoi trouvé dans les supermarchés discount, ou, au ''mieux'', de tout ce qui rassasie, gonfle en fait: pâtes, charcutaille bien grasse, gateaux et confiseries bien sucrés, bref, tout ce qui apaise le goût et remplis la panse. De quoi alimenter les hôpitaux pour pauvres, ils le deviennent tous, et, beaucoup moins il est vrai, les cliniques pour nantis qui se rattrapent sur les prix pratiqués.

    Certes, nous pourrions prendre exemple sur nos sémillants et sémillantes ministres et ministresses, ainsi que sur les non moins affriolantes vedettes du petit et du grand écran, pour ce qui est de péter la santé mince et séduisante. L’ennui vient du fait qu’ils ne mangent pas du tout comme nous.

    Eh oui.

    La diététique est un luxe de riche.

    Parlez-en, d’ailleurs à la diététicienne de votre compatissante entreprise, ou de celle de la cantine de votre grand ado qui préfère se gaver…au Mc Do du coin.

    Au moins, dans ce si beau restaurant american way of life, si l’équilibre alimentaire est une blague universelle, au moins a-t-elle du goût. Amerlo, certes, mais bon...à leur manière. Il faudra bien que la planète finisse par s’y faire.

    Chinois compris d’ailleurs : on se console comme on peut...

    Tiens, d’ailleurs, les Indiens préfèrent leur tandoori et leurs épices mansalay. Pour le moment, il est vrai, ils résistent à ce machin-là made in US…

    Des sauvages on vous dit.

    VOUS AVEZ AIME L AMIANTE ? VOUS ADOREREZ LES HAP !

    Encore une autre nouvelle enrichissante ? Pas pour tout le monde hélas ?

    Dans le même numéro de ‘’Q.C’’, on apprend que les personnes riches qui bénéficient des services d’aides de vie, sont plus remboursées, donc moins taxées, que les personnes qui en ont besoin comme, voire plus qu’elles, mais qui sont plus pauvres.

    Plus vous gagnez et plus vous pourrez déduire ces charges de vos impôts. C'est, vraiment, gagner plus quand on gagne déjà plus.

    il faut bien avouer que c'est çà la rupture.

    Car il faut bien rappeler qu’avec le cadeau aux riches de 15 milliards d’euros en juillet dernier, on se doutait bien un peu de la direction qu’allait prendre l’aide aux plus nécessiteux d’entre nous. Vieillards et malades compris.

    Encore une nouvelle enrichissante ?

    Vous vous souvenez peut-être de l’amiante qui truffait les garnitures de frein avant de nous truffer les poumons ?

    Eh bien exit l’amiante des plaquettes de frein. Bravo! Il faut protéger les petits poumons des petits et grands français.

    Mais zut. Et tonnerre de Brest! On vient d'apprendre, toujours dans ‘’Q.C’’ que les pneumatiques des bagnoles sont fabriqués avec des huiles synthétiques, les HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) qui ont la fâcheuse manie de vous engendrer des cancers à long terme…ou à court, vu qu’aucune étude épidémiologique n’est à envisager car il est inutile de s'inquiéter et d'inquiéter le petit peuple.

    Normal. S’il fallait démarrer des études très coûteuses pour chaque produit susceptible d’engendrer des cancers ou des malformations génétiques comme les HAP, où iraient se nicher les bénéfices des entreprises dites le moi? Solution?

    Comme chez le radiologue: ne reeespirez pluuuus....

    LE TELEPHONE PORTABLE N’ EST PAS DANGEREUX

    Enrichissant encore ?

    Science et Vie nous en apprend une belle.

    Des scientifiques italiens, nous dit ce canard, viennent de mettre en lumière un lien certain entre l’usage continu des téléphones portables et des tumeurs des glandes salivaires.

    Coïncidence, le chef de mon épouse s’est retrouvé, il y a deux mois, avec une saloperie aux…glandes salivaires.

    Or il se trouve que comme il est chef, il use, au bas mot de deux à trois portables en permanence.

    Comme je suis tombé sur cette info, je la lui ai faite passer….la trouille qu’il a eue..!

    Son toubib n’était même pas au courant.

    Certes, les tumeurs en question n’ont été détectées systématiquement que pour ceux qui se servent vraiment beaucoup de leurs bigorneau à bouton, mais tout de même.

    Par ailleurs, il est vrai qu’il ne s’agit ‘’que’’ de tumeurs bénignes, c'est-à-dire en théorie pas émettrices de métastases et pas récidivantes.

    Mais bon, nous on se demande tout de même, en fronçant bien bas les sourcils, si l’adhésion au Progrès et l’accès au grade de chef vaut la peine de risquer des vacheries de ce calibre.

    Bon.

    Ca vous suffit comme idées enrichissantes pour aujourd’hui ?

    Tiens, un conseil.

    Si Môôssieur Bouygues, ou Môôôssieur SFR, ou Môôôssieur Orange vient vous dire que les antennes sur les toits de votre immeuble ou de celui d’à côté ne sont dangereuses que dans les rêves fumeux des écolos à poils durs, vous pourrez toujours lui demander s’il n’a pas des problèmes côté production de salive. Et pas seulement parce qu’il cause beaucoup beaucoup. Tout simplement parce que si les chefs risquent gros, les superchefs, avec le super usage du téléphone portable, risquent super grave. A moins que, comme superchefs, ils ne soient dotés de protections super inox. Il ne faudrait s'étonner de rien.

    Allez ciao bonsoir.

    Et encore merci à nos fidèles et si sympathiques (1) lecteurs.

    Demain on vous parlera des élections.

    Mais sans faire de politique, cela va sans dire.

     

    (1) Et vas-y la brosse à reluire…