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  • Traitres et traîtrises, Brégançon,Cannes, syndicats, EdF: drôle de semaine...

    Or donc, comme nous le serinent les gazettes, notre président de la République vient, paraît-il, de renouer avec les vacances ringardes en allant se reposer à Brégançon. Il est vrai que les mauvaises langues habituelles couinent que, prudent, il tente de rabibocher son image de marque d’homme du peuple, quelque peu mise à mal par les commentaires fielleux qui ont brocardé son séjour sur le yacht d’un autre grand ami des travailleurs, Vincent Bolloré. (1)

    Ringardes, ringardes, c’est, d’ailleurs, un peu vite dit. Le restaurant borméen classé est, justement, très classieux, et les chambres-SdB dignes d’un 5, 6, voire dix étoiles. Une bâtisse militaire royale du XVII°, on a vu pire pour les week-ends bourgeois au chaud parmi les cigalous de la pinèdou.

    Quant à la détente, certes, Cannes n’était pas loin mais bon, juste avant les législatives, aller se commettre avec ces individus dorés sur tranche, qui se parfument au N°5 du Dow Jones, risque d’éloigner quelques voix prolétaires. Et puis, dans l’expectative, il ne faut jurer de rien.

    Au fait, Cannes, ça vous dit quoi vous ?

    Pour nous, c’est plutôt tristounet, voire désolant ce machin plein de hochets et de paillettes.

    Les plus pauvres viennent y rêver un brin, quémander au mieux un autographe, au pire, un parfum, une impression, un rêve d’avoir côtoyé les ‘’grands’’ et ‘’grandes’’ de ce monde…dont ils envient, à juste titre, la gloire et la fortune…

    …alors que cette fortune est, justement…alimentée et grossie, ad vitam et nauseam, par tous ces pauvres-là, qui se paient ainsi un peu de rêve.

    Afin de pouvoir supporter la réalité. On a les drogues qu’on peut…

    Drogue n’est, d'ailleurs, pas un vain mot.

    Habitués, mithridatisés à la bouffe cradingue des super marchés en général et des discounts en particulier, les hommes (mazette quel joli mot …) vont se nourrir la cervelle avec ce que vous savez : violence, sexe, mensonge, corruption, immoralité en tous genres. Toutes choses qui finissent par s’implanter comme autant de repères…moraux, dans le crâne du vulgum pecus.

    A noter que ces succès sont très souvent couronnés à…Cannes justement comme des chefs d’œuvres dignes des palmes désormais très académiques.

    Et il n’y a guère, bien sûr, que les medias ringards de notre espèce pour constater que toutes ces cochonneries finissent par donner ce que vous voyez au quotidien : violence, sexe, mensonge, corruption, immoralité en tous genres.

    Et il n’y a que les psys et les medias qu’ils inspirent, pour nous affirmer que la réalité étant ce qu’elle est, il importe de nous faire voir ce à quoi ressemble notre société. C'est-à-dire du bien moche et du bien crade. Et que, de toutes façons, cela ne saurait, en aucun cas, nuire aux humains en général et aux enfants en particulier.

    Finalement, ce sont les victimes elles-mêmes qui donnent vie aux armes qui les détruisent et à ceux qui savent su bien s'en servir.

    Car, au fond, qui fait vivre ces divinités si enviées, sinon l’argent du prix des places de cinéma ou de stade ainsi que celui des magazines et des pubs bien sûr dont le coût se retrouve illico intégré au prix des produits qu’elle sert à promouvoir…prix payé par vous et moi.

    Enfin vous, je vous ne le souhaite pas, car pour moi, cela fait belle lurette que je ne m’approvisionne plus que mini mini mini minimum dans les gondoles et autres temples de la consommation.

    Ainsi donc, les petites gens font la fortune des grands qui savent si bien leur vendre du rêve.

    César disait pas autre chose : ‘’Ce ne sont pas les dictateurs qui font les esclaves mais bien les esclaves qui font les dictateurs.’’

    Et la démocratie, ultralibérale de surcroît, est d’ailleurs, elle aussi, maîtresse dans cet art de diriger les masses frustrées mais consentantes, ahuries, hypnotisées, gavées de promesses jamais tenues, de faux semblants, de mensonges puisqu’il faut bien dire le mot…

    Oh certes, ce n’est évidemment pas sous l’excellente plume de nos confrères journalistes que l’on lira de tels commentaires.

    C’est donc la raison pour laquelle on vous les livre.

    TRAITRES AU BON ENDROIT AU BON MOMENT

    Et les traîtrises direz-vous, quid des profondes et graves interrogations de nos élites politiques sur le sens réel ou caché de leur courageux combat pour…leurs électeurs, cela va sans dire?

    Ces traîtrises vont avec les traîtres qui les engendrent: tout ce joli monde se porte très bien merci. On n'aura jamais autant vu de retourneurs de vestes patentés qui, toute honte bue, s’en sont allés à la soupe avec bien moins de vergogne qu’ils n’avaient d’appétit, afin de se dégoter une place auprès du maître du jour.

    Pitoyable.

    Et pas seulement dans le camp des politiques qui manient la dialectique et la sémantique comme personne, en nous prouvant, petit a petit b, que changer de camp au bon moment n’est qu’une manière de devenir, d’un seul coup, intelligent, clairvoyant, altruiste, aujourd’hui bien plus qu’hier…et bien moins que demain d’ailleurs, car on peut s’attendre à ce que, comme les girouettes, ou comme le vent lui-même, ils changent de sens en même temps que le pouvoir.

    Pas fatigant il est vrai, ces temps-ci.

    En effet, passé le tour de force, ils en ont désormais pour cinq bonnes années à ne plus être obligés de se contorsionner pour cavaler dans le sens de l’Histoire…

    Hélas, le ridicule ne tue pas plus que la traîtrise.

    Le tout est de savoir trahir au bon instant et, bien entendu, de choisir le bon maître.

    Etre au bon endroit au bon moment.

    Il est vrai qu’au regard des pratiques économiques, sociales et politiques actuelles, le plus rapide donc le plus capable de s’adapter, est le seul à mériter de survivre.

    La mode darwinienne n’a jamais été aussi bien portée.

    Ca revient de plus en plus d’ailleurs.

    Donc, vive Darwin !

    Il n’est que de voir le train de vie de tous ceux qui mettent en œuvre l’adaptation sociale, voire carrément la mutation accélérée qui peut faire d’un looser un gagnant, pour se rendre compte combien ce génial guignol fait des émules parmi les nantis et ceux qui aspirent à l'être.

    Tiens, un exemple croquignolet.

    Un journaleux, de génie lui aussi, on dit de talent pour faire intello, nous a quelque peu interloqués par son habileté à nous convaincre de la finesse des arguments distillés à l’envi par lui et ses copains, artistes du retournement de veste.

    On veut parler de MGB. Marc Georges Benamou, chroniqueur polyvalent et à géométrie variable qui fut, d’après lui évidemment, le plus fidèle et le plus cher confident de Tonton du temps de son vivant…et même au-delà.

    En témoigne son bouquin, qui annonce, ‘’Ce que Mitterrand m’a dit’’…publié, évidemment, après la disparition de l’intéressé qui a eu le bon goût de disparaître assez tôt…afin que son biographe autoproclamé, ne risque pas d’être démenti…

    On n’est, d’ailleurs, pas loin de penser que cet écrivain, remarquable et unique dépositaire des fantastiques et incroyables secrets mitterrandiens, va nous servir un de ces jours un argument du genre :’’S’IL était encore là, il me féliciterait sûrement d’avoir su reconnaître les vertus d’une adaptation aux circonstances et aux hommes qui savent être de droite et de gauche en même temps.’’

    Car, on le rappelle, après avoir été ‘’de gauche’’, promis juré, cet honorable sage (et prudent), est désormais conseiller particulier de notre président actuel. Celui dont on pense assez sérieusement qu’il pourrait y avoir, à le fréquenter d'aussi près, quelque incompatibilité vu qu'il nous paraît être plutôt de droite mais bon…c’est une opinion toute personnelle.

    En parlant de traîtres, nous n’aurons pas le mauvais goût de gloser sur la miraculeuse conversion du french doctor que l’on sait. Il a bien mérité, après toutes les humiliations subies parmi les siens, ceux de gauche bien sûr, de se trouver une nouvelle famille. Mais en ne reniant en rien, promis juré, aucune de ses idées que les socialistes n’avaient pas eu le discernement d’utiliser mieux, en faisant de lui un ministre…ou un candidat à la présidentielle.

    Sa compagne va avoir du mal à suivre le train. Du moins côté de la conscience qu’on lui prête. (2)

    En effet, après la compagne présentatrice du nouveau ministre de l’économie, la compagne présentatrice de l’actuel ministre de l’Intérieur, voilà-t-y pas qu’une autre vedette télévisuelle, se trouve, donc ainsi, compagne d’un ministre.

    Ce qui devrait poser, du moins on le pense, quelque problème du point de vue de l’éthique journalistique. Quand bien même le journalisme des intéressées s’apparente plutôt à un travail réclamant autant de respect de la morale que celui des présentateurs et présentatrices de la météo.

    Pour résumer, devant cette vague de désertions, à notre avis, mais qui ne sont que des adaptations, de l’avis des intéressés, nous remarquons, tout de même que si la mode darwinienne se porte bien, la sémantique, la dialectique et l’argutie, pour légitimer ces désorientants et graves changements de cap, ont de beaux jours devant elles.

    Il est vrai que l’on ne dit plus trahir, l’on se contente de dire s’adapter. L’on ne prononce plus le mot traîtres, mais l’on susurre fidèles…fidèles à un autre évidemment.

    Comme le disait Guitry, très méchamment et de manière machiste en diable ‘’Les femmes ne mentent pas, elles nous disent des vérités différentes.’’.

    Il était non seulement méchant avec les femmes, mais en oubliait, un peu vite, les hommes qui n’ont rien à leur envier dans ce domaine.

    L’ART DU FAYOTAGE

    Cette subtile dialectique nous rappelle les premiers entretiens entre les syndicats et le président.

    Les représentants, des prolétaires si l’on peut dire, sont tous ressortis heureux de leur première enrevue.

    Tout d’abord, parce qu’ils ont parlé, disent-ils, dans une ‘’atmosphère détendue’’. A croire que le commun des mortels serait habitué à considérer que les entretiens de ce genre ne peuvent se faire qu’à coups de pieds, de têtes et de poings, voire de chaises cassées et plus si manque flagrant d’affinités.

    Merveille des merveilles qu’ils nous disent: ''l’atmosphère était détendue…''

    Mieux encore, ils ont ajouté :'' ‘’on’’ nous a promis plein de choses qui nous rassurent.''

    Mirifiques non ?

    Désormais, et c’est nouveau, les promesses tiennent de lieu d’engagements irrévocables. Les syndicats changent drôlement aujourd'hui.

    Comment s'étonner que les Français soient les moins syndiqués d'Europe?.

    Cela me rappelle mes 40 années de syndicalisme journalistique.

    Les quatre syndicats de mon canard étaient représentés par autant de zèbres qui, installés à la tête des camarades syndiqués, se retrouvaient, six mois plus tard…chefs de service.

    Et y perdaient pas mal de leur verve revendicative évidemment.

    Pour finir, après avoir les premiers levé le poing en l’air, par nous expliquer le bien fondé de ne pas faire la grève mais de discuter jusqu’à plus soif.

    Pour s’entendre dire au bout du compte par le patron, que nos revendications, il s’en battait l’œil.

    Moyennant quoi, après des mois de discutailleries inter syndicales, plus personne n’était d’accord et les chefs syndicaux étaient heureux d’avoir rempli leur contrat…patronal.

    Les responsables SNJ, FO, CGC, évidemment, et même souvent le SNJ-CGT, ont fini par céder aux sirènes de…l’avancement au ‘’mérite’’.

    En arguant simplement : ‘’Ce n’est pas parce qu’on est délégué syndical qu’il faut refuser l’avancement non ?’’.

    C.Q.F.D.

    Dans l’armée on appelait ça la cote d’amour.

    Ou, plus sobrement, l’art de fayoter.

    A ce propos un député de l’UMP, donc de l’écrasante majorité actuelle et annoncée, a quelque peu couiné contre l’assemblée godillot qu’annoncent les prochaines législatives et qui, dit-il, n’est pas assez représentative comme force de contradiction.

    Manière de dire qu’avec tous les pouvoirs en main, le même parti, le même homme en fait et le président pour ne pas le nommer, n’aura plus de contre pouvoir en face de lui.

    Alors que, un, la démocratie se caractérise justement par l’heureuse existence de ce contre pouvoir.

    Et, deux, parce que le candidat actuel président nous a juré, la main sur le cœur, que la démocratie telle qu’elle allait être, serait cela : pouvoir limité par le contrepouvoir.

    En foi de quoi, exemple parmi tant d’autres, le seul contrepouvoir face aux requins de l’électricité, le tarif service public EdF, va disparaître le 1° juillet prochain, pour ceux qui accepteront les tarifs alléchants des concurrents…et s’en mordront les doigts six mois après au vu de leurs factures qui grossiront avec le temps…et parce qu’ils ne pourront plus revenir en arrière et changer de fournisseur.

    C’est ce qui s’appelle une saine concurrence en système néolibéral ardemment prôné par l’actuel pouvoir en place pour 5 ans, au moins.

    Quid, donc, du contre pouvoir face aux géants distributeurs d'énergie?.

    De toutes façons, le monopole du service public et son tarif acceptable sinon réduit, ne durera plus très longtemps.

    On sera bientôt forcés d’aller dans le secteur privé où les ententes en douceur et en douce, se feront au nez et à la barbe d’un Etat de moins en moins Etat et moins contrôleur encore, faute de personnels et de moyens.

    On passera d’un monopole d’Etat au monopole privé.

    Beau progrès social non ?

    Au fait, en parlant de démocratie.

    L’actuel président a obtenu environ 53% des 80 et quelques pour cent de votants.

    C’est-à-dire qu’il a été demandé, élu, par…45% environ de Français en âge de voter et…pas du tout demandé par…55% qui sont, de ce fait  eh oui, une majorité de refuzniks.

    45% pour contre 55% contre ?

    Ben oui! Elu quand même.

    Qu’on le veuille ou pas, c’est ça la démocratie.

     

    (1)         Dont le ‘’Canard Enchaîné’’ de cette semaine vient de nous dire, bordereaux à l’appui, que sinon lui, du moins ses distingués collaborateurs, ont de bien curieuses manières de tutoyer la loi dans ces pays de sauvages où ce grand chef ami des travailleurs fait de bien juteuses affaires.

    (2)         C’est cette dame qui avait fait un scoop ‘’à l’américaine’’ dont elle est encore très fière, en allant interviewer l’ex premier ministre du Shah dans sa prison la veille de sa mort. Beau scoop non ? Et plein de délicatesse pour un homme qui va être fusillé le lendemain. Ce qui n’a pas empêché notre reine des journalistes d’user et d’abuser de la formule bien connue : ‘’On ne tire pas sur les ambulances…’’.

  • Droite, gauche: plus ça change...

    Alors, comme ça, nous entrons dans une période bénie qui devrait ne plus voir se perpétuer ces déplorables et stériles combats droite gauche, que le corps politique tout entier nous impose depuis des décennies, voire, bientôt, des siècles ?

    La droite deviendrait donc miraculeusement sociale ?

    Et la gauche s’adoucirait-elle enfin en s’acheminant gentiment vers le centre ?

    Tous les gars du monde vont-ils enfin se donner la main ?

    Le Paradis donc, n’est plus un rêve et les lendemains qui chantent entrent, à partir du 16, dans le domaine des choses vraiment possibles ?

    A partir d’aujourd’hui, de demain ou d’après-demain, les travailleurs, tous les travailleurs, disons ceux au moins qui abattent leurs 35 à 39 heures par mois, vont pouvoir vivre avec un SMIC de 14 à 1.500 euros, certes somptuaire dirait madame la patronne des patrons, Laurence Parisot (18.000 euros par mois certifiés…), mais strictement nécessaire pour qui ne peut se loger à moins de 450 à 600 euros par mois.

    Les miracles existent donc. Du moins cela nous est-il promis, quasiment sur facture puisque notre nouveau président nous a promis qu’en travaillant plus il était possible de gagner plus.

    En effet, nous pensons que, ami des travailleurs comme il se présente, il ne va pas leur imposer, pour se faire un peu plus des 1200 euros bruts actuels, de revenir aux 40/45 heures d’avant le front popu…

    …Sauf, vu les problèmes de santé qui risquent d’en découler à l’horizon de la divine croissance, à envisager un agrandissement du trou de la Sécu…laquelle, pour ne pas faire faillite, devra donc ne plus rien rembourser du tout en continuant à nous ponctionner les cotisations lui permettant, au moins, de justifier son existence…

    Evidemment, ces choses ne se feront pas, puisque qu’elles donneraient raison à la gauche qui nous prédit un véritable cataclysme sarkozystique, alors que la droite annonce son règne comme générateur d’une justice sociale, encore jamais vue dans l’histoire de notre république voire du monde.

    RAPACES DE DROITE ET DE GAUCHE

    Miracle supplémentaire, un plus pour le Paradis annoncé, le centre, le Vrai nous dit son géniteur, s’est enfin levé.

    Encore qu’il ait toujours existé, du moins depuis les années 45/70…quand bien même les Français n’ont pas eu le loisir ou le discernement assez subtil pour s’en rendre compte.

    Non seulement, donc, le centre a donné de la voix, et même près de 19% de celles des Français, mais encore droite et gauche se tirent désormais la bourre pour lui faucher tout ce qu’ils peuvent.

    Il doit donc lutter, dès sa naissance ou renaissance, pour ne pas passer trop vite de vie à trépas et éviter de laisser dans l’Histoire un fugitif souvenir de parti mort né, mis à mal, dépouillé, aspiré, pompé, mis en miettes par ces rapaces de droite et de gauche…

    D’autant que, durant la campagne, la droite a ratissé jusque vers l’extrême droite et, bien qu’ en faisant la moue au début, un peu du côté des centristes.

    La tactique a bien payé.

    Faite de trouille des incendies de banlieues et de hargne contre tous les profiteurs étrangers d’un Etat Providence alimenté par les seuls Français ou presque. La droite a fauché très large.

    La gauche, elle, sentant sa mort venir, a bien tenté de racler les fonds de tiroir du centre mais en vain.

    A force de vouloir aller vers le centre, la gauche y a perdu sa crédibilité.

    LE GRAND RATEAU

    Scrutin désormais définitivement plié, tous visent, maintenant, les législatives.

    Et de chaque côté, c’est à grands coups de râteau qu’on fait la chasse aux voix.

    La droite, elle, y va en ordre serré, caractéristique d’une unité absolue autour du fric. Ici, on sait ce qu’on défend. Pas de philosophies, pas d’états d’âme, pas d’idéologie ni d’idéologies fumeuses propres aux intellos de la gauche caviar, mais du pragmatisme absolu. L’unité est là, bétonnée. On défend le fric, le profit pour les nantis et ceux qui pensent pouvoir accéder aux classes dites supérieures à force d’heures sup, de mérites reconnus, et d’indispensables copinages avec les élites politiques et économiques bienveillantes avec les plus dociles.

    Mais, nouveauté, on ratisse aussi vers le centre désormais et même vers la gauche. Et on débauche à tout va. On peut, on est vainqueurs et on dicte ses conditions : si vous voulez en être, il faudra en rabattre. Et les futurs et possibles ministrables du centre droit et de centre gauche, voire de la gauche, de se presser au portillon, en y mettant, évidemment, des formes, mais pour la galerie bien sûr.

    La gauche traditionnelle, elle, en appelle aussi au centre, dans la hantise, d’un côté, de l’effet ‘’couteau-entre-les-dents’’ des bolcheviks de la LCR, et convaincue de l’autre, que le salut ne peut plus passer que par un parti centriste élargi, dont l’exemple allemand montre qu’il peut fonctionner…

    Voire : le tempérament conciliateur germain se situe à des années lumières de la morgue vindicative et de l’obstination chicanière gauloises.

    Il ne manquait plus que les Verts qui ont complètement oublié qu’ils prêchent un message d’une urgence absolue, qui devrait faire passer tout ce qui n’est pas environnemental dans la catégorie des problèmes, importants certes, mais notoirement secondaires.

    A force de vouloir se mettre à la politique alors que les problèmes environnementaux n’ont que faire des questions du genre mariage des homosexuels, régularisation des sans papiers et autres hystériques dénonciations des ‘’méfaits des 4X4 pollueurs’’ (1), les paraît-il défenseurs de la planète ont carrément perdu de vue ce qui était et ne devrait être que ce seul but : tout faire, en priorité, pour protéger la vie sur la planète et seulement cela.

    A force de disperser leurs efforts, ils ont fini par faire ce qu’ils disent haïr plus que tout : de la politique politicienne.

    Résultat des législatives annoncé ?

    Comme nous vous le disions peu avant le résultat de la présidentielle : majorité à droite, certes un peu moins que prévu mais tout de même.

    Ouvrir à gauche en invitant des hommes de paraît-il gauche à diriger le pays, fut-ce sur un strapontin, il n’y a rien de mieux pour faire perdre le Nord aux électeurs socialistes qui se disent, désormais, qu’il est possible d’être socialo et de voter à droite. Et ça va voter Sarko encore une fois.

    Les cinq ans à venir se vivront donc sous la houlette de la même chambre introuvable, ou bleu horizon comme vous voudrez, et d’un même président de la même couleur.

    A très peu près en tous cas.

    LA SEMAINE DES 45/50 HEURES.

    Si l’on s’en réfère aux promesses de notre nouveau président…qui seront très fermement tenues soyez en certains, si, gagnant aujourd’hui 1.000 euros net par mois, vous avez besoin, afin de vivre tout simplement, de gagner, disons le modérément, 1300 euros net par mois, il vous faudra bosser…environ 44 heures par mois…

    C’est-à-dire, proportionnellement…comme avant le Front Popu de 1936…

    C’est sûrement pour cette raison que notre nouveau Premier Ministre a appelé son gouvernement ‘’un gouvernement qui est tout le contraire du conservatisme recroquevillé, comme l’en accuse le PS’’, et qui se présente donc à nous, comme un ‘’parti d’ouverture, dynamique, efficace, social’’ n’ayons pas peur des mots.

    A noter au passage, qu’il s’est permis d’utiliser Matignon, un palais de la République qui ne se veut d’aucun parti, pour lancer les législatives en …tressant des couronnes à l’UMP. Ce qui s’appelle user, en fait abuser des prérogatives et avantages inhérents à ses fonctions officielles pour en faire, partialement, bénéficier son propre parti.

    En tout état de causes, tous ces beaux progrès annoncés relèvent d’un stupéfiant progrès social en vérité.

    Faites le compte vous-mêmes et vous verrez.

    Venir des années 36, quand le patronat couinait qu’il ne se relèverait jamais des monstrueux avantages sociaux extorqués par la plèbe, mais qui a digéré les 40 heures sans problème aucun, et se retrouver, 70 ans après, avec une marche arrière à…44 heures par semaine et probablement au-delà, on mesure les progrès que notre ami des travailleurs a fait faire à la République dont la devise est, encore et toujours, Liberté, Egalité, Fraternité.

    Qu’on me montre, même toutes proportions gardées bien sûr, l’Egalité et la Fraternité du traitement, des horaires de travail et des vacances de rêve d’un de nos ministres, ou d’un de nos multiples hauts et moyens fonctionnaires, avec ceux de ma voisine de palier qui, avec un bac plus cinq littéraire, fait des ménages chez SODEXHO (2), pour un SMIC ancien modèle à 1.000 euros nets (3), et, promis juré, je prends ma carte à l’UMP.

    Ne nous leurrons pas.

    On retrouve et on retrouvera, sans cesse, et ce sur la Terre entière, LE même problème et LA même solution.

    Nous avons, d’un côté la droite qui se partage les places et le fric, de l’autre, le prolétariat qui a droit aux miettes, que ce soit en matière de fric, évidemment, mais aussi pour ce qui est de l’emploi.

    La vie dans la France de 2007 c’est très simple.

    Pour les uns, c’est la bonne vie pour les nantis, politiques en tête avec l’argent pour ces derniers, des boîtes privées mais, aussi et surtout, des contribuables avec les impôts imposés par l’Etat…décrié par la même droite.

    Pour les autres, ceux qui leur paient leur train de vie, c’est la fameuse ‘’dignité par le travail’’,qui se traduit par ‘’tu fais ce qu’on t’offre sinon tu dégages et tu crèves’’.

    Et à gauche ?

    C’est pareil en moins criant.

    Vu que, de toutes manières, derrière notre Système mais, en réalité, le Système mondial, c’est bien les actionnaires américains qui imposent leur niveau de vie au monde entier et le dirigent.

    Exemple tout neuf : PSA couinait qu’il perdait des sous cette année et que, donc, lourder 4.200 employés et cadres était IN-DIS-PEN-SA-BLE à la santé, voire la survie de la boîte…

    …en même temps, il vient de faire profiter ses actionnaires d’une augmentation faramineuse de son bénéfice 2006 !

    Vous avez dit entreprise citoyenne ?

    En plus, elle perd des places de marché car elle n’innove plus depuis belle lurette et ne fait même pas de la camelote solide et fiable à 100%, comme les Japonais avec leurs Toyota, Subaru et autres Lexus.

    Une preuve de plus, qui date d’aujourd’hui ?

    Le prix du pétrole vient de grimper en flèche…avant de remonter encore plusieurs fois d’ici août prochain.

    Vous n’avez pas compris pourquoi ?

    Les experts le disent clairement et sans complexe désormais : c’est en raison d’une forte demande des américains qui…partent en vacances.

    Comme en plus, ils dévorent 12 fois plus de combustibles fossiles que tout le reste de la planète (et polluent 25 fois plus), leur demande d’hydrocarbures est particulièrement forte et pèse donc sur la demande…et les prix.

    Faites vous une raison.

    Les riches retraités et actionnaires amerloques (Et européens, russes et asiatiques), dirigent et ruinent la planète.

    Alors, dans tout ça, la droite, la gauche…ça va, ça vient, ça change de veste, ça promet mais ça ne peut pas tout faire, c’est efficace, mais pas pour tout le monde, ça ne trahit pas mais ça change d’étiquette, ça ne trompe pas mais ça évolue.

    Bref, comme disait Edgar Faure champion du retournement d’opinion : ‘‘Ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent.’’

    Trois mots, trois dictons, avant d’aller manger.

    1 : La politique consiste à faire croire. (Machiavel)

    2 : Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas…c’est pour cela que nous avons que des personnes très intelligentes pour nous diriger.

    3 : Enfin, comme disait mon cher papa : ‘’Plus ça change et plus c’est pareil…’’.

    Vous n’aviez pas encore compris ?

    Ca va venir.

     

    (1) Oui ! Hystériques car nos amis Verts oublient un peu vite que même en se rendant en ville en paisible et familiale Laguna 2.0 essence, ils polluent plus qu’un 4X4 Suzuki ou Toy Rav 4 diesel, et encombrent bien plus qu’eux…et ces derniers prennent bien moins de place que les monospaces familiaux, donnés en exemple vertueux alors qu’ils mesurent en moyenne 4,80 X 1,80 X 1,75m…et dégagent en moyenne 50% de CO 2 de plus que des moteurs Diesel…sans parler des voitures de luxe, à commencer par celles du président de la république, des ministres et de tous les hauts fonctionnaires et directeurs d’administrations, qui préfèrent les moteurs à essence ou, à l’extrême rigueur, les 6 cylindres diesel.

    (2)Une des plus grandes entreprises hôtellerie restauration du monde…où l’on ne trouve pas la moindre trace d’un syndicat…sinon du syndicat des…chefs d’exploitation, c’est-à-dire les adjoints quasi directs du patron et des actionnaires !

    (3) On compte aujourd’hui entre 1,5 million et deux millions de SMICARDS qui, de ce simple fait, dont des PAUVRES. Ou alors, monsieur Sarkozy, est-on riche lorsqu’avec 1.000 euros nets par mois, on peut se payer un loyer, avoir un budget voiture, manger à sa faim avec quelques fruits et légumes puisque le gouvernement le conseille vivement, s’habiller et prendre, tout de même, quelques jours de vacances à la mer ou à la montagne?

     

    Droite, gauche : plus ça change…

     

    Alors, comme ça, nous entrons dans une période bénie qui devrait ne plus voir se perpétuer ces déplorables et stériles combats droite gauche, que le corps politique tout entier nous impose depuis des décennies, voire, bientôt, des siècles ?

    La droite deviendrait donc miraculeusement sociale ?

    Et la gauche s’adoucirait-elle enfin en s’acheminant gentiment vers le centre ?

    Tous les gas du monde vont-ils enfin se donner la main ?

    Le Paradis donc, n’est plus un rêve et les lendemains qui chantent entrent, à partir du 16, dans le domaine des choses vraiment possibles ?

    A partir d’aujourd’hui, de demain ou d’après-demain, les travailleurs, tous les travailleurs, disons ceux au moins qui abattent leurs 35 à 39 heures par mois, vont pouvoir vivre avec un SMIC de 14 à 1.500 euros, certes somptuaire dirait madame la patronne des patrons, Laurence Parisot (18.000 euros par mois certifiés…), mais strictement nécessaire pour qui ne peut se loger à moins de 450 à 600 euros par mois.

    Les miracles existent donc. Du moins cela nous est-il promis, quasiment sur facture puisque notre nouveau président nous a promis qu’en travaillant plus il était possible de gagner plus.

     

    En effet, nous pensons que, ami des travailleurs comme il se présente, il ne va pas leur imposer, pour se faire un peu plus des 1200 euros bruts actuels, de revenir aux 40/45 heures d’avant le front popu…

    …Sauf, vu les problèmes de santé qui risquent d’en découler à l’horizon de la divine croissance, à envisager un agrandissement du trou de la Sécu…laquelle, pour ne pas faire faillite, devra donc ne plus rien rembourser du tout en continuant à nous ponctionner les cotisations lui permettant, au moins, de justifier son existence…

    Evidemment, ces choses ne se feront pas, puisque qu’elles donneraient raison à la gauche qui nous prédit un véritable cataclysme sarkozystique, alors que la droite annonce son règne comme générateur d’une justice sociale, encore jamais vue dans l’histoire de notre république voire du monde.

    RAPACES DE DROITE ET DE GAUCHE

    Miracle supplémentaire, un plus pour le Paradis annoncé, le centre, le Vrai nous dit son géniteur, s’est enfin levé.

    Encore qu’il ait toujours existé, du moins depuis les années 45/70…quand bien même les Français n’ont pas eu le loisir ou le discernement assez subtil pour s’en rendre compte.

    Non seulement, donc, le centre a donné de la voix, et même près de 19% de celles des Français, mais encore droite et gauche se tirent désormais la bourre pour lui faucher tout ce qu’ils peuvent.

    Il doit donc lutter, dès sa naissance ou renaissance, pour ne pas passer trop vite de vie à trépas et éviter de laisser dans l’Histoire un fugitif souvenir de parti mort né, mis à mal, dépouillé, aspiré, pompé, mis en miettes par ces rapaces de droite et de gauche…

    D’autant que, durant la campagne, la droite a ratissé jusque vers l’extrême droite et, bien qu’ en faisant la moue au début, un peu du côté des centristes.

    La tactique a bien payé.

    Faite de trouille des incendies de banlieues et de hargne contre tous les profiteurs étrangers d’un Etat Providence alimenté par les seuls Français ou presque. La droite a fauché très large.

    La gauche, elle, sentant sa mort venir, a bien tenté de racler les fonds de tiroir du centre mais en vain.

    A force de vouloir aller vers le centre, la gauche y a perdu sa crédibilité.

    LE GRAND RATEAU

    Scrutin désormais définitivement plié, tous visent, maintenant, les législatives.

    Et de chaque côté, c’est à grands coups de râteau qu’on fait la chasse aux voix.

    La droite, elle, y va en ordre serré, caractéristique d’une unité absolue autour du fric. Ici, on sait ce qu’on défend. Pas de philosophies, pas d’états d’âme, pas d’idéologie ni d’idéologies fumeuses propres aux intellos de la gauche caviar, mais du pragmatisme absolu. L’unité est là, bétonnée. On défend le fric, le profit pour les nantis et ceux qui pensent pouvoir accéder aux classes dites supérieures à force d’heures sup, de mérites reconnus, et d’indispensables copinages avec les élites politiques et économiques bienveillantes avec les plus dociles.

    Mais, nouveauté, on ratisse aussi vers le centre désormais et même vers la gauche. Et on débauche à tout va. On peut, on est vainqueurs et on dicte ses conditions : si vous voulez en être, il faudra en rabattre. Et les futurs et possibles ministrables du centre droit et de centre gauche, voire de la gauche, de se presser au portillon, en y mettant, évidemment, des formes, mais pour la galerie bien sûr.

    La gauche traditionnelle, elle, en appelle aussi au centre, dans la hantise, d’un côté, de l’effet ‘’couteau-entre-les-dents’’ des bolcheviks de la LCR, et convaincue de l’autre, que le salut ne peut plus passer que par un parti centriste élargi, dont l’exemple allemand montre qu’il peut fonctionner…

    Voire : le tempérament conciliateur germain se situe à des années lumières de la morgue vindicative et de l’obstination chicanière gauloises.

    Il ne manquait plus que les Verts qui ont complètement oublié qu’ils prêchent un message d’une urgence absolue, qui devrait faire passer tout ce qui n’est pas environnemental dans la catégorie des problèmes, importants certes, mais notoirement secondaires.

    A force de vouloir se mettre à la politique alors que les problèmes environnementaux n’ont que faire des questions du genre mariage des homosexuels, régularisation des sans papiers et autres hystériques dénonciations des ‘’méfaits des 4X4 pollueurs’’ (1), les paraît-il défenseurs de la planète ont carrément perdu de vue ce qui était et ne devrait être que ce seul but : tout faire, en priorité, pour protéger la vie sur la planète et seulement cela.

    A force de disperser leurs efforts, ils ont fini par faire ce qu’ils disent haïr plus que tout : de la politique politicienne.

    Résultat des législatives annoncé ?

    Comme nous vous le disions peu avant le résultat de la présidentielle : majorité à droite, certes un peu moins que prévu mais tout de même.

    Ouvrir à gauche en invitant des hommes de paraît-il gauche à diriger le pays, fut-ce sur un strapontin, il n’y a rien de mieux pour faire perdre le Nord aux électeurs socialistes qui se disent, désormais, qu’il est possible d’être socialo et de voter à droite. Et ça va voter Sarko encore une fois.

    Les cinq ans à venir se vivront donc sous la houlette de la même chambre introuvable, ou bleu horizon comme vous voudrez, et d’un même président de la même couleur.

    A très peu près en tous cas.

    LA SEMAINE DES 45/50 HEURES.

    Si l’on s’en réfère aux promesses de notre nouveau président…qui seront très fermement tenues soyez en certains, si, gagnant aujourd’hui 1.000 euros net par mois, vous avez besoin, afin de vivre tout simplement, de gagner, disons le modérément, 1300 euros net par mois, il vous faudra bosser…environ 44 heures par mois…

    C’est-à-dire, proportionnellement…comme avant le Front Popu de 1936…

    C’est sûrement pour cette raison que notre nouveau Premier Ministre a appelé son gouvernement ‘’un gouvernement qui est tout le contraire du conservatisme recroquevillé, comme l’en accuse le PS’’, et qui se présente donc à nous, comme un ‘’parti d’ouverture, dynamique, efficace, social’’ n’ayons pas peur des mots.

    A noter au passage, qu’il s’est permis d’utiliser Matignon, un palais de la République qui ne se veut d’aucun parti, pour lancer les législatives en …tressant des couronnes à l’UMP. Ce qui s’appelle user, en fait abuser des prérogatives et avantages inhérents à ses fonctions officielles pour en faire, partialement, bénéficier son propre parti.

    En tout état de causes, tous ces beaux progrès annoncés relèvent d’un stupéfiant progrès social en vérité.

    Faites le compte vous-mêmes et vous verrez.

    Venir des années 36, quand le patronat couinait qu’il ne se relèverait jamais des monstrueux avantages sociaux extorqués par la plèbe, mais qui a digéré les 40 heures sans problème aucun, et se retrouver, 70 ans après, avec une marche arrière à…44 heures par semaine et probablement au-delà, on mesure les progrès que notre ami des travailleurs a fait faire à la République dont la devise est, encore et toujours, Liberté, Egalité, Fraternité.

    Qu’on me montre, même toutes proportions gardées bien sûr, l’Egalité et la Fraternité du traitement, des horaires de travail et des vacances de rêve d’un de nos ministres, ou d’un de nos multiples hauts et moyens fonctionnaires, avec ceux de ma voisine de palier qui, avec un bac plus cinq littéraire, fait des ménages chez SODEXHO (2), pour un SMIC ancien modèle à 1.000 euros nets (3), et, promis juré, je prends ma carte à l’UMP.

    Ne nous leurrons pas.

    On retrouve et on retrouvera, sans cesse, et ce sur la Terre entière, LE même problème et LA même solution.

    Nous avons, d’un côté la droite qui se partage les places et le fric, de l’autre, le prolétariat qui a droit aux miettes, que ce soit en matière de fric, évidemment, mais aussi pour ce qui est de l’emploi.

    La vie dans la France de 2007 c’est très simple.

    Pour les uns, c’est la bonne vie pour les nantis, politiques en tête avec l’argent pour ces derniers, des boîtes privées mais, aussi et surtout, des contribuables avec les impôts imposés par l’Etat…décrié par la même droite.

    Pour les autres, ceux qui leur paient leur train de vie, c’est la fameuse ‘’dignité par le travail’’,qui se traduit par ‘’tu fais ce qu’on t’offre sinon tu dégages et tu crèves’’.

    Et à gauche ?

    C’est pareil en moins criant.

    Vu que, de toutes manières, derrière notre Système mais, en réalité, le Système mondial, c’est bien les actionnaires américains qui imposent leur niveau de vie au monde entier et le dirigent.

    Exemple tout neuf : PSA couinait qu’il perdait des sous cette année et que, donc, lourder 4.200 employés et cadres était IN-DIS-PEN-SA-BLE à la santé, voire la survie de la boîte…

    …en même temps, il vient de faire profiter ses actionnaires d’une augmentation faramineuse de son bénéfice 2006 !

    Vous avez dit entreprise citoyenne ?

    En plus, elle perd des places de marché car elle n’innove plus depuis belle lurette et ne fait même pas de la camelote solide et fiable à 100%, comme les Japonais avec leurs Toyota, Subaru et autres Lexus.

    Une preuve de plus, qui date d’aujourd’hui ?

    Le prix du pétrole vient de grimper en flèche…avant de remonter encore plusieurs fois d’ici août prochain.

    Vous n’avez pas compris pourquoi ?

    Les experts le disent clairement et sans complexe désormais : c’est en raison d’une forte demande des américains qui…partent en vacances.

    Comme en plus, ils dévorent 12 fois plus de combustibles fossiles que tout le reste de la planète (et polluent 25 fois plus), leur demande d’hydrocarbures est particulièrement forte et pèse donc sur la demande…et les prix.

    Faites vous une raison.

    Les riches retraités et actionnaires amerloques (Et européens, russes et asiatiques), dirigent et ruinent la planète.

    Alors, dans tout ça, la droite, la gauche…ça va, ça vient, ça change de veste, ça promet mais ça ne peut pas tout faire, c’est efficace, mais pas pour tout le monde, ça ne trahit pas mais ça change d’étiquette, ça ne trompe pas mais ça évolue.

    Bref, comme disait Edgar Faure champion du retournement d’opinion : ‘‘Ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent.’’

    Trois mots, trois dictons, avant d’aller manger.

    1 : La politique consiste à faire croire. (Machiavel)

    2 : Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas…c’est pour cela que nous avons que des personnes très intelligentes pour nous diriger.

    3 : Enfin, comme disait mon cher papa : ‘’Plus ça change et plus c’est pareil…’’.

    Vous n’aviez pas encore compris ?

    Ca va venir.

     (1) Oui ! Hystériques car nos amis Verts oublient un peu vite que même en se rendant en ville en paisible et familiale Laguna 2.0 essence, ils polluent plus qu’un 4X4 Suzuki ou Toy Rav 4 diesel, et encombrent bien plus qu’eux…et ces derniers prennent bien moins de place que les monospaces familiaux, donnés en exemple vertueux alors qu’ils mesurent en moyenne 4,80 X 1,80 X 1,75m…et dégagent en moyenne 50% de CO 2 de plus que des moteurs Diesel…sans parler des voitures de luxe, à commencer par celles du président de la république, des ministres et de tous les hauts fonctionnaires et directeurs d’administrations, qui préfèrent les moteurs à essence ou, à l’extrême rigueur, les 6 cylindres diesel.

    (2)Une des plus grandes entreprises hôtellerie restauration du monde…où l’on ne trouve pas la moindre trace d’un syndicat…sinon du syndicat des…chefs d’exploitation, c’est-à-dire les adjoints quasi directs du patron et des actionnaires !

    (3) On compte aujourd’hui entre 1,5 million et deux millions de SMICARDS qui, de ce simple fait, dont des PAUVRES. Ou alors, monsieur Sarkozy, est-on riche lorsqu’avec 1.000 euros nets par mois, on peut se payer un loyer, avoir un budget voiture, manger à sa faim avec quelques fruits et légumes puisque le gouvernement le conseille vivement, s’habiller et prendre, tout de même, quelques jours de vacances à la mer ou à la montagne?

     

  • Sarko, Peugeot, Pape et medias: la semaine des erreurs possibles...

    Ach !

    Za gommenz mal !

    Vacances maltaises, Sarko Maltèse, séjour de nabab, vacances de milliardaire…

    On aura tout lu et entendu ce matin à propos des deux ou trois jours de repos (bien gagnés tout de même) du président de la France éternelle sur une bien belle embarcation.

    Quelle idée aussi, après avoir tiré des larmes aux ouvriers en leur promettant le Pérou, ou presque, d’aller se reposer sur un yacht appartenant à un patron qui fait un chiffre de près de 7 milliards d’euros.

    Encore que, tous ceux de cette classe paraît-il ‘’ouvrière’’ qui ont voté à droite devraient plutôt se classer dans la catégorie des cadres moyens et des artisans que dans celle des smicards.

    Mais bon, on comprend, d’ailleurs un peu, au passage, et c’est intéressant, qu'une bonne part de l’élection ou plutôt la différence majeure, s’est jouée, on a le regret de vous le dire, sur une ligne un chouia raciste.

     Vous en doutez ?

    Suivez le guide.

    Les thèmes lepénistes empruntés, et pas du tout désavoués d’ailleurs, par le candidat victorieux, étaient , tout de même, du genre : y en a marre des immigrés qui usent et abusent de la France en tribus organisées, marre des trafiquants des banlieues, marre des brûleurs de voitures…Et on comprend.

    Mais, derrière les mots, sous entendu et sans le dire : tous ces ‘’gens-là’’ sont d’origine nettement méditerranéenne et même au-delà, eh oui, puisque bien définis, et même désignés, stigmatisés par les termes ‘’racaille’’ et ‘’nettoyage au karcher’’ non ? Même si, il faut le reconnaître, ces termes visaient uniquement les délinquants et pas l’ensemble des banlieues.

    Faux tout ça ?

    Bon. D’abord, cela n’innocente évidemment pas les, n’ayons pas peur des mots, terroristes de tout poil, qui incendient les bagnoles de pauvres (1), volent impunément la Sécu en utilisant à 25 la même carte Vitale, et appellent à l’aide SOS racisme dès qu’un des leurs se fait remonter les bretelles parce qu’il tire au flanc du 1° janvier au 31 décembreTout cela est vrai. Et fait le quotidien et les craintes légitimes de pas mal de Français, de souche ou immigrés eux-mêmes.

    Et les discours de Le Pen sur l’insécurité et celui de Bayrou sur la France qui travaille, ont carrément été récupérés et tout le monde l’a dit, y compris le bénéficiaire lui-même.

    Cela dit, et pour revenir à nos poissons, pour éviter une ‘’petite erreur’’, il eut bien mieux valu que notre nouveau président allasse se reposer, comme certains l’ont dit, dans un monastère où il aurait pu conserver son anonymat dans une paix présidentielle sinon…royale.(Il y a des mots comme ça…)

    Certes, la gauche lui aurait balancé qu’une fois de plus, on voyait là une nouvelle manifestation de l’amitié éternelle entre le sabre et le goupillon mais, de toutes manières, même s’il avait été coucher dans un camping, il se serait toujours trouvé un commentateur qui lui aurait reproché l’hypocrisie du geste.

    Néanmoins, en pratiquant ainsi, l’habileté n’était pas du tout au rendez-vous de cette nouvelle page de l’histoire politique française. Mais plutôt le copinage non pas avec les travailleurs qui ont voté mais pour l'entreprise qu'on ne voit pas se faire refuser quoi que ce soit alors qui'elle est si aimable.

    Giscard connaissait la valeur de certains gestes. Il savait, lui au moins, aller conter fleurette à des couples anonymes qui lui préparaient les fameuses omelettes aux morilles ou aux truffes et jouer de l’accordéon en pull à col roulé dans le métro parisien.

    Dommage, il est vrai, que ses essais n’aient jamais été transformés. Ce qui a bien convaincu le petit peuple que ces gestes ne servaient qu’à amuser la galerie.

    Hélas trois fois ! La classe élue par le peuple ne comporte que des riches, hormis les hurluberlus d’extrême gauche.

    Et les riches et a fortiori super riches ne sauront jamais oublier qu’ils appartiennent à une espèce différente. Définitivement plus haut placée que la masse grouillante des minables, incultes et malpropres déshérités.

    Liberté ? Egalité ? Fraternité ?

    Décidément, puisqu’il est impossible de changer les hommes, il faudra changer de devise.

    Au fait !  Ah que Johnny fils du peuple a bien compris de quel côté était beurrée la tartine une fois ! De même que tous ses copains, du showbiz et du CAC 40 avec qui il a sablé le champagne à Bruxelles deux fois plutôt qu’une…

    Dommage, tout de même, que tous ces riches ne sachent pas faire quelques gestes et même un peu plus. Ca peut quelquefois rapporter gros, au moins, en matière d’image.

    Mais non ! ‘’Ils’’ ne savent pas faire.

    Il faut dire que leurs ancêtres naturels et directs, les rois n’en faisaient pas plus mais au moins ils guérissaient des écrouelles.

    Quand la Sécu ne rembourse plus, c’est bien commode.

    On aurait dû le savoir pourtant. Faire des gestes, savoir donner, un peu, sinon de l’argent mais du temps, du sourire, c’est déjà savoir donner.

    Et, bon, être riche, c’est savoir prendre…

    On ne peut pas faire deux choses à la fois. Sous peine de faire des erreurs.

    BALLE DANS LE PIED OU HARA KIRI ?

    Tiens, en matière d’erreurs, de gestes et de rapport financier, Peugeot vient de faire pareil.

    Mais en plus bête encore.

    Lourder des prolos, et même 4.000 après en avoir lourdé 3.000 l’an passé, c’est normal dans un système de fric.

    Problème : aujourd’hui, on vire aussi les ingénieurs et cadres divers. Qui en sont tombés de l’armoire. Habitués qu’ils étaient à se croire partie intégrante de la classe supérieure alors qu’en cas de crise d’avidité des actionnaires, ils ne sont que des esclaves qui coûtent cher à nourrir.

    Problème, pour Peugeot et ses gloutons, cette fois ils se tirent une balle dans le pied. Au moins.

    Tous ces cupides ne se sont pas encore rendu compte que pour bien vendre des bagnoles et devenir numéro un de la planète automobile, il fallait faire comme Toyota : fabriquer solide et abordable.

    Trop compliqué pour des rapaces qui ne visent que l’intérêt immédiat. Ils préfèrent fabriquer du clinquant, de l’à peu près plaisant et pas trop cher.

    Mais solide, durable, fiable, ils ne connaissent pas.

    Il faudrait leur apprendre à lire, sinon dans l’esprit des acheteurs, du moins dans les statistiques : si Porsche, BM, Audi, Mercedes et surtout Toyota vendent bien et de plus en plus, c’est, en TOUT PREMIER LIEU, grâce à la réputation de solidité de leurs modèles.

    Voyez Toy : un Land Cruiser indestructible, un Picnic quasi éternel, une Corolla indémodable et incassable, un Lexus costaud impossible à copier…

    Peugeot, mais aussi Renault et Citroën, plutôt que de satisfaire les appétits de leurs tribus d’avides indécrottables, devraient plutôt leur apprendre que les malins capitalistes du début du siècle dernier savaient miser un peu pour gagner beaucoup…mais à long terme.

    Les Japonais font de même. Ils investissent dans le R et D. Et seront toujours les meilleurs, car ils se sont fixés le but de l’excellence…à juste prix.

    Peugeot, lui aussi le savait pourtant. Dans les années 30-50, si les citroënistes appréciaient les idées géniales et futuristes, les peugeotistes affectionnaient le solide.

    Cela n’a pas duré.

    Quoi que…

    Chez Renault on a un peu tenté : avec bien du retard, on a construit la Logan. Solide car utilisant des composants mille fois éprouvés, garantie trois ans et pas trop chère…

    …Sauf que, après le gros succès du début, son prix maintenant, augmente …

    Là aussi, après avoir constaté que le pouvoir moyen mondial était en baisse et fait du neuf pour faire face à une nouvelle demande, on n’a encore rien compris et on déraille de nouveau.

    En visant maintenant, avec Peugeot et Citroën, les marchés étrangers… où…les étrangers sont bien meilleurs qu’eux.

    Exemple, les Japonais, Toyota en tête, concoctent déjà des bagnoles solides 3 ou 4 mille euros !

    Les constructeurs français ne pigeant rien à leur marché, vont tenter de s’installer chez les autres pour faire mieux que les locaux…alors que ces derniers en savent bien plus qu’eux…

    Et ce pour plaisir à leurs actionnaires…

    Erreur ?

    C’est pas une balle dans le pied, c’est du pur hara kiri !

    Qui disait qu’en France nous avions la droite la plus bête du monde ?

    Marx en disait autant qui comparait le capitalisme à un dragon qui se dévore lui-même.

    Logique : à force d’exiger du 15 à 20% d’intérêts de leurs actions, les fortunés de la planète semblent ne pas savoir qu’ils l’entraînent à la ruine généralisée.

    Pour une raison bien simple : il n’y a aucune limite à l’avidité.

    Mathématiquement, donc, la seule limite, c’est l’explosion de la machine qu’on fait tourner trop vite et à qui l’on demande trop.

    CHOISISSEZ VOS COPAINS.

    Tiens ! Kif Kif les heurs sup.

    Ceux qui voudront faire 4 heures de plus par semaine gagneront…100 euros de plus par mois. Mirifique non ?

    Mais sans repos particulier pour compenser évidemment.

    Et s’ils veulent gagner plus, encore que les heures sup peuvent être exigées donc impossibles à refuser, eh bien il faudra qu’ils fassent une croix sur la vie de famille, les vacances et autres moments de détente.

    Même pas à Malte ?

    Même pas.

    Faudra trouver le temps.

    La preuve, le nouveau président lui n’aura eu que deux jours.

    Plus grave. Comme le yacht était loué…150.000 euros la semaine (2), il va bien être obligé de travailler plus pour gagner plus et pour payer ce qu’il doit.

    Ah il a été invité ?

    Evidemment bien sûr, dans ces conditions...

    Vous savez désormais avec qui il faudra vous faire copain.

    PENSEE ET RELIGION UNIQUE

    Et le Pape dans tout ça ? Qu’en dire ?

    Oh pas grand-chose.

    Sinon, nous disent les journaleux, qu’il va au Brésil pour s’opposer au rouleau compresseur des églises évangéliques…

    ‘’…Et des SSSECTES qui exploitent la misère des favellas et promettent des miracles ‘’, nous a affirmé Eric Valmire, correspondant sur place de France Info.

    Ce distingué plumitif, a très certainement été illuminé par la grâce au point qu’il a oublié que Benoît XVI qu’il encense, est le premier a crier ‘’Au miracle’’ pour canoniser fissa son prédécesseur et pour avaliser toutes les autres merveilles miraculeusement lourdaises, que les medias prennent désormais très au sérieux, sûrement en toute indépendance d’esprit à l’égard de leur lectorat de pensée catholiquement majoritaire sinon unique.

    Les sectes sont-elles les seules à croire aux miracles et pas les ‘’grandes’’ religions ?

    Cherchez l’erreur.

    Ce qui nous ramène à l’éternel problème : l’indépendance journalistique est-elle soluble dans la démocratie ultra-libérale ?

    Non ?

    La preuve ?  80% des medias sont entre les mains de MM. Bouygues, Lagardère et Dassault.

    Totalement à l’opposé de ce que de Gaulle et les gouvernements issus de la Résistance voulaient et mis dans les lois (et les aides accordées aux journaux), lorsqu’ils ont ainsi manifesté, en 1946/48, leur volonté que les medias ne dépendent plus, comme avant et pendant la guerre de 39, de groupes de pressions financiers, politiques ou religieux.

    On a d’ailleurs beaucoup ri, jaune il est vrai, il y a quelques jours, en entendant sur Europe 1, d’autres journaleux s’auto congratuler de ‘’l’indépendance des medias  pendant la campagne‘’…

    Alors que durant des mois, les ‘’petits’’ candidats étaient relégués aux heures où personne n’écoute, et que, avant que la date officielle ne soit atteinte, certains ‘’gros’’ candidats, et le plus gros en particulier pour ne pas le nommer, ait bénéficié de temps non compté du fait de son appartenance au gouvernement.

    Sans parle de la place dans les journaux…tartinage et bourrage de crâne sont les deux mamelles des bonnes élections.

    Parti unique, gouvernement unique, media unique, pensée unique, religion unique.

    Tout va bien. Comme ça, pas d’erreur possible.

    Plutôt que différents repères entre lesquels les ignares risquent de se perdre, mieux vaut un repère : UNIQUE.

    Un dernier mot : Laure Manaudou a quitté son coach.

    Pour aller retrouver son amant de Vérone.

    Avec qui elle désire vivre un grand amour.

    Et, aussi, a-t-elle précisé, avoir un enfant.

    Mais, petite erreur ou problème de compréhension de notre part, elle ne veut pas se marier.

    Par crainte d’être déçue par son nouveau coach de cœur ?

    Mais alors ? J’angoisse !

    Comment peut-elle aspirer, comme nous l’a doctement asséné la psychanalyste de service sur France Info, à une vie enfin équilibrée comme toute femme qui désire enfin se fixer un jour et construire du durable ?

    Si au départ, elle se garde une porte de sortie…

    Erreur possible ?

    En tous cas, son avenir financier, lui, est paisible.

    Elle est arrivée à son rendez-vous amoureux dans une Maserati Quatroporte à 120.000 euros noire métallisé.(3)

    Ah, elle n’était qu’invitée elle aussi ?

    Oui mais bon, elle a d’excellents amis bien à l’aise non ?

    C’est ce qui compte après tout.

    Là, faut pas faire d’erreur.

    Sinon vous rentrez à pied.

    Et si, malheureusement, cela arrivait ?

    Eh bien il faudra peut-être un jour s’y faire.

    Cela montrera qu’avec un peu de volonté, on peut être riche mais, si l’on fait de regrettables erreurs, l’on sait aussi rester peuple.

    Les medias sauront bien vous arranger ça…

     

    (1) ‘’Seulement’’…200 la nuit dernière s’est gentiment félicité le nouveau ministre de l’Intérieur interviewé sur France Info..

    (2) 44.000 euros pour deux jours, soit,…quatre ans de travail à salaire (SMIC) plein, pour se payer ce week-end de rêve.

    (3) …à 1.300 euros en option…

  • Débat, présidentielles: grands perdants et questions pas posées.(Un tantinet mis à jour le 6)

    -Ca y est. C’est fini et…il a gagné !

    -Quoi ? Déjà ? Et le vote alors ?

    -Pas vraiment nécessaire vous savez.

    -Vous croyez que le débat suffit ? Et elle alors ?

    -Allons, allons. Pas d’optimisme exagéré pour les partisans de Ségolène.

    Ce n’est pas écrit dans les astres mais à notre pifomètre, c’est nettement plus sûr. Comme si c'était fait.

    Les chances de Sarko sont nettes. Les centro-extrémistes de Bayrou et Le Pen et les rancuniers et/ou pêcheurs à la ligne feront la différence...

    Curieux d’ailleurs. Pour les avoir pas mal fréquentés il y a des lustres, on pensait les lepénistes et les soit disant centristes, tout de même plus malins que çà.

    Jurer cracher que Ségolène est le type même de la femme au couteau rouge sang entre les dents, ça ne fait même plus rigoler.

    Croire qu’elle ne sera pas forcée, un jour ou l’autre, de s’incliner bien bas, malgré et en dépit de moult gesticulations, devant le rouleau compresseur américain doré sur tranches, c’est d’un bête…Cela relève désormais de l’aveuglement le plus stupide voire de l’intox pure et simple. Il faut dire que d’un côté comme de l’autre ça n’est plus tellement étonnant,…

     

    Bref : Sarko tient la corde et la distance.

    Même s’il n’est pas question de prétendre, comme l’ont vilainement susurré certains extrémistes des deux bords, que le fait qu’il ait été, il y a peu, ministre de l’Intérieur et qu’il ait adoubé à sa place un de ses plus dévoués fidèles, pourrait l’aider de quelque manière que ce soit. Pas de ça chez nous disent les experts, heureusement..

    Ceci dit, on peut s’inquiéter tout de même. Ne serait-ce qu’en raison du fait qu’une bonne douzaine de mairies ont opté pour les machines à voter d’une efficacité redoutable pour qui sait utilement s’en servir.

    On sait trop bien ce que cela a donné aux Etats-Unis. Sans oublier les craintes des scientifiques et experts, des vrais ceux-là, qui font plus que mettre en doute l’honnêteté de ces engins…voire de celle de certains qui pourraient être tentés d’en user de peu orthodoxe manière.

    Bon, on ne va pas faire de procès d’intention ni affirmer sans preuve mais qui veut la fin veut les moyens non ?

    Et si, évidemment, les consignes ne sauraient être données du plus haut niveau, ces choses-là ne se font pas dans une bonne démocratie, nous, justement, on se méfie. Certains bien intentionnés et impulsifs de base, pourraient être prêts à tout pour plaire au chef.

    D’ici à ce qu’une cavalcade de recours en annulation nous donnent à rigoler dans les mois qui viennent…

    DRAPEAU ROUGE ?

    Cela dit, c’est sûr que l’appellation de bolchevik, même si elle ne fait même plus marrer les gamins des Cours Préparatoire, fait toujours de l’effet auprès des cuculs la praline qui ont peur du noir…et du drapeau rouge évidemment. Et puis, c’est si utile pour foutre la trouille. Un vote de péteux vaut un  vote de pas péteux après tout.

    Comme si dans un monde ou le communisme se marie désormais fort élégamment avec le capitalisme, voir en Chine ou au VietNam, les effroyables dangers d’une supposée résurgence des communards, des tribunaux du peuple, de l’autogestion et de la lutte des classes pouvaient seulement s’imaginer. Et, a fortiori, exister. Enfin bon…

    Il n’y a plus guère que les malheureux Cubains qui puissent en parler d'expérience (malheureuse...), avec leurs deux sinistres zèbres aux commandes. Enfin deux, disons un et quart…

    Or donc nous disent certaines gazettes, préparez-vous les gars, si vous votez Sarko, à déchanter assez vite. Tout comme si vous votez Ségo susurrent les autres. La différence ? Vous déchanterez plus vite avec lui qu’avec elle mais au final…c’est vous qui passerez à la caisse. Et pas pour encaisser…

    Car rappelez-vous…enfin si vous avez un peu suivi ces envoutantes pages de campagne.

    TROIS HUIT OU DEUX DOUZE ?

    Nous, on a beaucoup rigolé lorsque le candidat a visité une usine de tuyaux d’acheminement de…produits pétroliers, évidemment.

    Il a promis aux ouvriers, qui, on l’a vu à l’écran, ont applaudi très mollement et on a compris pourquoi : ‘’Je lutterai contre les délocalisations a-t-il fort bravement dit.’’

    Nous, on a applaudi très fort….sauf qu’on s’est ensuite posé la question : ‘’Tiens, pourquoi il ne l’a pas fait depuis cinq ans, officiellement,  qu’il est aux manettes ?’’.

    Ca, c’est une question que Ségolène ne lui posera pas car les délocalisations, les copains, vont nous pendre au nez pour encore 30 à 60 ans, si les Chinois, les Indiens et tous les pays de crève la faim continuent à ce rythme. Et avec des chefs de gauche comme de droite. Car lutter contre équivaut à traverser l'Atlantique en soufflant dans votre grand voile..

    En plus, et sans rire, il a ajouté : ‘’Je sais très bien qu’avec 1200 euros, on ne peut pas vivre…''

    Ah bon? Pourquoi, alors, avoir permis que cela soit l'intangible loi depuis cinq ans?

    Par ailleurs, avec ce constat, et si on le suit bien, il s’adressait donc à un groupe de morts vivants puisqu'ils ne gagnent que…le SMIC.

    Par contre, on a applaudi encore plus fort lorsqu’il a ajouté : ‘’Vous gagnerez plus en travaillant plus.’’

    Mais, en réfléchissant un chouia, on n’a plus rigolé du tout. Car dire ça à des gars qui font les 3X8, ça signifie que s’ils veulent gagner plus ils devront faire au pire…les 2X12…ou quelque chose comme ça !

    Ce qui veut dire qu’au mieux, on va retourner à la semaine des 39 voire des 40 heures, et, pourquoi pas pour concurrencer les Chinois, à celle des…soixante heures.

    Certes, on va gagner plus mais avec 60 heures par semaine, on va clamser en 10/15 ans de dur labeur, au lieu de 20/30, avec pas mal de consultations et d’ingurgitation de médicaments non remboursés, voire de séjours dans les halls d' hostos pour pauvres dans l’intervalle. Mais bon, privatiser les gains c’est collectiviser les pertes n’est-ce pas ?

    Les journalistes, tous indépendants cela va sans dire mais mieux encore en le disant,  n’ont pas moufté…

    Les 1200 euros, ils ne savent pas ce que c’est. Quant aux 60 heures par semaine…

    Un avenir radieux on vous dit.

    Et cette question ne sera pas posée, bien sûr…

    Quoi encore ?

    Bon, on ne va pas en rajouter, il y en avait tellement.

    FINANCEMENT ?

    Et de l’autre côté ? Ce qui nous incommode chez la candidate, c'est déjà son affection assez inconvenante pour le dangereux paraît-il gauchiste Tony Blair et ses méthodes américano britanniques, lequel, on l'a vu hier soir dans les petites lucarnes, est passé maître dans l'art de creuser les fractures sociales, génératrices de fortunes à 10 milliards de centimes l'appart et d'un système de santé à deux vitesses qui fait que les cadres moyens britanniques, ou ce qu'il en reste, s'en viennent sur le continent faire traiter leurs urgences.Sans oublier les sacro saintes mobilités et de l'emploi et des petits et moyens boulots, dont les smicards, moins nantis encore que chez nous, sont priés, pour l'éternité, de se mettre dans le crâne qu'ils ne seront jamais les leurs plus de six mois d'affilée avant la porte. La croissance de...3% (Marvelous isn't it...) est à ce prix !

    Et puis, ce qui dérange chez mame Ségolène, c’est le financement des chamboulements qu'elle veut apporter et qui vont coûter bonbon.

    Non pas qu’il y en ait des masses de chamboulements, mais tout de même.

    Soit elle va faire payer les entreprises…et les délocalisations vont encore s’accélérer. A moins d’instaurer une brigade financière spécialisée chargée de sauter sur le poil des délocalisateurs avant qu'ils délocalisent. Soit, pour les amadouer, elle va faire des petits cadeaux aux patrons, lesquels cadeaux devront bien, de toutes manières, être payés par…vous et moi.

    Car la dette est là et bien là. Aujourd’hui, près de mille cent milliards d’euros. Et sans les banques pour pouvoir la renégocier. Elles sont bien trop occupées à mettre en place le nouveau système qui va vous contraindre à payer TOUS VOS ACHATS UNIQUEMENT PAR CARTE VOUS AVEZ BIEN LU, et de plus en plus cher. Histoire de vous pomper encore plus d'oseille et de vous fliquer un peu plus  facilement. Tiens ! C'est une question qu'elle est bonne et qui n'a pas été posée non plus.

    A noter, d’ailleurs et juste entre parenthèses, que ladite dette s’est mise à grimper vertigineusement lorsque…le candidat cité plus haut était à…Bercy. C'était juste pour dire…

    Donc, affirmer maintenant que la gabegie c’est les autres…Un peu gros tout de même.

    De toutes manières, face au rouleau compresseur des fonds de pensions US et des compagnies pétrolières encore US et autres super-hyper marchés toujours US, Ségolène ne nous dit pas comment elle fera face…et si, seulement, elle pourra. Et, à notre humble avis, elle ne pourra pas. Souvenez vous de Jospin  pour Wilwoerde....

    A moins de rejoindre le groupe des pays non alignés genre Venezuela, Cuba, et autres Mongolie Extérieure, République Centre Africaine, Afrique de l’Est ou de l’Ouest, Sri Lanka et  Bengladesh.

    Possible d’ailleurs, quoi qu’on en pense, mais bizarroïde et très mal vu des blancs occidentaux bien propres sur eux.

    Et a fortiori des Européens qui se sentiraient très très mal.

    Cette question, ne sera pas posée, et ne l'a pas été, bien sûr.

    Pas plus que celle du référendum ni fait ni à faire, mais qu’il faudra bien refaire mais sous une tout autre forme.

    Mais sous laquelle, je vous le donne Emile ?

    Duraille de le proposer sous forme de référendum, avec quelque chance de le voir accepté…

    Encore que…Et puis, il sera si facile de faire faire le boulot par les députés eurpoéens qui se feront un plaisir de le faire pour vous en disant que c'est la volonté de la majorité...d'eux-mêmes, à défaut du peuple lequel, tout de même, a franchement dit non il y a deux ans à peine....

    Voili voilou.

    Vu les résultats, on se dit que voir les extrémistes de droite et les centristes ''de gauche'' réclamer du social en votant pour la droite qui promet elle aussi du social nous fait hurler de rire.

    Pour n’en pas pleurer.

    Bon.

    En résumé, on rappelle les deux scoops de notre papier : UN, meilleur ou pas c’est Sarko qui va passer (1). Deux, toutes ces questions, et pas mal d’autres, n’auront pas été posées et, finalement, ne l'ont pas été..

    Ni avant ni après.

    Un dernier scoop : s’il y aura une perdante et un gagnant à ce loto quelque peu truqué, vous faites partie, vous, du distingué club des grands perdants de l’histoire.

    De toutes manières, c’est vous qui allez écoper.

    Préparez donc vos mouchoirs.

    Mais ça, vous deviez vous y attendre…

    Allez, ça m’énerve.

    Salut ! Je vais chercher mon bois.

    Il est moins cher quand il commence à faire chaud.

    Tiens, en parlant de chaleur. Dernière question pas posée : qu’est-ce qu’on dit aux Indiens et surtout aux Chinois qui nous emmouscaillent avec leurs délires de croissance à deux chiffres alimentée par la combustion hystérique de charbon pourri et leur grouillement de bagnoles plus polluantes que les nôtres ?

    Et qui aspirent comme avec une paille, toutes nos usines qui nous renvoient, bien gentiment, des produits pas chers pour que nos chômeurs puissent les acheter ?

    Pas posée non plus cette question ?

    Au fait, j’ai pas regardé le débat. Je savais tout à l’avance.

    Les questions…et les réponses.

    Qui se résumaient en un seul et même constat : circulez, y a rien à voir.

    Puisqu’il n’y avait rien à voir, alors j’ai rien regardé.

    Si, les Zouzous de Midi. Passionnant....

     

     (1) Vues les dernières nouvelles ( et les résultats officiels), on a été les seuls à le dire dès le 2 mai, grâce à notre sondage exclusif, réalisé à l'aide de notre pifomètre artisanal raremlenr pris en défaut. Vous voyez ? Si vous nous aviez fait confiance, celavous aurait évité bien des angoisses....