Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

JOURNAL-INFO - Page 36

  • Témoins de Jéhovah: mais que fait la Police?

    On en reparle encore des Témoins de Jéhovah ?

    Ben oui !

    Ca vous embête ?

    Si vous en avez un peu assez, vous savez ce que vous pouvez faire.

    Aller, illico, sur TF1,2,3,4,6 vous faire un peu rincer la cervelle, hors de la vue de ces malfaiteurs pas encore en taule mais ça ne saurait tarder, et qui sont tellement infects qu’ils arrivent même à nous infecter, nous.

    A nous contaminer alors que nous n’aimons qu’une chose, la Vérité et avons le mensonge, la magouille, les coups tordus, le bourrage de crâne en horreur.

    Ils nous ont tellement convaincus que, maintenant, régulièrement on en parle.

     

    Grave non ?

    Certes, certes.

    Mais si nous n’en parlons pas, qui le fait, hmmmm ?

    Beaucoup sans aucun doute, mais, hélas, de façon à la fois très équivoque car un peu trop univoque.

    Sans leur donner la parole et en les présentant comme le veut la vox populi.

    Enfin de ceux qui prétendent en sont les porte parole autoproclamés : les associations dites de protection de la famille et de l’individu, les parlementaires, une poignée, qui en veulent à ces hérétiques on ne sait que trop pourquoi et, bien évidemment, les medias style pensée unique.

    Bon.

    On en parle donc.

    Salut si vous allez ailleurs.

    On vous regrettera mais quoi, la vie n’est faite que de déchirements qu’il faut bien assumer pour acquérir la taille d’homme.

    PAS DE CONTREPOISON

    Or donc, les medias bien pensants, tous en fait, ont évité très soigneusement de parler de cet arrêt de la Chambre correctionnelle de Versailles qui vient, à la fin avril dernier, d’envoyer au bois ce pharmacien qui avait licencié son employé, Témoin de Jéhovah, lequel avait eu l’impudence, l’insolence, bref, le front, d’aller prêcher en dehors de ses heures de travail, vu que pendant, il se contentait de faire son boulot.

    Pire, ce zèbre d’énergumène a osé laisser une de ces revues que sa société édite, à un client de la pharmacie qui se disait intéressé.

    Vous vous rendez compte ?

    De quoi intoxiquer gravement ce malheureux. Qui n’aurait même plus pou avoir recours à son pharmacien habituel vu que dans l’échoppe en question, pas trace d’un quelconque contrepoison !

    Normal : il n’en existe pas !

    Pire, du fait de la contagion hautement prévisible, ce seul geste allait, consécutivement, faire disparaître tous les autres clients de la pharmacie de même que le chiffre d’affaires de notre pharmacien ainsi poussé à la faillite.

    Moyennant quoi, pour contribuer à l’assainissement de la société et à la lutte contre le chômage, le pharmacien a mis son employé à la porte.

    Dommage pour lui, comme il se trouve, quand même, que les juges ne sont pas des ânes et qu’ils font le travail que les parlementaires et la fameuse Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations ne font pas, ils ont débouté le pharmacien et donné raison au Témoin de jéhovah.

    Ce qui fait que les medias n’en ont pas parlé.

    CQFD.

    T’as compris le coup ?

    Tu vas mieux comprendre.

    ANGELIQUES EVANGELIQUES

    Des gitans, gens du voyage ça se dit quand on veut paraître tolérant et bien éduqué, ont envahi, eux, le terrain d’un aéroport parisien on ne sait plus lequel d’ailleurs, vue la discrétion de la presse dans cette affaire.

    Discrétion accrue du fait que les gens du voyage en question sont évangéliques et que c’est leur pasteur qui est venu couiner à la ségrégation dans le poste, mais qu’aucun journaleux n’a relevé cette appartenance religieuse, après qu’un imprudent révolutionnaire, l’a tout de même dit au journal du matin.

    Vous savez ce journal où l’on entend parler un peu plus librement car les chefs ne se sont pas encore réveillés vu qu’ils ont le droit, eux, de faire la grasse matinée, mais 5 fois dans la semaine seulement.

    Les grands reporters (quelles tailles) n’ont pas, eux, élucubré, bien sûr, sur la religion de la troupe d’envahisseurs.

    Ils avaient raison. Ces gens-là ne forment pas une secte, ils font partie, un peu sur les bords, de la protestanto-catholicité bien amie de la république laïque, donc d’angéliques évangéliques, et s’ils sont, tout de même, coupables de voies de faits, de bris de clôture, ainsi que de mise à mal d’édifice public, on ne saurait les comparer avec les Témoins de Jéhovah.

    En effet, ceux-là, dans l’Est, ont voulu construire une salle de réunion comme monsieur tout le monde, en déposant un permis de construire dans les règles.

    Alors là !

    Alors là !

    C’était de la vraie provocation non, cette manière de faire ?

    Vouloir faire les choses légalement alors qu’en tant que religion nouvelle (qu’ils disent) ils auraient pu, je sais pas moi, envahir quelque chose, casser des barrières, poser des bombes, molester des douairières, ou brûler des voitures dans les banlieue, eh bien ils ont choisi la légalité.

    Suspect non ?

    Voilà pourquoi la presse en a fait ses choux gras.

    Et les associations de défense alors…

    Conclusion ?

    Vous voyez que si vous avez lu jusqu’au bout, vous avez au moins appris quelque chose de, sinon intéressant, du moins dont les medias qui vous aiment et vous protègent, ne vous causent pas lorsqu’ils le devraient puisqu’ils sont là pour cela et vous font payer cher leur protection et la Vérité qu’ils vous déversent à pleines poubelles afin de vous rendre tous contents chaque matin.

    GAFFE SI VOUS ETES QUINQUAGENAIRE

    Encore un petit coup ?

    Allez !

    Vous avez lu ? Vu ? Entendu ?

    A Marseille, le chauffard dont on ne sait pas encore s’il est simplement chauffard, assassin, criminel, ou homicide, était, lui, aussi un gitan évangélique.

    Lui aussi n’a eu droit qu’à cette précision aux petites heures de la matinée.

    Aux heures où, vous savez, les chefs…etc etc..

    Bon.

    S’il avait été Témoin de Jéhovah, on entendrait parler jusque de l’autre côté de la galaxie non ?

    Tiens un dernier.

    Titre de Var-Matin.

    Parenthèse : non nous n’irons pas jusqu’à nous abaisser à des plaisanteries en rapport avec ce titre de journal qui fait naître bien des vocations fondées sur la recherche des ressemblances de mauvais goûts genre Var-Potins, Var crét…

    Bon on arrête…

    Titre donc, gros titre, à propos d’une suspicion de viol : un quinquagénaire mis en examen.

    Vous avez bien lu : un quinquagénaire.

    Grave non ?

    S’il avait été quadragénaire, il était sauvé.

    Là, cinquantenaire, il est foutu.

    Un quadragénaire, ce ne peut être qu’un quadra. Moderne. Dynamique. Bien quoi.

    Tandis qu’un quinquagénaire, un cinquantenaire pouah, beurk ! , ce ne peut être qu’un vieux dégoûtant, au premier abord et même a priori.

    Un cochon quoi.

    Un coupable donc.

    Et voilà! C’est ainsi qu’on formate, petit à petit, ce qu’on appelle ‘’l’intelligence’’ du grand public.

    D'ailleurs, vous le savez bien: tout ce qui s'attache à la notion de vieux, humains compris, ne peut être que pas bon, inutile, à jeter quoi, tandis qu'à la notion de jeune, se rattache tout ce qui vous sourit, qui est bien propre, génial, géant, super quoi !

    Donc, l’homme est désigné à la vindicte populaire : il est quinquagénaire, et ça suffit à faire de lui un coupable.

    Donc, il ne s’en sortira pas.

    Et s’il était sexagénaire, voire septuagénaire, ce serait pire. Octo...n'en parlons même pas. Non seulement un vieux cochon mais même pas cap...donc, ridicule en plus. Mais toujours bien coupable.

    Faites vous une raison : à partir de quarante neuf ans, vous n’avez plus qu’une année à vivre dans la considération de vos semblables.

    Un an après, vous passez dans la catégorie des suspects.

    Mieux, vous êtes condamné d’avance. Ca fait des économies de procès.

    Toutefois, un malheur ne saurait être irrémédiables, heureusement pour le quidam, la chance était, tout de même, un peu de son côté.

    Il n’était pas Témoin de Jéhovah !

    Imaginez un peu si, en plus, il l’avait été !

    Au fait, Var-Matin est le journal dont la spécialité est de les attaquer, tous azimuts, les Témoins de Jéhovah.

    Pourquoi ?

    On ne sait pas trop, même si on se doute un peu.

    De toutes manières, comme toute la PQR et même la PQN font de même…

    Encore des qui n’ont même pas la reconnaissance du ventre ces journalistes.

    Avec le fric que les Témoins de Jéhovah leur font gagner...

    Il nous reste encore un peu de place pour rappeler que les medias sont bien méritants allez, de s’échiner ainsi à protéger le petit peuple. En particulier contre les sectes qui sont LE danger quoi menace la planète, l'Univers entier, notre si chère galaxie, la Voie Lactée.

    Et notre planète, tout le monde le sait, n'a évidemment rien à craindre du chômage, de l'ultra libéralisme, de la corruption de ses élites, de la démagogie, de la pensée unique, de la fracture grandissante entre riches et pauvres, de la précarisation qui s'accroit, du formatage des esprits par les medias, du contrôle informato électronique accru des masses, de la standardisation des''valeurs'', massive elle aussi, bref, de toutes ces choses dont nous parlent, certes, les télés et les journaux, mais de temps à autres seulement, pour relancer les ventes mais qui ne s'y attardent pas trop.

    On ne mord pas la main qui vous donne à manger.

    Surtout lorsque la bouffe est copieuse....

    Hélas, comme les juges se mettent à dire que les Témoins de Jéhovah ne sont pas de dangereux criminels, ni suspects de quoi que ce soit parce qu’ils ont une religion qui n’a que le défaut de ne pas plaire aux ‘’grandes’’ et la ‘’grande presse’’, nous n’avons plus qu’à joindre nos douloureux gémissements aux hurlements hystériques des medias.

    ‘’Mais que fait la Police ?’’.

  • Ethanol, garagiste sans permis: la logique triomphe

    Un garagiste qui roule sans permis qu'il ne peut plus passer. De l’énergie propre dans nos champs alors que nous payons le pétrole toujours plus cher. La logique est partout. On vous raconte pourquoi.

     

    Ca se lit, ça se raconte, comme une fable de La Fontaine.

    Or donc, un garagiste roulait sans permis depuis trente ans.

    Il fut arrêté par les gendarmes.

    Qui le verbalisèrent.

    Les juges le condamnèrent.

    Accessoirement parce qu’il n’avait pas non plus d’assurance, mais, en premier lieu, parce qu’il n’avait pas de permis.

    La malheureux, pardon, le dangereux contrevenant mais c’est vrai tout de même qu’il ne faut pas exagérer, fut donc condamné, à une amende mais, surtout, à ne pas pouvoir repasser, en fait passer, son permis avant cinq ans.

    Logique non ?

    Comme il n’avait pas de permis, on le condamne pour absence de permis, et…on lui interdit de passer le permis...qu’il n’aura toujours pas alors que la gendarmerie, les juges, les compagnies d’assurance et la société entière sont désormais au courant.

    On aurait, évidemment, pu le condamner à des travaux d’intérêt général, et/ou à une amende très lourde. Et l'obliger à passer ce permis qu'il n'avait pas.

    Mais non ! Et gare s'il recommence. Il ne pourra plus le passer à vie...! C'est la logique française.

    Pléonasme d'ailleurs. La logique ne peut être QUE française.

    Le raisonnement cartésien ne doit jamais être enfreint.

    Sous peine de décrédibiliser notre réputation de peuple dont la logique est un exemple pour le monde.

    Tatasoeng !

    ETHANOL : ET TA SŒUR ?

    Tiens !

    Les brésiliens du Brésil, pays sous développé et pas malin pour deux sous comme chacun sait, arrivent, quand même, à se libérer du carcan du pétrole en faisant marcher leurs bagnoles à l’éthanol.

    A l’alcool quoi.

    De canne à sucre dont nous, dans les Antilles, nous faisons du rhum. Ou dont nous nous servons pour désinfecter les plaies.

    Ou pour fabriquer, aussi, du pastis, de la gnole, bref, un tas de cochonneries bien savoureuses qui garnissent les poches des actionnaires et vident celles des contribuables trouées autant que le budget de la Sécu.

    Bêbêtes, les Brésiliens, mais futés tout de même.

    Ils tirent la langue aux Arabes, voire même aux Vénézuéliens, ne déboursent pas de dollars, en un mot, sont indépendants énergétiquement du moins en grande partie.

    Et nous ?

    Eh bien nous on continue…

    Certes, les mauvais esprits pourront toujours dire que les Brésiliens avaient commencé à travailler là-dessus dès 75, lors de la première crise eu pétrole, celle au moment de laquelle nous avions promis de ‘’faire tout ce qu’il fallait pour s’en sortir et gagner notre indépendance énergétique’’.

    Mais les sociétés pétrolières, n’est-ce pas, ont dit niet.

    Ethanol ? Et ta sœur ?

    Nous, les spécialistes de l’énergie, on sait ce qui est bon pour l’énergie en général et l’indépendance énergétique en particulier.

    Toue de même, il est un peu facile de dire, aujourd’hui, qu’il faut au moins trente ans pour mettre en place les systèmes adéquats.

    Pour justifier l’immobilisme total depuis cette époque.

    Alors que, justement, il faut bien se décider un jour.

    Certes, aussi, ces mêmes mauvais esprits pourront toujours couiner que, stoppés par la baisse du prix du pétrole, les Brésiliens n’ont entrepris de nouveau d’exploiter leurs cannes à sucre, qu’en 2003 (1).

    A ceci près qu’en seulement trois ans, ils ont réussi ce redressement pour le moins spectaculaire.

    ‘’Et puis, diront nos bons amis pétroliers, nous n’avons pas de cannes à sucre et seulement du maïs, et le rendement n’est pas le même.’’

    Sauf que nous avons, nous, des immensités de betteraves, de jachères et une foultitude de produits végétaux dont nous ne savons que faire, sauf à les brûler dans des incinérateurs ou en décharges plus ou moins contrôlées, en polluant encore un peu plus.

    Alors que, par ailleurs, il est possible de faire jouer l’Europe qui, comme par hasard, s’endort paisiblement lorsqu’elle entend les hurlements des écolos mais prend soin, bien éveillée, des intérêts des sociétés pétrolières.

    Pour cause, arguments bien commodes et mille fois usés, d’emploi, évidemment, de compétitivité de nos entreprises, et, de sacro saint PNB.

    Gouverner c’est prévoir ?

    Et ne pas mentir ?

    Et l’Europe est là pour nous protéger ?

     

    (1) Cité par le dernier numéro de Courrier International.

  • Rondot: comme Lawrence d'Arabie?

    Le général Rondot, accusé d’on ne sait pas encore très bien quoi dans l’affaire pas claire de Clearstream, a refusé de se rendre chez les juges sauf contraint par les gendarmes. Mieux, il a dit qu’il ne répondrait pas aux questions des magistrats.

    Conscient, nous semble-t-il, du rôle de fusible désigné, que tout plein de hautes personnalités ont bien l’intention de lui faire jouer, afin de se dédouaner mutuellement et complètement, nous osons le conseiller. Prudence général ! Vous le savez, vous êtes sur un terrain truffé de mines mais vous n’en possédez pas le plan détaillé.

    Or donc, convoqués par les juges, le général était menacé d’y être conduit, de force, entre deux gendarmes.

    Il a promis de rester muet. L’armée c’est la grande Muette non ?

    Mais il a, tout de même, fait une concession : il a ajouté qu’il en profiterait, en fait de dialogue, pour lire à ses juges, des pages des Sept Piliers de la Sagesse de Lawrence.

    On ne sait s’il a exécuté entièrement son programme mais il nous est paru utile de rappeler ce qui est arrivé au dénommé Lawrence, appelé d’Arabie, dans le rôle éminent qu’il a joué avant la dernière guerre, lorsqu’il oeuvrait aux bénéfice des intérêts de l’Empire Britannique au Moyen Orient.

    Voué très jeune à la défense de son pays, Lawrence a eu, là-bas à cette époque, un rôle hors du commun du fait, premièrement, de ses capacités à fédérer des peuples moyen-orientaux pas très miscibles inter ethniquement voire tribalement.

    En outre, il s’est révélé, sur le terrain, stratège et tacticien hors pair, tout en payant de sa personne, de manière très douloureuse et jamais bien élucidée.

    Pour en arriver à quoi?

    A être déçu dans ses espoirs d’être entendu de ses propres chefs, inconscient, lui aussi, du fait qu’il n’était qu’un fusible dans le grand et bien vilain jeu mené par les puissances occidentales censées apporter la civilisation et la paix (tu parles) aux sauvages arabes.

    Les actions à entreprendre au plan international ont été à l’encontre de ce qu’il préconisait. Et les Arabes qui avaient eu confiance dans sa parole, ont été trompés. Pas par lui, mais par ceux qui tiraient les ficelles. La Haute politique, comme à l’accoutumée.

    La France, l’Angleterre, mais aussi ouvertement ou de manière subreptice, l’Allemagne, la Turquie, la Russie et les Etats-Unis ont tous trempé dans cette affaire.

    Et Lawrence, qui avait donné sa confiance aux Arabes et obtenu la leur, a vu ses plans démolis et les tribus locales déçues et amères, perdre toute confiance aux uns et aux autres et se finir par se plier aux diktats occidentaux.

    Lesquels ont mené les guerres que l’on sait, y compris celle du pétrole qui n’était pas absente des pensées des politiques qui en avaient bien d’autres encore.

    Est-ce cette lamentable histoire que le général Rondot avait en tête en annonçant qu’il lirait les pages de ce compte rendu d’échec à des juges dont il annonçait, aussi, qu’il ne les estimait pas totalement libres de leurs décisions ?

    On ne sait.

    Ce qu’on sait, par contre, c’est que ce fusible ci ressemble assez à l’autre.

    Mais, la fin de l’histoire est encore plus inquiétante.

    Lawrence, lui, est mort quelques temps après son échec, dans un accident de motocyclette tout ce qu’il y a de bizarre, et en tous cas fort bienvenu.

    En effet, lui mort, plus de possibilités de dévoiler quoi que ce soit des histoires secrètes de la haute politique.

    L’on ne saurait mieux faire que de conseiller au général épinglé de ne pas sortir à moto. Voire même de bien vérifier sous sa voiture quand il s’en sert.

    Un chef des services secrets doit bien savoir comment faire en ces circonstances non ?

    Ou alors, tout prendre sur son dos.

    Quelquefois, la survie est à ce prix.

    Après tout, les couleuvres, même les plus grosses,  sont assez difficiles à avaler mais pas tellement à digérer.

    Bon, après tout, on se fait peut-être des idées…

  • SOGERMA: et la reconnaissance du ventre?

    La SOGERMA ferme ses portes. Ou quasiment. Une affaire bien symptomatique de ce que la mondialisation peut faire, lorsqu'elle s'allie à l'impéritie de directions qui ne savent ou ne peuvent prévoir mais engagent les responsabilités et les vies des entreprises et des personnels, en ne risquant surtout pas les leurs ni celle de leurs actionnaires. Alors que l'Etat, actionnaire lui-même dans cette affaire, prêche, par la voix de ceux censés le représenter, pour l'entreprise citoyenne. Tout dépend, évidemment, de ce qu'ils entendent par là. Retour sur (bien vilaine) image.

    Les employés de la SOGERMA ont donc, disent-ils, été choqués UN, d’avoir été CONVOQUéS à Paris, DEUX, de l’avoir été pour s’entendre dire que ce n’était pas la peine de discuter, vu que le site allait fermer et que 80% d’entre eux allaient se retrouver sur le carreau. Certes, avec des reclassements, mais on sait ce que cet élégant habillage signifie.

    Ce qui nous fait penser que : UN ils ont bien tort de se dire choqués vu qu’en termes de multinationale et de patronat, les représentants syndicaux ne sont, tout de même, pas des perdreaux de l’année, DEUX, qu’ils auraient dû, savoir, du moins se souvenir, que la SOGERMA étant une filiale d’EADS, n’est qu’une des multiples ramifications du groupe Lagardère et que le patron, aujourd’hui décédé, père d’une voiture de sport aux performances très relativement spectaculaires, mais aussi de très chouettes et valables bagnoles de Grand Prix des années 60/70, doit sa fortune aux…commandes de l’Etat providence. C’est-à-dire à l’argent des contribuables.

    En effet, les engins Matra, plus véloces que les voitures de l’époque, ainsi que pas mal d’armements, fort sophistiqués, ont fait parler d’eux sur nombre de champs de bataille du monde et enrichi monsieur Lagardère dont on ne peut donc dire que le rejeton n’a pas tellement la reconnaissance du ventre.

    Et les représentants syndicaux ne savaient pas que ce sentiment-là, n’était pas le fort des hommes d’affaires qui eux le sont, très forts ?

    A noter que les contribuables, par le biais de l’Etat en question, sont toujours actionnaires à hauteur des 15% dans le groupe.

    ATTENTION AUX SANCTIONS

    Ce qui nous permet, d’ailleurs de nous étonner, à notre tour, de voir monsieur Thierry Breton, ministre des Finances, donc grand patron aussi d’EADS et de SOGERMA, vitupérer, sans risques de déranger le patronat mais avec bénéfice attendu côté électeurs prochains, de la manière ‘’un peu’’ cavalière dont les employés ont été mis devant le fait accompli.

    Sûr qu’en tant que patron pour le compte de l’Etat dans sa propre entreprise, il n’était au courant de rien.

    A croire qu’il ne fait pas son boulot, ou qu’il est bien mal entouré.

    Plus rigolo encore, on ne peut pas s’en empêcher, il a dit que c’était très très très grave. Et même encore plus.

    Attention, donc, aux terribles sanctions à prévoir !

    Sûr, encore, que le Ministre va gronder très très très fort.

    D’ailleurs, les responsables de la SOGERMA en tremblent déjà.

    Beaucoup, beaucoup, beaucoup.

    Sûr, encore et encore, qu’ils vont revenir en arrière, revoir leur copie et réembaucher tout le monde.

    Sûr, (allez encore un coup…) que les Français vont croire à toute cette histoire.

    Seuls bien contents dans cette affaire, les esclaves du pays qui accueillera les services qui vont, on s’en, doute, être délocalisés dans un pays bien pauvre avec lequel on aura des accords, ou même rien du tout.

    Ou alors, n’importe quel pays étranger fera l’affaire, bien que l’entretien des avions de ligne soit affaire réclamant un soin véritable, ce qu’on ne peut décemment attendre de n’importe quel usine de pays aux coûts de main d’œuvre égaux à zéro.

    Quant à la maintenance des zincs militaires, la Défense Nationale ne verra, probablement, aucun problème qui pourrait se poser côté sécurité pour des matériels de guerre…

    De toutes manières, l’opération permettra au groupe Lagardère de rester compétitif.

    C’est-y-pas ça le but, l’objectif unique et primordial, la légitimation ultime de toute entreprise ?

    Et désormais de tous les états ?

    France en tête ?

    Puisque les actionnaires américains, et mondiaux, l’ont dit ?

  • Eboueurs: y-a-t-il des grèves qui ne dérangent pas?

    Les éboueurs parisiens sont en grève. Raison : les trop-perçus que la mairie leur redemande.

    Une fois encore, les injustement oubliés du bas de l’échelle, viennent nous rappeler que parmi les métiers utiles à la société, ils devraient se situer en tête. En effet, si les policiers font grève, c’est l’anarchie, si les gaziers et électriciens font grève, c’est l’âge des cavernes, si les boulangers font grève, c’est la famine et le régime minceur. Mais si les éboueurs s’y mettent, c’est la chienlit.

    Y aurait-il donc une catégorie de travailleurs qui pourrait faire grève sans que cela importune la nation entière ?

    Il en existe, nous l’avons rencontrée.

    Reportage exclusif de Journal-Info.

     

    Donc, une fois de plus les éboueurs sont en grève.

    Pas assez payés ?

    Pas vraiment.

    En effet, il est fini le temps où le métier était le dernier des derniers après les tout derniers, celui que n’acceptaient que ceux qui ne voulaient pas tendre la main ou qui avaient échappé au bagne.

    Désormais, en plus d’être syndiqués, la technique leur a apporté un relatif confort.

    Celui de n’avoir pas à manipuler, de trop près, les cochonneries de leurs semblables, en clair, les excréments d’une civilisation qui ne sait comment faire pour saloper toujours plus la planète.

    Et puis, côté horaires, on n’en est plus aux heures de nuit complète.

    Par chez moi, il est déjà neuf heures et demie et ils ne sont pas encore pointés.

    Pire, ou mieux encore pour eux, ils se permettent de m’apostropher, pas vers le mois de novembre décembre bien sûr, pour me faire remarquer que j’avais mis dans mon conteneur des choses qu’il m’aurait fallu trier au préalable.

    Cela dit, côté salaire, ils m’ont dit qu’avec deux à trois ans de boîte, ou de mairie pour les régies, ils se faisaient entre 7 et 11.000.

    Pas euros, francs.

    Mais bon, pénible le boulot mais comme tout le monde en a besoin, personne ne rouspète si le service laisse à désirer, ce qui est rare d’ailleurs car ils le font généralement bien.

    Et puis, la trouille qu’ils se mettent en grève tout de même…La preuve…

    Justement, ce qui fait que, et on y arrive, lorsqu’ils la font, la grève, c’est la cata pour tout le monde.

    On ne vous rappelle pas le tableau : conteneurs qui débordent, sacs en troupeaux, paquets crevés, chiens opportunistes, chats gourmets, et même les rats qui s’y mettent.

    C’est la fête aux détritivores...!

    LES DEPUTES AUSSI ?

    Tiens, pourquoi j’ai commencé à parler des éboueurs moi ?

    Ah oui !

    Juste pour dire que lorsqu’ils font grève, tout le monde pleure.

    Eh oui ! Lorsqu’un corps de métier s’arrête, c’est des problèmes pour tout le monde. Enfin tout le monde, les citoyens lambda évidemment.

    Mais il existe, voyez comme on est observateurs à la rédaction, des métiers où jamais, au grand jamais, ceux qui le pratiquent font grève.

    Ainsi, imaginez un peu que ce soit les députés qui se décident à la faire la grève eux !

    Hmmm ?

    Résultat ?

    Eh bien c’est la grosse rigolade pour le pays tout entier !

    Parce que, entre nous, hein, vous pensez qu’une grève de une semaine, voire un mois ou deux, va empêcher la machine nationale de tourner ?

    Vous rigolez non ?

    Et imaginez, plus haut encore, que les ministres, voire même le président de la République se mettent en grève.

    -Pas possible !

    -Comment pas possible ? On ne sait jamais ! Des fois que leurs conditions de travail, leurs patrons, je ne sais pas moi, leur salaire peut-être…

    -C’est eux qui décident !

    -Comment, quoi ? Ils se le votent eux-mêmes ?

    -Normal non ?

    -Et même leurs conditions de travail ?

    -Pareil !

    -Tout alors ? Mais enfin pourquoi ?

    -Parce que ils représentent le pays, qu’ils en ont le droit, qu’ils font les lois et queeueueu, eh bien c’est nous qui payons !

    -Oui mais ils pourraient nous demander notre avis pour leurs augmentations et même pour alléger leurs rythmes infernaux de labeur en faveur du peuple nécessiteux et demandeur exigeant et jamais satisfait.

    -Mais non ! Ils bossent très fort vous savez ! Des fois même en séances de nuit. Si si, c’est vrai.

    -Mais, au moins, ils ont des vacances ?

    -Ca oui. De grandes. Et même quand ils veulent.

    -Ca c’est pas un peu exagéré dites?

    -Mais c’est qu’ils ont de très très lourdes responsabilités vous savez.

    -Ah bon ? Sur leurs sous à eux ?

    -Impossible. Il y a trop d’argent en jeu dans les financements publics.

    -Donc, pas financières non plus? Mais s’ils gèrent mal nos impôts alors ?

    -Eh bien il y a le budget, c’est simple.

    -Quoi ? Comment ? Si je comprends bien, il leur suffit d’augmenter les suivants d’impôts?

    -C’est la loi !

    -Oui mais, quand même, ils ne sont pas contrôlés pour savoir s’ils font bien ou mal leur travail ?

    -Le contrôle du peuple, tout simplement.

    -J’ai compris. Tous les cinq à six ans et seulement par les électeurs, au moment des élections. Mais on n’a pas tellement les moyens de contrôler vous savez. Surtout après coup.

    -C’est la démocratie mon cher.

    -Ben dites donc ! C’est un bon métier ça. Je comprends qu’ils ne font pas grève souvent.

    C’était notre rubrique, si vous cherchez un emploi, tâchez d’en trouver un bon.

    PS : Toute ressemblance avec quelque personnalité ou situation que ce soit ne serait que pure coïncidence.

    Et ne saurait, aucunement, engager notre responsabilité.

    Ben, nous aussi non ?