Entendu sur une radio financière, la radio de l’économie pour les uns, la radio des riches pour les autres, la radio des pauvres pour les vraiment riches, une rubrique, assez croquignolette où l’on parle des produits de luxe qu’on peut s’acheter quand on est milllion..et même plus, milliardaire.
C’est une rubrique où nous avons entendu vanter les mérites des VTT de marque Mercedes, Porsche ou Ferrari à des prix variant de 15.000 à 50.000 euros.
Des vélos à 10.000 ou 66.000 balles…c’est des beaux VTT non ?
On a même entendu dans le poste, dire beaucoup de bien de montres fabuleuses, en métaux fantastiques, usinées pendant des semaines, par des artisans de l’ancien temps avec des méthodes de l’An 3000, aux prix, elles, allant de 100.000 à 500.000 euros !
De 600.000 à trois millions de francs, bigre !
On savait que le temps c’est de l’argent mais à ce point…
Tout ça, non pas pour faire rêver les cadres moyens, encore moins les pauvres (1).
Non.
Pour seulement aider les vraiment riches à faire leurs choix.
Juste une remarque ?
Merci.
On y va.
En général, pour acheter des choses bien chères, on a plus besoin d’argent que de conseils.
Donc, quand on a beaucoup d’argent, et même plus, hein.. ?
D’autant que quand on est vraiment riche, on doit avoir sûrement des choses plus importantes à faire qu’à écouter la radio…
Et puis, quand on est milliardaire, l’information, on n’a pas besoin de l’écouter, on la fait.
Ca c’était la rubrique on rigole avec ce qu’on peut.
(1) : Les medias n’auraient-ils pas le droit, après tout légitime, de nous faire tous divinement rêver ?
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On aide les pauvres
J’ai reçu dans ma boîte à lettres, comme tous les habitants de mon lotissement et de ma ville, une publicité des pages jaunes de la Poste, dans laquelle était inséré un en-cart, de pub aussi, émanant d’une société qui…rachète vos prêts.
Génial non ?
Vous ne vous en sortez pas avec vos échéances ? Vos fins de mois arrivent dès le 15, au mieux ? Vous n’y arrivez plus ?
Qu’à cela ne tienne : si vos prêts menacent de vous asphyxier avant le terme, c’est-à-dire dans 5 à 10 ans, la boîte vous les rachète et vous devenez leur débiteur.
C’est-à-dire que c’est à eux désormais que vous devrez de l’argent, et plus à l’établissement qui vous avait fait initialement crédit.
Chouette non ?
D’autant que les mensualités seront, dès lors, nettement réduites.
Et puis, par exemple, vous n’aurez plus 5 à 10 ans pour vous acquitter mais 10 à 15 ans, voire plus.
Plus commode non ?
C’est vrai, vous finirez par payer encore plus, entre 5 et 10, voire 15% de plus, mais bon, avec le temps, vous aurez appris la patience.
Et ça, c’est entièrement gratuit.
Il y a une dizaine d’années, quand l’inflation avait atteint les 10/12%, on a assisté à un tas de déconfitures d’accédants à la propriété qui n’avaient pas prévu l’accident.
C’est d’ailleurs à cette époque que se mirent à fleurir chez les banquiers, des services de rachats…à des tarifs…
Epoque où, d’ailleurs, il y eut quelque sérieux procès avec certaines qui rachetaient à vils prix des biens que leurs prêts avaient contribué à construire. Joli joli…
Après quelques années de baisse des taux et de retour à la normale, voire au risque de déflation, nous revenons au point de départ.
Oh, c’est tout simple: la pauvreté s’installe.
Ca , c’était actualité de la semaine où l’on nous a dit que tout allait bien et qu’avec l’Europe, tout irait encore beaucoup mieux.
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Confiance Darty
Darty vente ses écrans plats.
Et, au passage, ses prix qui, dit-il du moins, le sont tout autant.
Il ne se vante pas, dans le contrat-confiance, des quelques bugs de sa pub pour cause de platitude de de son SAV..
Or donc, il y a deux ans, ne pouvant résister plus longtemps à la si merveilleuse mode des téléphones portables, j’en ai acheté deux.
Ils, ont vécu…deux ans.
Bien qu’étant d’un modèle soi-disant robuste, fiable, durable et tout et tout. Modèle 200 grammes au bas mot, d’ailleurs, ce qui laissait présager une solidité plus certaine que ces poids plume si légers qu’on en oublie qu’on les a en poche.
Confiants dans le fameux contrat-confiance, j’ai demandé à monsieur Darty de les réparer. Quitte à payer bien sûr, la garantie étant forclose depuis un an.
Réponse : ‘’Le modèle ne se fait plus. Les pièces on ne les trouve plus.’’
''Mais, il n'est pas possible d'en demander,de voir, bref, de faire quelque chose? Après tout, ils n'ont que deux ans!''.
Réponse, très fine:
''Oui mais quand vous les avez achetés, ils avaient déjà trois ans. Donc, au bout de cinq ans, vous savez...''
J'ai compris, les téléphones portables ce doit être comme les chiens: une année de leur vie vaut 7 ans de la nôtre.
Donc, mon téléphone portable avait 35 ans.
C'est-à-dire que dans l'espèce humaine, il ne serait pas vieux mais gare, dans un an ou deux...
Fini la belle vie.
Sauf pour les athlètes de haut niveau.
Comme je ne le suis pas, ni mon téléphone portable non plus.
Je me suis fait une raison.
C’était la rubrique on vous vend de la camelote, on vous dit n’importe quoi mais on vous prend vos sous.
Maurice CARON -
Ecureuil gourmand.
Compte chèques : surprise !
La Caisse d’Epargne rémunère les comptes courants à raison de, ne riez pas, O,5 % ? 1% ? 1,5% ?
En fait, on ne sait pas tout à fait bien.
Certes, on va nous l’expliquer en long, en large et en travers. Avec des arguments qui seront, sinon très satisfaisants pour l’escarcelle des clients, du moins fort appréciables pour l’auto-promotion de la maison auprès d’un public qui recèle encore tout plein de clients potentiels.
Car, comme, chacun sait, l’Ecureuil a les dents longues…
Tout compte fait, - c’est la formule ad hoc -, cela va rapporter à vous ou moi, dans les…disons 30 euros par an en forçant un peu.
De quoi faire la fête non ?
Il aime les noisettes l’Ecureuil.
Et nous on travaille pour des prunes.
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Les gourous
21 morts dans un incendie qui a éclaté dans un immeuble abritant, selon les avisés commentaires journalistiques, des immigrés.
Hasard ?
Sûrement pas.
Ce genre de drames a peu de risques de survenir dans le XVI°…
Mais bien plus souvent, et plus encore dans le futur, dans les taudis où notre civilisation cantonne tous ceux et tout ce qu’elle ne veut pas voir.
Tout ce qui, en fait, la condamne.
Immigrés ou pas, réprouvés et dérangeants dans tous les cas.
La compassion officielle, tout à fait louable, est, néanmoins, comme tous les sentiments dont se farde notre civilisation: elle n’a qu’un temps. Celui nécessaire pour faire la une, ou, au mieux, sécher quelques larmes…
Si tant est bien sûr…
Le traitement de cette information est, une fois de plus, symptomatique, de l’attitude des medias, et de ceux qui les représentent, vis-à-vis des petites gens et des drames qui les accablent.
15 morts, c’était un drame. 21, c’est la catastrophe, tout en étant une aubaine de plus pour les fabricants d’encre, de papier et de temps d’antenne.
Pas autant, il est vrai que pour une mort célèbre de la semaine passée.
Car il faut bien en convenir : la mort d’un pape vaut bien mieux qu’on s’y intéresse que celle de 21 anonymes, gris ou noirs qui mieux est.
Et pour des blancs ?
L’émotion sollicitée aurait été plus ample mais guère plus.
Même, et surtout, morts, les individus continuent à peser leur poids d’euros, de dollars ou de ‘’gloire’’.
Quoiqu’il en soit, un ou deux carbonisés, n’auraient mérité, tout au plus, que 5 à 10 secondes d’antenne et une demi-colonne en page deux.
Et 21 indemnes, tout simplement parce que l’incendie aurait eu lieu en leur absence, n’auraient eu, évidemment, droit à rien. Et même moins que rien.
Ce qui n’aurait nullement empêché leurs conditions de vie, cause possible de drames, de rester… dramatiques et menaçantes.
Une fois de plus, on se heurte à la hiérarchisation médiatique par excellence de la douleur, en un mot des valeurs, ou de ce qu’il en reste.
Un enfant battu par son beau-père vaut mieux qu’un vieillard renversé par un scooter et les familles explosées par les divorces en France, n’intéressent personne alors qu’en Bosnie Herzégovine, elles donnent lieu à des ‘’grands reportages’’ qui tirent des larmes.
Dans quel monde vivons-nous donc ?
Tout simplement dans un monde où tout est à vendre et à acheter.
Désormais, de façon obligatoire.
Jusqu’aux consciences et aux opinions.
Et les medias apprennent, désormais, au petit peuple, ce qu’il faut admirer, aimer, craindre ou haïr, et ce sur quoi il faut s’apitoyer, s’attendrir et, bien sûr, qui il faut mépriser, ou, selon les cas, à qui venir en aide, en mettant la main à la poche si nécessaire.
Big Brother est pour demain?
Mais non ! Il est là voyons!
Aujourd’hui !
Et il est encore plus malin que le modèle qu’avait imaginé Aldous Huxley.
A moins que cela ne soit vraiment nécessaire, il ne s’impose pas par la force…visible.
Non.
Désormais, pour mieux se faire accepter, il se déguise. Mieux, protéiforme comme pas un, il sait prendre tous les aspects, toutes les apparences, refléter voire dupliquer toutes les couleurs, toutes les opinions du grand public, afin de lui faire croire qu’il le représente. Et de lui servir ensuite de porte-voix.
Les medias disposent ainsi de l’argument massue qui légitime toutes leurs initiatives, tous leurs choix, et bien sûr, toutes leurs dérives :
‘’Le public, a le droit de savoir. L’information est notre mission. Nos lecteurs – cherzauditeurs et téléspectateurs – nous le demandent, l’exigent. Ce n’est pas nous qui l’exigeons, c’est EUX. Le grand public.’’
Il ne suffit donc plus que de former, de formater cette exigence-là et de l’exprimer ensuite en porte-paroles auto-proclamés.
La boucle est bouclée.
On n’est pas très sûrs que l’information y trouve son compte.
Les…informés encore moins.
Mais qu’ils dorment tranquilles.
Désormais, ils ont des guides sûrs.
Vous avez dit gourous ?