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  • Carla, Sarko, Zoé...la grande (dés) illusion?

    Alors, comme ça, Cécilia a été remplacée à vitesse supersarkosique ?

    Ben oui.

    Nous qui avions écris toute la compassion que nous inspirait les affres (supposées désormais) de malheureux homme trompé…

    C’est donc la grande désillusion après la grande illusion.

    Pôvre de nous.

    Pour certains, toutes ces guignolades, pantalonnades et autres pitoyables hochets et merveilleuses histoires dont raffolent les français (les humains) pour combler leur vide existentiel, ne sont pas des découvertes.

    Pour nous si.

    Bêtement, naïvement, nous pensions qu’il existait encore quelques bribes de morale, de respectabilité, du moins aux plus hauts niveaux de la société et du moins en apparence…patatras !

    Tout ça s’évanouit en un 500° de seconde, au…hasard, d’un cliché soi disant volé, par hasard aussi, par des paparazzi, vous savez ces zèbres qui, en plus, vont jusqu’à revendiquer, l’honorabilité d’une profession qui consiste à alimenter les fantasmes de 20 à 30 millions de voyeurs.

    Bof !

    A prévoir ? Evidemment puisque, plus que jamais, impossible désormais n’est vraiment pas Français, pas démocratique, et, soyons francs, pas humain.

    Et le pire sera donc toujours prévisible.

    D’autant que des illusions perdues, on n’a pas fini d’en éprouver.

     

    Déjà cette histoire présidentiellement amoureuse (du moins appelle-t-on ça comme ça) d’un homme, tout simple, (à part ses pompes Berlutti, sa Rolex et ses amis du CAC 40), qui n’a pas attendu bien longtemps pour se consoler.

    A croire, disent les pervers, qu’il avait, peut-être, avant, depuis un certain temps déjà, bref…en fait, on s’en fout.

    LES COULEUVRES DE BENOIT XVI

    Cela dit, être intronisé chanoine par Benoît XVI qui n’en est pas à une couleuvre près, même si celle-ci a la taille d’un anaconda.

    Pour lui, tout est bon qui peut dorer, ou redorer (enfin il le pense) l’image quelque peu ternie de sa sacro sainte église catholique.Comme la bienveillante attention pour la présence de Bigard, vous savez ce délicat humoriste, fleuron de l'élégance française, qui chante si joliment le ''lâcher de salopes'' et a fait sa spécialité  de la description de la copulation animale  et des couleurs scatologiques et urinaires des sous-vêtements féminin. Un vrai de vrai cathoilique celui-là. Et que le représentant officiel de la France, fille aînée de l'Eglise, a la fierté d'emmener avec lui pour baiser la main du conducatore, soi disant représentant de Dieu sur la Terre.

    Détail intéressant: pas un évêque, pas un cardinal, pas un seul prêtre ou chanoine n’y retrouve à redire. Et pas seulement à Rome. En France, et dans le monde entier.Pensez donc, que ne ferait-on pour se mettre à la mode en vue de garder des clients…lesquels clients apprécient eux aussi bien sûr.

    En effet, les principes et us et coutumes applicables aux grands de ce monde sont d’autant mieux acceptés qu’ils sont, de ce fait, utilisables par le petit peuple, tout heureux d'appartenir à une religion hautement respectable, tout en vivant à sa guise, c'est-à-dire n'importe comment.

    On ne nous empêchera pas de penser, tout de même, que nommer chanoine, même honoraire, c’est-à-dire représentant officiel de la morale catholique, un distingué jeune homme qui s’affiche avec sa maîtresse (quoi, c’est pas comme ça que ça s’appelle ?), autant dans les palais offerts aux frais de la République que dans les parcs d’attraction si propices aux photos volées par des photographes, évidemment pas du tout comparses ni complices…tout cela fait quelque peu désordre.

    Tiens à propos de vivre, comme on dit, aux frais de la princesse. Du temps où mon père, officier supérieur de l’armée française, utilisait le véhicule que sa fonction lui attribuait, il nous a toujours dit que cette voiture de fonction et autres avantages en nature dont il bénéficiait, ne sauraient en aucun cas servir à quelque membre de sa famille que ce soit.

    Nous avions tout juste droit d’habiter dans la même maison, de fonction bien sûr, que lui, mais rien d’autre et dans le cadre des situations familiales prévues par la loi. Point à la ligne.

    Et tous les autres fonctionnaires, militaires ou civils, grands et petits, en étaient là. Et pas question, évidemment, de loger les cousins, tantes ou autres membres de la famille, et, bien entendu, encore moins les compagnes, amies ou autres maîtresses.

    Et pas question non plus de seulement tutoyer, fut-ce un peu, le règlement. Sous peine de sanction, et, de toutes manières, de la réprobation de l’environnement.

    MITTERRAND ET SES FEMMES

    Les temps changent. La rupture n'est-ce pas. En fait, les nombreuses et successives ruptures. Nous on appelle ça des dégringolades mais, il est vrai, ce n'est qu'affaire de point de vue.

    Il faut bien dire que depuis Mitterrand et sa ou ses compagnes, ses femmes et enfant(s) adultérin(s), et même bien avant, les Français ont pris l’habitude, sans le savoir cela va de soi, de payer pour les fantaisies, y compris…affectives, de leurs grands chefs, rois, empereur et présidents divers. 

    Vous aviez peut-être encore quelques illusions Français ?

    Vous commencez seulement à les perdre et cela va s'accélerer.

    Et vous n'êtes pas seuls. Si les spectateurs sont déçus, il arrive aux acteurs eux-mêmes de connaître quelques déboires.

    Ainsi Laure Manaudou. Son petit copain s’est débrouillé pour faire de l’oseille avec des photos d’elle dans des tenues (ou plutôt sans) et des positions compromettantes.

    Désillusionnée ? Même pas. Elle a susurré, ‘’Bof, après tout c’est fait, c’est fait.’’.

    Seul regret, semble-t-il, ne pas avoir touché de pourcentage sur la vente. Ben oui, tant qu’à faire…les droits d’auteure…

    De toutes manières, si elle a du regret, elle l’a bien cherché. Ca lui apprendra.

    Autre désillusion ?

    L’affaire de Zoé encore un coup.

    Mais à l’envers cette fois. Car ils vont être très probablement être libérés les malheureux -ou heureux de la pub faite?- protagonistes dont tout le monde cause. Après, évidemment, de grandes déclarations infamantes et un petit remontage de bretelles en France par qui de droit mais sans guère plus.

    Certes, on savait, tout de même, que les soi disant pédophiles et revendeurs d’organes n’existaient que dans l’esprit du dictateur de là-bas, mais un revirement à cette vitesse, mazette…

    Les intérêts croisés sont, il est vrai, plutôt maousses.

    Honnis, vilipendés, quasi lynchés, les pieds nickelés de l’association vont, néanmoins, être extradés en vertu des accords entre la France et Tchad.

    Normal, légal, mais ça va vite après, pourtant, les fracassantes précédentes condamnations à vie aux terriblement sablonneuses galères tchadiennes que la justice du pays promettait, avant d’ailleurs toute enquête. Si tant est qu’il y en ait eu une crédible.

    Mais bon, la gloire de la France éternelle, dans son rôle de justicier européen en chef, à la tête d’une petite armée de sauveurs, officiels cette fois, d’enfants soudanais et, peut-être tchadiens car la guéguerre locale ne respecte pas tellement les frontières, notre gloire donc, ne saurait être entravée par de vulgaires histoires d’argent.

    CES CHERS ENFANTS

    Eh oui ! Parce que, au passage, six million d’euros exigés pour ces chers enfants ''enlevés'’ (et retrouvés évidemment), cela nous fait bien comprendre qu’en réalité, ce grave problème aura été résolu grâce à une miraculeuse solution qui s’est révélée fort juteuse pour les parents intéressés. Enfin on suppose qu’il s’agit des parents.

    Car il nous paraît assez incroyable que les mêmes parents à qui l’on avait ‘’arraché de force’’, leur mouflets, aient laissé faire puis les aient miraculeusement retrouvés et estimé, sans coup férir, que cette indicible souffrance ne saurait se calmer qu’avec une somme pharamineuse.

    D’ailleurs on peut croire que dans le coup, les parents en question seront évidemment les seuls à profiter de la manne probable, et que tous ceux qui auront approché de l’affaire de près ou de loin, policiers, juges, interprètes, hommes politiques, bref, intermédiaires nombreux et variés, ne toucheront absolument rien, morale oblige, du petit pactole aussi bienvenu que très attendu.

    Normal pour qui connaît l’Afrique… ?

    Au fait, savez-vous pourquoi les systèmes africains sont aussi corrompus ?

    Pour avoir vécu bien longtemps là-bas, nous pouvons vous assurer que c’est en raison du fait que, fort simplement, c’est nous qui leur avons appris à vivre comme des…civilisés.

    Seul problème, chez eux, ils n’ont pas encore très bien assimilé l’art de la dissimulation.

    La colonisation avait du bon.

    On apprenait aux colonisés à nous ressembler.

    Ce qui veut dire que, comme ils camouflent moins que nous, il va falloir les coloniser de nouveau ?

     

  • Kadhafi, Poutine, Chavez et…les autres.

    La venue du colonel Kadhafi nous attriste fort.
    Tout d’abord parce que compte tenu du fait que par ses nombreux d’armes, de gloire aussi et de profonde humanité, il n’ait jamais réussi à obtenir de son souverain peuple, un avancement au grade de général auquel ses vertus le destinaient à l’évidence. Comme quoi, les peuples sont bien ingrats allez…
    Faites leur du bien, ils ne vous en seront pas reconnaissants.
    Ensuite, cette venue nous attriste aussi car elle donne lieu à des empoignades d’une sincérité émouvante.
    On vous raconte ?


    Déjà la gauche qui couine...
    Forte de sa bonne conscience, elle a toujours applaudi à tout rompre lorsque, de par le vaste monde, il s’est agi de défendre la veuve et l’orphelin. Et d’insister pour tenter de faire croire que le cœur est à gauche et pas ailleurs.
    Sauf que…
    Ainsi, elle applaudissait à tout rompre au beau temps de l’union de la gauche de gouvernement, en ne prêtant d’ailleurs pas une attention exagérée aux massacres staliniens. Fporte de sa bonne conscience, elle applaudissait tout autant à quelques hoquets de l’Histoire, du genre de ceux qui émaillèrent la conquête du pouvoir cambodgiens par, eh oui souvenez vous même si vous n’étiez pas encore nés, les Khmers Rouges.
    Résultat de cette conquête de la gauche de là-bas: deux millions de morts.
    Innocents évidemment.
    A l’époque, dans ce micro paradis de gauche, il suffisait de se déplacer à bicyclette pour être taxé de capitaliste – les écolos rasaient les murs, les pauvres plus encore- et si vous aviez le malheur de porter des lunettes, vous entriez directo dans la catégorie des intellectuels, et dans le programme de rééducation par le travail forcé et les camps de la mort.
    Et si vous aviez le front de douter quelque peu, ces savantissimes révolutionnaires avaient le choix: dans les deux cas, pour les discuteurs, c’était le camp de travail et la peine capitale si vous aviez le mauvais goût de renâcler ou de plaider non coupable.
    Tout cela, sous les applaudissements des grands esprits de gauche, y compris même, mais oui, des journalistes de la presse intello, le ‘’Monde’’en tête et, bien sûr, des élus de gauche de notre pays.
    Certes, ils finirent par faire amende honorable mais durant le temps qu’il leur fut nécessaire pour étudier la question, des centaines de milliers d’affreux capitalisto-intelectuels y perdirent la vie et dans les pires conditions.
    Le temps a passé. Qui ne fait rien à l’affaire puisque aujourd’hui, le gouvernement actuel du Cambodge est confronté à (ou met) tous les obstacles possibles, pour ce qui est de la constitution d’un tribunal local des massacres passés. Au point que certains dirigeants actuels ont fait partie des instances dirigeantes de l’époque.
    LES BEAUX EXEMPLES
    Nous n’avons, d’ailleurs, pas à leur donner de leçon dans ce domaine, pour ce qui touche au recyclage des fonctionnaires collabos.
    En effet, notre pays n’a eu à sa disposition, à l’issue de la guerre, qu’une administration ayant ‘’travaillé’’, sinon pour, du moins ‘’sous’’ les Allemands durant trois à quatre ans.
    Celle-ci terminée, il fallait bien faire repartir la machine. Et n’utiliser exclusivement ‘’que’’ des résistants, et des vrais, aurait été impossible.
    D’autant que de l’avis de ces vrais là, leur nombre fut miraculeusement multiplié par 50 ou 100 au…lendemain de la LIbération.
    Les résistants de la 25° heure, on connaît…
    En Allemagne ce fut pire. Chez eux, on recycla tout bonnement les nazis.
    Les statistiques sont cruelles : non seulement on en retrouva à quasiment tous les postes clés de la République Fédérale d’Adenauer, mais 80% des gardiens des camps, nazis mais aussi tortionnaires avérés, ne furent pas inquiétés.
    Beaux exemples non ?
    Quant aux forces d’occupation, elles se dépêchèrent bien vite de mettre la main sur les hommes les plus précieux de la Science, de la Recherche, de l’Aéronautique ( le plus bel exemple Von Braun père de la NASA), de l’Industrie, de la Finance et du Renseignement, pour améliorer leurs propres outils de domination du monde libre. Ou qui dit l’être.
    Ce n’est pas d’hier : le fric n’a pas de frontières.
    Les usines allemandes dans lesquelles s’abritaient pas mal de capitaux américains, et qui furent miraculeusement épargnées par les bombardiers, US en sont une preuve.
    LES BONNES AMES
    Tout ceci pour dire que les couinements de douairière indignée des élus de gauche sont d’une hypocrisie au moins égale à celle de certains de leurs homologues de droite qui se parent de la toge des vertueux pour stigmatiser un Nicolas Sarkozy qui ose être pragmatique, nous on dirait bassement matérialiste, alors que ses accusateurs l’ont été ou le sont encore mais sans le dire, en catimini.
    A droite donc, ce n’est guère mieux. Certains, tout de même, ont refusé de venir voir le fantaisiste dictateur au béret à l’Assemblée Nationale. Pour eux, la morale, ancien modèle signifie encore quelque chose.
    Il faut bien dire qu’à droite comme à gauche, il devient désormais difficile de savoir avec qui on peut faire ami ami en gardant sa virginité.
    Faire risette à Kadhafi ? A Poutine ? A Chavez ?
    D’abord, que l’on sache, Chavez n’a jamais, ou du moins, jamais autant nourri le terrorisme international, que le tristement fameux colonel et a nettement moins de sang sur les mains que notre principal fournisseur de gaz.
    Et si Chavez n’a pas renouvelé son contrat à la chaîne de télé qui le couvrait quotidiennement de pipi, du moins ne zigouille-t-il pas ou ne met-il pas les journalistes en taule comme le fait Poutine ou dans le royaume de Libye. Pour le moment du moins.
    Par contre, nul au monde ne se souvient avoir vu en trente ans, une quelconque feuille de choux libyenne imprimer quelque critique ou revendication que ce soit à l’égard du campeur suprême.
    Côté russe, les journalistes ne sont guère mieux lotis sauf qu’on les laisse parler…du moment qu’ils encensent le pouvoir.
    PLUS PRAGMATISTE QU’EUX TU MEURS
    Et puis, de toutes manières, nombre de bonnes âmes soulignent que les contrats avec les Russes ou les Libyens sont dans le droit-fil de la politique économique ultralibérale élyséenne. En effet, s’ils n’avaient pas été conclus à l’avantage de la France, ils l’auraient été au bénéfice des Américains ou des Allemands ou, évidemment, des Chinois.
    A cela, les plus-pragmatistes-qu’eux-tu-meurs, répondent que les choses étant ce qu’elles sont, les affaires c’est les affaires, quels que soient les interlocuteurs et qu’il urge donc de se débarrasser des obstacles à la sacro-sainte croissance.
    Ce qui a le mérite, une fois pour toutes, de rappeler que la question de fond est si évidente que peu la posent vraiment, car elle en suscite quelques autres tout aussi gênantes. Et ceux qui osent la poser, n’osent pas (pas encore ?) lui donner la non moins évidente réponse : le fric commande et passe avant toute morale.
    Car on rappelle tout de même :
    Un : les grands principes sont-ils solubles dans les grands contrats ?
    Deux, se vendre, ou vendre son âme au Diable, est-il moral ?
    Trois : que veut dire aujourd’hui, morale ?
    Quatre : comme on a remplacé ce mot par celui d’éthique (nettement étique…), à laquelle d’éthique va-t-on désormais se référer dès lors qu’il s’en trouve une par catégorie d’activités humaines ?
    Ma voisine de palier, qui, à plus de 80 ans, jouit d’un solide bon sens ‘’d’avant-guerre’’, lequel la guide dans ses choix de vie, m’a confié, indignée, que les mêmes principes moraux sont en cause, lorsqu’il s’agit de la prostitution : la plus vieille pratique commerciale au monde est-elle morale ou non ?
    La réponse est simple : elle l’est si les professionnelles paient des impôts répondront les pragmatiques…dont les services fiscaux font partie.
    MORALE SANS MORALE
    Car c’est bien de cela qu’il s’agit.
    Ou l’on parle morale absolue, d’avant si vous préférez, ou alors l’on accepte de parler, de vivre en tenant compte seulement de la réalité et dans ce cas, on pratique une morale disons…très relative.
    Une morale sans morale en fait.
    Une morale dont la particularité est de ne pas en être une.
    Exemple : la morale financière.
    Car s’il y a une morale économique, il y a une morale militaire, politique, scientifique, journalistique, médicale, bref, dans tous ces cas, il ne s’agit pas de morale du tout mais de règlements intérieurs propres à ces activités.
    Toutes les manières d’être et de faire de tous les pays…et de leurs habitants tout de même, en sont là désormais.
    Exemples, parmi d’autres.
    Est-il moral de faire des bénéfices colossaux et d’augmenter les profits des actionnaires, et, en même temps, de licencier les ouvriers et employés ?
    Est-il moral de pleurer sur la disparition de notre outil industriel et de favoriser les délocalisations, sources de dépenses accrues pour combattre un chômage grandissant consécutif à ces délocalisations en même temps qu’un accroissement des revenus des multinationales ?
    Est-il moral de se lamenter sur l’augmentation des troubles sociaux et/ou communautaires et, en même temps,de ne condamner qu’à 8 ans de prison (sortie dans 3 ou 4, avec une formation et une réputation de dur de dur) des incendiaires criminels qui ‘’s’excusent’’ de leur crime en prétextant qu’ils ne ‘’se rendaient pas compte de la gravité de leurs actes’’ ?
    Est-il moral de voir des patrons de haute lignée accusés de fraude, de tromperie, de vol et de mensonge, et tirant tous les bénéfices des ‘’erreurs’’ supposées, mais quasiment innocentés dès le départ sous prétexte que la présomption d’innocence leur est due alors que les pédophiles imaginaires d’Outreau, eux, ont été bouclés fissa durant des années pour des crimes totalement inventés mais authentifiés par un juge intouchable ?
    Est-il moral pour les PDG très bien initiés aux pratiques financières, de bénéficier de la bienveillante attention d’une commission parlementaire avant que d’être, peut-être, jugés, alors que les autres devront attendre d’avoir fait trois ans de taule voire bien plus, avant qu’une éventuelle autre commission ne se décide à faire son travail, uniquement parce que l’erreur judiciaire est tellement énorme qu’elle finit par éclater enfin au grand jour ?
    Est-il moral de se lamenter sur la disparition des valeurs dites anciennes et de l’inexistence de repères, bien utiles tout de même pour ce qui est de l’éducation et de l’équilibre des familles et des enfants, lorsqu’on facilite le divorce au point qu’il ne sera bientôt plus qu’une formalité, consistant tout juste en un simple coup de tampon sur le livret de famille.
    Et la morale dans tout ça ?
    La devise de Kadhafi est celle de tous les puissants : ‘’Qui paie commande’’.
    Le pouvoir et l’argent sont les seuls critères à partir desquels tout se juge aujourd’hui.
    La morale ? C’est celle de l’intérêt personnel, et du haut en bas de l’échelle sociale.
    FRANCE TERRE DE LIBERTE
    Regardez, ou revoyez donc le film ‘’Code Mercury’’.
    C’est l’histoire d’un complot de haut niveau, ourdi par la NSA qui, super-hyper des super flic américains, n’hésite pas à flinguer tout ce qui menace la sécurité des Etats-Unis. Qui menace, selon ses critères à elle bien sûr. Sa morale, dit-elle.
    La raison d’Etat en fait qui ne fonctionne pas seulement aux States.
    Elle marche aussi très bien chez nous
    Pas assassine, du moins à notre connaissance, mais tout de même.
    L’autre soir, à l’émission Revu et Corrigé de Paul Amar (1), on a vu et entendu un journaliste nous conter comment il a été mis en garde à vue puis menacé de finir en taule, s’il n’avouait pas le nom du contact qui lui avait permis d’obtenir des éléments de papier, dans lequel il a dévoilé d’ailleurs la remarquable efficacité des services de Renseignements français qui avaient alerté leurs homologues américains de l’imminence d’un attentat quelques jours avant le 11 septembre 2001. (2)
    Comme ses tuyaux étaient classifiés, il était, d’évidence, hors la loi. Mais, article 109 du Code Pénal à l’appui, il n’était pas du tout obligé de dévoiler ses sources.
    Néanmoins, ayant fait état d’un document classé ‘’défense’’, il était pénalement répréhensible.
    Ce qui gêne dans l’histoire, c’est le procédé d’investigation : pour lui faire cracher le morceau, il a, a-t-il dit, été menacé de la taule par…la justice elle-même et avant toute forme de procès. En ‘’préventive’’ 6 mois, voire un an, ou deux ou trois et même plus, cela a de quoi vous décider à vous mettre à table.
    Ce qui veut dire que nous avons bonne mine d’accuser Poutine de casser les journalistes qui ne lui plaisent pas, et Kadhafi de faire disparaître tout ce qui ressemble à un plumitif.
    Nous faisons tout pareil.
    Avec certes plus de doigté et très légalement mais tout aussi brutalement : quand on a une femme et trois enfants, 3 à 5 ans de prison , et pourquoi pas plus, sans les voir n’est-ce pas… ?
    A part que, tout de même, s’il s’était retrouvé au gnouf, le petit monde des medias aurait quand même bougé pas mal et les Services, ainsi que l’image de la France donneuse de leçons et terre de libertés, n’en seraient peut-être pas sortis blanc bleu….quitte à faire porter le chapeau à quelque fusible, voire, sait-on jamais, à l’ex-ministre de la Défense qui, comme l’a récemment rappelé le ‘’Canard’’, n’a pas toujours l’heur de plaire au Président.
    Dommage tout de même que Nicolas n’aille pas un peu dire son mot dans ce secteur. Car dévoiler que les services secrets français sont meilleurs que les amerlos est plutôt gratifiant non ?
    Certes, ce serait ne plus jouer le jeu des services secrets français et américains, voire du monde entier, qui ont tous des contacts, des liens et un langage qu’ils sont seuls à décrypter, néanmoins, la rupture pourrait bien aussi passer par là. Du moins en partie.
    Jouer la clarté n’empêche pas le pragmatisme économique.
    Et les vraies pointures peuvent sans risque aucun jouer les grands seigneurs.
    Les grands bonshommes n’ont rien à craindre de l’opinion lorsqu’ils sont jugés aux résultats.
    Ou alors, serait-ce que les résultats escomptés de l’actuelle politique ne sont pas aussi sûrs qu’on pourrait le croire ?
    UN CRAYON NE TOMBE JAMAIS EN PANNE
    Il faut bien avouer que dirigé par une Chine aussi ultra polluante aux plans financier (yuan sous évalué) qu’environnemental, par des Etats-Unis, aussi polluants aux plans financier (dollar sous évalué) qu’environnemental, et par une Russie aussi polluante aux plans financier (avoirs baladeurs monstrueux) qu’environnemental, le monde est en train de se hisser vers une position dont l’équilibre tiendra de plus en plus du prodige, voire du miracle permanent.
    Fric, terrorisme, environnement, intégrisme, perte généralisée de repères, affrontements sociaux qui mijotent : plus une machine est complexe, plus la taille du grain de sable qui le bloquera va en se rapetissant.
    C’est une simple loi mathématique.
    Juste une illustration ?
    Au beau temps de la comptabilité qui utilisait le papier et le crayon, il était impossible de bloquer le système vu que les pannes possibles étaient inexistantes et, de toutes manières, réparables en temps réel et réduit.
    Un crayon et une feuille de papier tombent rarement en panne.
    D’où impossibilité majeure des catastrophes, et en cascade de surcroît.
    Hélas !
    La crise de 29 a montré qu’on changeait d’époque depuis la guerre de 14. Une petite surproduction en a révélé d’autres, et le scandale des subprimes devrait faire un peu mieux les banquiers dont l’appât du gain est la seule…morale.
    Et qui oublient que de nos jours, un simple ordinateur qui bogue à l’autre bout de la planète, peut engendrer, effet papillon ou pas, une série de cagades aussi imprévisibles que ravageuses.
    Et le passage informatique à l’An 2000, fort réussi s’émerveillent les technocrates, n’a néanmoins rien de rassurant.
    Car outre l’interconnectabilité de plus en plus redondante de tous les systèmes, la nouvelle donnée qui risque de déstabiliser inopinément le Système entier c’est l’Environnement.
    Et là, personne ne maîtrise, voire n’a vraiment envie de le faire.
    Le fric vous comprenez ?
    Le Pr Vignes (3) que j’avais interviewé dans les années 70, disait que ce qui était dangereux, dans ce domaine, ce n’était pas les dégâts qu’on voyait, mais tous ceux qu’on ne voyait pas et qu’on ne voulait ni ne pouvait saisir et encore moins maîtriser vu qu’il est des phénomènes pour l’étude desquels nos instruments actuels ne sont pas assez performants.
    Pire, compte tenu du temps, notait-il, les effets sont cumulatifs et se multiplient en se combinant.
    En clair, dangers exponentiels et, hélas…invisibles sauf lorsqu’ils nous dégringolent carrément dessus.
    Ce n’est pas du catastrophisme, juste du bon sens.
    Lorsque j’entendais mon grand père savoyard pester contre les automobiles en les appelant engins du Diable, je rigolais en me payant un peu sa tête.
    Aujourd’hui, je n’ai plus du tout envie de rire.
    Les seuls à rigoler sont les actionnaires de Peugeot, Citroën, mais, surtout de Porsche, Rolls-Royce, et autres Audi et Mercedes qui n’ont jamais fait autant des fric qu’actuellement.
    Sans parler des constructeurs chinois qui ont les dents plus aiguisées encore.
    Comme si les systèmes de dépollution pouvaient contrebalancer l’accroissement planétaire délirant et tout simplement impossible à quantifier et/ou contrôler, de la quantité de bagnoles qu’il urge de vendre sous peine de voir les chiffres d’affaires des constructeurs se dégonfler.
    Et ça, aucun expert, aucun outil, aucun appareil, aussi sophistiqué soient-ils ne sont capables de prédire quoi que ce soit.
    En clair, plus le temps passe, plus le coefficient K de tolérance à la catastrophe se réduit.
    Les dirigeants de la planète, et tous les habitants à leur suite, continuent à vivre à crédit, en pariant sur l’avenir et sur la foi dans le fait que le système scientifico-technico-économico-politique, va, une fois pour toutes, nous tirer du mauvais pas, en fait des mauvais pas que nous ne cessons de faire.
    Cela nous rappelle ce discours d’un candidat à une élection départementale qui, dans une envolée lyrique mal calculée, et pour inciter ses électeurs à voter pour son dynamisme échevelé : ‘’Nos adversaires nous ont amené au bord d’un gouffre insondable. Ayons confiance dans nos dirigeants, osons le dynamisme, faisons un grand pas en avant !’’
    Un grand pas en avant.
    C’est ce qu’on est en train de faire…
    On est loin des gesticulations économico-politiques de ces jours derniers ?
    Et des dictateurs de gauche, de droite, du centre, des très durs, des plus ou moins durs mais jamais vraiment mous, qui, en nous jouant le grand air de la démocratie, mènent leurs peuples à la baguette et, surtout, au mieux de leurs intérêts et comptes en banque très personnels ?
    Pas très loin en fait.
    D’autant qu’on en a oublié les autres, et on a le choix : Kim Jong Il, Castro, Mugabé, Musharaf, et autres Ahmadinedjad…et, pourquoi pas, Georges W. Bush…
    Allez va, j’en ai un peu marre de tous ces machins. Ca me fatigue. Je vais nettoyer mes sardines.

    (1)…dont nous avons dit tout le bien et le mal que nous pensions à propos de sa liberté de ton quelque peu orientée.
    (2) Le ‘’Canard Enchaîné’’ vient justement de rappeler qu’il avait donné des tuyaux assez semblables…le 10 octobre suivant…sans être autrement inquiété car dans les infos en question il n’y avait pas de quoi fouetter un journaliste.
    (3) Il a été un des premiers, sinon le premier, à faire connaître et à vulgariser la notion d’interdépendance des systèmes vivants, en un mot, d’Environnement. Il édita chez Delachaux et Niestlé en Suisse, un des premiers bouquins sur l’Environnement, faune et flore, il y a de cela 35 à 40 ans…déjà…

  • Pouvoir d'achat: le mépris des retraités et des smicards

    Que n’a-t-on dit sur le pouvoir d’achat ? Dit et promis bien sûr puisqu’il en est toujours ainsi lorsqu’il s’agit de savoir qui va donner et qui va prendre. En réalité, qui va devoir faire des sacrifices.

    Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Notre grande famille a bien besoin d’argent mais n’en a plus. Du moins à ce qu’on nous dit. Et du moins pour les pauvres, pas pour les riches puisqu’en juillet dernier, les premiers cadeaux, et probablement les seuls, leur ont été réservés.(1)

    Or, puisqu’on nous rebat les oreilles à tous les coins de discours et de promesses, du fait que nous vivons dans un pays démocratique ou règne la liberté, l’égalité et, surtout, la fraternité, dans une vraie famille n’ayons pas peur des mots, vient un jour où, la bise étant venue, il va être important de savoir comment va se faire le partage de l’argent familial. En fait, le moindre petit bout de vermisseau à partager entre cigales et fourmis.

    Eh oui. S’il n’y a plus un rond en caisse, c’est bien qu’il y a eu quelques, ou plutôt pas mal, de cigales. Malheureusement, cela veut dire aussi qu’il a fallu un plus grand nombre de fourmis pour les alimenter. En effet, contrairement aux cigales de la fable, celles qui profitent de notre système ne mourront jamais de faim. Par contre, ce sera le cas des fourmis condamnées, qu’elles le veuillent ou non, à nourrir celles pour qui la vie est synonyme de chants et de danses et pas seulement durant l’été.

     Comment le partage va-t-il se faire ? Simple.

    Simple comme un coup de pompe dans le train.

    En effet, au contraire de la pauvreté, l’on sait que la richesse ne se partage pas. Mais alors pas du tout. Ou alors sous forme d’oboles. On l’a bien vu en juillet dernier.

    15 milliards de bouclier fiscal en cadeau aux plus aisés : ceux qui ont voté du côté du manche, les électeurs comblés du mois d’avril, ont dû l’être plus encore.

    Quand aux autres, les plus pauvres ?

    Eh bien ils n’avaient qu’à voter du bon côté.

    Oui mais là, c’eut été pire. Voter pour quelqu’un qui, le lendemain du scrutin, vous pique votre blé dans la poche, n’est pas très exactement ce que l’on peut appeler un juste renvoi d’ascenseur électoral.

    FAINEANTS A 1000 EUROS PAR MOIS

    Et alors ?

    Eh bien non, les smicards ne sont pas inclus dans la liste des ‘’bénéficiaires’’(2) ni des largesses(3) du pouvoir.

    Explication ? Ils n’ont pas à bénéficier de largesses, vu qu’ils se prélassent et fainéantent avec mille euros par mois.

    On peut et il faut même le croire puisque c’est le langage des Américains, suivis avec enthousiasme par notre président bien-aimé, par madame Christine Lagarde (4), par madame Laurence Parisot, cheftaine du MEDEF, et tous les ministres et nantis du royaume.

    Ils n’auront droit à rien, ce qui n’est que normal puisque dans tout pays, le nôtre en premier lieu, si un peu d’habitants disposent de beaucoup d’argent, beaucoup d’habitants disposent d’un peu d’argent.

    En fin de compte, tout cela n’est qu’un problème d’une simplicité arithmétique du niveau de ceux où des baignoires se remplissent pendant que d’autres se vident.

    Les vases communicants.

    Dans une grande famille où les fonds sont bas, et c’est le cas de la France puisque notre bien aimé président nous a dit qu’il n’y avait plus de sous (5), si certains se gavent, les autres se contentent de claquer du bec. C’est de la pure logique mathématique.

    Donc nada pour les smicards.

    Si l’on augmentait les 2,5 millions de chômeurs, notre économie n’y survivrait pas. Pas plus qu’elle n’a survécu à la semaine des 40 heures et aux congés payés en 36.

    TRAVAILLER PLUS POUR (ENFIN) GAGNER PLUS !

    D’ailleurs, nos bien aimés, président et gouvernement, vont s’occuper de toutes ces dérives.

    En effet, désormais, les (enfin) travailleurs vont pouvoir travailler plus pour gagner plus. Comment ? En monétisant leurs RTT, et en travaillant le dimanche.

    En clair et pour parler concret, pour gagner de 100 à 200 euros par mois en plus, ils vont pouvoir (et devoir ?) se passer de se reposer. Sans week-ends, et sans RTT, et pourquoi pas sans congés payés - puisqu’ils pourront se les faire payer double en ne les prenant pas – les travailleurs français pourront enfin travailler du 1° janvier au 31 décembre sans s’arrêter.

    Solution pour renouer avec la croissance : que les fainéants de Français travaillent 364 jour sur 365.

    Pourquoi 364 seulement ?

    Eh bien le 1° mai est le jour de la fête du Travail et cette fête là est une fête de la république et de la démocratie. Donc, pas question d’y toucher.

    Et puis, au cas où l’on tomberait dans une année bissextile…

    Travailler sans se reposer n’est pas du domaine de l’impossible. Ni de l’exagération. C’est simplement une mise en pratique, fort bien vue par le gouvernement et le patronat, qui est censée relancer l’économie.

    SECU : ET LE TROU DEVIENDRA BOSSE

    Certes, à travailler comme des dingues, la santé va en prendre un vieux coup.

    Mais le gouvernement a tout prévu.

    Il suffit de transformer le trou de la Sécu en bosse.

    Les miracles ça existe dans les sociétés ultralibérales.

    Ainsi, en accroissant les franchises diverses (médicaments, optique, chirurgie, etc ) et déremboursant de moins en moins, le budget de la sécu passera du négatif au positif car il ne saurait être question de baisser les cotisations qui, elle, continueront à augmenter.

    Miracolo !

    Ainsi, la privatisation des profits pourra s’accroître et les dépenses de santé diminueront. De toutes manières, les déficits, comme d’hab, seront collectivisés. Gagnant-gagnant sur les deux tableaux.

    De toutes manières, le SMIC à 1.000 euros n’en a plus pour très longtemps.

    Le nombre des précaires à 800, 600, voire 500 euros s’accroît de jour en jour.

    Tenez, à ce propos, j’ai vu hier à la télé, à une émission sur les Restos du cœur, une malheureuse qui venait s’approvisionner toutes les semaines et cela parce qu’elle ne touche que 900 euros par mois.

    Important 900 euros ? Juste de quoi, lorsqu’on a, par exemple, un loyer de 400 euros minimum, crever de faim tout doucettement.

    Or, comme le SMIC est à tout juste 100 euros de plus, on voit combien est humaine et surtout logique au plan économique, la décision de laisser les smicards porter sur leur dos, les économies à faire, vitales pour sauver la France.

    LES RETRAITéS ? DES NANTIS OUI ! !

    On en oubliait.

    Les retraités.

    Ah ceux là. Des super feignants oui puisqu’ils n’en font plus une rame. Des nantis, en plus. Des riches quoi.

    Pas question donc de leur donner quoi que ce soit.

    Qu’ils aient bossé, eux, durant 30, 35 ou 40 ans, voire plus, n’a rien à voir à l’affaire. En effet, désormais ils sont une charge pour l’économie.

    Certes, on leur fait payer des impôts, et même plutôt deux fois qu’une puisqu’ils en ont déjà payé sur leurs salaires tout au long de leur vie. Certes, ils sont matraqués par leurs mutuelles qui leur font payer leur fragilité et leur âge, mais ils ont encore et toujours l’impudence et l’obstination de continuer à vivre.

    Il urge donc d’abréger leurs souffrances, et surtout celles de la société qui, avec eux, traîne de vrais boulets et va en traîner de plus en plus, compte tenu de l’accroissement de l’espérance de vie.

    Heureusement certains font tout pour améliorer ce sombre tableau.

    On a eu, avant-hier, à la télé, un aperçu de ce qui se passe dans certaines maisons de retraite qui s’y entendent, à coups de claques, insultes et autres actes de maltraitance, pour abréger autant qu’elles le peuvent, la vie des septuagénaires, octogénaires et autres nonagénaires qui s’obstinent à vivre alors qu’ils coûtent de plus en plus cher à la société des jeunes qui ont pourtant bien le droit de vivre sans entraves.

    Les retraités ? Des feignants oui ! A la poubelle !

    Pas question d’améliorer leurs conditions de vie si peu que ce soit. Et vive l’économie.

    Diogène disait pourtant, et déjà, -La Bruyère le lui emprunta- : ‘’blesser un arbre aux racines, c’est condamner son avenir.’’

    En d’autres termes, et c’est Amadou Hampaté Bâ qui nous dit lui : ‘’Un vieillard qui meurt c’est une bibliothèque qui brûle.’’

    Et mieux encore : ‘’Tuer un vieux ? Mais TU es vieux...ou tu le seras demain.’’

    Enfin : ‘’Fort avec les faibles et faible avec les forts est le propre des lâches.’’

    Bref, ceci pour dire que les retraités feront, une fois encore, les frais des cadeaux, ou supposés tels, qui seront faits à ceux qui sont encore rentables et tiennent encore assez sur leurs jambes pour pouvoir manifester.

    Pas question donc de les augmenter.

    De toutes manières, les vieux, pour qu’ils ne soient plus à notre charge, il faudrait les tuer à la naissance non ?

    Quant aux smicards et aux pauvres et surtout aux retraités, ce qui revient au même, ils n’ont qu’à devenir députés ou ministres : pas question de se voter une révision de leurs conditions de départ à la retraite et du montant de leurs pensions.

    Dites….Se dévouer pour la Nation ne signifie pas, en plus, se faire hara-kiri…

     
    (1) Apparemment pour rien puisque cette mesures était censée faire revenir quelques grosses fortunes exilées en Suisse ou au Luxembourg, alors qu’elles s’obstinent ces fortunes, de sportifs , artistes et autres PDG confondus, à ne pas revenir au bercail…sauf, pour certains, à y demeurer- on tient à ses aises et à son cadre habituel- durant le minimum fiscal requis, soit six mois et un jour.

    (2)(3) Bénéficiaires, largesses :…du moins ce sont les termes que les journalistes emploient.

    (4) C‘est la madame ministre qui a dit, lors des dernières augmentations du prix des carburants :’’Eh bien les automobilistes n’ont qu’à prendre le vélo’’. Du pur Marie-Antoinette qui disait avec son charme inimitable’’ Ces gens du petit peuple n’ont plus de pain ? Qu’ils mangent donc de la brioche.’’

    On souhaite tout de même à madame Lagarde que sa remarque ne lui coûte pas aussi cher ,et qu’elle n’en perde pas la tête, comme cela arriva à la ci-devant citoyenne Capet.

    (5) Sauf pour ceux qui ont la possibilité de s’augmenter de 172% compte tenu, entre autres choses, des prochaines pensions alimentaires à payer.