19/07/2009

''HOME'': exploit ou esbrouffe?

Surtout, ne vous fâchez pas .

Il n’est pas dans notre intention de démolir le film que le monde entier, ne nous envie plus puisqu’il a été diffusé le même soir dans 120 pays différents.

Non.

Notre propos est, par contre, de raison garder à propos d’une œuvre qui n’a pas fait l’unanimité, tant s’en faut et pour de multiples raisons.

 

UN PEU PAGAILLE…

Primo, monsieur Arhus Bertrand est un photographe, pas un réalisateur de cinéma.

‘’Home ‘’ est un joli diaporama, pas un film. Le photographe l’a, d’ailleurs, reconnu, ‘’Nous n’avions pas de scénario, il s’est fait au fur et à mesure…’’ ;

S’il le dit...

Pour quelqu’un qui a des idées bien arrêtées sur l’art et la manière bien précis de sauver la planète, ça fait un peu pagaille…

Mais pas amateur, tout de même, côté bénéfices de l’opération : tout est réglé pile poil.

Par contre, côté professionnalisme journalistique et idéal écologiste, là, oui, ça sent un peu l’amateurisme, voire le bon prétexte vert à la mode, pour concocter un joli machin propre à faire rentrer des sous.

C’est dommage mais évident dès les premières images.

Car, pour ce qui est de l’art de tirer de fort belles photographies de la planète, Yann Arthus Bertrand est un expert. Il l’a démontré dans ses nombreux recueils de photos, comme ‘’Vu du ciel’’ ou ‘‘La terre vue du ciel’’

Mais de film, de rythme, d’histoire à suivre, de schéma directeur, de colonne vertébrale avec les repères et pistes à emprunter, rien de rien.

Il s’est donc contenté de transposer la plupart des images de ses bouquins en une suite de vues, sinon fixes, du moins guère mobiles, de ses précédentes oeuvres avec des vues en plus,

C’est çà ‘’Home’’.

Belles photos, saisissantes, impressionnantes certes, sur toute la ligne, mais une fois encore, suite interrompue de photographies ou de courtes séquences qui se suivent avec, au mieux, des commentaires d’une évidence d’une navrante fulgurance du genre, ‘’plus d’un milliard d’humains ont faim’’, ‘’deux milliards n’ont pas d’eau courante’’, ‘’la planète est en péril’’, ‘’nous n’avons plus que dix ans pour changer’’, ‘’nous pouvons changer mais il faut nous décider’’, ‘’prenons nous par la main’’, voire, ‘‘armons-nous et partez camarades’’ puisque le conseil qu’il répète désormais consiste non pas à aller corner aux oreilles des dirigeants qu’ils DOIVENT NOUS changer LEUR système, mais plutôt à culpabiliser les foules, en prenant quelques bénéfices au passage.

Bref, il nous fait des constats horribles, affligeants, de l’état de la planète, mais qui ont été tellement entendus, lus et vus, qu’ils en sont devenus d’une consternante banalité.

Il est vrai qu’il ne faut jamais cesser d’en parler.

Néanmoins, il eut fallu apporter des preuves, expliquer par le détail, user d’images parlantes plus significatives, établir des relations de causes à effets, plutôt que d’asséner des évidences maintes fois répétées: tout cela aurait nettement plus enrichi le débat.

‘’Home’’ ? Un assez pâle remake du film d’Al Gore...dont, d’ailleurs, plus personne ne parle (Vous vous souvenez seulement du titre ?)…comme plus personne ne parle, déjà, de ‘’Home’’…

Affirmer est bien, mais à quoi cela peut-il servir si les preuves manquent, si les solutions bien concrètes sont absentes.

DEBAT CONSTERNANT

Après le ‘’film’’, un débat a suivi, in fine, lui aussi, d’une affligeante banalité. Consternant même. Dirigé par Yves Calvi…c’est dire.

Se sont affrontés des penseurs, à lunette ou pas mais tous du même tonneau, rabachant les mêmes litanies : ‘’la planète est en danger’’, ‘’dépêchons-nous’’, ‘’ayons les gestes salvateurs’’, ‘’préparons-nous à payer cher un nouveau mode de vie’’…d’ailleurs et sous-entendu, ’’en plus de la crise pour laquelle nous ne faisons que commencer à casquer.’’

En fin de film, le photographe est donc allé rendre visite aux quelques 20.000 spectateurs du Champ de Mars et n’a eu cesse de répondre aux questions qu’à l’aide de son maître mot : ‘’C’est vous les responsables de l’avenir de la planète, c’est à vous d’agir.’’…

Il s’est bien gardé de conseiller aux spectateurs d’aller camper devant l’Assemblée Nationale ou la permanence de leurs députés, ou encore, de manifester devant les sièges des multinationales, véritables pilleuses et dévoreuses, elles, de notre planète…celles, en particulier, qui ont financé le film à hauteur de 90% des 12 millions d’euros.

OPACITé TRES RENTABLE

Car, et afin que nul ne l’ignore, le groupe Pinault-Printemps-Redoute, avec ses produits de luxe et de grande diffusion, y a été de son écot.

L’ennui, que l’on sache, est que les poids lourds de PPR, Conforama, la Fnac et la Redoute, entre autres, font dans la pollution grave, en commercialisant et important de fort loin, des produits dévoreurs de ressources, non renouvelables en premier lieu. Et la politique des dites entreprises côté respect des Droits de l'Homme, des citoyens, et plus simplement des travailleurs...bernique.

Et que dire encore de tous les produits de luxe et super luxe dont les moindres ne sont pas les bois, tissus, produits high-tech issus du pétrole et de métaux rares, arrachés à des terres et à des populations exotiques dans des conditions d’une opacité très rentable.

Il est vrai que parmi ces sponsors du film, certains ont juré, promis, craché qu’elles allaient changer leurs manières de faire…dans un avenir proche.

On attend ces mesures dont les plus importantes produiront, paraît-il, leurs effets d’ici 2,3, 5 à 20 ans…

En attendant, le retour sur investissement de ce groupe PPR tout nouvellement converti au vert écolo est immédiat. Comme il y a eu, rien qu’en France, environ 10 millions de téléspectateurs, la pub dont toutes les marques citées dès de la début du film lui aura coûté…UN euro par famille française.

Quant à la diffusion dans 120 pays représentant, au grand minimum, 200 à 400 millions de téléspectateurs, elle aura permis aux marques du groupe de se faire connaître et de se donner une belle image bien verte pour à peu près... 1 à 5 centimes par famille…

Pas mal pour un retour sur investissement en publicité planétaire.

Il n’aurait peut-être pas été inconvenant de demander plutôt des subventions publiques aux 120 gouvernements concernés lesquels, pour…un geste de 100.000 euros, se seraient ainsi donné une jolie image de protecteur de la Nature à peu de frais, mais qui aurait signifié un engagement de fait des états donnant l’exemple et enjoignant aux grands groupes de faire de même.

Mais bon : la mode est à la sanctification, sans contreparties, des finances privées, invitées de plus en plus fréquemment à venir ‘’au secours’’ du secteur public.

HOME A FAIT VOTER VERT ?

Autre petit problème : ‘’Home’’ a-t-il influencé le choix écologique aux élections européennes. A-t-il fait voter Vert ?

La réponse est Oui. En partie tout du moins. Yann Arthus-Bertrand l’a reconnu. Sans gêne aucune. En soulignant qu’au fond ce ne pouvait être que bénéfique puisque allant dans le sens de la faveur grandissante du grand public pour la cause écologique.

Sans gêne et sans honte. A la question du choix de la date, le photographe a répondu qu’elle avait été choisie bien avant que celle des élections européennes ne soit fixée.

En oubliant au passage, qu’il aurait, peut-être, été un brin décent de projeter ‘’Home‘’ le lendemain des résultats, ce qui n’aurait aucunement nui au taux d’audience, mais aurait au moins prouvé qu’on peut se poser en pur défenseur de la planète et, en même temps, faire preuve d’un minimum de savoir vivre, d’éducation, de délicatesse, voire d’élémentaire politesse.

Mais on ne peut pas tout avoir.

Notons, enfin, que les DVD, eux, ne seront pas gratuits, on le comprend, et que les bénéfices iront, du moins en grande partie, dans la poche de l’auteur.

Normal, mais dans ces opérations humanitaires quasi ‘’bénévoles’’ de sauvetage de la planète, l’on ne saurait être totalement désintéressé. Les affaires c’est les affaires.

SERREZ VOUS LA CEINTURE

Dernière délicatesse, on le rappelle, pour la fin : LA solution préconisée par le photographe aux quelques 20.000 spectateurs réunis sur le Champ de Mars à Paris pour voir son œuvre.

Aux questions, ‘’comment faire’’, ‘’que faire’’, ‘’par quoi commencer,’’ notre brave sauveteur universel a très finement répondu, ‘’C’est à vous d’agir maintenant.’’

En clair, c’est vous qui devrez bosser et apprendre à vous serrer la ceinture, à vivre avec moins de besoins, etc. etc.

Monsieur Pinault, qui ne vit pas avec le SMIC, a même eu ce joli mot :’’Il va falloir apprendre à vivre autrement.’’

Suivez le raisonnement de ce brave homme sauveur de la planète et éminemment social :’’Braves gens vous allez devoir modérer vos appétits.’’

Ce qui signifie entre les lignes et pour le moment, le raisonnement qui en découle dans l’esprit d’un grand patron :’’Comme vous allez avoir moins de besoins, vous aurez, également et de ce fait, moins besoin… d’argent. Donc, de moins en moins de salaire élevés et déraisonnables, donc moins d’augmentations, donc moins de revalorisations de retraites, donc nul besoin de SMIC somptuaire comme l’actuel, etc. etc..’’

Vous pigez ?

Apprenez à vous serrer la ceinture, profiteurs que vous êtes.

Et commencez à apprendre que votre nouveau principe de vie dévoilé par monsieur Pinault, ami intime de notre président de la République, sera, très bientôt : ‘’Travaillez plus pour gagner moins.’’ Ce qui se pratique déjà largement.

Regardez British Airways : les 40.000 membres du personnel sont invités à travailler sans être payés, durant un mois…pour commencer. Le patron donne l’exemple…en gagnant…860.000 euros par an, soit, 72.000 euros par mois.

On mesure la grandeur de son énorme sacrifice.

Nous vous l’avions dit en long, en large et en travers : le but ultime de l’ultralibéralisme est la prime, le salaire, au moins disant.

En clair, l’objectif final du patronat international est d’arriver à l’équilibre des salaires internationaux.

En plus clair encore, payer le même salaire à tous les travailleurs et employés dans le monde entier, le même salaire le plus bas, ce qui permettra aux patrons d’engranger le maximum de profits.

Seul hic : ça coincera quelque part lorsque un marché, puis deux, puis plusieurs par effet domino, se casseront la margoulette ce qui fera chuter illico le taux de croissance si tant est qu’il aura pu reprendre des couleurs…

Patience, patience...

Mais pour ce qui est de la confiance…

D’autant que tous les discours solennels sur l’avenir nous promettent tout et son contraire alors que les actes qui suivent font l’inverse…et vice versa…

Pour ‘’Home’’, on a eu droit à un simple oubli dans cette dialectique d’un capitaliste refondé : notre gentil conseilleur milliardaire mécène ne nous a pas dit, ‘’Suivez mon exemple.’’.

On croit savoir pourquoi.

C’est encore et toujours la même histoire : NOUS allons payer LEUR crise mais, aussi, NOUS allons payer LEUR saccage de la planète et, en fin de compte, NOUS allons financer les réparations d’une planète qu’ILS ont démolie et continuent à démolir.

UN ‘’HOME’’ PROVIDENTIEL ?

On a parlé d’un poste de ministre pour Y.A.B ?

Sera-t-il l’homme providentiel par qui l’Environnement français et planétaire va être sauvé ?

Pas question. Pas fou le gars. Il préfère vendre sa camelote aux couleurs de la vertu écologique salvatrice.

Tout comme son copain Nicolas Hulot, lui aussi un temps pressenti mais qui continue à vendre la sienne, à base de produits d’hygiène corporelle, concoctés avec force produits chimiques. Rhône Poulenc, un des leaders mondiaux de la chimie et premier gros sponsor de N.H, a laissé des traces et des habitudes…

Ah oui ! C'est vrai! Dans la gamme des produits vient d'apparaître un machin...bio. Si si, c'est marqué dessus;

Il était temps!

Maurice CARON

 

(1) C’est le ‘’Canard enchaîné’’ de cette semaine qui nous le rappelle.

12:35 Ecrit par Maurice CARON dans actualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

02/06/2009

VOL 447: CADEAUX EMPOISONNéS

Dès l’abord, qu’il nous soit permis, comme tout un chacun, de déplorer l’affreuse nouvelle de cette disparition de 228 victimes et de leurs familles.
Victimes, dont on ne sait pas encore bien quoi, mais que nous avons, nous, depuis longtemps, assez bien identifié.
Explication.

Il y a quelques années, au cours d’une cérémonie funèbre de ce genre, à la suite d’un drame aérien, un ministre de la république d’alors avait dit
, dans son discours, que les morts dans la catastrophe, en fin de compte, payaient là ‘’la triste rançon du Progrès’’.
Il a osé.
L’intention était peut-être sincère mais les termes en disaient bien plus long que ce brave homme voulait le faire.
VIVE LE PROGRES
Il faut dire qu’à cette époque, il y a pas loin d’une trentaine d’années tout au plus, lorsque l’avenir était au plein emploi et à la croissance indéfinie, le discours convenu, obligatoire, le dogme, consistait en la célébration sans faille et sans fin de ce fameux Progrès, vive le Progrès !
Et, le Progrès se faisant évidemment à coups d’expérimentations plus ou moins hasardeuses, supportées bien sûr, par ses clients obligés qui payaient pour voir, personne ne se serait hasardé à le remettre en question si peu que ce soit.
Le Progrès c’est l’économie, c’est le fric, donc, on la ferme !
C’est, grosso modo, le discours actuel, un chouia tempéré il est vrai par la douche froide sur l’économie de marché, douche sur le dos en fait des contribuables, les dirigeants s’en tirant toujours très confortablement…
…et, bien sûr, avec un désir clairement affiché de continuer à rendre au Progrès le culte qui leur rapporte tant.
Ce qui signifie, bonnes gens, que ledit Progrès, et vous le savez bien, c’est toutes ces choses mirifiques, nouvelles, technologiques ou pas, que nous convie, nous force à acheter, cette société de consommation qui engendre, qui invente tous ces besoins dont nous n’avons nul besoin, mais que le Système nous oblige à désirer, à acheter, à consommer…et à renouveler.
CHASSEZ LE NATUREL
L’ennui c’est que, chassez le naturel…
A force de violenter la Nature, humaine en premier lieu, elle se rappelle à nous.
Un accident d’avion ? Les lois physiques, mathématiques, chimiques s’imposent, qu’on le veuille ou pas et dès que l’on passe outre, elles se rappellent à nous souvent de façon horrible.
Est-il conforme aux lois naturelles humaines de faire voler 300 personnes à 900 km/h, à 15.000 mètres, durant des heures, dans un engin polluant et hors de prix ?
En tous cas, le corps humain est-il construit pour résister à tous les dangers que ce genre de situation nous expose ?
Un humain est-il fait pour passer trente ans de sa vie à être hôtesse de caisse, compter les billets derrière un guichet de banque, conduire un trente tonnes de jour comme de nuit, décontaminer des centrales nucléaires ou fabriquer des pneumatiques, et même si ce travail lui plaît ?
Le corps humain est-il construit pour se défendre tout seul contre les agressions physiques, chimiques, mentales, intellectuelles que la civilisation, que le Progrès nous impose ?
Mais le Progrès c’est le progrès ?
Certes, mais à quel prix ?
Hypothèse d’école : imaginez un instant que l’on demande aux malheureux membres des familles des victimes s’ils préfèreraient vivre dans un monde sans Progrès, du temps de la lampe à huile et des charrettes à cheval, mais aux côtés des leurs bien vivants, ou un monde merveilleux de modernisme, mais avec tous les risques de mort, longue ou subite.
Quel serait leur choix ?
Moi, sincèrement, je ne pense vraiment pas que la majorité irait aux amoureux du Progrès, de la croissance indéfinie, de la loi du marché et de toutes ces merveilles que nous payons non seulement très cher de nos sous mais, aussi, de notre santé et, hélas, de notre vie.
Terrifiant exemple : une dizaine de cadres méritants avaient reçu en cadeau un séjour voyage gratuit au Brésil…et revenaient dans l’AF 447.
Les cadeaux que notre Progrès nous vend très chers sont empoisonnés. Mortels.
LUMIERE ARTIFICIELLE…
La crise que nous entamons, nous l’apprend. Du moins à ceux qui veulent bien le voir : la vie est une affaire de choix. De civilisation en particulier.
Il y a quelques années, disons une trentaine, alors que mes choix à moi me poussaient, déjà, à remettre en question une civilisation condamnée, à mon avis, à s’autodétruire, de superbes crânes d’œufs politiques et économistes m’avaient ridiculisé, au cours d’un débat, avec la pitoyable phrase des intervenants intelligents :’’ Alors, comme ça, vous voulez nous ramener à la lampe à huile et à la charrette à cheval ?’’ ;
Lorsque j’ai, simplement, dit oui et ai tenté d’expliquer pourquoi, en commençant, chiffres à l’appui, pourquoi et comment la lumière artificielle perturbait gravement nos rythmes et cycles circadiens, ce fut, sinon la huée, du moins une réprobation générale dans l’assistance.
Vous vous rendez compte ?
Un journaliste, diplômé, lettré, et avec des lunettes en plus, qui ose mettre en cause notre belle civilisation ? Notre Progrès ?
En trente ans, pas mal de crânes d’œufs et de politiques ont mis de l’eau dans leur vin, mais momentanément, parce que la Grande Trouille n’est pas très loin.
Nombre de vulgum pecus aussi. Les Français moyens, les humains moyens, du moins sous nos latitudes, ont vaguement conscience que le Système commence à donner des signes inquiétants de vétusté avancée, irréparable.
Mais il suffit que la Grande Trouille en question s’éloigne quelque peu pour qu’ils retrouvent confiance dans le caractère vital de leur télé, leur portable, leur bagnole, leur Big Mac, leur StarAc, leur ordinateur et leurs fraises en hiver.
Et leur café équitable pour la bonne conscience. Voire un petit trekking écotouristique de temps à autres, pour se sentir tout à fait en phase avec leur civilisation et leur Progrès qui permet, c’est génial, de cumuler les avantages du Modernisme et de la protection de la planète.
ET LAMPE A HUILE
Alors ?
La lampe à huile ?
Ecoutez : de quoi l’humain a-t-il besoin pour vivre disons normalement sur la terre ?
De boire, manger, dormir, d’être abrité des intempéries, de communiquer avec la nature, d’avoir une famille et quelques satisfactions spirituelles s’il a besoin de croyances.
Mais cela nécessite-il tout le bazar que la ‘’civilisation’’ ultralibérale nous fait payer très cher ?
Alors qu’il suffit pour faire vivre un humain, ça aussi c’est mathématique, de 1.000m2 de jardin, quelques poules et lapins, un ou deux moutons, une petite maison et puis, d’accepter de travailler pour se nourrir.
Si vous choisissez cette solution, et c’est encore mathématique, vous annulez 95% des problèmes de l’Humanité : plus besoin de vendre ou d’acheter tout ce dont vous avez besoin.
Plus de problèmes de déplacements, de pollution, de transactions commerciales, d’abus, de corruption et de dépendance des uns à l’égard des autres.
Plus de problèmes de chômage, plus besoin d’hypermarchés et de pétrole, bref, même l’enseignement peut être donné par transmission orale.
Irréaliste ?
Vous savez, des centaines de peuples et des milliers d’ethnies ont vécu ainsi des siècles durant. Et tous ont fini par disparaître un jour….nous ne sommes pas plus éternels ni immortels qu’eux…
Les problèmes ont commencé dés lors qu’un individu a envié le bien de son voisin et, soit le lui a volé, soit l’a truandé en le lui achetant, puis en le revendant…et ainsi de suite.
Restera, direz-vous le problème de la santé.
Que je sache, là encore, des tribus, des peuples entiers n’ont jamais eu accès à la chirurgie esthétique, à la liposuccion, à l’anneau gastrique, et, bien sûr, aux traitements anti cancéreux et autres thérapies géniques.
Néanmoins leur Progrès ne les a pas fait bénéficier non plus de la croissance exponentielle des cancers, scléroses en plaques et autres maladies et affections dégénératives qui ne font qu’agrandir les multiples trous des sécu de tous les pays moderne.
Et les remèdes de grand’mère, s’ils n’ont pas toujours sauvé tout le monde, n’ont jamais tué personne.
Voir, d’ailleurs, le recours aux produits de la pharmacopée tirés de la nature et le recours désormais usuel aux médecines traditionnelles.
D’ailleurs, une ‘’découverte’’ vous intéressera. Le magazine Science, hyper pointu en la matière, vient de livrer les résultats d’une étude aux termes de laquelle les chercheurs ont trouvé que…la ville est mauvaise pour la santé.
La ville, en fait la civilisation dont la plus belle expression est, bien sûr, la ville.
Chiffres à l’appui, les crânes d’œufs nous disent que depuis la disparition des chasseurs-cueilleurs et l’apparition de la sédentarité, de l’agriculture et de la consommation des céréales, les maladies dégénératives ont fait, elles aussi, leur apparition.
Alors ?
Quel est votre choix ?
Le Progrès avec ses, ‘’seulement’’ quelques centaines de morts dans des accidents d’avions ? Ses dizaines de milliers de décès dans des accidents de voitures, ménagers, de ce qu’on appelle désormais les maladies de civilisation, ou du fait d’administration de médicaments ou d’usage de thérapies qui violent plus les corps qu’ils ne les soignent ?
Et quoi enfin ? Le problème des personnes âgées ?
Leur place n’est-elle pas parmi les leurs et non dans des mouroirs hors de prix et dégradants ?
Certes, les familles ne peuvent plus suivre les dépenses et sont éloignées, mais à qui la faute ?
Au sacro saint Progrès qui prône encore et toujours les salaires à la baisse et l’indispensable nécessité de la mobilité de l’emploi, afin de faire grimper, encore et toujours le taux de croissance. Alors que le but naturel d’une famille est, tout simplement, de naître, vivre et mourir parmi les siens.
Délirant ?
Ne nous leurrons pas et ne pensons pas qu’une civilisation spectacle, civilisation décor lui irait mieux, soit beaucoup plus solide que sa simple apparence.
Plus un organisme est complexe, plus il est fragile. Voir les accidents d’avions.
Tout se paye un jour.
Nous avons, aujourd’hui, la possibilité de changer le Système, de changer notre vision de la gestion de la planète et du bonheur de l’Humanité.
On nous a fait de bien belles promesses.
‘’Ca’’ va changer.
La solution qui nous est proposée ?

‘‘Nous allons refonder le capitalisme.’’

Alors?

Vive le Progrès !

20:54 Ecrit par Maurice CARON dans actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

25/05/2009

CRISE, GRIPPE: ESCROQUERIES A TOUS LES ETAGES(BIS)

Depuis près d’un trimestre, l’actualité me sidère littéralement.

Alertes, contre alertes, mises en garde, apaisements, avertissements, réconfort, les foules ne cessent alternativement d’être sollicitées, prévenues, effrayées puis rassurées au point qu’il devient difficile de s’y retrouver dans le cloaque de désinformations dont les médias usent au quotidien en matière d’information.

La crise ?

Elle est là, elle est en train de passer, elle ne fait que commencer…voire, elle est quasiment derrière nous…mais il faut s’attendre à ce qu’elle repasse devant. Et si tout va bien, préparons-nous, nous en sortirons plus lentement que ceux qui y sont tombés d’un coup!

Vous avez compris ?

Vous avez de la chance.

Et la grippe porcine ?

Elle est d’abord porcine, puis elle est devenue simplement humaine, Elle commence à menacer la planète puis, comme par enchantement, un pays à la fois, sans oublier que les frontières n’existent que pour les cartographes. C’était une pandémie, puis s’est réduite à une simple épidémie à bas bruit, bien plus bénigne que la grippe hivernale qui, comme à l’accoutumée fait ; bon an mal an, ses 250 à 300.000 morts, alors que la porcine n’en a fait une misère, pas même 15.000…rien quoi…

Bref, en un mot les medias continuent à faire ce qu’ils ont toujours fait, savoir raconter n’importe quoi, tartiner, faire du sensationnel, flanquer la trouille puis calmer, tout cela pour vendre, vendre, faire de l’audience, et, en un mot comme en cent, faire du fric, tout simplement.

Dans toute cette diarrhée verbale, dans cette soupe, ce brouillard d’infos censées informer, une seule ligne commune : on collectionne vérités cachées, mensonges déclarés ou par omission, infos bidon, communiqués promotionnels, finalement et pour faire simple, c’est escroqueries à tous les étages.

 

Revue de détails.

DEHORS LES PAUVRES

L’Inde, la, paraît-il, plus grande démocratie du monde, innove. Ou plutôt, jette bas le masque.

Le sous continent qui compte plus d’un milliard d’habitants et dont le PIB grimpe de 5 à 6% tous les ans, de quoi faire pâlir d’envie les pays européens, recevra bientôt les jeux du Commonwealth.

Comme les inégalités sociales y atteignent des sommets et que les mendiants, lépreux, réprouvés de toutes sortes encombrent les rues, où ne s’aventurent même pas du bout des pneus de leurs voitures de luxes les plus grosses fortunes indiennes et de la planète, il va falloir faire quelque chose.

Eh oui…il importe de faire disparaître cette engeance de miséreux, attirée, il est vrai, par la manne que devrait générer la venue des nombreuses délégations étrangères. En effet, ces bien gênants miséreux feraient, et c’est regrettable, un bien mauvais effet.

Ainsi, les rues de la capitale indienne seront impeccables, débarrassées de ce spectacle peu commercial et fort dérangeant de hordes d’indigents peu propices à attirer investisseurs et touristes.

C’est tout à fait de cette manière que le général Potemkine faisait construire d’attrayants villages de carton pâte habités par des troupes de moujiks très proprement habillés et faisait ainsi croire à la grande Catherine que son peuple était heureux, riche et en bonne santé.

Il faut bien avouer qu’en Europe aussi, nombre de dirigeants de notre monde mediatico politico économique, savent fort bien, donner au petit peuple, l’illusion que même s’il n’est pas le plus heureux du monde, il devrait s’estimer tel, en comparaison de l’état lamentable dans lequel se trouvent les plus déshérités de la planète.

Vous vous plaignez d’être unijambistes ? Réjouissez vous voyons. Vous êtes plus heureux que vous ne l’imaginez. Pensez donc : ce serait pire si vous étiez culs de jatte…

Mensonges que tout cela ?

Escroqueries plutôt. On ne ment pas seulement. On change le mensonge en vérité.

A VOTRE SANTé

Tiens, à ce propos et cette fois côté santé, on pense à une récente émission sur la sécurité nucléaire.

Il fut un temps où la France était non seulement en tête de la technologie de la production d’électricité par ce moyen, mais également de la sécurité en la matière, disposant de techniciens experts dans le domaine de la prévention ‘’d’incidents’’.

L’ultralibéralisme forcené actuel aidant, il faut, désormais, rentabiliser le système au-delà des limites définies par les contraintes physiologiques des intervenants.

Ce qui signifie, économiser sur les paramètres humains, genre, diminuer les contraintes techniques, les effectifs, bref, diminuer les marges de sécurité au nom de la rentabilité.

Lorsque les techniciens et les populations voisines et leurs élus s’inquiètent, le maître mot des cadres électriques en matière de solution consiste à leur dire ‘’Faites nous confiance’’…

Une bien jolie phrase, un bien bel emplâtre sur une jambe de bois .

D’ailleurs, et c’est-y pas une preuve, la justice vient de débouter les bidasses, galonnés compris, qui ont récolté une jolie collection de cancers de toutes sortes, après avoir été proprement atomisés lors des expériences nucléaires à Reggane où même les bâtiments militaires étaient à peu près autant isolés des radiations qu’avec du papier alu.

La raison des attendus ? Pas grand chose puisque le fond de l’affaire construit sur les expertises médicales, n’a pas été abordé.

Argument massue : il y a forclusion.

En clair, vous êtes bien gentils mais il fallait vous y prendre plus tôt. Le délai est expiré.

Si l’exemple devait être suivi ( et ça risque) par la Sécu, ça donnerait : ‘’Votre cancer ? Mais ma brave dame, il aurait fallu vous en rendre compte dans les deux ans réglementaires. Après, c’est trop tard, désolés ’’

Certes, ‘’l’éclosion’’ d’un cancer peut mettre de deux à 15 ans à apparaître mais, hein, le temps c’est de l’argent non?

Et puis, c’est vrai çà, s’il fallait ne mettre aucun délai, par exemple, pour l’apparition des maladies professionnelles, voire pour toutes celles engendrées par le stress dans le travail, les pressions diverses et multiples dues à la sacro sainte rentabilité voire aux maladies générées par la malbouffe (1) provoquée, elle, par les salaires de misère, où irait-on je vous le demande ?

Sans parler des 100.000 produits chimiques de synthèse qui se baladent dans l’air, dans l’eau, dans nos assiettes, des pollutions visuelle, auditive, voire morale, qui, toutes, ont une action, qu’on le veuille ou non sur le corps et l’esprit.

Plutôt que de partir en guerre pour supprimer toutes les causes de nos problèmes physiologiques, ne vaut-il pas mieux proposer de soigner les effets, à l’aide de toutes sortes de thérapies, bien coûteuses, qui entretiennent en même temps la foi absolue dans la médecine à deux vitesses et les laboratoires pharmaceutiques, et la culpabilisation indispensable pour bien ancrer dans la tête des pauvres que leurs malheurs ne viennent que d’eux-mêmes et pas du système qui les exploite?

Et puis, tiens, en parlant de nucléaire, Abou Dhabi va probablement nous acheter une douzaine de centrales nucléaires. Tant mieux, ça va nous créer, peut-être des emplois, et, plus sûrement quelques rentrées d’argent.

On espère, sans y croire vraiment, que ces rentrées-là vont nous permettre de payer un peu moins d’impôts.

Non…c’était juste pour rigoler.

Par contre, pour ce qui est de rigoler, nos enfants et petits enfants, eux, ne vont pas rire lorsqu’il s’agira de démanteler les centrales, chez nous et ailleurs, car le prix n’en a jamais été fixé exactement, tant il ne cesse de grimper dans les sommets.

Mais bon…ce sera dans dix, vingt, trente ans…on ne sera plus là et ils n’auront qu’à se débrouiller. Après tout, c’est grâce à l’argent de ces centrales qu’ils auront pu avoir un niveau de vie qui leur permettra d’être assez intelligents pour résoudre les problèmes que nous leur auront laissés.

ON VEUT DES SOUS !

Ah ! Au fait ! Et la crise ?

Eh bien tout va pour le mieux.

Comme avant quoi….

C’est-à-dire que l’argent des contribuables a servi et sert encore à boucher les trous dans les poches des banques qui en avaient trop mis. Il sert aussi à remercier les banquiers de leur bon travail, donc, à continuer à leur garantir de confortables salaires et de somptueuses retraites.

Et à augmenter un chouïa les bas et moyens salaires, voire les retraites ?

-Quoi ? Vous n’avez pas honte ? Vous vous rendez compte de ce que vous demandez ? Vous vous imaginez de ce que ça représente augmenter d’une centaine d’euros seulement les salaires de millions d’employés et ouvriers ?

-Ben…euh…à raison de quinze à vingt millions de petits et moyens travailleurs qui paient des impôts, ça irait jusqu’à environ un milliard ou deux d’euros…

Et, comme les entreprises du CAC 40 font environ 100 milliards de bénéfice par an, on devrait pouvoir s’arranger non ?

-Vous rigolez ? C’est pas bien.

On ne plaisante pas avec l’argent.

Bon, j’arrête.

ON SE SUCRE

Parlons d’autre chose.

De l’environnement par exemple.

Face à la dépendance pétrolière, nos dirigeants n’ont qu’on mot à la bouche : carburants verts, genre : Brésil.

Sur la chaîne parlementaire, récemment, j’ai vu un documentaire où cette solution était présentée comme LE miracle.

D’autant plus que, était-il assuré, désormais, les coupeurs de cannes à sucre sont syndiqués, choyés, bref, traités comme coqs en pâte, ce qui enlèvera toute bête retenue humanitaire aux automobilistes qui serait tenté d’hésiter au moment d’acheter de l’éthanol.

Manque de pot, Courrier International N°965 (30/4-6/5)vient de publier une enquête, pour le moins objective, qui décrit, en long et en large, les conditions terrifiantes dans lesquelles survivent et travaillent les coupeurs de cannes brésiliens.

Horaires hallucinants, températures infernales, blessures, coups, menaces, interdictions de se syndiquer, menaces de mort, violences physiques sur les associations qui tentent de les aider : l’essence de sucre a peut-être bon goût pour les automobilistes mais un goût bien amer pour ces esclaves du modernisme automobile.

Mais pour LCP, tout va bien dans le capitalisme à roulettes.

Et puisque, de toutes manières, le président brésilien Lula est un socialiste, on a toutes les garanties.

CHAUD ET FROID

Et puisque nous en sommes à l’environnement, la nomination prochaine de M. Allègre au gouvernement a de quoi flanquer la trouille aux écolos, Nicolas Hulot en tête qui ne l’a pas envoyé dire.

L’ancien ministre socialiste est, on le sait, un des défenseurs de la thèse selon laquelle le réchauffement de la planète, prrrrrrttt, c’est du vent !

Curieux tout de même : désormais, les bateaux empruntent désormais régulièrement le passage du Nord Ouest dans lequel il était, jusqu’à il y a seulement deux à trois ans, totalement impossible de s’infiltrer, l’hiver en particulier. Sans parler des années antérieures où les glaces bouchaient hermétiquement le passage en toutes saisons.

A quoi cela serait-il dû ?

A un changement de climat naturel nous dit notre chercheur tout de même émérite.

Bon.

Mais alors, les Maldives commencent à avoir les pieds dans l’eau tout de même et certains petits récifs de Polynésie ont complètement disparu. A cause de quoi ?

Naturel ?

OK ?

Mais dans ce cas et suivant ce raisonnement, pourquoi construire anti-sismique puisque lorsque les séismes dépassent largement les normes tous les bâtiments seront par terre ?

Et quid de la pollution due à la combustion des combustibles fossiles ? Si le réchauffement n’est ‘’que’’ naturel, à quoi peuvent donc bien servir les normes restrictives de ladite pollution ?

Bon. On a le temps nous disent les optimistes : encore 30 à 50 ans. E,n attendant, vendez votre bicoque en bord de mer et achetez dans les Alpes. C’est le moment.

LES BELLES IMAGES

On rigole un peu ?

Pour la bonne bouche, on rappellera que il y a eu un Festival à Cannes.

Où ont été primés des films généreux, en violence, sexe, bref, vulgairement, en tout ce qui fait vendre. Faut bien vivre non. Et tant qu’à, vivre bien en plus.

Pourquoi ces moyens ont-ils été consacrés dignes de palmes d’or et d’argent ? On vous le donne en mille : parce que c’est çà la vie et son côté noir. On ne peut la nier, donc, l’exposer c’est la dénoncer.

Ah bon ?

A cette aune, nous, on pense que les réalisateurs n’ont pas encore été assez loin dans la dénonciation.

En effet on peut en faire encore mieux, par exemple du franchement porno pour dénoncer la traite des blanches, ou du sanguinolent pour dénoncer la torture, voire de l’esclavage sexuel des enfants pour dénoncer la pédophilie.

Certains diront que, de toutes manières, on finira par y aller.

Certes, mais sans ‘’y aller’’, nous on a remarqué une chose, visible de tous et depuis des années.

Lisez et pointez dans votre programme télé favori, tous les films où se manifeste la violence, le sexe, y compris les coucheries distinguées, désormais normales, à droite et à gauche, et les fraudes et trahisons diverses, et vous serez étonnés.

En une semaine vous pourrez assister, si le cœur vous en dit et ne se soulève pas, à pas moins d’une trentaine de crimes et de violences physiques, à autant de scènes de sexes explicites ou implicites et à encore plus de tromperies et autres coucheries sans compter une bonne cinquantaine de scènes de mensonges, de fraudes et d’arnaques diverses.

Toutes choses faisant, effectivement, partie de la vie, mais qui sont légitimées par le fait qu’elles sont censées dénoncer les choses malpropres et perverses qu’elles vous montrent généreusement.

On se demande pourquoi on ne généralise pas ce système dans les écoles maternelles, primaires, dans les collèges et les lycées. Histoire de montrer à nos chères têtes blondes ce qu’il est très vilain de faire.

Chiche?

Il serait, alors, très intéressant d’entendre les commentaires contorsionnés des experts qui nous expliqueraient pourquoi il vaut mieux pas, ou alors attendre et expurger.

Le spectacle, la ‘’culture’’ ambiante audiovisuelle met-elle à mal la morale et, partant, la cohésion et la sécurité de la société ?

Non vous répondront tous les patrons de chaînes, responsables et immuables garants de la moralité publique et sociale.

Voire…

Hier, à la suite d’une pub pour cosmétiques amincissants, j’ai entendu une psy fameuse, les psys sont toujours fameux et pas fumeux, qui nous a prouvé, petit a petit b, qu’à force de mettre en photos des filles minces, les jeunes femmes et filles ont fini par souffrir d’une sorte de syndrome du magazine et elles n’ont qu’une idée en tête, mincir.

Notez bien son raisonnement : ‘’La répétition des images finit par imprimer dans le conscient et surtout le subconscient des lectrices et téléspectatrices, le désir impérieux et permanent de devenir mince, par tous les moyens.’’

Tiens ?

Alors comme çà, cette influence des images qui fonctionnerait de manière aussi forte sur les cervelles pour de simples questions dd minceur, serait-elle sans aucun résultat lorsqu’il s’agit de violences, de sexe et de délinquances diverses ?

Allez va. Assez de vérités tronquées, d’arnaques dissimulées et d’escroqueries en douceur.

Je vais me coucher car j’ai une espèce de grippe, pas la porcine non mais une cochonnerie virale, qui me donne plus envie de dormir que de bosser. (2)

@+

Maurice Caron.


(1) Contrairement à ce que les thuriféraires du néolibéralisme glapissent, l’obésité mais, avant tout cette malbouffe que l’on ne trouve que chez les pauvres, est une spécificité sociale. Et pas dans les beaux quartiers…où l’on trouve, certes, quelques ventres rebondis, mais jamais de véritables obésités. Et encore moins de maladies dues aux carences alimentaires…dues à la malbouffe…due aux salaires de misère.

(2) Et mon absence de deux mois ? J’ai trop de boulot par ailleurs et désormais je suis tout seul. Snifff…Et en plus, je mouche comme un malade…que je suis.

17:10 Ecrit par Maurice CARON dans actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note