01/09/2008

AFGHANISTAN,GEORGIE, J.O:(encore) des réponses sans questions?

Jeux Olympiques finissants, Georgie commençante, Afghanistan qui n’en finira jamais, tout ça sent la redite de l’Histoire des 50 dernières années. Cette Histoire dont les historiens ne nous content que les versions des vainqueurs et qui, si elle ne repasse pas les plats, n’en utilise pas moins, encore et encore, les mêmes ingrédients invariablement nuls à en pleurer. On prend donc les mêmes et on recommence. Ad nauséam. Une vraie fin d’époque.

LE SPORT N’ EST PAS DE LA POLITIQUE …SAUF QUE…

Les J.O? Bof ! On n’a pas tellement envie d’en parler. On se sent un peu comme quelqu’un qui essaye de causer tranquillement au milieu de la foule en délire d’un OM-PSG.

Et les JO par ci, et les Jo par là. Et je te m’extasie sur les spectacles qui ont duré le temps d’un feu d’artifice et sur des jeux de renommée quasi éternelle et qui n’ont pas dépassé la quinzaine…et je te jure la main sur la cœur que le sport n’est pas de la politique....sauf qu’on affirme, toutes caméras attentives et complaisantes, qu’avec le sport la Chine a acquis enfin la première place dans le monde…

Et comme les Chinois ont totalisé moins de médailles que les ‘’amis’’ amerlos, on ne compte que les médailles d’or, donc c’est nous qu’ils sont les plus forts…

Un peu comme nous, les franchouillards, qui, en queue de peloton, faisons le compte des médailles qu’on a dans certains domaines par rapport au…vide total qui nous caractérisait dans ces disciplines-là lors de compétitions passées…Comme ça, on est toujours gagnants…

On se glorifie comme on peut.

Les medias nous ont gavés sans poser les questions qui gênent et dont les réponses auraient remis un peu d’ordre dans le fouillis d’infos toutes plus clinquantes les unes que les autres.

Tout ça comme si la réussite des JO ne tendait pas, exclusivement , à magnifier la victoire du capitalo-communisme, mirifique  réussite du marxisme léninisme à la sauce pékinoise…laquelle est une copie de plus en conforme du post-soviétisme doré sur tranches lequel est un splendide duplicata de l’ultra-libéralisme sauvage US, à ceci près que ces contrefaçons s’éreintent le tempérament à toutes faire plus pire que leur modèle ancestral qui se définit ainsi: les riches ne peuvent l’être que s’il y a des pauvres.

Deux seules certitudes dans tout cela : un, c’est nous qu’on va payer.

Eh oui, c’est à NOUS que cela va coûter en réalité puisque tout au bout de la chaîne commerciale , alimentaire quasiment, c’est vous et moi qui, par les achats, taxes et impôts divers qui ne cessent de grimper, paierons, très cher, ce système de glorification des orgueils nationaux et des avidités conjointes et complices des maîtres du monde...

Deux, le spectacle de notre civilisation tel que les medias nous le présentent, n’est que le banal rideau de fumée destiné à nous faire oublier que tout ce bazar ne sert qu’à faire du fric, à asseoir le pouvoir des 400 milliardaires américains qui nous manipulent, 400 auxquels, désormais, se joignent de plus en plus nombreux de Chinois, Indiens, Russes…et de toutes les nationalités puisque l’argent n’a jamais eu ni odeur ni patrie.

AFGHANISTAN : A LA GUERRE COMME A LA GUERRE

Le drame des dix morts français de la guerre d’Afghanistan a été l’occasion, une fois de plus, d’apprécier le silence assourdissant des medias à propos des quelques remarques et questions qui pourraient remettre les choses à leur vraie place.

Envoyer au casse-pipe des gamins après six mois de classe, dans une guerre où ils vont affronter des adversaires durs à cuire surentraînés et aguerris par deux à trois conflits du même type, est au mieux inconscient, au pire, criminel.

Mais au ‘’beau temps’’ de la guerre d’Indochine, de Corée et de celle d’Algérie, il n’en allait pas autrement. Sans parler des deux autres guerres, les grandes.

Et en ces temps-là, les soldats français se faisaient dézinguer par dizaines toutes les semaines et ne méritaient que quelques lignes en pages 6 ou 8…quand ils n’étaient pas traînés dans la boue et ne figuraient pas dans la liste des ennemis publics numéro un dans les journaux de la gauche bien pensante ou carrément communistes, pour la Corée et l'Indo en particulier.

Je sais de quoi je parle : issu d’une famille de militaires, et ayant pratiqué bien trop à mon goût, j’y ai appris , outre à tuer mes semblables à mains nues trop souvent, que la mort faisait partie des risques du métier. C’est d’ailleurs l’explication, en partie, des salaires élevés et des conditions de la retraite à 35 ans avec accès à un emploi réservé pour les sous-off ou à 55 ans pour les officiers et la possibilité de cumuler un emploi réservé avec une retraite pour se constituer deux retraites à 55/60 ans.

Alors les larmes, on comprend et elles sont hautement honorables mais, après tout, la vie est affaire de choix.

C’est triste mais à la guerre comme à la guerre non ?

GEORGIE :GUERRE FROIDE,CHAUDE ou TIEDE ?

Vous avez vu ? La Russie retourne à ses premières amours de la guerre froide.

Tout comme les Etats-Unis.

Les Américains avaient joué les gros bras en permettant au Kosovo de se déclarer indépendant, constituant ainsi une menace à peine voilée de l’OTAN-US vers les Ruskoffs qui tentent de remettre la main sur ses anciens alliés-vassaux du Pacte de Varsovie.

Les Russes leur ont rendu la monnaie de leur pièce avec l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie désormais...''indépendantes'' dans le giron de Moscou. Profitant, évidemment, des rodomontades du président Saakachvili qui aurait mieux fait de ne pas écouter ses conseillers américains : les conseilleurs ne sont pas les payeurs, sauf que les Américains ont, eux aussi, perdu une bonne occasion de s’entendre avec leurs adversaires de toujours lesquels leur ont bien montré qu’ils ne craignent absolument rien de l' Alliance Atlantique…jusques et y compris si nécessaire, au travers d'une guerre, vraie de vraie, que ni Ricains ni Popofs ne se hasarderont évidemment à engager.

De part et d’autre, ils savent trop bien désormais ce qu’il pourrait leur en coûter. Mieux vaut vivre pour ce qui, désormais, constitue leur but commun dans la vie et constitue le maître mot de notre génération et de celles à venir ( s’il y en a) : tout pour l’oseille.

D'ailleurs, la plupart des pays européens ont reçu le message cinq sur cinq.''Soutenez notre action civilisatrice et si vous ne pouvez pas, au moins foutez-nous la paix, comme pour la Tchétchénie, leur ont fait comprendre les Russes, sinon, cet hiver, vous vous chaufferez à la bougie. Cet hiver et même bien après...''...

Mais, s'il y a une trop forte opposition à la blitzkrieg des ruskofs, ce sera, LA GUERRE, comme le disait il y a fort fort longtemps  Bernard Kouchner.

La guerre si nécessaire certes, mais par petits pays interposés.

Tout comme pendant la guerre froide.

Rien de nouveau sous le soleil.

Ni chaude ni froide, on vit le temps de la guerre tiède, voire tiédasse. Sauf pour ceux qui y perdent la vie, celles des membres de leurs familles, leurs biens, bref, les civils, sempiternelles victimes collatérales , comme dirait Schwarzy. Quant à ceux qui en profitent, les marchands de canons, leurs affaires vont bien merci. Au beau temps des bolcheviks, les profiteurs s'appelaient la nomenklatura en URSS. Elle ne comptait guère qu'une dizaine de milliers de bienheureux tous proches du pouvoir. Ils avaient droit aux rares supermarchés d'Etat vendant des produits de luxe. Aujourd'hui, tout a changé. Sauf que la nomenklatura existe toujours. Elle est seulement deux à trois fois plus nombreuse et...cent fois plus riche.

Maurice CARON (1)

 

(1)         Je serai désormais le seul à rédiger, donc à signer, puisque les autres copains et copines se sont envolés vers leurs destinées, fort fort lointaines pour certains. Avec notre amical et tristounet souvenir.

              Mais il nous reste les informateurs.

 

28/07/2008

OBAMA: MIRACLE ou MIRAGE? MYSTERE...

Ca y est ! Un homme providentiel de plus va nous sauver la planète.

Comme c’est un américain, c’est on ne peut plus normal.

Normal dans la tête, il est vrai, des rebelles gaulois qui, au nom de l’exception française, sont pourtant de vrais intoxiqués à la culture US…si tant est qu’il en existe une.

Il va donc, cet homme providentiel, et comme au cinéma, sauver la Terre de la foultitude de menaces et de méchants qui veulent tous nous bousiller.

Sauf que, dans les films, les dangers menacent les Etats-Unis, alors que dans la réalité, les dangers qui menacent le monde entier viennent, justement, de chez les américains.

Barak Obama en est si conscient qu’il va à l’étranger quêter à la fois une sorte de respectabilité teintée d’un très vague repentir pour les méfaits de son prédécesseur- et la prétention dominatrice de son pays (et de ses électeurs)- et quelques renseignements sur l’opinion que les étrangers (lisez le reste du monde) ont des States.

Or, voyez comme c'est farce, nos concitoyens, paraît-il, sont tombés raide amoureux du futur président américain.

Explication ?

 Tout d’abord, alors que Barak OBAMA a passé un grand grand grand moment avec Angela Merkel, démontrant clairement par là quel pays, en Europe, compte vraiment pour les USA, alors que son passage en France n’aura duré que cinq petites heures, après quoi il a été dîner dans le second pays (voire le premier), l'Angleterre, qui compte, encore plus en Europe aux yeux de nos ‘’amis’’ US.

Dîner avec les Anglais, alors qu’on mange si bien chez nous…La honte.

D’autant que chez les Britishs, il a rencontré en plus du premier Ministre, l’ex et le futur.Ce qui fait beaucoup pour ce qui est de nos relations internationales: une femme de poids plus trois grands hommes chez les étrangers et durant plus d'une journée, mais et un seul chez nous et cinq heures montre en main....

Quand on pense que les Français sont éperdus d'amour pour le futur président américain et que notre chef suprême s'est esquinté la santé à envoyer un régiment de plus en Afghanistan…certes, un tout petit régiment mais quand même. Surtout qu'il y avait, en prime, des chouettes avions, très chouettes, à la pointe de la technologie. Certes, invendables sauf à les faire cadeau à ceux qui n’en ont pas et pas les moyens de se les payer mais un bien bel effort, très très mal récompensé.

Quand on pense, en plus, que l’Allemagne avait dit crotte à la guerre d’Irak et à George Bush, tout comme l’avait fait Jacques Chirac, et qu'est-ce qu'on y gagne nous? C’est sur nous que, 5 ans plus tard, le mépris pour cette irréparable faute retombe une fois encore sur nos seules et maigres épaules.

C’est à vous dégoûter d’être complaisants…voire serviles comme le persiflent les mauvaises langues.

Pire, alors que les méchants allemands sont venus à 200.000 (selon la police) applaudir le candidat démocrate qui les a longuement fixés au fond des yeux, seuls vingt et quelques Français avaient été autorisés, et de loin, à venir admirer le futur patron de la planète…enfin patron c’est un peut vite dit en oubliant le Russe et le Chinois.

A croire que nous ne comptons, encore et toujours, pas pour grand-chose aux yeux des américains et que si le futur grand chef de la planète a daigné s’arrêter le temps d’un café pris au comptoir, c’est uniquement parce que la France est encore pour cinq mois, à la présidence de l’Europe.

Visite de pure courtoisie donc?

Par ailleurs, et juste pour dire, nous n’aurions garde d’oublier le fait que les conseillers spéciaux de notre président à nous, auraient été bien avisés de ne pas lui faire dire qu’il n’a jamais cru un instant aux chances et compétences d’Hillary, pour faire plaisir à son concurrent.

En effet, il est bêtement évident que si cette brave dame avait eu l’investiture, on a toutes les raisons de penser que le président français lui aurait servi le même compliment, en lui disant qu’il n’avait jamais cru un seul instant aux chances de son adversaire démocrate…

Bref, à force de vouloir gagner les bonnes grâces du futur homme fort de la Maison Blanche, qui est loin d’être un imbécile, on risque de se le mettre à dos car il aura vite fait de piger la blague, sans pour autant compter vraiment. En somme, kif kif avec la Chine qui se permet de nous humilier alors que l'on ne compte plus les ronds de jambe et les cirages de pompes dont nos plus hauts représentants s'évertuent à la combler.

OBAMA : L’AMOUR TOUJOURS

Au fait, est-ce vraiment un mystère, comme nous le disent les journalistes, que de voir des Français supporters enthousiastes de Barak Obama ?

Un psychologue de supermarché aurait vite fait de vous trouver la clef de cette énigme de pacotille.

Déçus par la droite, mais autant voire plus par la gauche et par toutes les promesses non tenues des deux côtés, en manque de pouvoir d’achat, matraqués par les prix et les impôts qui s'accroissent, et s’imaginant encore, 50 ans après la mort de JFK, que peut exister un capitalisme américain à visage humain (1) et que le futur président US va devenir socialiste et permettre à la Terre entière de gagner plus en travaillant moins, les irréductibles gaulois sont encore tombés dans le piège classique du grand rêve américain.

Imaginer encore aujourd'hui que le libéralisme US va, un jour ou l’autre, libérer l’Homme des chaînes du travail forcé et lui assurer un avenir enfin heureux, fondé sur une richesse désormais équitablement partagée, relève de la plus pure utopie.

Bien sûr, les humains sont en manque d’attentions, de considération, d’amour probablement.

Mais si l’amour toujours peut fonctionner en couple, pour ce qui lie les foules et leurs dirigeants, il s’agit d’une tout autre affaire, juste bonne pour les effets d'annonce ou les plans de communication.

Imaginer alors que Mr. Obama va faire virer au rouge, voire au rosé foncé, une politique amerloque qui ne peut pourtant vivre qu’en suivant la voie tracée par les 300 à 400 milliardaires, américains pour la plupart, maîtres de la planète, relève là et carrément de la démence la plus aboutie.

On aura beau en appeler aux mânes de Roosevelt et de Kennedy, voire aux humanistes et scintillants propos de la constitution américaine, l’histoire des Etats-Unis d’Amérique n’a jamais été et ne sera jamais autre chose que conservatrice, capitaliste, protectionniste, et attachée à servir ses intérêts, ce qui signifie ceux des 3 à 400 zèbres cités plus haut ce que ces derniers traduisent en toute simplicité de cette manière: ‘’Ce qui est bon pour nous est bon pour l’Amérique’’.

Et bon pour le reste du monde… (N.d.l.r)

On souhaite donc bien du plaisir à tous ceux qui croient au miracle.

Ni mystère ni miracle, le grand Obama fera ce que l’argent lui dira de faire, point.

Mirage alors?

Pourquoi les humains ont-ils, encore et toujours, tant besoin de croire aux contes de fées ?

Ah oui, c'est vrai: le Père Noël est né aux Etats-Unis.

 

(1) Encore que Kennedy ne se soit guère montré moins capitaliste que ses précédesseurs..

 

19/07/2008

J.M.J : encore des réponses sans questions?

En Australie, à l’occasion des Journées Mondiales de la Jeunesse, Benoît XVI vient de présenter ses excuses aux victimes d’actes pédophiles des ecclésiastiques locaux.

Mieux, il a demandé que les coupables soient fermement condamnés par la justice pénale.

Devant des milliers de fidèles, en droit d’attendre un minimum de pureté de leurs conducteurs spirituels, c’était, tout de même, la moindre des choses. Et depuis pas mal de temps tout de même aussi.

Commentaires.

 

Voilà donc une nouveauté.

Ou presque.

En effet, après les scandales pédophiles à répétition, dans le monde occidental en particulier et anglo-saxon plus précisément, le pape vient de dire la honte de l’Eglise et sa réprobation personnelle pour ces actes ignominieux dont se sont rendus coupables les (autoproclamés) guides spirituels catholiques.

Dommage qu’il ait oublié, au passage, de condamner tous ceux qui, dans l’Eglise elle-même, ont couvert de leur haute autorité morale (si, si c’est comme ça qu’on dit), les prédateurs et leurs vilenies.

En fin de compte, il donne des réponses à des questions qui ne lui avaient jamais été posées ou, du moins, qu’il n’avait jamais posé ou fait poser par ses adjoints, tous les évêques et cardinaux qui ont pieusement couvert ces horreurs.

100.000 EUROS DE L’HEURE

Dommage, par ailleurs, qu’il ait oublié, au passage les excès du même genre des autres guides spirituels de la chrétienté, protestants, méthodistes, baptistes et anglicans.

Encore que pour ces derniers, il lui suffit de laisser faire (là aussi) les choses et les coupables, puisque les fantaisies, au regard de leurs dogmes, qui s’y donnent libre cours (ordination des femmes voire des homosexuels en tant qu’évêques, mariages homosexuels etc), risquent fort d’amener à la conversion à l’Eglise catholique romaine, nombre de fidèles d’en face, désorientés voire carrément outrés du tour que prennent les choses et leurs cultes désormais new style.

Exemple bien connu, celui de Tony Blair qui se convertit au catholicisme qui, semble-t-il, lui paraîtrait plus proche de la ‘’pureté’’ biblique.

Du moins l’estime-t-il car son soutien indéfectible au capitalisme destructeur d’humains et de sociétés, ainsi qu’à la guerre d’Irak et aux mensonges éhontés qui allaient avec, ne nous semble guère, du moins pour ce qu’on en connaît, cadrer très strictement avec les leçons données par le Christ dans les Evangiles, vous savez bien, le truc-là, aimez-vous les uns les autres.

A propos de cette épastrouillante conversion, de bien mauvaises langues ont prétendu que cette nouvelle appartenance allait fournir à l’ex-sémillant Premier britannique, de nouvelles amitiés et, surtout, de nouvelles audiences, et ainsi faire encore un peu plus grimper sa cote de conférencier international dont les interventions se monnaient déjà aujourd’hui, aux alentours des 100.000 euros de l’heure.

Mais nous ne croirons pas ces basses calomnies vu que la cote des va-t-en-guerre anglais et américains est en train de baisser et que, prévoyant comme l’est notre homme, il avait évidemment prévu le coup mais s’est obstiné dans son choix quoi qu’il puisse lui arriver.

TOUT DROIT AU PARADIS

Et alors direz-vous ? Et pourquoi donc ?

Eh bien parce qu’il va, très probablement, lui coûter quelques manques à gagner financiers, mais représente justement, du fait de sa nouvelle religion, un vrai sacrifice, donc, une assurance plus certaine d’une place au paradis.

Souffrir ne fait-il pas accéder plus vite au ciel nous assure la Sainte Eglise Catholique et Romaine ?

Exemple historique : les sacrifiés dans les amphithéâtres de l’Empire Romain.

Certes, comparer ce genre de conversion au renoncement et à la grandeur des chrétiens jetés aux lions est un peu osée, mais nous avons dans cet acte sublime d’un  ex-anglican, une bien belle démonstration du fait qu’une foi sincère, fondée sur de gros sacrifices, peut renverser les montagnes.

Même si, insistent les langues de vipères, vivre avec 100.000 euros par mois n’est pas tellement plus douloureux qu’avec 150 ou 200.000.

Car ils semblent ignorer, ces médisants, que de nos jours, les prix de la truffe, du foie gras et du caviar grimpent scandaleusement.

Nous en concluons donc que même chez les riches voyez vous, il y a des âmes fortes qui acceptent de payer cher leur engagement spirituel.

Mais pourquoi, direz-vous, s’acharner sur la chrétienté ?

Il est vrai que les malheureux Palestiniens pourraient, eux aussi, trouver plutôt amers les consolants discours fraternels de leurs frères bien mieux nantis des états pétroliers, qui en sont à ne plus savoir ou planter leurs pétrodollars pour les faire fructifier, alors que la misère la plus noire règne dans la bande de Gaza.

Mais au moins, leurs exotiques dignitaires religieux n’ont jamais prétendu que leur dieu incitait les simples fidèles à accepter la pauvreté, en permettant à leurs chefs de mener une vie au luxe insolent dont les ors du Vatican ne sont qu’un tout petit exemple.

Bof…

Juste une remarque : aux JMJ, nous disent les gazettes, les marchands et distributeurs de préservatifs ont, paraît-il, été pris d’assaut.

Nous n’irons pas jusqu’à dire que ce sont les J en question qui ont pris des libertés avec leurs définitions personnelles de l’amour. Autour des raouts de ce calibre, on trouve de tout, mais tout de même.

Un bon coup de balai, du genre de l’affaire des marchands du temple, ne serait-il pas le bienvenu ?

Et pas seulement qu’en Australie ?

 

04/07/2008

Ingrid Betancourt: des réponses sans questions?

Eh oui. Pour une fois on va s’y mettre nous aussi. Non que cela nous enchante de brailler à l'unisson avec ces donneurs de leçons et directeurs de la pensée que sont les medias, mais pour faire part de quelques interrogations et questions sans réponses, voire des réponses (ou ce que nous pensons être) aux questions qui n’ont pas été posées, on se demande d’ailleurs bien pourquoi, en invitant nos cherslecteurs et les autres à donner leur avis à propos de ce qui nous paraît être encore une embrouille en partie au moins.

Néanmoins et tout d’abord, saluons l’exploit. Du moins si l’on  s’en tient à ce qu’on nous dit, à ce que nous…racontent les medias habituels, aux ordres ou pas, et qui, pour une fois ou plutôt une fois de plus, y vont ferme dans le mélo et la quasi sanctification d’une malheureuse qui n’en demandait pas tant et surtout pas d’être passée par le calvaire qui lui vaut, aujourd’hui, une notoriété planétaire.

En effet, certains medias et non des moindres, ont estimé que trop, en la matière, cela faisait un peu trop.

Et, de notre côté, après ce qu’elle a vécu, nous pensons, d'ailleurs, très fort qu’il il aurait été bien plus convenable, tout simplement humain, de lui ficher la paix à cette quasi miraculée, et de la laisser profiter de cette paix, de son bonheur, de cette quiétude, enfin seule avec les siens et d’une vie désormais normale après une terrifiante survie entre les mains de terrifiants geôliers.

DISCUSSION AVEC LES FARC…QUI L’ ENLEVENT !

Ceci dit, un peu de questionnement ne ferait pas de mal.

Ainsi une remarque toute bête : quid du mari d’Isabelle Betancourt ?

En fait, l’on n’a vu que son ex-mari qui a fait preuve d’une débordante activité et d’une…fidélité digne d’éloges pour le salut de son ex épouse, alors que l’époux actuel, lui, n’a fait, qu’une seule fois, une timide apparition précédée et suivie d’une pesante inexistence.

Remarque inconvenante ? Eh bien, il n'est pas du tout dans nos habitudes d'aller fouiller là où cela ne convient guère, mais, tout de même, pas mal de téléspectateurs et lecteurs se la sont posée cette question.

Autre remarque, plus inconvenante encore ? Là, nous faisons appel à votre oreille et à votre vigilance.

Un intervenant sur le site des infos d'Orange a annoncé que la radio Suisse Romande aurait affirmé que la libération en question avait été...payée, eh oui, aux environs de 20 millions de dollars par le gouvernement d'Uribe, aux FARC. Ce qui, d'ailleurs, ne nous paraîtrait pas du tout inconvenant, mais peu en rapport avec la version officielle des militaires courageux, habiles, rusés et quasi pacifistes puisqu'aucun coup de feu n'aurait été tiré au cours de l'opération.Curieux en plus, le fait qu'en matière de rançon, les FARC en question se seraient montrés cette fois pas très gourmands.

Encore plus curieux?

On a trouvé nous, surtout après la diffusion d’une excellent documentaire sur Arte, qui retraçait brièvement le parcours politique de la célèbre otage, quelque peu bizarre le fait qu’elle avait été enlevée par les FARC, juste après…une rencontre quasi amicale avec…les mêmes FARC.

Ce qui nous a d’autant plus laissés sur notre faim d’infos, c'est que les journalistes auteurs et présentateurs du dcumentaire, ont manifestement oublié de faire la même remarque que nous.

Enlevée, donc, par ceux-là même, avec qui elle avait, semble-t-il, pas mal d’atomes crochus, non qu’elle partageât leurs idées et leurs méthodes, mais bien parce qu’elle était arrivée à nouer avec eux, des relations de relative confiance qui laissaient augurer des résultats sinon vraiment positifs, du moins assez paisibles et bien meilleurs que ceux que le gouvernement de l'époque et son président entretenaient avec les rebelles et qui consistaient à tirer dans le tas.

Alors ? Si l’on s’en réfère au principe vieux comme toutes les polices du monde qui, face à un crime, se posent invariablement la question : ‘’A qui le crime profite ?’’, l’on ne peut que se tourner vers son adversaire de l’époque…l’actuel président qu'elle dérangeait beaucoup mais qui, vient de la faire libérer de magistrale façon. A l’époque, donc, Ingrid était candidate à la présidentielle, - et pas vraiment son amie-, et se trouvait en concurrence, en face en fait, de l’actuel président. Lequel était, en plus, en délicatesse avec la justice puisque la Constitution colombienne n’autorise qu’un seul mandat, alors qu’il en était à l'époque, à son deuxième et qu'il veut, aujourd’hui, et en passant par dessus ladite justice, organiser un référendum qui lui en assurerait…un troisième !

Alors ?

Pas de question de ce genre dans tous les médias, et moins encore de réponse.

Certes, l’on pourrait toujours avancer que les preneurs d’otages de l’époque n’avaient, peut-être, de FARC que le nom qu’on leur a prêté et leur uniforme, encore que rien ne ressemble plus à un treillis qu’un autre treillis..et une étiquette à une autre étiquette donc...

Et l’on pourrait peut-être en déduire que ceux à qui le crime profitait, n’avaient guère de chances d’être les FARC pour qui Ingrid Betancourt était la seule et éventuelle porte de sortie d’une guerre que, déjà, ils avaient pas mal de peine à subventionner.

Alors ? Qui accuser?

Personne d'évidence mais cette bizarrerie, selon nous, pose questions.

Quid des coupables? Qui étaient les ravisseurs ? Une branche plus radicale des FARC ? Un groupe de paramilitaires qui accomplissait les basses besognes du gouvernement de l’époque, identique ou quasiment à celui d’aujourd’hui ?Des narcos acoquinés avec les uns et/ou les autres?  Une unité des services spéciaux dont l’armée du pays n’est pas avare, bien plus encore que toutes les armées du monde ?

Alors, deux fois alors ?

Sans adhérer à une quelconque théorie du complot - elles sont légion mais une ou deux sont fondées sur une réalité bien triste- on est bien obligé de se dire qu’il y a là quelques points obscurs que personne ne veut ou ne peut éclaircir .

‘’ILS’’ VEULENT TOUS ETRE SUR LA PHOTO

Ceci dit, l’on peut regretter encore deux autres choses.

L’une concernant Mââme Royal qui a perdu une occasion de se taire en rappelant que le président Sarkozy n’était pour rien dans cette libération. Ce qui n’est pas très juste car, tous comptes faits, tout le monde a fait ce qu’il a pu,  si peu que ce soit et le président compris. Et pouvoir juger des pourcentages...bref.

D'autant que tout le monde le sait, une affaire de ce genre est évidemment récupérée de tous les bords, et l’aurait été par un pouvoir de gauche de la même manière.

Et puis c’est un secret de Polichinelle, non seulement tous les journalistes le savent mais tous les lecteurs commencent à le savoir : ‘’ils’’ veulent tous être sur la photo...et sautent sur toutes les occasions, sur toutes les situations pour se faire voir avec...c'est le système, c'est la politique et ça ne surprend plus personne.

L’autre, la petite phrase du premier ministre qui a invoqué la ‘’dignité’’, caractéristique essentielle de toute personnalité politique, et s’est bien gardé d’invoquer cette nécessité de dignité à propos du ‘casse toi pauvre c..,’’présidentiel, autrement plus indigne de la fonction en question et de celui qui la représente.

Sans oublier la petite phrase de son prédécesseur qui a, lui, stigmatisé  une ‘’politicienne secondaire’’ qui fait une ‘’politique secondaire’’, oubliant un peu vite qu’en tant qu’ex second…secondaire de l’Etat, court ferme derrière une éventuelle future présidence du Sénat qui, pour ‘’secondaire’’ qu’elle soit (le président du Sénat est le N°2 de l’Etat en cas de vacance du pouvoir) ne l’en l’intéresse pas moins.

Les emplois secondaires, très bien payés et pas tout à fait aux 35 heures, n’ont rien de déshonorant.

A part ça ?

La miraculée a dit vouloir remercier Dieu et la Vierge Marie.

Sauf le respect et l’admiration, qu’on lui doit, nous, on éviterait ce genre d’invocations. Les familles des otages qui sont encore emprisonnés dans les mêmes épouvantables conditions que l’on imagine, pourraient se demander pourquoi Dieu et la Vierge laissent les leurs pourrir dans leur abominable taule amazonienne.

Un sale coup à vous rendre incroyant pour le restant de vos jours…

 

22/06/2008

PPDA, 35 HEURES, EUROPE: ARCHETYPES...

Quel rapport, (On sait, on sait, c’est une manie chez nous), quel rapport donc, existe-t-il entre ‘’notre’’ présentateur (journaliste paraît-il) vedette, les 35 heures et l’avenir de l’Europe ?

Aucun ?

Ben oui, peut-être peut-être mais, comme toujours, en apparence seulement.

Rappelons donc en quelques mots, en quoi ces avatars (1) de notre civilisation judéo chrétienne en sont les archétypes, autrement dit, les symboles on ne peut plus précis, de ce qu’elle peut engendrer comme modèles, en meilleur…ou en pire et nous présenter comme des exemples typiques, archétypiques donc, de ce quelle prétend être: le Progrès à visage humain.

Ouf !

Bon...Compliqué, embrouillé, obscur, confus tout ça?

Allez, on explique.

Ainsi donc, le présentateur que la galaxie entière nous envie, s’en va bientôt, escorté, paraît-il disent les sondages, par des torrents de larmes versées par les ménagères de plus de 50 ans, à l’esprit pas souvent, et pas vraiment, critique.

Auteur d’une ribambelle de livres dont l’histoire littéraire ne gardera, c’est notre avis, guère plus de souvenirs que les lignes, pas vraiment immortelles, que nous leur accordons, notre demi-dieu en forme d’homme tronc (2), a donc été sacrifié sur l’autel de l’Audimat, ce qui montre bien que les temps changent puisque, après avoir été copieusement nourri des sacrifices et multiples dons des téléspectateurs et lecteurs épastrouillés par son ‘’grand professionnalisme’’, c’est au  demi dieu en question d’être sacrifié à son tour, afin de céder la bone place à quelq'une qui se gavera au moins autant que lui sinon plus. Manger et puis être mangé, c'est la dure loi de l'ultralibéralisme journalistique à visage sinon humain du moins télégénique.

Ce qui démontre aussi qu’existe quelque part et quelquefois, une espèce de justice immanente.

A ceci près que ce sacrifice-là va coûter très cher aux millions de chers, aussi, admirateurs, puisque c’est eux qui vont payer, directement ou non, les indemnités de départ de ce présentateur doré et pas seulement sur tranches.

Car, non content d’empocher les sommes rondelettes auxquelles sa carte de presse lui donne droit, un mois de salaire brut par année de présence, notre très cher ami va empocher des sommes que lui seul …ou/et le système qui l’a engendré, estiment qu’il vaut, en l’occurrence…4 millions d’euros.

Ben oui quoi, quand on voit les scandaleux montants des parachutes dorés exigés par les copains médiatiques de notre homme (3), il a des exigences d’une très vertueuse modestie.

Les touchera, les touchera pas ?

Nous on pense qu’il les touchera et, peut-être, encore plus. Et qu’il s’en mettra, très probablement, encore un peu plus dans le gousset en pondant un nième bouquin. Bouquin où il contera les palpitantes péripéties qui auront marqué son déchirant départ, mais aussi les dures conditions de travail qu’il aura subies, durant son courageux combat trentenaire visant à faire éclater la vérité tous azimuts, au travers de ses commentaires et interviewes, tous très remarqués en ce qu’ils ont toujours mis à mal les puissants et pris la défense et réconforté le petit peuple.

Enfin pas tout à fait mais presque, puisqu’il a convenu, un jour, que les journalistes ‘’étaient là pour lisser l’information.’’.

AVANT LA MISE A MORT

Lisser ?

Lisez les journalistes sont chargés de faire disparaître tout ce qui peut déranger, déranger les puissants on s’en doute, et donner au populo son comptant quotidien de rêve et de promesses rassurantes et jamais tenues…c’est d’ailleurs pourquoi il faut les répéter sans cesse.

En clair : le travail du journaliste consiste à détourner l’attention de ses lecteurs des véritables problèmes, pendant qu’en hauts lieux, on les leur fabrique, concocte et accumule...pour leur affirmer crânement, campagne de pub à l'appui, qu'ils sont heureux, puisque leur pouvoir d'achat a augmenté et que leur avenir est radieux, même s'ils pensent, et surtout vivent, le contraire en râlant à perdre la voix.

Kif kif le taureau qui s'échine à se battre contre ce qui l'attend, et qu'il attend confusément, et poursuit un leurre insaisissable avant sa mise à mort. Comme disait Bourdieu, ‘’les faits divers c’est pour faire diversion.’’ Faits divers, paillettes, vie par ‘’héros’’ interposés…vie virtuelle pour ne pas penser à la vie réelle, s'étourdir pour ne pas péter les plombs en fait.

Dur ?

Prouvez donc le contraire.

Et si vous êtes smicard, vous devez savoir de quoi qu'on cause....

Voilà voilà. Comme le disait un confrère américain (tout arrive), cité par serge Halimi, le journaliste ‘’doit réconforter les affligés et affliger ceux qui vivent dans le confort.’’

Doit ?

Devrait eh oui…

On ne pense pas vraiment que notre demi-dieu, bien nourri par ses millions d’admirateurs, dont pas mal d’affligés, les ait tous réconfortés en affligeant ceux qui vivent, très largement, dans le confort.

Mais il y a une justice immanente avons-nous dit.

Et qui prend forme, justement avec l’éviction de notre téméraire défenseur de la veuve et de l’orphelin, qui sera remplacé par une présentatrice, évidemment plus séduisante, plus apaisante, plus…réconfortante, -réconfortante pour qui on s’en doute-, donc plus propre à faire rêver le gogo et à lui dire que demain est un nouveau jour, plein d’espoir puisque c’est bien ce jour-là, demain donc, qu’on les rasera gratis.

LE HAUT CONTRE LE BAS

Ce renouvellement du petit personnel, les grincheux diront, certes, qu’il coïncide curieusement avec la disparition de la pub pour la télé publique, et que cette dernière va aller regonfler, comme par hasard, la bourse des télés privées, amies de tous les pouvoir et dont, hélas, les grandes qualités et l’objectivité sautent de moins en moins aux yeux des chers téléspectateurs pourtant pas difficiles et très peu regardants bien qu'ils soient censés regarder.

Et ils ajouteront, ces grincheux, que l’on ne peut que souhaiter que les journalistes, ceux du moins qui essaient de l’être au meilleur sens du terme, comprendront, enfin, que ce qui leur arrive était écrit dans la permanente compromission, voire complicité active, qu’il observaient avec la France d’en haut, que dis-je, le monde d’en haut, au grand dam de celle et de celui d’en-bas.

Le haut contre le bas. Rien de bien nouveau…

C’est, pourtant, inéluctable. Si les journalistes se sont conduits, peu ou prou -et plutôt prou que peu- comme les chiens de garde (4) du pouvoir économico-politique, le pouvoir, les pouvoirs, vont donc désormais leur faire comprendre que leur laisse, à ces grands prêtres de l’information objective, va être encore plus courte et leur collier nettement plus serré…

Et que, s’ils renâclent, ils ont intérêt à repérer fissa où se trouve la porte de sortie, vu que, du fait des concentrations médiatiques et de la rentabilité obligatoire, le monde de l’information, si l’on appelle ça comme ça, va avoir de moins en moins besoin de… courtisansSony nous a, récemment, montré que d'idi à quelques années, il serait possible d'expédier des robots caméras enregistreurs et commentateurs, qui feront un aussi bon boulot que les humains, et bien meilleur, en réalité, vu que les robots ne coûtent que le contrat de maintenance qui va avec, sans grève possible, qu'ils ne mangent ni ne boivent, et, surtout, qu'il n'y a aucun risque qu'ils y aillent de commentaires et de critiques autres que ceux qu'on leur aura programmés au préalable.

FEIGNANTS DE FRANCAIS

Et les 35 heures, direz-vous ?

En fait, il ne s’agit pas des 35 heures mais des…60 heures, voire 65 ou 70 que, à Bruxelles, les députés ont décidé d’autoriser dans les entreprises, puisque les Européens, nous le serinent assez les Américains et les Chinois et tous leurs copains bien pensants français, sont des feignants invétérés, et qu’il urge de les faire enfin bosser pour que notre économie puisse, tout de même, retrouver des couleurs , vu que malgré les incantations de nos responsables économiques, notre taux de croissance tend à s’accroître… négativement.

Ben oui : 60 heures, c’est pas la mer à boire allez. Des générations d’esclaves ont travaillé à ce rythme durant des siècles, et en particulier au XIX°, et notre économie ne s’est jamais si bien portée que grâce à ces horaires d’une logique ultralibérale absolue.

60 heures : les journalistes en sont toujours aux 35 évidemment et le seront probablement encore longtemps mais, comme la menace ne sera pas pointée vers leur colonne vertébrale, mais seulement si elle est assez souple pour éviter d’irriter les tireurs, ils ne se sont guère répandus sur ce retour aux conditions de travail du Moyen Age.

Pas plus, d’ailleurs, que nos courageux vrais socialistes n’ont daigné se saisir de la question, tout heureux de la mise en place par la droite, d’un esclavage millénaire bien efficace et bien rentable et pour lequel ils pourront plaider non coupable, au cas, assez invraisemblable où ils reviendraient aux affaires.

60 heures de travail ? 65 heures ? Payées au SMIC chinois ?

Pourquoi en parler puisqu’il s’agit là d’un sujet qui ne concerne pas les journalistes, socialistes ou pas...et que l'affaire est dans le sac. il suffira d'une bonne concertation avec les représentants syndicaux, qui accepteront une demi mesure -qui ne gênera pas trop les représentants syndicaux- et la décision finale viendra, comme on a commencé à le voir, dans un sens diamétralement opposé à ce qui aura été conclu. La concertation sociale c'est simple: on discute largement, on se concerte, on confronte les points de vue puis...le décideur décide, comme il a de toutes manières décidé depuis bien longtemps.

Dites moi, maintenant, vous croyez, vous, qu’on va pleurer sur le sort des journalistes (sic) qui couinent sur la mainmise du privé sur l’information, mainmise qu’ils ont ardemment travaillé à mettre en place ?

Cette mise au pas des appétits de presse des groupes économiques avait, pourtant été interdite par les strictes lois issues de la Résistance, afin d'encadrer radios et journaux...et journalistes, et qui ont suivi la fin de la guerre de 39-45. Et ce, afin d’empêcher que l’information ne devienne la propriété des pouvoirs financiers, économiques ou idéologiques quelconques...avec tous les excès que l'on a pu voir par le passé...et que l'on voit, de nouveau, de nos jours: compromissions, complicité, corruption, désinformation.

On voit, cinquante ans plus tard, ce qu’il en reste.

Quant on entend, en plus, certains de nos chefs suprêmes se réclamer de l’héritage du général de Gaulle…

Il a de quoi, le brave homme, se retourner dans sa tombe, même s’il a passablement…dominé le problème avec l’ORTF.

SEMAINE DE 60 HEURES POUR LES DEPUTES? 

Et l’Europe direz-vous ?

On y est, en plein.

Les Irlandais ont dit non, mais tout est mis en œuvre pour leur faire dire oui, à eux, mais plus sûrement encore à leurs députés.

Lesquels n’ont plus guère d’irlandais que le nom.

Désormais, le simple qualificatif de députés européens leur va bien mieux. En effet,  ils partagent cette caractéristique avec tous les élus de tous pays : ils ont en commun d’excellents salaires mais aucun des problèmes vécus au quotidien par ceux qui les ont mis en place et qui ont, eux, et en commun vraiment entre eux et entre autres soucis, un pouvoir d’achat déclinant qu'une campagne de pub télévisée va nous démontrer, petit a petit b, qu'heureux nous sommes, puisque ce mirifique pouvoir d'achat a monté et pas descendu comme tous les smicards (plus 9 centimes d'augmentation de l'heure les veinards) le couinent à tous les vents.

Le bon docteur Coué ne faisait pas autrement en nous apprenant qu'à force de dire voire de brailler bien fort, ''Je ne suis pas malade'' tout au long de la journée, on finissait par se retrouver en bonne santé. Aphone peut-être mais tout regaillardi..

60 heures pour les députés européens ?

Vous rigolez non ?

Leur taux d’absentéisme à Bruxelles est tel, qu’une petite étude, dont plus personne ne parle, avait abouti, il y a un an et demi environ, à proposer de suspendre leurs émoluments…au prorata de leurs heures de présence.

Mais bon…

Mieux vaut passer sous silence...ce que n'a pas fait notre bon ministre, monsieur Xavier BERTRAND, qui a confié à une charmante intervieweuse de Canal+, bien connue pour son indépendance et sa hargne à faire connaître la vérité, que lui, ministre d'Etat, se levait à ...six heures du matin, pour aller bosser.

Splendide exploit non?

Sauf qu'il y a entre 3 et 6 millions de Français qui en font tout autant, et qu'une bonne partie d'entre eux passent deux à trois heures dans les transports publics ou privés et ne sont pas payés pour...en tous cas s'ils le sont, c'est ou ce sera à hauteur de cinquante à cent fois moins qu'un ministre qui ne se déplace, lui, qu'en voiture de fonction.

Cela dit, la journaliste(sic), courageuse mais pas téméraire, n'a pas osé non plus demander à son ministre pourquoi il lui était récemment advenu un énorme trou de mémoire qui l'avait poussé lors d'une récente séance de concertation sociale, à accepter certaines conditions en discutant avec les représentants syndicaux et, à signer exactement le contraire, une fois rentré au bureau.

Archétypes que tous ceux-là ?

Pas qu’un peu.

On résume ?

Etre député européen signifie-il qu’on représente vraiment mieux le peuple et les intérêts des électeurs dont on est au plus près ? Et être député d’ailleurs ? (5)

Et être ministre sinifie-t-il affirmer voire signer tout un jour et son contraire le lendemain?

Et les salaires des journalistes sont-ils mérités au prorata de leur ardeur à remplir la mission de réel contrepouvoir qu’ils sont censés accomplir?

Enfin, les directives européennes sont-elles, telles qu’on nous les vante, la meilleure, la seule manière d’accéder au plus tôt au paradis de la démocratie, savoir, une meilleure vie pour tout les individus de tous peuples ?

A vous de répondre.

Et bon courage..

 

(1)  Les avatars sont non seulement des changements de situation plus ou moins catastrophiques mais également les noms utilisés par les hindous anciens pour désigner leurs dieux et demi-dieux.

(2)    Afin de garder intacte son aura de grandeur et de respectabilité, il ne serait pas logique qu’un demi dieu puisse être vu en entier. Et puis vu, aussi, le peu d’importance de l’offrande redevance qui ne peut permettre à n'importe quel contribuable de bas étage venu, d'accéder au privilège de l'image du dieu au complet.

(3)   Hasard ? La police et la justice sont, quand même, pas si mal faites. Des mises en examen pour faux, usage de faux et recels viennent d’être annoncés et touchent un ancien grand patron de télé, bénéficiaire de somptueux avantages, et qui avait signé de curieux justificatifs antidatés permettant à ses copains à lui d’être…licenciés, avec vingt fois plus en poche. Une quarantaine de millions d’euros chacun. Chouette non ? Le hic: d’une manière ou d’une autre, c’est, aussi, la redevance, donc vous et moi qui payons..et la pub aussi, que nous payons encore...

(4)     Relire ou lire à ce propos l’ouvrage de Serge Halimi qui porte ce titre, aux éditions Raisons d’agir.

(5)    Allez va, on vous l’accorde : il y en a, on en connaît, qui se dévouent vraiment. Et de tous bords encore. Mais, hélas, ils ne sont pas légion.

17/06/2008

Irlande: ''Tiens ! Mais c'est la démocratie...!''

Plutôt drôle non ?

Tous les élus, toutes les élites comme on dit, ou comme elles estiment l’être, et pas seulement d’Irlande, ont prêché à outrance, à l’envi, voire ad nauseam, pour le OUI et c’est le NON qui l’a emporté. Et pas qu’un peu.

Ca alors… ! !

Et c’est…le peuple qui a imposé sa façon de voir.

La honte non ?

Pour qui à votre avis?

Pas pour le populo bien sûr, irlandais ou français et moins encore néerlandais, mais pour tous ceux qui lui ont dit comment voter, alors que le vulgum pecus, lui, n’a jamais compris goutte au charabia européen des traités, de Nice, de Lisbonne ou d’ailleurs, ce qui, déjà, ne l’a guère disposé à voter des deux mains pour ce qu’il n’entendait guère que d’une oreille…et encore.

Vous vous rendez compte ?

C’est purement et simplement Incroyable !

Le peuple se met à voter comme il veut maintenant !

Il va même jusqu’à dire NON alors qu’on lui a bien fait comprendre qu’il fallait dire OUI !

Quelle audace !

Quelle impudence !

Où allons-nous grands dieux ?

Ben oui ! Où, je vous le demande ?

Ben peut-être, des fois, vers la démocratie non ?

D’autant qu’il aurait fallu ne pas tant s’éloigner, vous ne pensez pas ?

Certes, ils auraient du comprendre ces Irlandais de malheur, quel devait être leur devoir d’Européens pur sucre.

Les députés français de la majorité locale, leur avaient pourtant montré la voie.

Notamment en s’asseyant d’une fesse distraite sur le NON de leurs concitoyens, ils s’étaient fait un devoir national et européen, de corriger le tir en votant OUI.

Et ceux de l’opposition avaient fait de même.

En s’asseyant, tout aussi distraitement, mais, eux, pour d'insondables et mystiques raisons, sur la volonté populaire et en lui jurant mordicus que le socialisme de papa, ou de Tonton, n i ni, c’était bien fini.

Mais non.

Cabochards ces Irlandais !

Et un peu bêtas aussi.

Ils ont cru qu’ils étaient en démocratie.

NON AU PROCHAIN REFERENDUM.

Mais leurs dirigeants vont te leur apprendre que tout ça c’était pour la galerie.

Un prochain référendum ?

Vous n’y pensez pas.

Comme leurs collègues de France et du reste de l’Europe, les députés irlandais vont, eux aussi, remplacer ce bien vilain résultat en votant à la place de leurs électeurs mais dans la bonne direction cette fois.

Déjà en n’accordant pas un nouveau référendum aux électeurs….non mais…

Plutôt que de risquer un nouveau impondérable et aléatoire NON, mieux vaut ne pas offrir d'autre solution que celle ne présentant plus de risques du tout...pour les députés évidemment. Pour supprimer la fièvre, rien de tel que de casser le termomètre.

Les députés voteront comme il faut, eux…

Ah certes.  Les dirigeants en question vont y aller à leurs risques et périls.

Mais là, il n’est pas certain du tout que les Irlandais accepteront d’être aussi tolérants, voire, diraient d’aucuns, aussi cocus, battus et contents, que les Français, et qu’ils ne le feront pas payer cher lors de leur prochaines consultations.

C’est qu’ils ont un sacré passé ces Irish. Pire que les Gallois ou les Eccossais.

Près de 60 ans de guerre d’indépendance. Et la discussion épouvantablement explosive.

Et de religions mélangées en plus, certes. Mais tout de même.

Pas le genre moutons de Panurge en tous cas.

Mais on leur doit tout de même une fière chandelle.

Eh oui…L’Europe allait oublier ce que c’était que la démocratie.

Il faut dire qu’avec cette nouvelle et fâcheuse habitude de désigner des dirigeants à Bruxelles plutôt que de les élire, on était en train, vite fait, d'être dirigés par des chefs qui se cooptent et de se retrouver très bientôt, avec ce que nous voyons déjà : une jolie petite oligarchie, certains diront en plus, une nomenklatura, qui décidera de nos vies sans que nous ayons à dire quoi que ce soit.

Et ce, jusqu’au moment où, avec un numéro tatoué, pourquoi pas sur le bras comme il y a soixante ans, ou une puce implantée sous la peau (1) puis dans le cerveau, nous deviendrons – redeviendrons ?-  des animaux taillables et corvéables à merci (2), avant d’aller nourrir…nos semblables puisque dans notre merveilleux système ultralibéral, et pour de vertueuses raisons d’économie et d’économies, il faut, absolument, que rien ne se crée et que rien ne se perde, vous et moi compris..après avoir boulotté les autres, on est bouffé à son tour..durant encore au moins une à deux éternités et demie.

PHOTOCOPIE DU TRAITE PHOTOCOPIé

A votre avis, le NON irlandais va-t-il servir à quelque chose ?

Sûrement pas.

L’appétit des riches est insatiable.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle ces braves gens-là, ne s’arrêtent jamais de stocker.

Et, comme tout appétit, une fois gavé et ayant digéré, doit se gaver encore, digérer de nouveau…et ainsi de suite…

Foin donc de ce NON qui fait tache dans l’Europe Immaculée.

Comme pour le traité de Lisbonne qui n’était pas du tout semblable au précédent, mais en était simplement la photocopie, on va nous trouver une nouvelle mouture du traité européen, qui sera…une photocopie supplémentaire de la précédente photocopie, encore plus simplifiée, laquelle sera...etc, etc, etc....

On prend les mêmes et on recommence.

Et le peuple, de droite bien sûr, mais aussi de gauche, applaudira des deux mains.

On s’est moqué des Français qui voyaient des plombiers polonais partout ?

Une des multiples raisons pour lesquelles les Irlandais ont dit zut, c’est qu’ils en voient autant, à ceci près qu’ils sont bien installés là-bas..et que, vous ne l'avez peut-être pas remarqué, les députés européens, à la quasi unanimité, ont voté des deux mains la disparition de la semaine de...45 heures maxi, qui était la règle jusqu'ici, pour autoriser la semaine de...60 heures voire 65 et même plus....les Polonais, eux, ça ne leur fait pas peur. Habitués qu'ils sont de vivre en petites colonies de célibataires et dans des conditions précaires, mais tout heureux d'expédier en pologne la moitié voire les trois quarts de leurs salaires mensuels. Histoire de vivre comme ça cinq ou six ans et de retourner au pays ensuite.

Chez nous, ces stakhanovistes bien formatés, sont déjà remplacés par les Roumains, les Bulgares et les Ukrainiens, qui acceptent de bosser pour des salaires deux fois moindres que le SMIC qui va bientôt disparaître d'ailleurs, et qui ne dépensent pas non plus leur fric ici et en envoient la majeure partie chez eux, participant ainsi des deux mains, à l’accroissement du chômage français, au gonflement des impayés, subprimes comprises, à l’hémorragie monétaire, fuite des capitaux disent les nantis, à l’affaiblissement du marché intérieur, et au déficit sans cesse accru de notre balance commerciale.

Une paille…

Ouaouh !

Le trou dans la caisse, et pas seulement dans celui de la Sécu, ne va plus cesser de s’agrandir…

Il suffira pour masquer la catastrophe qui s’amène, d’avoir recours à un nième plan comm, et à inciter les bfrançais à regarder ailleurs, je ne sais pas moi, vers une fracassante annonce du super plan Cancer, d'un projet Alzheimer, ou d'une opération Handicap, voire un miraculeux dispositif anti-terrorisme, histoire de faire voir au petit peuple qu'en hauts lieux, on pense à leurs vrais soucis, qu'on s'efforce de résoudre leurs vrais problèmes.

C’est fou le choix qu’on a de sujets qui font un chouette effet au journal de 20H sur TF1 et qui, en fait, ne concernent généralement qu’un à cinq pour cent des Français, mais qui sont d’une drôle d’utilité pour inviter nos concitoyens à s'intéresser à autre chose qu'aux problèmes qui les touchent vraiment, genre augmentation du coût des carburants, les OGM, les retraites, la hausse vertigineuse des prix, ou le…pouvoir d’achat…oups

 

(1)...ça se fait déjà...

 (2) On ne vous le dira jamais assez, tâchez de vous trouver le DVD ou la VHS ‘’Soleil vert’’. Il y a quarante ans, ce vers quoi nous allons, était déjà prévu.

08/06/2008

Virginité: comme l'appendice?

Pas mal cette histoire de virginité condamnée. Ou plutôt de mensonge à propos d’une virginité qui manquait à l’appel des sens. Virginité surévaluée, bref, supposée...

On rappelle : une femme de confession musulmane aurait reconnu avoir menti à son mari en lui disant qu’elle était vierge alors qu’elle ne l’était pas, ou plus, et ce dernier a donc obtenu l’annulation du mariage en cour, non pas de Rome, mais de justice prosaïquement humaine.

Bizarre bizarre.

Pas tellement en raison de l'indécence du schproum juridico-mediatico-laïco-religieux qui fait vendre, évidemment, mais à propos des déductions et autres possibilités qui ont été passées sous silence.

Inventaire.

 
Tout d’abord, pas question de commenter le mal ou bien-fondé de la décision de justice. C’est jugé, c’est jugé, l'on n’y revient pas.

Par contre, ce que l’on peut dire, c’est toutes les conséquences que la décision va, devrait, ou risque d'entraîner.

Il y a pléthore.

Et d’une, on ne voit pas au nom de quoi une femme, musulmane ou pas, n’entamerait pas aussi une action en justice au cas, - pas du tout improbable et même très probable dans la civilisation machiste où nous vivons -, au cas donc où le monsieur aurait raconté des carabistouilles à sa future épouse en lui affirmant que lui, au contraire de la mode bien en place qui conseille moult expériences avant le mariage, il est lui, vaillamment resté vierge…alors que c’était de la blague.

JURIDIQUE ET CATHOLIQUE AUSSI ?

Et ça risque. D’autant qu’aujourd’hui, la virginité semble bien reprendre pas mal de valeur sur le marché de l’amour dans le mariage.

Normal disent les primaires de notre espèce.

Regardez les voitures : neuves, elles sont ou devraient être plus appréciées que celles qui ont beaucoup roulé. Alors pour se marier hein…? Simple logique basique.

Hélas, l’on constate aujourd'hui que les hommes et femmes d’occase, contrairement aux bagnoles, aux godasses et aux costumes trois pièces, sont plus prisés lorsqu’ils ou elles ont beaucoup roulé.

C’est le grand mystère de la nouvelle et moderne chambre nuptiale...

Bon. C’est la mode.

Alors ?

Eh bien, si cette histoire de mensonge nuptial s’est déroulée dans un cadre à la fois juridique et islamique, pourquoi ne pourrait-elle pas se reproduire dans un cadre à la fois juridique et…catholique, ou protestant, ou bouddhiste ou autre chose encore, d’autant d'ailleurs, que côté catholicité, la virginité a, semble-t-il encore, pas mal ou de nouveau quelque valeur.

Ceci dit, on ne voit pas dans quelles autres religions, de la chrétienté ou pas, les mêmes demandes d’annulation ne pourraient pas être satisfaites.

Et pour des motifs hautement différents.

Les plus fréquents, à notre avis et en premier lieu? Mensonge sur la fortune, supposée ou affirmée, de lui ou d’elle, mais qui se révèle calamiteuse une fois l’union contractée. D’autant plus que, de nos jours, on trouve en librairie des manuels fort utiles pour ce qui est de trouver non pas amour mais millionnaire à son pied ou mieux, à ses pieds.

Mensonge possible mais pas partout et pour tout le monde, heureusement. Pas dans la high society, évidemment. Dans les sphères argentées ou aurifères, les parents et les intéressés eux-mêmes, ont tous les moyens possibles et imaginables pour savoir combien pèsent, à la banque, les deux postulants.

CHAUVE RIKIKI

D’autres raisons ?

Bougre, il y en a des tas. On en trouve plein dans les petites annonces d’offres et de demandes en mariage.

C’est le grand brun méditerranéen qui s’avèrera être un, mignon peut-être mais surtout, rikiki chauve rondouillard, ou vice-versa.

Ou l’élégant et cultivé qui se trouvera être un accro de la Kro et du dimanche vautré devant l’OM-PSG.

Ou encore l’amoureux des voyages qui ne se plaira bien qu’en pantoufles ou le féru d’esprit famille qui ne décollera pas du bistrot-copains-tiercé-pastis.

Sans parler, bien sûr, des ravissants petits Saxe, qui se transformeront, très vite, en blondasses choucroutées et/ou crémeuses en bigoudis.

Bref, sans même parler de la routine démolisseuse de rêves romanesques du début, on trouve de tout dans les raisons que l’on pourrait évoquer pour demander à la justice d’annuler un mariage

Avec succès désormais.

Ca en fait des raisons de faire annuler une union, pour mensonge au temps des fiançailles.

Et ça évite même, et surtout, de dépenser des cent et des mille pour divorcer.

COMME L’APPENDICE

Ceci dit, si l’on parlait un peu de la virginité en question.

Nous l’avons dit, c’est à la mode de l’avoir perdue. Et, de nos jours, le plus tôt possible.

Un peu comme l’appendice, tiens, dont nos plus grands spécialistes de l’Académie de Médecine nous ont affirmé, un siècle durant, qu’elle était une bricole, reste d’une évolution supposée, tout à fait inutile et dont il fallait se séparer au plus tôt. Au point qu’aux Etats-Unis, dont tout le monde sait ou devrait savoir qu’ils sont peuplés des humains les plus intelligents de la Terre, les toubibs enlevaient la babiole quasiment dès la naissance. Pour éviter les appendicites et autres péritonites possibles plus tard disaient-ils.

Logique n’est-ce pas? Pour éviter les possibles cancers de l’intestin, pourquoi ne pas en couper un gros bout dès l’âge de six mois. Ou pour éviter les problèmes de genoux ou de hanches, pourquoi ne pas faire de tous les nouveaux-nés, des cul de jatte avant qu’ils ne perdent leur mobilité à l’âge de la retraite.

Depuis ces plaisantes crétineries, on a fini par s’apercevoir, y compris chez les Américains, que l’appendice était très utile, notamment parce qu’il participe à la lutte contre les infections.

Ceci pour dire que, suivant le même genre de raisonnements et selon un tas de crânes d’œuf, la virginité ne sert plus à rien puisque, de toutes manières, ‘’faut qu’on y passe tous un jour ou l’autre’’. Donc, le plus tôt sera le mieux.

Ce qui permet à vos enfants, et sans que soyez même consultés, d’être conseillés, dès le CM1, sur l’art et la manière de faire la chose, par les soins des enseignants, des infirmières scolaires et d’une kyrielle d’intervenants, dont la réussite en matière de relations humaines et sexuelles mais également familiales, (tout de même), ne sont pas toujours d’une exemplarité mirobolante.

Ce qui permet aussi à vos filles de se voir prescrire une ‘’pilule’’, dite pieusement, ‘’du lendemain’’, abortive en fait, au cas où, en suivant les conseils avisés des enseignants, fans de la sexualité précoce, elles se seront retrouvées vite fait avec, avec le risque, comme disait ma grand tante, d'un polichinelle dans le tiroir.

Et puis, aussi, si bien des voix s’élèvent aujourd’hui pour dénier aux juges le droit d’être intervenus dans une affaire strictement intime, au nom de quoi tous ces conseilleurs (jamais payeurs en cas de problèmes), ont-ils le droit de s’ingérer dans les affaires de vos enfants, de vos enseignements familiaux, de vos affaires en somme, en apprenant à vos mouflets, et dans un domaine fort délicat, à faire ce qu’ils veulent de leur vie et de celle des autres, alors que l’école est chargée, qu’on le veuille ou pas, non d’éduquer vos gamins mais tout simplement de les instruire ?

Belle mentalité non ?

Et puis, enfin, on en revient à nos bagnoles ou à nos maisons : on met beaucoup de soins à les choisir non?

Et quant elles donnent satisfaction, on tâche de les conserver le plus longtemps possible n'est-ce pas?

Alors que changer de mâle ou de femelle, au gré des humeurs de chacun ou de chacune, devient d’une banalité consternante, dégradante en tous cas pour les intéressés.

Un homme ou une femme désormais moins respectable qu’une maison ou une voiture ?

La civilisation judéo chrétienne, porte drapeau des Droits de l’Homme et des valeurs humaines, a vraiment, mais alors vraiment, du plomb dans l’aile.

 (1) Et de la Femme on suppose…

03/06/2008

SOCIETE GENERALE, ALCATEL-LUCENT: selon que vous serez...

Selon que vous serez puissants ou misérables, les jugements de cour vous feront blancs ou noirs, constatait La Fontaine. Il disait cela car il savait bien qu’à son poste d’observateur et de pourfendeur, pourtant fort prudent, du mépris dans lequel les puissants tenaient les faibles, lui aussi risquait gros en dénonçant l’ignominie des grands de ce siècle que l’on dit des Lumières puisque ce temps-là annonçait, a-t-on prétendu, les libertés conquises par la démocratie et sa fille plus ou moins légitime sinon reconnue, la République.

S’il revenait, il dirait bien pire.

En effet, quelques exemples donnés, ces jours derniers, par l’économie libérale, soi disant encadrée par les règles démocratiques, sont pour le moins consternants.

Il est vrai que depuis le banquier Law l’économie libérale et ultralibérale qui dirige le bon peuple, n’a cessé de croître et embellir à la faveur de ce que le caractère humain a de pire : la haine de l’autre.

Fort le mot ?

Voyons voir.

Ainsi donc, les petits actionnaires d’Alcatel et de Lucent ont foutu le bazar, l’autre jour, lorsqu’en assemblée générale, ils ont couvert de caca les patrons de ces deux géants de l’électronique à distance, en leur reprochant, avec infiniment de raisons, leur incompétence ou leur malhonnêteté, voire les deux à la fois.

Ce à quoi, les membres du conseil d’administration leur ont répondu comme l’on pouvait s’y attendre, c’est-à-dire en se foutant proprement de leur gueule mais, - on est entre gens du monde, même si ce n’est pas tout à fait le même -, en y mettant les formes : ton doucereux, calme olympien, chiffres bétonnés, arguties imparables et langue de bois.

Ces zèbres de la haute ont bien raison après tout. Ils représentent les gros actionnaires et la piétaille de vains rouspéteurs n’a même pas la minorité de blocage : tout juste quelques pourcentages.

Manière de leur faire comprendre que si ces bouseux s’imaginaient passer la ligne qui sépare les humains véritables, des crottes de bique qui se poussent du coude pour leur ressembler, ils se sont fourré le doigt dans l’œil et jusqu’aux genoux encore.

Moyennant quoi, les petits actionnaires ont donné un baroud d’honneur qui leur permettra de bomber le torse en racontant à bobonne comment ils ‘’te l’ont épinglé le grand chef en l’apostrophant et en lui disant ses quatre vérités devant tout le monde’’.

Piètre consolation puisque ce luxe là coûte cher. La moyenne des pertes sèches des ‘’ptizacs’’ va de 100.000 à 500.000 euros par tête de pipe , du moins à ce qu’on a pu en apprendre. Une paille !...surtout par rapport aux maousses institutionnels...

Moralité : il n’y en a pas et les membres du conseil d’administration ont été boulotter au Fouquet’s et vont continuer à toucher leurs jetons de présence, à vendre leurs stock-options à bon prix et à toucher de ci de là, tous les petits avantages qui font le quotidien des riches qui s’enrichissent sur le dos des pauvres, même si ces pauvres-là peuvent paraître bien riches à ceux qui sont carrément sans le sou.

Il fut un temps où l’église catholique condamnait les joueurs, les usuriers et ceux qui, juste avant la Révolution qui y alla aussi de ses anathèmes, gagnaient leur vie en volant celle des autres.

Le modernisme et le Progrès sont passés par là.

Certes, nous sommes bien encore dans la civilisation juédo-chrétienne et même plutôt deux fois qu’une puisque qu’un chanoine, laïc certes mais en titre, gouverne notre pays, qui est un bel exemple, dans notre monde, d’égalité et de fraternité. Judéo-christianisme ça veut dire, si on y a compris quelque chose, l'amour du prochain pour faire fonctionner le système, sinon, la haine finira par le démolir.Pas inutile de se souvenir du baron Von Clausewitz, génial inspirateur de Bismarck et des Guillaume des années 14, qui disait que: ''La guerre n'est qu'une autre manière de continuer à faire de la politique.''

Néanmoins tout le fatras logomachique justifiant ce merveilleux ultralibéralisme présenté comme la seule soulution pour mener l'Humanité vers le paradis éternellement promis, fait désormais bel et bien partie de la diarrhée verbale, des slogans et autres effets d’annonces et rideaux de fumée, destinés à masquer la marche forcée de la population planétaire en général et de la démocratie en particulier, vers un renouveau social qui ressemble de plus en plus aux système économique du XVIII° siècle, fondé, au mieux, sur l’exploitation de l’homme par l’homme, au pire, dans la majeure partie des cas, sur celle des esclaves par leurs maîtres, tout simplement.

Un rappel utile de ce que fut cette époque nous est donné ces jours-ci par la rediffusion télévisée de ‘’Roots’’(Racines), qui décrit  assez bien ce que fut le système de l’époque, qui avait le profit pour maître mot, et s’appuyait sur le pouvoir des nobles, des industriels et de l’armée, évidemment bénis par un clergé complice. Un système judéo chrétien tout à fait semblable au nôtre et sous tendu par le même grand principe : le fric..Petit oubli au passage, l'exploitation des noirs n'était et n'est qu'une variante de l'exploitation des pauvres et des plus faibles, quand bien même ils avaient ou ont la même couleur de peau que leurs exploiteurs.Rappel utile, lui, ''le prince digne de son trône, disait Confucius, est faible avec les faibles et fort avec les forts''...alors que depuis des siècles mais aujourd'hui de plus en plus, et sous toutes les grandes et petites dictatures, les hommes de pouvoir sont forts avec les faibles et faibles avec les forts.

PARACHUTE DORé

A signaler que les ‘’ptizacs’’ de Lucent-Alcatel n’ont rien à envier à ceux de la Société Générale. Ils ont été roulés dans la farine d’une incroyable manière, avec la connivence, voire la complicité des tous les pouvoirs réunis : judiciaire et exécutif en tête.

En effet, même si les sommes perdues étaient pharamineuses, on ne voit pas très bien au nom de quelle loi, de quel principe de droit, le malin de service s’est vu foutre au gnouf sans jugement, alors qu’il s’agissait d’une affaire strictement civile et nullement pénale.

Si, maintenant, les patrons peuvent faire embastiller leurs employés incompétents et/ou malhonnêtes sur leurs seules présomptions de culpabilité, ou va-t-on je vous le demande ?

D’autant que le finaud en question a été relâché quelques semaines plus tard…pour être embauché par un autre banquier qui apprécie ses talents de génial trader.

D’autant aussi qu’un employé qui plante une entreprise est, certes, plus près de la sortie que de la prime de fin d’année alors qu’un patron qui provoque la faillite à sa boîte s’en va, au pire, avec un parachute doré large de 50 à à 100 fois son salaire mensuel.

D’autant enfin que le patron de la Générale aura du mal à faire croire qu’en dehors de ce pelé, de ce galeux de coupable, personne n’était au courant, et encore moins possible et éventuel bénéficiaire du coup financier du siècle, au cas où il aurait réussi…

Reste, là encore, que les petits actionnaires et les clients de la banque, paieront l’addition. 

FORGEARD FUSIBLE ?

Un petit détour par EADS tiens. Il est très très étonnant que la grande presse, et surtout les grands (quelle taille ?) journalistes, aient observé un silence assourdissant à propos de l’inculpation du seul Noël Forgeard, et de personne d’autre, vu que les grands patrons, du genre du sémillant PDG qui acceptait d’être incompétent mais pas malhonnête, n’ont pas, et ne seront très probablement pas inquiétés.

On ne touche pas aux amis du prince, or, comme les amis des amis des amis il y en a plein les rédactions...silence par tout et en plongée tout le monde.

Entre gens de bonne compagnie on ne crache pas dans la soupe et on ne mord pas la main qui vous nourrit.

Ben voilà.

Après tout, il y a une justice immanente. Fut-ce relativement.

Pour que les misérables aient, de temps à autres, l’impression que la justice ne tire pas toujours du même côté, il faut bien qu’à côté des puissants éternellement intouchables, il y ait quelques seconds couteaux qui servent de fusibles.

Au fait, fusible à deux millions d’euros par an, moi ça ne me gênerait pas du tout. Et même à deux fois moins.

Dommage qu’il n’y ait pas beaucoup d’embauche dans le secteur.

Moralité, même s’il n’y en a pas : la France éternelle des Droits de l’Homme se rapproche chaque jour de l’Amérique éternelle rempart du Bien contre le Mal, celle de Georges Bush où les humains ne pèsent que le poids des zéros sur leur compte en banque, ce qui ne fait pas bien lourd.

Dommage que notre chef suprême n’ait pas de conseillers très futés : à une heure où le monde entier en général et les USA en particulier vomissent carrément la politique et l’économie désastreuses de Deubeliou, ils auraient été mieux inspirés en lui conseillant de faire ami ami avec Obama, par exemple, voire avec Hillary qui, tous deux commencent à se rendre compte que le capitalisme désormais complètement débridé (1), mène le monde à sa perte ni plus ni moins et qu’il va falloir donner un vrai coup de frein aux débordements, entre autres, des banques et autres fabricants de produits chimiques qui font payer par l’Etat-providence qu’ils ont pourtant en horreur, en fait par les misérables contribuables, les crimes qu’eux, les puissants commettent au nom de la libre entreprise…privée.

La Fontaine, au secours. Plus ça change, plus c'est pareil.

Plus grave. C'est le même en...pire

(1) Encore que...côté fric, républicains ou démocrates, c'est un peu bonnet blanc et blanc bonnet. D'autant que Barak Obama lorgne un peu plus vers les multinationales qu'Hillary Clinton...qui ne crache pas sur l'argent d'autant (bis) qu'elle totalise actuellement 20 millions de dollars de dettes de campagne...

24/05/2008

OGM et SEISMES CHINOIS: LA SAGESSE RETROUVEE?

Avec le débat sur les OGM, en fait après quelques pataquès et (apparentes) reculades gouvernementales sur la question, après aussi, les démonstrations empressées à communiquer de la Chine sur ses désastreux bilans des séismes du Si-chuan, les catastrophistes de notre acabit ont commencé à retrouver quelque peu espoir.

Enfin, nous sommes-nous dit, les députés semblent revenir à la raison et considèrent, que permettre aux OGM de s’éparpiller officiellement sur tout le territoire, en fait dans l’Europe entière, était quelque peu imprudent…tout de même.

Et, côté Chine, nous avons finement pensé que, vu l’énormité des dégâts mais, surtout, de la proximité des J.O que vous savez, nos amis chinois se sont dit, eux, qu’il valait mieux faire patte de velours et permettre aux journaleux de tout poil, de se rendre sur place.

Las…nous avions fait fausse route.

Ils, tous les concernés d’ici ou de là-bas, sont décidément indécrottables.

On vous raconte.

 Tout d’abord, et à propos des OGM, c’est quelques membres, et non des moindres de la majorité actuelle, qui ont commencé à crier au charron et à conseiller la prudence à leurs collègues fans des nouvelles saveurs, mais surtout sensibles aux voix des sirènes de l’argentifère agriculture chimico-néoconservatrice. Les lobbies, entrés désormais, non seulement dans les mœurs mais dans tous les couloirs de l’Assemblée Nationale, ont désormais voix au chapitre, carrément même occultement, dans toutes les commissions.

Mais notre petit doigt nous a dit que certains arguments des anti OGM n’ont pas tous été étalés sur la place publique. Par peur de foutre la trouille à tout le monde, électeurs en premier lieu…et surtout au-delà.

AU SECOURS LA BONNE BOUFFE !

En effet, c’est l’interview de Marc Veyrat, le grand chef savoyard, trois fois étoilé au Michelin et spécialiste des plantes follement goûteuses et sauvages de ses montagnes, qui, involontairement, a vendu la mèche.

‘’Tous les viticulteurs et restaurateurs de qualité, a-t-il dit, ont signé une pétition pour s’opposer à la libéralisation des OGM en question. Et nous allons insister.’’.

La raison ?

’Evidente précise-t-il. Dans nous nos professions, nous ne travaillons qu’avec du bio. Avec la dissémination incontrôlée des OGM, il devient totalement impossible de garantir quoi que ce soit de nos productions. Résultat,la qualité fout le camp, le goût idem…’’

‘’…et la clientèle va se méfier…et le chiffre d’affaires s’en ressentir…’’n’a-t-il pas ajouté mais on s’en doutait un peu.

Pas folle la guêpe. Certes, monsieur Veyrat aime beaucoup dame Nature, mais pas au point de se faire hara-kiri pour ses beaux yeux.

Par contre, lorsque la santé d’icelle et celle de ses bénéfices vont dans le même sens, fini de rigoler.

On le comprend.

Mais là où l’affaire nous fait encore plus rigoler, c’est que une bonne partie des députés désireux de voter la loi se trouvent face à un maousse dilemme : désormais, s’il est normal, et même bien vu, de réserver les OGM aux pauvres, il ne l’est plus du tout lorsqu’il s’agit de régaler les personnalités du monde politique et de la finance.

Pas question de perdre la clientèle des riches, et, en plus, de les empoisonner. Alors que, jusqu’à aujourd’hui, ils sont bien les seuls à pouvoir se payer des repas bio et gastronomiques à plus de 500 à 1.000 euros l’assiette.

Nous, méchamment, on trouve ça très chouette au fond : il y a une justice immanente.

En effet, pas plus qu’en fin de compte, il n’y a de frontières imperméables aux nuages nucléaires, il n’y en a contre les OGM.

METHANE DE PAUVRE !

Et, voyez comme c’est de plus en plus farce, il n’y en a pas non plus de frontières contre le CO2, et moins encore contre les micro particules. Ni enfin de véritables contre la pollution ou les catastrophes naturelles.

C’en est même une honte d’être riche et d’être obligé de respirer le même air que les pauvres. Voire, horreur des pestilences, de respirer sûrement du CO2 que ces mêmes pauvres ont exhalé puisque chaque humain, pauvre ou riche d’ailleurs, est tout autant consommateur d’oxygène que producteur de CO2. Avec, abomination suprême, le pouvoir infernal de relarguer du méthane aussi, par des voies bien cachées…Etre riche et penser que, quelque part, on a respiré un pet voire plusieurs, si ce n’est des milliers, produits par les pauvres !

Vite, vite, inventons des cages dorées bien étanches pour tous ces organismes délicats qui tiennent en main la destinée de la planète et qui la bousillent en se plaignant des dégâts qu’ils concoctent eux-mêmes.

Voila. Jusqu’ici les derniers sanctuaires dont pouvaient bénéficier les riches étaient les restaurants et, en général, tous les produits alimentaires garantis bio.

Mais avec les OGM, apu fini. Sans compter les 100.000 produits chimiques, chiffres officiels, qui se baladent dans l’air, l’eau, les aliments, les produits cosmétiques, bref, toutes ces vacheries qui enrichissent les uns et font crever, non pas seulement les autres, mais tout le monde.

Piètre et brève consolation. Désormais, nos dirigeants les plus huppés ne sont plus à l’abri.

Et voici donc comment la Nature apprend, ou plutôt réapprend, la morale à ceux qui s’en foutaient éperdument.

Cette Dame Nature nous enseigne, à sa manière, ce que signifient liberté, égalité, fraternité.

La Nature donnant des leçons de morale à la démocratie….

Joli thème allégorique propre à inspirer les grands peintres inspirés du temps passé.

Et, on le répète, si les grands de ce monde se prémunissent largement contre les risques liés à la pauvreté, ils vont se retrouver de moins en moins à l’abri de tous les miasmes, de toutes les saloperies, calamités et catastrophes que leur impérities qui mènent le monde à l’abîme ont engendrées.

De toutes manières, cette sagesse n’aura été que de façade. Cela ne les empêchera pas de voter quand même la victoire des OGM. En fait, celle de Monsanto et de ses amis, dont ils font pour la plupart partie.

GORGES PROFONDE…MENT INQUIETANTES

Même histoire pour les dirigeants chinois.

Le séisme du Si-Chuan aura fait, très probablement, dans les 80 à 100.000 morts, si ce n’est plus. Il suffit de se souvenir des deux énormes tremblements de terre qui aveint tués, il y a une vingtaine d’années et dans le silence médiatique le plus total, entre 200.000 et 500.000 malheureux chinois, pour se faire une idée assez claire du pouvoir du régime pour ce qui est de faire taire les medias et de pervertir l’information.

Le chiffre exact des morts et blessés restera, très probablement inconnu. Pas question de ternir l’image des capacités salvatrices des services de secours chinois au moment des J.O.

Autre chose, toutefois.

L’on doit noter que les allusions aux risques encourus par les habitants, du fait des fissures apparues dans les 400 barrages de la région, ont été fort discrètes.

Mais bigrement plus celles concernant le barrage des Trois Gorges.

A cet égard, il y a quatre à cinq ans, des scandales dus à la mise en oeuvre de bétons de mauvaise qualité dans l’ouvrage, avaient conduits quelques entrepreneurs sinon en taule, du moins à être envoyés pratiquer leur spécialité ailleurs, question image de marque sécuritaire de l’énorme ouvrage.

On ne le souhaite pas, mais il reste qu’il existe quelques doutes sur la pérennité de ce chef d’œuvre, ruineux en matière sociale et d’environnement, dont la solidité demeurera toujours sous la menace d’un séisme d’une ampleur pas si rare en Chine du Milieu.

Evidemment, la vie d’un Chinois ne coûte pas grand chose, voire rien du tout, aux yeux des jeunes et vieux cadres dynamiques responsables de la croissance chinoise à deux chiffres.

Cependant, on serait eux, on se méfierait tout de même.

Dame Nature a plus d’un tour dans son sac.

Elle sait et peut, très facilement, flanquer par terre même un grand Empire tel que celui-ci.

Et avec pas grand-chose.

Imaginez, par exemple, une bonne pluie bien torrentielle durant quinze jours sur Pékin…

Les techniciens préposés à la sécurisation économique des J.O, experts et spécialistes de la météo qui bombent le torse en clamant qu’ils savent maîtriser la météo, le temps, les éléments, bref, la Nature tout bonnement, auraient bonne mine.

Moralité ?

Y en a pas.

La sagesse devrait dominer dans ces deux histoires où la Nature, encore elle, menace de nous faire payer les crétineries des, paraît-il, plus intelligents d’entre nous.

Eh bien non.

‘’Ils’’ continuent.

Ca rappelle un peu le merveilleux, le splendide, le spectaculaire ‘’pouvoir d’achat’’ par l’aide maousse aux entreprises, pour lequel le premier des Français avait été élu…

Aider les entreprises, certes, leur permet d’accroître leurs profits. Mais aux dépens de quoi ?

Des petits, bien sûr, mais au-delà, de la Nature, encore elle.

Si tricher avec les gens peut encore passer, et encore, frauder avec la Nature vous revient immanquablement dans la cafetière un jour ou l’autre.

Encore une mince consolation : comme il n’y a plus de sanctuaire, on se dirige tous vers la catastrophe finale. Ne vous bousculez pas. Les riches iront peut-être après les pauvres mais tout le monde y passera.

Sur le Titanic, il y avait, quand même, quelques canots de sauvetage.

Et d'autres rafiots sauveteurs.

Et des ports pour s'y réfugier.

Bref, des moyens de survie.

Mais pas à l'échelle de la planète

La Lune? Mars? Vénus? Proxima du Centaure?

Et ta soeur aussi non?

Cochonner ailleurs alors qu'on a salopé chez nous?

Allez salut! Je vais trier mes bouteilles de plastique, mes cartons et les pubs sur papier glacé qui n'est même pas bon pour allumer mon feu.

 

 

21/05/2008

Pétrole, Gazole: menteurs et voleurs?

Oyez bonnes gens. Les journaleux se déchaînent. Mais mezzo voce tout de même. En effet, titrer à grands fracas que les prix des carburants grimpent, affole les foules...et fait monter les tirages. Mais aller dénicher et dévoiler les causes véritables du mal semble bien hors des moyens journalistiques..ou de leur désir profond. Là, on constate plutôt que la basse cour se calme.

Alors, on y va, faut bien. Juste quelques rappels à propos de l’augmentation,certes, du prix du gazole, mais également de quelques remarques qui n'ont rien d'extraordinaire, vu que la plupart sont simplement de bon sens.

 Or donc, récemment, on a vu un distingué responsable, porte-parole des compagnies pétrolières, venir nous confier doctement mais quasiment les larmes dans la voix, que l’augmentation du prix du gas-oil, ou gazole, venait du fait qu’il n’y en avait pas assez en France et que nous étions contraints d’en importer.

Ce qui fait doucement rigoler.

-Primo, si le gazole est importé, rien ne nous dit qu’il est produit ailleurs plus cher que chez nous. La transparence des pétroliers c’est du genre fuel lourd.

-Secundo, avec notre monnaie européenne extra-forte, il est tout bêtement évident que nous devrions l’obtenir moins cher que les pays non européens, en particulier ceux qui sont dans la zone dollar, yen, yuan et autres monnaies exotiques en développement toutes plus ou moins anémiques et qui nous cassent nos exportations.

-Tertio, ce que ce distingué jeune homme, porte parole (parole de pétrolier ?) n’a pas dit, c’est que depuis des décennies, l’augmentation du nombre de véhicules diesel croissant, il urgeait de construire une raffinerie supplémentaire en France.

Ce que les pauvres pétroliers ont toujours refusé de faire, préférant distribuer les dividendes à leurs actionnaires et ne pas investir alors que ces vertueux capitalistes font partie des défenseurs de la libre entreprise pétaradante et surtout championne des investissements créateurs d’emplois.

-Quarto, l’augmentation du prix du gazole arrange fort bien l’Etat français qui dispose d’un robinet supplémentaire et bienvenu, destiné à remplir d’espèces sonnantes et trébuchantes, le tonneau des Danaïdes du budget national. A cet égard, il est tout simplement honteux d’entendre notre Premier ministre affirmer péremptoirement que les Français devront s’habituer à rouler moins (Bien fait, punis les vilains gaspilleurs) en polluant moins, alors que les nouvelles dispositions du Code du Travail agonisant, vont contraindre les demandeurs d’emploi, à se déplacer beaucoup plus, pour cause de recherches et de mobilité obligatoire.

-Quinto, ledit ministre oublie un peu vite que s’il était, lui, obligé de payer son carburant, il y réfléchirait probablement à deux fois, quand bien même ses salaires lui permettrait de bosser et de partir en vacances sans sourciller.

-Sexto, notre génial ministre de l’Environnement a observé un silence assourdissant à propos de l’augmentation du gazole, qui va inciter les automobilistes à rouler à l’essence, alors qu’en brûlant, cet hydrocarbure léger balance 50% de plus CO2 dans l’atmosphère que le gazole. Et les Verts n’ont pipé mot eux aussi...en particulier le maire adjoint Vert de Paris…qui dispose, évidemment, d’un véhicule de fonction dont il ne paye pas l’essence.

Au Diable la banquise…

-Septimo (1)

L’on n’aurait garde d’oublier les petits malins de spéculateurs qui profitent, hardi petit, de toutes les psychoses, surtout de celles qu’ils concourent à créer, pour se remplir les poches.

Les augmentations ? Mais mon bon, les Chinois, les Indiens, tous les pays émergents qui veulent accéder à l’european way of life, les menaces sur les approvisionnements, la rébellion du Nigéria, les réserves qui s’amenuisent, bref, tout est bon pour faire croître et embellir le prix des hydrocarbures mais, comme par magie, en l’espace de quelques mois.

Comme si les pauvres de la planète, qui veulent rouler bagnole, avaient tous cassé leur tirelire en même temps.

-Octavo (2)

Dans toute cette histoire, les augmentations sont des sujets d’enquêtes, de papiers et de micro trottoirs parfaits pour les journaleux...Pas les raisons véritables évidemment. Comparses ? Complices ?

Au fait, Reporters sans Frontières n’a rien dit.

Alors ?

Menteurs et voleurs tous les profiteurs ?

 

(1)    Là, je ne sais pas si je vais continuer à utiliser des mots d’énarques de ce calibre. Après, pour dire neuvièmement dixièmement etc, ma science m’abandonne…

(2)       Bon, ce coup ci ça suffit. En plus ces mots là sont moches comme tout…la prochaine fois je mettrai des nombres. Là, pas de limites. Parfait : comme les raisons de brailler un coup sont illimitées….

06/05/2008

EMEUTES DE LA FAIM ET MOTS CROISES:LA SOLUTION A DEUX FRANCS

Le monde meurt de faim ? Le problème est insurmontable, insoluble, insupportable ?

Rassurez vous bonnes gens, l’émission ‘’Mots croisés’’ va vous donner la solution.

Enfin presque.

Si vous ne l’avez vu, elle (ne) valait (pas) le détour. (1)

Pourquoi ?

 Tout d’abord, cette émission de notre sauveur tous azimuts, grand journaliste (quelle hauteur ?), grand reporter, grand homme enfin, (2) Yves CALVI, grand pourfendeur des problèmes sans solution, nous donne, toutes chaudes, celles après lesquelles le monde entier court pourtant à perdre haleine depuis des millénaires. Comme tant d’autres émissions avant elles, il est vrai, et comme tant d’autres le feront bien après évidemment.

Mais celle-ci, consacrée à un vrai de vrai problème, tel que le monde n’en a jamais connu, nous a quelque peu suffoqués.

En effet, après avoir écouté un tas d’éminences pas grises du tout mais fort brillantes, donner leurs points de vue, après avoir entendu résonner des kyrielles de chiffres et de sages sentences frappées au coin du bon sens néo conservateur écologique (ça existe et même prolifère depuis que l’écologie fait vendre), après donc avoir été quelque peu saoûlés d'évidences assénées avec un sérieux aussi roide que de mauvaise foi, nous avons extrait des débats, quelques enseignements dont nous vous donnons, grosso modo, le résumé en quelques lignes.

UN PAUVRE N’EST PAS RICHE (Vous le saviez ? n.d.l.r)

Ainsi donc, tous les sages intervenants ont fini par conclure, peu ou prou, que si rien n’est fait contre la pauvreté, toute autre solution tentant de résoudre le problème des émeutes de la faim est vouée à l’échec.

Ce qui est, avouons-le, d’une évidence à crever les yeux d’une taupe.

En effet, l'homme de la rue, vous, moi, ma concierge et même votre policier municipal favori, savent, d'évidence, que la principale sinon la seule cause de ces émeutes, -chez nous y compris bien que nous n’assistions pas encore à de batailles de rue à ce propos-, vient du fait que les prix augmentant et les moyens des pauvres étant et restant à vie quasiment nuls, lesdites émeutes n’ont pas fini de croître et d’embellir et les affamés de l’être plus encore.

Ce qui revient à dire que tant que les pauvres seront pauvres, ils crèveront de faim…puisqu’un pauvre…ne peut pas s’acheter de quoi manger puisque…il n’est pas riche…

Vous parlez d’une trouvaille…

Deux heures et demie de débat ? Tout ça pour ça ?

Ben oui.

Après d’interminables parlotes et d’expressions de bonnes intentions, les économistes distingués, les écologistes pétaradants et les politiques rassurants ont fini par découvrir que les riches font suer le burnous aux pauvres et se nourrissent de leur substance, en un mot, que le monde est divisé en riches et pauvres et que les premiers ne le seraient pas autant si les seconds l’étaient un peu moins.

Et vice versa.

Donc, si les riches se décident quelque peu à se gaver un peu moins, les pauvres pourront manger un peu plus.

Stupéfiant n'est-il pas?

Bon. Soyons bon prince, et acceptons cela comme simplement logique.

Certes, mais là…halte aux rêveurs.

On se heurte en effet au sacro saint dogme du système capitaliste qui veut, enfin qui dit, que si les riches empochent un peu moins, l’économie mondiale va s’écrouler.

On l’a vu avant 36, on l’a vu aussi juste avant le Grenelles premier du nom…

Or, que l'on sache, le passage à la semaine de 40 heures et les congés payés sous le Front Popu, et la semaine de 5 jours en 68, n’ont pas mis l’économie à genoux, mais ont réellement dopé le pouvoir d’achat et généré une grimpette du PNB qui a placé la France aux tous premiers rangs des économies mondiales. On a même appelé la dernière période les Trente Glorieuses. Vu qu'elles l'ont été, sinon  pour tout le monde, du moins pour beaucoup.En Occident tout du moins évidemment.Et sur le dos du reste du monde.

Mais chez nous, et à titre d'exemple, suivant le raisonnement tout bête qui dit que si l’on donne des salaires plus confortables, disons seulement plus normaux, aux prolos à casquettes, ils se font non seulement un devoir de dépenser leur bonus pour se serrer moins la ceinture, mais, s’il en reste un peu, le plaisir de se payer quelques extras, alimentant ainsi, encore plus, une économie au souffle , justement, terriblement court ces temps-ci…

Mais, de toutes manières, ne rêvons pas.

La richesse ne rassasie pas le riche, m’a sentencieusement dit mon boulanger spécialiste du pain aux cinq céréales qui a multiplié ses prix de revient par... 5, évidemment, depuis qu’il a entendu à la télé que les marchands de matières premières augmentaient les leurs à s’en faire péter leurs coffres-forts.

Ce n’est donc pas demain que l’économie va repartir d’un bon pied, en se fondant sur une augmentation du pouvoir d’achat des plus pauvres.

Tiens, au fait, qui a dit qu’il serait élu sur ses promesses d’un vrai pouvoir d’achat ?

EXPERIENCE A MILLE EUROS

Pour se rendre compte de ce que signifie vivre pauvre, afin d’inciter les plus riches à changer quelque peu leurs manières de voir les choses et de résoudre ce genre de problèmes, il suffirait pourtant de quelques petites expériences toutes simples.

Pourquoi nos ministres, nos députés, toutes nos élites qui nous prêchent la nécessité de faire des économies, n’essaient-ils pas de vivre avec, je ne sais pas moi, un, voire allez,  deux SMIC  par mois ?Juste six mois allez...c'est pas la mer à boire après tout. Il y a des patrons italiens qui ont fait une expérience de ce genre en se mettant à vivre avec les mêmes salaires, et dans les mêmes conditions durant un an, que leurs salariés les plus en bas de l'échelle. Au bout de l'expérience, ils...les ont tous largement augmentés...

Ce genre d'expérience est aisément reproductible en France.

Afin de permettre à nos décideurs de comprendre par eux-mêmes ce que le mot économies veut vraiment dire.

Et de se rendre compte aussi que dès qu’un pauvre est augmenté si peu que ce soit, il se dépêche de réinjecter ses super gains pharaoniques dans le circuit économique, alimentant, même si peu que ce soit, le taux de croissance de l’économie nationale.

Et puis afin de donner l’exemple mille sabords !

Parce que, dites, si les officiers se camouflent en permanence derrière leurs soldats durant les guerres, cela n’incite guère ces derniers à aller se faire trouer la paillasse en démontrant leur ardent patriotisme.

Car si la nation doit se mettre au régime, pourquoi faudrait-il que seuls les pauvres s’y mettent?

Et soient obligés d’aider les plus pauvres qu’eux, comme c’est aujourd’hui le cas ?

Ce sont pourtant bien les mots E-GA-LI-TE et FRA-TER-NI-TE qui sont inscrits au fronton des bâtiments publics non ?

OBESITE: MALADIE DE PAUVRES

Pour en terminer avec la pauvreté dans le monde, une charmante intervenante, membre d’une ONG a fait remarquer que le nombre des pauvres allait en diminuant.

De 1 milliard qu’ils étaient, sur 4 milliards d’habitants, il y a vingt ans, ils ne sont ‘’plus que’’ 700 à 800 millions aujourd’hui sur 6,3 milliards d’humains.

D’accord, 200 millions de gagnés en vingt ans, c’est peu mais bon, contentons-nous en.

Par contre, ce que cette toute charmante a oublié de préciser, c’est l’augmentation du nombre de pauvres dans les pays dits riches.(3)

De plus, si de nombreux Occidentaux paraissent bien nourris, que dire des obèses, dont on sait fort bien à leur propos que l’obésité est une maladie de…pauvres.

Certes, si les malheureux africains en sont réduits à se sustenter avec 1.000 calories par jour, le régime des Français pauvres, avec 1.500 ou même 2.000 calories, générées par des aliments de mauvaise qualité, ne leur garantit sûrement pas la bonne santé mais plutôt la maladie, les douleurs qui en découlent, les problèmes financiers qui vont avec, bref, la vie infernale que les pauvres dans nos pays se voient contraints d’assumer pour que les profits des plus riches puissent augmenter sans fin.

Certes, Jean ZIEGLER, pourfendeur honnête du capitalisme a précisé que pour les Africains ou Indiens, il s’agissait d’une question de vie ou de mort quasi immédiate…alors que nous, hein, l'on ne meurt pas d'un coup des saloperies que nos hyper nous font boulotter.

Mais vu la situation misérable de santé dans laquelle les Occidentaux pauvres sont condamnés à vivre, ou survivre, on finit par se demander quel est l’état le plus désirable : mourir de faim en quelques mois ou passer l’arme à gauche en quelques années ?

De toutes manières l’issue est strictement la même.

Nos dirigeants amoureux de la richesse nous tiennent donc ce langage : ‘’Estimez-vous heureux, nous disent-ils, car vous au moins, vous avez à manger alors que les autres n’ont rien.’’

En d’autres termes, ‘’Soyez heureux, vous êtes unijambistes alors que les autres sont culs de jatte.’’.

Vous parlez d’une consolation.

Heureusement pour nous, tous nos dirigeants, économistes, politiques, présidents directeurs généraux et autres journalistes nous promettent que tout est fait pour que les solutions soient trouvées au plus tôt, portent leurs fruits juste après, et que, après-demain, voire au pire le jour d’après, nous vivions, vous le savez bien, dans le Paradis sur  la Terre.

Ca fait deux mille, cinq mille ans, voire bien plus encore que l’on entend toujours les mêmes promesses...et que l'on attend toujours les solutions.

Alors ? Ces bonnes âmes ?

Comme dirait un certain Monsieur Lagardère, ces dirigeants du monde, sont-ils incompétents ou malhonnêtes ?

 Eh là...vous n'avez pas honte non? Qui a dit les deux mon adjudant?


(1)Question de choix…

(2) Sans oublier grand intervieweur présidentiel.

(3)Riches pour qui d’ailleurs?

 

01/05/2008

J.O: sous quelle influence?

Discussions, arguments, arguties, justifications, dénonciations, hurlements d’indignation, cris d’orfraies, batailles de polochons, bref, on a tout fait et dit tout et son contraire sur les J.O à Pékin et ce qui en découle, massacres compris. Ce qu’on n’a pas, sinon très mezzo voce, c’est que les principaux responsables continueront à agir, certains diront sévir, pendant les décennies, et, pourquoi pas, les siècles à venir.

Qui a décidé de ces Jeux à cet endroit ?

 
Facile Basile : ceux qui trônent tout au sommet de ce système, le Comité International Olympique.

C’est ce que nous a appris un historien interviewé l’autre jour à la télé par Benoît Duquesne.

Les responsables, coupables ou pas, de tout ce qui concerne le sport international côté Jeux Olympiques, c’est le CIO et rien d’autre.

Normal ?

Certes.

Ce qui l’est moins c’est qu’en toute bonne démocratie et sportivité, il n’est pas inutile de se demander qui est responsable de nommer, de désigner, voire, audace suprême, d’élire ce haut comité de sages vertueusement et sportivement internationaux.

La réponse : personne.

Personne, en fait, sinon eux-mêmes.

Eh oui. Depuis pas mal de temps, depuis le vertueux monsieur Samaranche, les membres dudit CIO sont tout simplement autoproclamés ou tout comme.

En fait, ils sont cooptés. Ce qui veut tout bêtement dire que lorsque ces sages internationaux sont touchés, mais vraiment vraiment mais alors vraiment touchés par une limite d’âge qu’eux seuls connaissent et définissent, eh bien ils se désignent un successeur, choisi, évidemment bien sûr, pour ses grandissimes qualités de sportif, d’honnête homme, de vertueux au moins, en un mot comme en cent, pour ses capacités internationalement reconnues, par ses pairs, à gérer le monde entier du sport, de la vertu…et des finances généreusement fournies par de non moins généreux sponsors.

SOUS (QUELLE) INFLUENCE ?

Notre historien cité plus haut a tenu à préciser à cet égard, que si la question financière avait son importance (laquelle à votre avis ?), la décision de choisir tel endroit plutôt qu’un autre, avait, également, des motivations politiques.

Ainsi, pour la Russie, ainsi pour la Chine, ainsi pour les Etats-Unis en leur temps et même bien avant…et après vous verrez.

Bref, les J.O que le baron Pierre de Coubertin voulait indépendants de toute influence politique, sont, désormais, sous ladite influence mais, en réalité, sous celle de leurs dirigeants qui eux, sont influencés, dites moi par quoi ?

Voilà voilà.

Certes, le vertueux baron prônait une espèce de patriotisme sportif, marqué par la présence des drapeaux des états participants. Néanmoins, il ne s’agissait pas, alors, de politique politicienne et, bien moins encore, de politique de l’argent, aujourd’hui indissociable de la manifestation sportive internationale et d’une foultitude d’autres.

Alors ?

Eh bien, on pourra toujours gloser à l’envi pour savoir qui, des politiques ou des sportifs devront signifier leur approbation ou leur désapprobation voire leur indignation, mais il n’en reste pas moins que la désignation du lieu des JO est, exclusivement, du ressort du Comité International, donc de ses membres, donc de…

De toutes manières, toutes les récriminations du monde ne seront qu’un pet de lapin pour les Chinois qui ont, d’ores et déjà, expédié en taule, certains à perpète, les opposants, ou supposés, et de continuer à se foutre comme d’une guigne des rouspétances étrangères.

Sauf qu’en prime, ils se permettent de jouer les vierges outragées, de se prétendre démocrates (1), et d’organiser des manifs spontanées, amicalement encadrées par la police…alors que chez nous, la police aussi encadre mais manu militari à l’égard des manifestants et elle dirigée, au vu et au su de tous, par la police chinoise elle-même qui s’est conduite à Paris en pays conquis...que nous sommes, par fric interposé…

Eh oui…

Conquis que nous sommes. Impossible, désormais, de résister par ce charme décidément irrésistible des Chinois.

 

(1) Et ils n’ont pas tout à fait tort car, de nos jours, que signifie donc la démocratie je vous le demande ?

15/04/2008

Pauvreté, Tibet…et le neuvième continent

Les promesses ne se mangent pas en salade : les pauvres deviennent plus pauvres, les riches plus riches, les classes moyennes versent tout doucettement dans la pauvreté, la morale est sacrifiée à la rentabilité et l’Humanité saccage sa maison en cachant ses cochonneries physiques et morales, ses mensonges ni plus ni moins, sous son tapis de paillettes façon haute couture.

Une découverte aussi curieuse qu'effarante, voire réellement catastrophique, nous le démontre.

Explication.

Tout d'abord la pauvreté.

Face aux récriminations engendrées par les minces résultats, actuels tout du moins, de son travail en faveur des malheureux, le pauvre Martin Hirsch, Haut Commissaire aux Solidarités Actives, n’est pas encore condamné à manger son chapeau mais se défend bec et ongles.

Et, s’il ne donne pas encore dans la langue de bois, il est obligé d’user de toutes les ressources de sa sémantique personnelle et ministérielle afin de ne pas attenter à l’unité gouvernementale, tout en affirmant son espoir d’aboutir bientôt à une réduction significative de la pauvreté.

Disons plutôt de la pauvreté extrême car les classes moyennes sont priées de se considérer comme encore riches, donc de se la fermer et de se convaincre que leur état d’unijambistes économiques est, après tout, bien préférable à celui de culs de jatte complets . Ce qui revient à accepter la peste plutôt que le choléra.

Il reste, tout de même une chose qui nous interpelle, savoir, que notre démocratie républicaine de la rupture, glamour et pétaradante comme on le sait, ne serait néanmoins pas du tout égalitaire, contrairement à l’encore officielle (avant changement) devise hexagonale : liberté, égalité et, surtout, fraternité. Et ça, c’est tout de même très gênant.

PLAISIR AUX RICHES

En effet, interviewé il y a quelques jours, notre HCSA, pour faire court, a, sinon regretté, du moins noté que dans la France de la fraternité et des Droits de l’Homme réunis, lorsqu’il ‘’…fallait faire plaisir aux riches, cela ne posait guère de problèmes, alors que faire plaisir au pauvres demandait de produire des preuves, des preuves et encore des preuves…’’ en vue de convaincre les gardiens des cordons de la bourse…dont la vertu première est bien de ne jamais être convaincus par qui n'est pas riche.

Ce n’est pas nous qui le disons mais un membre, tout de même, de notre actuel gouvernement.

RICHES SUR LE DOS DES PAUVRES

Les vrais mots sont enfin lâchés.

Depuis que le monde tourne, il n’a jamais cessé de le faire de plus en plus de travers, évidemment déséquilibré entre les faveurs accordées, que dis-je, exigées par les possédants, et les miettes de survie concédés, voire vaguement octroyées du bout des lèvres, ou des doigts, mais avec des gants, par les classes politique, économique, médiatique, classes qui n’en font qu’une désormais, celle des riches, tout simplement.

‘’LE’’ problème du monde, qui, tous comptes faits, les résume tous, tient donc en quelques mots : les riches vivent sur le dos des pauvres.

Et en période de crise, le fossé s’agrandit. Riches encore plus riches, pauvres encore plus pauvres.

D'autant plus angoissant que la crise que nous commençons, seulement, à vivre, sera très probablement plus grave que celle de 29 nous disent ceux qui en ont le plus peur, les banquiers…qui savent pourtant jouer mieux que quiconque des fluctuations des mouvements d’opinion et des rumeurs, voire de les susciter. L'art de la spéculation que voulez-vous....

En fin de compte, économie, crise, problèmes, désindustrialisation, chômage et déficits publics, ne sont que les multiples facettes d’une même équation : riches contre pauvres. La lutte des classes a toujours existé et existera toujours…au bénéfice des plus forts cela va de soi.

A noter: dans ceci rien à voir avec une quelconque revendication, tout juste un constat.

Et toutes les fariboles, études, sondages, programmes, réformes, plans politiques, et autres déclarations et promesses ne sont que des rideaux de fumée et tours de passe-passe indispensables à dorer la pilule au commun peuple, ceci dit de manière à rester correct.

On promet tout et le reste et, quand on ne peut pas tenir, on passe à autre chose. On met en marche la machine à faire de la fumée. Faire croire, imaginer, amuser, occuper, inventer, créer l’évènement, inaugurer des premières pierres, faire rêver : tout est bon pour distraire l’attention populaire des véritables problèmes. C'est Guignol tous les jours. Mais ceux qui rient ne sont pas du côté du public...

POMPES A FRIC 

D’ailleurs, la question que nous nous posons, à propos de la paupérisation des déjà pauvres, vient de recevoir un début de réponse de la part de la ministre de la Santé : ‘’Pour tâcher de combler le trou de la sécu, les mutuelles paieront’’.(1)

Certes, nous étions un tantinet habitués à ce genre de ponction : subir une augmentation de près de 30% en 4 ans, nous a appris que les mutuelles sont, aussi, des pompes à fric qui se servent du nôtre comme bon leur semble, malgré les systèmes de fonctionnement aux apparences démocratiques que mettent en oeuvre les instances dirigeantes.(2)

Après, donc, un assez faible mouvement de surprise indignée de notre part, Mme Bachelot nous a, tout de même rassurés en nous apprenant certaines choses. Notamment que les mutuelles en question ont accru leurs…bénéfices, de 28% en quatre ans.

On s’étonnait aussi des augmentations de nos cotisations…

Bonne réponse donc à notre question, mais elle en recouvre une autre : à quoi ont servi ces augmentations ?

Botus et mouche cousue comme disent les Dupondt.

Lorsqu’on ne peut ou ne veut pas répondre, on oriente, on distrait, on ergote, on camoufle, on cache, voire…on ment.(3)

LES REQUINS NE SE MANGENT PAS ENTRE EUX

Et on en revient ici à la question tibétaine.

En Chine, et même en France où les agents spévciaux chinois se permettent de donner des ordres aux policiers français, pour ne pas être gênés par les photos défavorables aux J.O, et surtout celles relatives aux émeutes, c’est simple, on ne les publie pas.

Et les agences de presse sont priées de la fermer.

Pour le texte, les infos, c’est du kifkif.

Yahoo, Google savent ce que peut rapporter la collaboration (Le vilain mot…) avec le Pouvoir, avec tous les pouvoirs.

Et Bill Gates de Microsoft au fait, avec son si grand cœur et le si gros budget de sa Fondation, ne pourrait-il pas profiter là d’une occasion unique pour mettre en oeuvre ses si humanitaires grandes idées sur la protection des humains en général et des enfants en particulier?

De toutes manières, pour tous les patrons du web, ‘’l’affaire des JO de Pékin’’ ne pose aucun problème. Pour ne pas avoir d’ennui avec l’info, ils bouchent les tuyaux. On planque les protestations. On cache ce qui dérange. On balance à la poubelle si besoin est.

On collabore aussi en catimini avec les dictateurs pour qui toutes expression libre est une attaque directe contre le pouvoir.

Mais chut. On ne le dit pas. D’ailleurs, l’on ne mord pas la main qui vous nourrit. Et les requins ne se boulottent pas entre eux.

Le si juteux et si immense marché chinois, vous n’y pensez pas…

QUID DU NEUVIEME CONTINENT ?

Mais au fait, qu’est-ce que c’est que cette histoire de Neuvième Continent ?

Eh bien, ici, c’est un truc qui nous a littéralement bluffés.

En effet, c’est Courrier International de la semaine passée qui nous l’apprend. Un nouveau ''continent'' existe bel et bien.Il l'appelle le Septième.

Certes, on en connaissait déjà cinq, puis un sixième que constitue l’Antarctique. Et certains chercheurs ont donné ce numéro sept au monde sous marin, ou souterrain, voire encore un autre septième ou un huitième à certains univers ou groupes familiaux autodestructeurs.

Mais là, il s’agit bien d’une nouvelle énorme surface, entourée d’eau, de la taille respectable de…3 millions et demi de kilomètres carrés, située entre Hawaï et la côte Ouest des Etats-Unis.

3,5 millions de km2 : six fois la France et la moitié de l’Europe.

Petit problème, le sol de ce que nous appellerons nous le neuvième continent n’a qu’une trentaine de mètres d’épaisseur.

Problème : il n’est pas stable. Enfin pas encore.

Pas stable et pas trop épais car il est constitué…d’ordures.

C’est-à-dire de plastiques, canettes, bouteilles, bref, toutes les cochonneries, plastiques en priorité, qui proviennent de pays gros producteurs, gros consommateurs…et gros pollueurs : les Etats-Unis, la Chine…

Toutes les saloperies qui traînassent dans le Pacifique se retrouvent là et, du fait d’une sorte de vortex, ou maelström, généré par les courants, finissent par se concentrer, s’agglomérer et plus ou moins par se souder et se solidifier.

Pas encore assez stable pour construire dessus mais les promoteurs, on le sait, ne désespèrent jamais…

Comme, en plus, en s’agglomérant et en tournant, les objets frottent les uns contre les autres, ils s’effritent, se parcellisent, un peu comme ce qui se passe dans l’accrétion générant la formation des étoiles.

Autre problème subséquent : les poussières qui se répandent çà et là et aux environs, sont avalées ou/et fixées par les plantes et animaux marins qu’elles intoxiquent à en mourir.

Comme la durée de vie des ces vacheries se mesure en décennies voire en siècles…

On voulait ignorer les ordures, les cacher. On les a cachées…mais elles ont fini par ressortir quelque part.

Comme la vérité qui, elle, finit un jour ou l’autre par sortir du puits…

Ca vous la coupe cette histoire ?

Bon. A voir votre air effaré, on ne va pas insister.

Il ne reste plus qu’à espérer que cette accrétion s’accélérera, sa stabilisation aussi.

Et que cette croûte de m… va s’épaissir.

Non pas pour l'enlever, le boulot demanderait des milliasses de milliards de dollars. Même avec son taux en baisse, ça fait presqu'aussi cher que trente jours de la guerre d'Irak (4). Mais des fois qu’on pourrait y construire…pour pouvoir y rajouter toutes les ordures du monde qu’on ne peut mettre ailleurs.

Ca vous dégoûte ?

Vous n’avez pas fini. Allez va, ce n’est qu’un début…

Tiens, une excellente nouvelle nouvelle : Monsieur Berlusconi a étéélu.

Les Italiens pauvres, comme chez nous les retraités malades avec leurs yeux et leurs dents malades et  hors de prix, vont enfin comprendre ce que l’ultra ultra ultra libéralisme totalement débridé apporte de bon à l’Humanité.

Notamment en matière de promesses.

Et de splendides réalisations.

Revoyez, à cet égard, notre article précédent.

Et n’oubliez pas de trier vos ordures. Sûrement que les récupérateurs vont se débrouiller pour tout faire disparaître. Peut-être dans le Pacifique. On avait pensé un moment dans l’espace…mais avec la force de gravitation dont on ne connaît pas grand-chose, et les difficultés de la mise en orbite, on a fini par craindre de voir tout ça nous retomber sur la cafetière.

Des pluies d’ordures ! Vous voyez déjà les gros titres…

Enfin, on envie un peu les Italiens.

L’ultralibéralisme, après avoir fait un lamentable fiasco il y a deux ans,  ne leur promet plus le paradis pour demain, mais seulement pour après-demain.

Ou alors, euh..enfin pour juste un peu plus tard.

Comme chez nous : vous verrez, tout ira mieux en 2012...ou un peu après quoi...

Bon. On vous parlera des promesses de ce bon monsieur Mittal une prochaine fois.

 

(1). Chiche ! On prend rendez-vous pour le jour où le trou sera comblé.

(2). Comment oser appeler mutuelles des organismes qui font payer les plus âgés et les plus malades et généralement plus pauvres et moins payer les plus jeunes en très bonne santé et généralement plus riches. Et que dire des dépenses de prestige de certaines mutuelles, à propos desquelles aucune consultation des assurés n’est mise en place.
(3). ‘’Liberté, égalité, fraternité ! Paroles vaines, funestes même, depuis qu’elles sont devenues politiques ; car la politique en a fait trois mensonges. ‘’Les libres penseurs. Louis Veuillot. 

 (4). On a appris que trente jours de la guerre d'Irak permettraient de venir à bout des problèmes qui génèrent en ce moment les émeutes contre la faim. Mais bon, l'Irak c'est tout de même plus important non?

14/04/2008

Emeutes de la faim: enthousiasmante victoire de l'ultralibéralisme

Marx (1) disait du capitalisme qu’il était si bête qu’il se détruirait tout seul.

Très juste, à ceci près qu’il le ferait en détruisant, d’abord, ce sur quoi il s’est construit : les travailleurs qui l’ont construit.

Il en va donc de l’économie mondiale, comme cette sentence de Coluche qui résumait ainsi le problème : ‘’Le monde est bien équilibré au fond. Il y a d’un côté les riches qui ont de la nourriture, de l’autre, les pauvres qui ont de l’appétit.’’.

Problème d’autant plus grave que les émeutes de la faim sont aussi, comme nous n’avons cessé de le dire depuis trois années, les émeutes de la fin.

Pour demain pas sûrement mais après-demain sans doute aucun.

Voilà donc les résultats de ce brillant système capitaliste néo-libéral ou ultralibéral ce qui revient au même qui a, depuis le siècle des ‘’Lumières’’ surtout mais au moins depuis l’aube des temps, mené tout bonnement le monde à la… catastrophe.


Solution ?

A pleurer.

Le Fonds Monétaire International, drivé par le socialiste (2) Dominique Strauss Kahn s’est indigné part la voix de son président, la bonne âme, et a décidé qu’il fallait faire quelque chose.

C’est tout de même bien le moins et on s’en doutait un peu.

A GENOUX !

Faire quoi donc ?

Eh bien déjà d’allouer entre 50 et peut-être 100 milliards de dollars à Haïti, ce qui représente il faut tout de même le dire, une méprisante aumône pour un pays qui a déjà été mis à genoux par le même FMI et la même Banque Mondiale.  

Comme tant d’autres pays qui, sous le fallacieux prétexte d’avoir à assainir leurs finances publiques, ont, eux aussi, été mis à genoux et condamnés à crever plus ou moins de faim.

A cet égard l’on a encore en mémoire l’Argentine où de précédentes émeutes de la faim avaient été réprimées de cette manière si humaine qui consiste à tirer dans le tas.

C’est la même ‘’solution’’ qui a été mise en œuvre dans tous les pays où les productions vivrières locales ont été sacrifiées au profit des monocultures à exporter pour encaisser des devises…en dollars, hélas, de plus en plus faible…ce qui réduit à rien ces mêmes exportations de pauvres par le biais et du change défavorable mais aussi des subventions agricoles éhontées du gouvernement américain à ses propres agriculteurs qui, eux, exportent en vendant au dessous du prix des marchés…et détruisent les économies déjà pauvres.

Bel exemple de cette monstrueuse hypocrisie d’un système financier typiquement ultralibéral (et anglo-saxon surtout) criminellement incendiaire et prétendant jouer les pompiers du monde.

LIGOTER UN PEU PLUS

Faire quoi alors puisque la situation est d’un gravissime reconnu par tous les économistes, en particulier par les vraiment sérieux ?

Eh bien prêter quelques centaines de millions de dollars aux pays aux besoins les plus criants. C’est-à-dire les ligoter un peu plus et, compte tenu des incompétences et/ou malhonnêtetés diverses locales et internationales, reporter à plus tard la solution recherchée.

Plus tard, plus tard, toujours plus tard, façon commode et permanente de planquer la poussière, les ordures et les malversations sous le tapis…et d’accroître, par le jeu des intérêts composés qui s’accumulent, la dépendance desdits pays pauvres vis-à-vis des pays riches.

Sans oublier que ce même système capitaliste est bien celui qui, condamnant le monde entier à accroître les bénéfices des multinationales (3) en pillant la planète, est directement responsable de toutes les pollutions générant le réchauffement généralisé et des destructions diverses touchant la Terre entière.

Certes, des effets pétaradants d’annonce nous promettent qu’incessamment et même peut-être avant, notre planète sera bientôt paradisiaque.

Bien beau tout ça mais que pèsent un vague Grenelle de l’Environnement déjà réduit en miettes, un aussi vague film alarmiste de l’ex-futur président américain déjà bien oublié et toutes sortes de vagues actions anti-OGM et autres et de protection de la Nature, à peu près aussi gênantes pour les profiteurs que des piqûres de moustiques sur la peau d’un éléphant.

Impossible de s’y tromper, la raison profonde est évidente. Tellement d’ailleurs qu’aucun journaliste digne de ce nom n’ose l’énoncer simplement : les dirigeants des multinationales, anglo-saxons en tête, avec leur volonté sans frein d’accroître sans fin leurs profits, ont enfin trouvé des associés à leur mesure : les chinois.

Lesdites multinationales ont besoin d’eux pour tirer leurs prix vers le bas et accroître leurs bénéfices de manière exponentielle. En même temps, la demande alimentaire et industrielle des classes dirigeantes et moyennes chinoises augmentant, les prix grimpent...et les pays pauvres ne peuvent plus suivre.

Comme le FMI et la Banque Mondiale ont tout fait pour les rendre dépendants des importations…

Le plus rigolo c’est que la France, l’Europe, bref, tous les pays hautement ‘’civilisés’’ poussent les feux tant qu’ils le peuvent, afin de faire grimper leurs taux de croissance, à la manière américaine bien sûr. Et avec les mêmes manières de faire : tout pour les riches, tant pis pour les pauvres. Ils n’ont qu’à travailler plus.

Un penseur, chinois il paraît mais la Bible (4) dit la même chose, nous rappelle que la richesse ne rassasie pas le riche.

Loin d’être nouveau et si vous croyez que ça va changer…

Allez, on se donne rendez-vous pour la prochaine cata ?

Bon, c’est pas tout ça, j’ai ma lessive à faire.

En 25 minutes, et même en faisant très attention, je vais dépenser autant d’eau qu’il en faut pour alimenter une famille malienne de quatre personnes durant une semaine.

 

(1)       On vous l’a dit, on n’apprécie pas du tout le personnage et tout le bazar qu’il a engendré mais il y a, quelquefois, quelques lueurs de vérité au fin fond des ténèbres les plus obscures. Comme le disait de Gaulle de Malraux :’’… extrêmement brumeux avec, de temps à autres, quelques éclairs…’’.

(2)       Excusez l’incongruité du terme mais on n’en a pas trouvé d’autre que celui utilisé par l’intéressé qui se présente lui-même ainsi. De grâce, n’en riez pas…

(3)       Au fait, la quasi-totalité des entreprises du CAC 40 paient de très faibles, voire pas du tout d’impôts, en France. Manque à gagner ? De quoi boucher notre dette en deux ou trois ans.

(4)       On n’en fait pas de pub mais on trouve ça pas mal.

08/04/2008

SIDA: ''LA''solution...des Témoins de Jéhovah.

Ca va là… ?

Vous vous sentez bien… ?

Vous n’avez pas dégringolé de votre fauteuil ?

Vous n’avez pas été cafter à la justice ?

Ben oui quoi. On vous cause comme ça parce qu’on  craint un peu, du fait du climat un peu ‘’1984’’ que nous vivons, que cette question ait de quoi être considérée comme une provocation justiciable, au moins, d’un emprisonnement à vie dans un havre de paix psychiatrique non ?

Car plaider ainsi en faveur des Témoins de Jéhovah et, en plus, dire qu’ils ont une formule, (qui sait, peut-être magiquement sectaire ?) contre la maladie du siècle, voire du millénaire, c’est non seulement se livrer à un exercice illégal de la médecine, mais aussi, et sûrement, faire de la retape pour la secte, pardon LA SSSSECTE n’est-ce pas ?

Eh ben non.

On n’est pas d’accord. Et on va dire pourquoi.

 
MORALE OU PREVENTION ?

Alors ? Cette solution ?

Ca arrive, ça arrive.

On va vous livrer ce secret, évidemment de Polichinelle, mais de nos jours, il est plein de petites malins qui, sous prétexte de Modernisme et de Progrès (n’oubliez pas les majuscules) , s’évertuent à camoufler les vérités de toujours. Et, celle-ci en fait partie.

Retour en arrière.

Il y a une dizaine d’années, j’avais rappelé cette évidence dont je vais vous parler, à un de ceux qui avaient contribué à découvrir le VIH qui passait dans mon coin et je lui avais demandé, ingénument :

’Si vous incitez, conseillez, voire prescrivez, à vos consultants des populations à risques, de ne pas se livrer au vagabondage sexuel, homo et hétéro, d’être obstinément et définitivement fidèle à leur mari ou femme, et en plus, d’éviter, complètement  ou tout du moins au maximum, les transfusions sanguines, ne pensez vous pas, Monsieur le Professeur, que l’épidémie de SIDA va en prendre un vieux coup dans les carreaux ? Et que vous allez, ainsi, résoudre sinon LE problème, du moins supprimer les trois quarts, voire les neuf dixièmes des dépenses, des souffrances, bref, des méga ennuis du système de santé de la planète entière?’’.

Vous savez ce que m’a répondu mon, impressionnant interlocuteur ?

‘’Oh vous savez, notre rôle n’est pas de faire la morale aux gens…’’.

Tel que !

Je ne me suis pas démonté et lui ai redemandé in petto :

’Dites moi, euh, à votre avis, monsieur le Professeur, mettre en application ces principes, est-ce de la morale ou, tout bonnement, de la médecine préventive ?’’.

Vous savez ce qu’il m’a dit, quelque peu agacé d’ailleurs ?

‘’Eh bien cher monsieur, la liberté est un nouvel acquis de la démocratie …Nous sommes dans une république laïque où l’on ne peut pas faire appel à des contraintes des temps passés et dicter leur conduite aux citoyens’’.

Sous entendu, crétin de journaliste ringard que tu es, le Progrès et le Modernisme, mais surtout la liberté de faire n’importe quoi est une conquête que la république et la démocratie sur la morale religieuse du passé.

Fermez le ban.

LE FRIC ET LA GLORIOLE

Alors ?

Eh bien c’est là que je vous délivre le secret promis : cette manière de faire, morale, certes, ringarde, évidemment, et fort mal vue de nos jours, on s’en serait douté, cette manière de faire donc est celle des Témoins de Jéhovah.

Faut-il le préciser ? Ceci est dit sans aucune provoc, ni tentative quelconque de racolage en faveur de ces ringards qui osent avec des moyens d’une simplicité…biblique, gratuite, qui ne fait aucune victime, contribuer insolemment à résoudre LE problème du millénaire et, en prime, travailler à la stabilité de notre société.

Dans notre Système et pas seulement de Santé, c’est évident : il ne faut pas donner ‘’ça’’ en exemple, encore moins le préconiser, ni même en parler.

Vous vous rendez compte tout le fric (et la gloriole) que ça enlèverait aux labos et aux système médical planétaire, chercheurs et médecins en tête ?

Ainsi qu’à tous les hommes de pouvoir qui savent toujours mieux que tout le monde ?

Faut donc pas le dire.

Se taire. Sous peine de je vous dis pas quoi…

Ben nous, on s’en fout. Et on vous le dit.

Faites passer.

Si vous voulez bien sûr.

Résultat garanti, du moins au niveau société. Si, personnellement, vous avez pris des risques avant, va falloir vous débrouiller autrement. Mais ça n'empêche pas la prudence attachée aux solutions hautement ringardes.

Le principe est simple: si on ne veut pas se brûler, on ne joue pas avec le feu..