04/01/2009
BONNE ANNEE? VOUS VOULEZ RIRE NON?
Dans le monde en crise (1) où tout s’effondre, sauf les salaires des traders (2), les émoluments des politiques en augmentation et les montants des parachutes dorés qui ‘’baissent’’…mais, ‘’plafonnés’’ à 2 millions d’euros, continuent à gonfler, il semble ne rester guère qu’un espoir : que l’accession d’un homme nouveau à la présidence de la première puissance mondiale (3), marquera (peut-être) le début, non seulement d’un redressement de l’économie mondiale, mais mieux encore, d’un renouveau, d’un rajeunissement, d’une rénovation, bref d’une remise à neuf généralisée dont le planète finance entière va évidemment bénéficier, et nous avec promis juré.
Ouaouh ! ! ! !…
Chouette non ?
C’est bête à dire, au point même d’être affligeant, force est de constater que dans l’esprit du commun peuple, du moins de 90% des humains peuplant la planète bleue, c’est Barack OBAMA qui va nous sauver.
Rien de moins.
Même, et surtout, nos têtes couronnées républicaines y vont de leurs certitudes…euh, pardon, de leurs promesses.
Nous nageons donc en pleine euphorie quasiment.
Sauf que si tout va mal et que c’est triste françaises français, promis juré, nous allons en sortir.
Quand je dis nous, c’est, en exclusivité mondiale, vous, moi et tous ceux qui nous ressemblent : les petits, les sans grade, les traîne patins, les contribuables quoi, taillables et corvéables à merci.
Comme le disait, paraît-il, Salomon : ‘’ Rien de nouveau sous le soleil’’. On peut ajouter : si mais rien que du plus pire.
Et cela en dépit, ou à cause, des nouveaux maîtres à penser, les mêmes en pire que hier et en moins pires qu’ils ne le seront demain, qui vont refonder le capitalisme…avec les mêmes manières de faire qu’auparavant.
LE MUR APRES LA CATA
Car le mahousse problème, là-dedans, est bien que ces crânes d’œuf aux manettes, vont user des mêmes méthodes éculées et destructrices qui nous ont menés en direction de la cata, méthodes dans lesquelles ils vont persévérer en nous emmenant, cette fois, carrément dans le mur.
Certes, tout va miraculeusement s’arranger et redevenir comme avant, et même en mieux, pour un moment et au seul bénéfice des dirigeants sur le dos des dirigés qui vont apprendre, une fois pour toutes, qui commande et qui obéit, qui profite et qui doit enfin se mettre au travail bande de feignants.
Travailler plus, beaucoup plus, cela va de soi, après des décennies insolentes de flemme typiquement française.
Tout choses vont donc aller pour le mieux ?
QUI S’ EST CASSE LA MARGOULETTE ?
Sauf que viennent de paraître quelques études, publiées dans l’avant-dernier numéro de ‘’Courrier International’’, et qui portent sur un sujet franchement réjouissant pouvant se résumer ainsi: à l’instar des civilisations passées qui se sont toutes cassé la margoulette, combien la notre de civilisation a-t-elle encore d’années à vivre ?
Rien que çà.
Les chercheurs détaillent : tous les ingrédients qui ont, depuis l’aube de l’Humanité, concouru à la disparition des nations, royaumes ou empires, sont aujourd’hui réunis.
Nos archéologues, ethnologues, historiens et scientifiques de tout poil les ont (re)découverts.
On dénombre :
1 : Destruction de l’environnement ;
2 : Altération du climat (ce qui, actuellement pour nous, va avec) ;
3 : Problèmes avec les pays voisins ou/et adverses (on le voit avec les phénomènes migratoires et les conflits liés à la mondialisation) ;
4 : Problèmes internes et inadéquation complète ou perverse des solutions apportées (éducation, emploi, désindustrialisation, paupérisation, santé, fossé riches-pauvres etc),.
Pour faire bonne mesure, notre civilisation à nous présente un symptôme en plus, significatif d’un creusement supplémentaire de sa propre tombe : sa principale raison d’exister, en clair, son ressort profond, son mobile véritable censé la faire avancer est totalement anti-humain, autrement dit, carrément anti…civilisation… !
En effet, dans les temps passés, le mobile profond qui a fait ‘’avancer’’ les nations, a été pour certaines, la guerre, la conquête territoriale, par les armes en premier lieu. Or, ce système a trouvé ses limites à l’occasion de la confrontation avec des peuples plus avides et plus violents qu’eux.
La mercantilisation extrême des systèmes marchands a suivi. Eux aussi, ont trouvé leurs maîtres en plus malins, plus rapides, plus habiles et plus riches et calculateurs. Les uns ont ruiné les autres et leur ont succédé après les avoir démolis, comme aux dominos.
Les civilisations fondées sur la religion ont eu également leur heure. Mais une religion en chassant souvent une autre, les civilisations en question ont passé à leur tour.
DISSOUDRE LA CONFIANCE DANS LA REALITE
Aujourd’hui, nous avons droit à un mélange de tous ces systèmes. Et la plupart de ceux qui constituent nos sociétés actuelles, procèdent de ces principes qui sous-tendent notre Progrès, notre modernisme, en un mot notre Civilisation : la technologie, la course au profit, la fabrication, la vente et le recours aux armes, la confiscation des pouvoirs par des élites éloignées de ceux qui les ont mis en place, la pullulation des réseaux officiels ou souterrains qui brouillent les cartes en jouant le jeu de leurs seuls intérêts, sans oublier enfin les religions qui disputent le pouvoir sur les esprits aux politiques, ce qui, d’ailleurs, énerve épouvantablement ces derniers.
Dans tous ces domaines, tous les pays du passé ont trouvé plus forts ou plus opportuns qu’eux. Et ont disparu, une civilisation en chassant une autre.
Mais, point commun à toutes ces civilisations disparues, la négation de l’humain. En clair, les profondes inégalités entre les individus étant fondées sur des revenus provenant de l’exploitation des pauvres par les riches, ces inégalités, ces injustices, ont toujours fini par dissoudre dans la réalité, la confiance de la base, laquelle demeure indispensable au fondement de tout pouvoir.
Une civilisation n’est viable que si elle tient les promesses de ses élites. Les gouvernés doivent faire confiance aux gouvernants qui leur doivent de les aider à accéder au bien-être…ce qu’ils n‘ont jamais fait vraiment et, ‘’crise’’ aidant, ne feront, désormais, plus jamais...alors qu'ils ont été élus pour cela.
COMPLEXITE= FRAGILITE
En plus, les auteurs de ces études de la fin prochaine de notre civilisation sont formels sur le mécanisme de la chute prévisible: plus une civilisation est complexe, plus elle est fragile.
Plus un moteur est compliqué (on le voit aujourd’hui avec le foisonnement électro-informatique) et plus il suffit d’un grain de poussière pour bloquer le système.
Comme notre économie travaille aujourd’hui à flux tendu, un arrêt relativement bref d’une des systèmes constitutifs de notre civilisation, éducation, transports, santé, fourniture de carburants, grève généralisée, ne nous met qu’à très peu de distance d’une dégringolade générale.
Exemple : une grève des chauffeurs par suite d’une épidémie, stoppe les approvisionnements des supermarchés. Un conflit sérieux sur deux ou trois des itinéraires suivis par le pétrole, aura des résultats similaires, et une panne électrique et/ou informatique généralisée et durable, de même.
Sans compter que plusieurs phénomènes peuvent se cumuler et se multiplier en cascade.
Un sociologue soulignait que notre civilisation amenuisant ses stocks par souci financier, si une pénurie d’une semaine s’installe, le monde occidental est seulement à deux ou trois repas de l’anarchie et de la décadence.
Peu de stocks, fragilité d’un système à flux tendus, interconnection étroite de tous les ensembles…si les civilisations inca, assyrienne, toltèque ou nazca ont disparu presque instantanément, les principaux responsables sont, certes, les phénomènes naturels, sociaux ou économiques qui ont entraîné leurs chutes mais en tout premier lieu, les responsables qui n’ont pas vu, pu ou pas voulu voir le danger, et prendre des mesures plus efficaces que de simples promesses.
Que voyons-nous aujourd’hui ?
Je vous le demande…
EN ATTENDANT LE MESSIE
Aujourd’hui donc, pour 99% des humains, y compris les Chinois, l’arrivée d’Obama sur le trône de maître du monde emporte tous les suffrages autant des citoyens lambda que de leurs dirigeants, politiques et financiers compris cela va de soi.
Incroyable ?
Pas tellement au fond. Les citoyens-victimes attendent le messie qui va les arracher aux griffes des profiteurs, tandis que ces derniers, dirigeants financiers et politiques savent très bien, eux, que, comme le dit le vieil adage ‘‘Qui paye commande’’, c’est l’argent qui va continuer à commander et à diriger le monde.
La merveilleuse ‘’refondation du capitalisme’’ aurait de quoi faire rire si elle n’était triste à pleurer.
Le capitalisme ‘’ancien’’ était fondé sur l’efficacité maximale, la rentabilité à tout va, l’avidité pour parler franc ?
Le capitalisme refondé repose exactement sur les mêmes bases.
A ceci près que désormais, il va bien falloir que quelqu’un paye la note laissée en souffrance.
Car, à notre connaissance, tout l’argent soi disant ‘’disparu en fumée’’, n’a pas disparu pour tout le monde et, que l’on sache, personne n’a eu la mauvaise idée d’aller chercher les gains là où ils se sont accumulés, au détriment de tous les malheureux qui y ont perdu jusqu’à leur chemise.
Malgré toute sa bonne volonté, si tant est qu’elle soit aussi pure qu’elle y paraisse, Barack OBAMA ne pourra faire guère mieux que ses prédécesseurs : la course à la rentabilité est relancée.
En fait elle n’a jamais cessé puisqu’au plus creux de la vague, les plus grands financiers ont parié à la baisse et engrangé des fortunes.
Sur le dos de qui on vous le demande ?
Alors ? Pourquoi faire comme si les hommes providentiels existaient…
Comme si les miracles existaient..
Si, peut-être, dans la Vie Catholique Illustrée, La Croix ou l’Osservatore Romano.
LES GEANTS DE LA BAGNOLE ET LE ‘’SEUIL DE TOLERANCE’’
Quelques exemples de ces miracles?
Les banques privées américaines manquaient de liquidités ? L’Etat, eh oui, l’Etat-Providence, est venu à la rescousse.
Contradiction majeure de la société US vouée au capitalisme ? Mais non bourricots, simple réajustement économique, rééquilibrage des moyens financiers
De capitalistes et néolibéraux à tous crins, les financiers sont devenus quasiment socialistes…à leur profit exclusif cela va de soi, ce qui explique pourquoi LA crise non seulement ne fait que commencer, mais encore que les refondateurs du capitalisme, y compris les nôtres, ne sont pas dupes et n’utilisent ce slogan que pour amuser la galerie.
Les banques françaises ont promis juré qu’elles n’avaient pas besoin d’argent, pourtant, pour leur ‘’faire une bonne manière’’ peut-être, on les a quasiment obligés à accepter quelques aides, un genre de facilité entre gens du même monde, un geste aimable d’une vingtaine de milliards d’euros.
Autres exemples, piqués ça et là dans les gazettes : les géants américains de la bagnole quémandent des sous (nos sous) pour boucher les trous que leur incompétence a creusé sous les pas des citoyens, américains et dans les poumons des humains de la planète entière ?
Pas de problèmes : on les refonde à coups de milliards.
Les USA et tous leurs copains mettent à sac la planète entière ?
Souvenez-vous des discours péremptoires de l’ineffable ‘’W’’ qui a clamé, jusqu’à l’an dernier, que le niveau de vie US n’était pas négociable.
La Terre se meurt sous les nuages de 100.000 produits chimiques ?
Disparaît en France, noyé dans un ministère, un organisme qui était jusque là chargé de sonner l’alarme ce qui dérangeait fortement les fabricants de cochonneries.
Et l’obligation européenne de faire payer les fabricants pour étudier la nocivité de leurs produits est passée a disparu.
Au fait, en parlant cochonneries, le cochon irlandais est chargé de dioxine?
Pas de problème, il y a en France une petite trentaine de vétérinaires pour contrôler l’Hexagone, et de toutes manières, le ‘’seuil de tolérance’’ ( !) n’est atteint.
Quoi encore ?
Tiens, Véolia donne dans l’humanitaire maintenant.
La multinationale, propriétaire de 20% des eaux de la Terre a créé des corps de bénévoles pour venir en aide aux mal ou peu scolarisés.
D’un côté elle accapare et monopolise un bien naturel propriété du genre humain et se pose en distributeur de vie selon ses normes et son bon plaisir, et de l’autre, elle emploie des…bénévoles bien sûr, en donnant ainsi des leçons d’altruisme gratuit et se donne, au passage, une image de bienfaitrice de la planète.
Certes, elle participe largement à l’accession à l’eau d’une multitude d’assoiffés, mais elle prend la place, partout où elle le peut, des gestions municipales, moins chères et plus démocratiques car non ou moins soumises à la sacro sainte loi du marché.
Quoi encore ?
Bon, vous le savez par les gazettes : désormais, les recettes de la pub des chaînes publiques ira aux chaînes privées, en premier lieu à TF1, et les patrons du public seront directement nommés par le chef de l’exécutif, ce qui réduit les possibilités d’existence d’un réel contre pouvoir sans lequel aucun pouvoir n’inspire vraiment confiance.
Certes, auparavant et sous tous les régimes, il en était ainsi de façon plus feutrée. Le ‘’contre-pouvoir’’ semblait exister.
Exister à peine il est vrai, les nouveaux chiens de garde (5) des pouvoirs politique et économique ont les crocs définitivement très bien limés.
On le voit d’ailleurs ces jours-ci, les médias actuels se distinguent.,
REPERES MORAUX ?
Voyez avec la crise : ils sont tous occupés soit à flanquer la trouille aux lecteurs en leur prédisant une catastrophe économique à laquelle les médias eux-mêmes ont largement contribué et que les consommateurs ont commencé , bien obligés, à vivre déjà au quotidien depuis des années.
Mission sainte et actuelle de ces médias : soit ils procurent au petit peuple un tas de recettes aussi minables que grotesques censées leur permettre une vie mirifiquement facile malgré la chute vertigineuse du pouvoir d’achat, soit ils font voir, revoir, admirer et entendre ce qu’est la vie rêvée des nouveaux riches chinois, russes, arabes, américains, français même, afin d’alimenter ainsi leurs envies rentrées, et d’occuper leurs rêves et de nourrir peut-être leurs volontés de s’en sortir…en tentant des réussites sociales bien improbables ou en travaillant un peu plus au noir, ce qui leur pourrit un peu plus la vie au quotidien, leur fait perdre leurs restes de repères moraux (6) et entraîne d’énormes manques à gagner fiscaux pour un état en faillite.
Alors…le ‘’contre-pouvoir’’ des médias…
Tenez, savez vous ce que dit de la bonne manière de diriger que doit être celle des gouvernements démocratiques et des médias complices, un certain Walter Lippman, libéral américain bon teint, genre démocrate vaguement social mais, tout de même, bien content de la suprématie du dollar et de l’american way of life ?
On trouve cette appréciation de notre civilisation et de son système médiatique qui nous la fait considérer comme le nec plus ultra de l’art et la manière de vivre comme des civilisés, dans le dernier film que Daniel Azam et Daniel Mermet (France Inter) consacrent aux entretiens qu’ils ont eu avec Noam Chomsky, ‘’anarchiste’’ selon ses détracteurs ultralibéraux, homme éclairé et méritant aux dires de ses admirateurs lassés du pouvoir croissant des maîtres sur leurs esclaves.
Au cours des entretiens que ces journalistes ont eu avec Chomsky, ce dernier leur a rappelé l’opinion des ultralibéraux susnommés, à propos de la façon dont les peuples (avec tout ce que ce terme peut avoir de péjoratif dans la bouche de ceux qui les dirigent) doivent être commandés, guidés, en un mot, menés là où et comment le veulent les profiteurs.
Chomsky a cité une phrase de Walter LIPPMAN, écrivain, journaliste, et maître à penser, référence gourmande des maîtres de la finance mondiale en générale et américaine en particulier.
Cet éminent humaniste ami sinon de l’Homme du moins des hommes, des plus argentés tout particulièrement a écrit ceci :
‘’[Les systèmes démocratiques, médias en tête, fabriquent du consentement’’]. A quoi il ajoute afin que nul n’en ignore :
‘’Le peuple est un troupeau égaré, bien trop émotif, incapable de s’occuper de ses propres affaires et qui doit être encadré, contrôlé et conduit par une avant-garde, une élite de décideurs éclairés. Les gens doivent être détournés vers des buts inoffensifs. Il faut les noyer, les assommer sous une masse d’informations qui ne leur laisse pas le temps de réfléchir. Il faut les persuader qu’ils sont incapables de provoquer des changements, il faut les convaincre que la révolte entraîne toujours le pire, il faut les faire voter de temps à autre, leur donner l’illusion de décider, l’illusion nécessaire.’’.
Chouette non ?
Juste une chose, tout est vrai dans ce manifeste, fidèle reflet de toutes les constitutions démocratiques du monde, y compris le fait que la révolte conduit toujours au pire.
On sait les résultats des régimes de gauche, voire d’extrême gauche qui succèdent à ceux de droite…et vice-versa.
Révolution de 89 comprise.
Bon…ça ne vous fatigue pas tout çà… ? (7)
Allez, un dernier truc : durant les fêtes, impossible de trouver des sardines.
Explication de mon poissonnier : ‘’Pendant les fêtes, personne n’en vend. Pas assez cher…’’ ;
Transmis aux gentils soi disant chrétiens qui peuplent notre pays, avec copie aux pauvres et super pauvres...
Alors, s'etendre souhaiter ''Bonne année'' par là-dessus...Vous voulez rire non?.
(1) Ce qu’est et sera véritablement LA crise n’a même pas commencé. Et le pire n’est même pas envisageable, voire, imaginable.
(2) Une semaine après que Citygroup ait perçu une première aide de 20 milliards de dollars, les dirigeants du groupe ont attribué la totalité de cette aide publique à ses quelques 200.000 employés, en récompense pour…leur efficacité durant au moment de la chute de Wall Street. Coût du petit cadeau : 10 milliards.De même pour AIG (dont le secrétaire au Trésor, M. Paulson, a été le dernier PDG) qui, juste avant de mettre la clef sous la porte, a convié tous ses hauts cadres dirigeants à un fastueux repas à…10.000 dollars tête. Et on ne vous parle pas du dernier escroc à ...50 milliards de dollars dont tous les plus hauts financiers ont juré craché qu'ils étaient suprêmement étonnés de les découvrir dans le journal comme vous et moi.
(3) Première pour le moment. Cette première place se dispute. Russie ? Chine ? Inde ? Europe ? De toutes manières et quoi qu’il y paraisse, la dégringolade de l’Empire américain de son piédestal s’amorce tout doucettement malgré ses désespérés chants du cygne.
(4) Eh oui…On compte environ 10 petits millions de millionnaires en dollars US sur la Terre. Le reste…prrrttt…
(5) Comme les appelle Serge Halimi reprenant l’expression de Paul Nizan.
(6) Si tant est qu’il en reste…
(7) Excusez nous de cet interminable pensum. Le silence d’un mois et quelque, du à deux pannes d’ordi et de serveur, m’ont contraint à attendre…Mais vous avez continué à nous lire. Merci. Ca rassure et réchauffe. En ces temps de froidure...
13:02 Ecrit par Maurice CARON dans actualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
06/11/2008
OBAMA?Ah bon? Et après?
Certes, c’est le délire.
Certes L’ESPOIR renaît.
Certes, ‘’ça’’ va changer.
Certes….bon, mais certes quoi au fond ?
Non allez. On ne va pas inciter les naïfs à bouder ce petit plaisir dans un monde américanisé de brutes économiques, surtout depuis huit ans et même bien avant, mais quid de l’avenir radieux que tout le monde voit déjà à portée de main ?
Quid, surtout, au vu de ce tout qui précède et qu’il est bien difficile de jeter aux orties.
La crise en premier lieu, mais avec tout ce qui va avec.
Petits rappels ?
Déjà, et sans vouloir jouer les ‘’nous vous l’avions bien dit’’, les évènements récents de la campagne nous ont montré que Obama et Mccain, ce n’était peut-être pas tout à fait le même combat mais on a quelque chose comme un doute.
Ainsi sur la question du fric.
Primo. Le conservateur a bénéficié de pas mal d’argent et de la part, on s’en doute, des plus grosses boîtes US, chimie, automobile, pétroliers, assurances, banques ( eh oui…) et grande distribution en tête.
Mais si le démocrate a, confortablement, surfé sur un matelas de dollars à peu près 6 à 7 fois plus épais, c’est qu’il a bénéficié, lui, d’une fantastique vague de dons individuels collectés surtout par téléphones portables et sur le Net.
Oui mais…il a, lui aussi, obtenu quelques subsides de la part d’autres multinationales, voire de sociétés d’épargne et de compagnies d’assurances qui n’ont pas toutes sombré heureusement.
Les dons de ses seuls supporters n’auraient, évidemment pas, suffit à constituer ce beau pactole qui lui a donné quelques points d’avance.
Ce qui veut donc dire, il faut bien l’avouer, que les sociétés qui ont donné exigeront quelques retours…aux dépens de qui on vous le donne en mille…
Eh oui…Aux USA plus qu’ailleurs, le fric colle toujours autant aux pattes…
Donc, politique un peu plus sociale à prévoir, mais sans trop d’illusions.
A ce propos on rigole bêtement en entendant nos élites affirmer sans rire que ‘’nous souhaitons que cette élection nous apporte un grand espoir.’’
Ce qui veut dire en clair que nos hommes politiques français ne peuvent…ou ne veulent pas, chez nous, comme des grands, faire naître l’espoir dans leur propre pays…
Aveu involontaire assez tragi-comique non ?
Ceci dit, ces espoirs des Français, toujours en manque de véritable socialisme, mais aussi ceux du reste du monde, seront, très probablement, assez vite déçus.
Tous les pauvres ou en passe de le devenir attendent que le capitalisme partage enfin ses bénéfices.
Alors que les mesures prises à la va-vite, révèlent dès l’abord leurs pernicieux effets.
Déjà, l’argent prêté aux entreprises américaines, l’a été sans véritable garanties…tout comme en France d’ailleurs, malgré les promesses traditionnelles du genre : ‘’C’est juré promis, on le fera plus, vous allez désormais êtres vraiment protégés.’’
Les plans sociaux continuent de se succéder, les multinationales de délocaliser, le chômage s’accroît au rythme des promesses non tenues, les salaires continuent de dégringoler, les pauvres de s’appauvrir et les riches de s’enrichir.
Et, bien sûr, les Bourses, après avoir grimpé légèrement au moment du résultat, rappellent au nouvel élu, et en dégringolant très fort, qu’il entame un vrai de vrai chemin de croix et que le monde des riches ne lui pardonnera rien.
GARRE A L’ESTABLISHMENT…
Deuxio, Obama n’a que deux bras, deux jambes et une tête, comme vous et moi.
Et comme les hommes providentiels cela n’existe pas, ou plus, (La preuve, c’est qu’il y en a plein les cimetières), même son staff de crânes d’œufs, ne sera pas plus providentiel que lui.
Vu l’énormité des problèmes mondiaux, salement aggravés par les non moins énormes fantaisies de ‘’W’’, les lendemains d’élection risquent de déchanter.
D’autant que toutes ces énormité-là sont à la hauteur des espoirs, totalement irréalistes, qui ont été mis en un homme apparemment capable, mais qui ne fera guère que ce qu’il pourra et pas plus…en espérant, sans trop y croire, qu’il ne fera pas moins.
Par ailleurs, il faudra compter avec l’establishment, politique et économique, qui ne va pas avaler aisément sa défaite…
Et va tout mettre en œuvre pour la transformer en victoire, envers et contre tout et surtout contre celui qui représente tout ce que peut haïr le capitalisme, conservateur, raciste et belliqueux qui a régné et règne encore en maître des Etats-Unis et du monde entier.
Vous vous rendez compte ? Un noir, descendant d’esclaves, métisse en plus (qu’est-ce qu’il se croit celui-là ?) (1), qui a été faire du social avec des travailleurs dans les banlieues. Et qui se permet, en plus, de devenir avocat, sénateur puis président…Non mais…
…ET GAFFE AUX FUSILS A LUNETTE
De cet establishment, on peut tout craindre. Vous souvenez-vous de l’assassinat de Kennedy, de son frère et de Martin Luther King, et surtout du fait que les enquêtes diligentées afin de trouver les véritables commanditaires de ces assassinats n’ont jamais abouti vraiment qu’à inculper quelques lampistes ?
Le hasard ? De simples individus à moitié dingues en fait de coupables bien commodes ? Pas le moindre petit complots dans tout çà ?
Les flics français, qui connaissent leur boulot, se posent toujours la question lorsqu’ils commencent à chercher les criminels. Ils se demandent : ‘’A qui profite le crime ?’’.
La disparition de JFK (2) a pourtant arrangé pas mal de gens, depuis la Mafia jusqu’au complexe militaro militaire, en passant par l’armée qui brûlait d’en découdre au Viêt-Nam, le FBI et la CIA, fourmillères-états dans l’Etat, et dans lesquelles le président et son frère avaient décidé de flanquer un grand coup de pied. Et de virer pas mal de profiteurs des deniers publics.
Obama, lui, s’il se décide à de profonds changements de ce genre, devra se méfier de la vraie menace à sa vie (ou à celles des membres de sa famille) jusqu’à, à notre humble avis, changer souvent de gardes du corps.
Gaffe aux tireurs solitaires et aux fusils à lunette. Voire à tous les autres moyens de se défaire d’un président gêneur.
Et puis, l’on n’est jamais si bien trahi que par les siens…ou ses proches. Souvenez-vous de César, de Brutus et des sénateurs assassins, mais, plus simplement, et entre autres, d’Indhira Gandhi, exécutée par ses propres gardes du corps Sikhs.
LE SALE BOULOT POUR UN NOIR
Autres problèmes que devra affronter le président ‘’historique’’?
Toutes les multinationales US qui délocalisent (Tiens ? Comme chez nous … ?), la désindustrialisation qui s’ensuit (Tiens ? Toujours comme chez nous ?), l’immigration qui enfle en même temps que la pauvreté, la paupérisation des classes moyennes, (Tiens comme…?), l’armée qui coûte bonbon, les deux guerres (Pourquoi pas trois ?) du Moyen Orient, le secteur auto qui se ramasse, l’agriculture qui ne vit qu’à coups de subventions, les conservateurs qui lui tendent la main…bien fort pour le faire se prendre une gamelle, l’Environnement et les pétroliers, la faim dans le monde et les semenciers vautours, le secteur santé de niveau zéro, pour les pauvres…sans oublier Al Qaïda et, ne les oublions pas non plus, la Russie et la Chine en embuscade, prêts à affaiblir un peu plus les USA.
Bref, rien ne lui manquera au nouveau président.
Du travail ? Pire que çà.
En fait, on finit par se dire qu’après les huit désastreuses années de Bush, il y a tellement de sale boulot, que suivant leurs mauvaises habitudes, les Américains préfèrent le faire faire par un Noir.
Et la versatilité des foules étant ce qu’elle est, si Obama ne donne pas satisfaction dans les quatre ans, voire moins, les réveils vont être souvent tristes aux Etats-Unis et dans le monde et les reproches très durs.
Tout cela pour dire que le nouveau président a pas mal de soucis à se faire.
Les Américains aussi. Le monde plus encore.
DIEU BENIRA-T-IL ENCORE LONGTEMPS L’AMERIQUE ?
Au fait, Barack Obama et John Mccain ont eu un geste soit maladroit soit révélateur de leurs véritables préoccupations lors de leur campagne.
Invités par le patron d’une ONG de bienfaisance à visiter un centre de malheureux américains, sans aucune couverture sociale et condamnés à faire des…milliers de kilomètres pour venir se faire soigner, aucun des deux candidats n’a daigné se présenter et compatir.
Révélateur ?
Gagner les élections US demande des slogans, de la méthode, des bénévoles, du savoir-faire et…du fric, beaucoup de fric.
Mais dans tout cela, il manque de quelque chose que tous les Américains, et les citoyens du monde entier, voudraient bien trouver chez leurs plus hauts dirigeants : du cœur, de l’amour quoi…
Tout ce qui sert pourtant d’argument émotionnel électoral aux mêmes candidats lorsqu’ils demandent la bénédiction…de Dieu lui-même sur le peuple américain et sur les Etats-Unis d’Amérique…en oubliant, d’ailleurs, au passage le reste du monde qui, à leurs yeux, doit donc représenter quelque chose comme la partie satanique de la Terre, le Mal quoi, les USA continuant à représenter le Bien…
Demander la bénédiction de Dieu pour rassembler les foules, mais oublier de mettre en pratique ses commandements, nous rappelle utilement la phrase que le protestant futur Henri IV avait prononcée lorsque, pour pouvoir entrer dans la capitale catholique, il lui avait été demandé de faire un geste.
Estimant que retourner prestement sa veste religieuse en se rendant à Notre Dame économiserait des milliers d’écus et de vies et lui permettrait de mettre la main sur la France en douceur, il fit remarquer : ‘’ Après tout, Paris vaut bien une messe’’…
L’on ne doute pas un seul instant de la sincérité de la foi des Américains. Sauf qu’à force de réquisitionner les faveurs divines, ils se trouveront à cours d’arguments et de réconfort si jamais les Etats-Unis finissent par se casser la margoulette pour tout de bon.
Conclusion ?
Deux questions.
Dieu bénira-t-il encore longtemps l’Amérique ?
Et pourquoi Dieu ne bénit-il pas le reste du monde ?
Et même deux questions plus une : pourquoi Dieu a-t-il permis aux USA et au monde entier de subir huit années de Georges ‘’W’’ Bush ?
(1) Regardez ou redécouvrez les deux films les plus évocateurs de ce qu’a été et est encore, une grande part de la personnalité raciste américaine : ‘’Dans la chaleur de la nuit’’ et ‘’Mississipi burning’’ : deux perles. Dures à avaler.
(2) Voyez, ou revoyez donc JFK et vous comprendrez. S’il ne donne pas beaucoup de réponses, il pose toutes les bonnes questions.
01:12 Ecrit par Maurice CARON dans actualités | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
26/10/2008
''LA'' CRISE: SALUT A DROITE OU A GAUCHE?
Il va falloir changer le système.
Juré craché, on ne trouve aujourd’hui personne, je dis bien personne, qui ose dire le contraire. La gauche, la droite, le centre, les pauvres, les classes moyennes, les politiques, les économistes, chacun y va de son refrain, en fait de ses incantations, plaidant pour un retour aux règles démocratiques devant guider les peuples et les nations, en les défendant contre l’avidité du grand capital.
Même les…capitalistes invétérés s’y mettent.
C’est dire…
Enfin pas tout à fait quand même. Mâââme Laurence PARISOT, vous savez cette brave patronne des patrons qui dirigent la France, a tenu à préciser que la prise de participation de l’Etat dans le capital bancaire, c’était normal et bon à prendre, mais point trop n’en faut. En clair, dès que la situation sera stabilisée, retour à la case départ. Pas question de laisser les fonctionnaires et les politiques diriger les patrons. Non mais...
Privatiser les gains, d’accord, mais à condition, comme cela a, d’ailleurs, toujours été la règle, de collectiviser les pertes…et, on vient de le voir, en allant chercher dans les poches des contribuables l’équivalent du fric que les banques ont dilapidé…enfin, dilapidé, c’est beaucoup dire car cet argent n’a pas disparu en fumée, mais, mathématiquement, est bien tombé dans la poche de quelques uns non ?
INVENTIFS, INTELLIGENTS, DYNAMIQUES…
Hier après-midi, une émission sur la 2, chez Guillaume Durand, nous disait, de façon très rassurante, que pour créer des emplois, il fallait bien qu’existent des créateurs de richesses, c’est-à-dire, des gens inventifs, entreprenants, intelligents, dynamiques et tout et tout, qui montent des boîtes, procurent du travail et, c’est bien le moins, puissent être…riches et même beaucoup, non ?
Beau raisonnement, sauf qu’à l’émission en question, où une pépète chef d’entreprise à boucles d’oreille en diamant, donnait des leçons de libéralisme à visage humain à la pauvre Arlette Laguillier, l’animateur a oublié de souligner que la grosse richesse des uns provient, très exclusivement, de la grande pauvreté des autres.
Et qu’en tout bon libéralisme, un patron riche ne peut être compétitif que si ses employés lui coûtent moins cher qu’à ses concurrents. Cf. les SMIC (et retraites accessoirement) qui perdent de leur pouvoir d’achat au fil du temps.(1)
Et que cette course au prix de revient minimum, se traduit, en spirale descendante, par salaires en baisse, désindustrialisations en série, dégraissages massifs, plans sociaux bidons, délocalisations en masse, chômage généralisé dans les pays riches et paupérisation grandissante des nations occidentales .
Mouvement qui finit par nous conduire droit à la situation actuelle où nous assistons à un renversement complet des courants économiques, à savoir un appauvrissement des pays naguère plus riches et un enrichissement, très relatif mais bien réel, des pays naguère les plus pauvres…sans pour autant que l’ ‘’enrichissement’’ des miséreux leur permette de mener une vie décente.(1)
Certes, le discours actuel qui consiste à dire que si les états n’avaient pas volé au secours des banquiers, la crise serait plus grave.
Il est vrai qu’en 1929, les politiques et économistes ultralibéraux ont froidement laissé tomber les banques et, comme les Américains vivaient déjà à crédit, moins de dollars a signifié bien vite moins de crédits, moins d’investissements, puis moins de production et, en fin de compte, plus rien du tout et c’est le pays, puis le monde entier, qui ont été condamnés à la soupe populaire, du moins pour 95% des populations, les super riches ayant toujours de quoi subsister nous pouvons, sur ce point, leur faire totalement confiance.
PAR LA FENETRE
Fait très intéressant, il faut d’ailleurs noter que ces ultralibéraux de l’époque avaient, encore, une vraie morale.
Partisans acharnés de la loi du marché, ils sont restés fidèles à leur doctrine et ont raisonné ainsi : ‘’Le marché est incompétent, les bons à rien n’ont qu’à crever.’’.
Nombre de banquiers, réellement ruinés, ont pris la formule au mot et ont…sauté par la fenêtre ce qui, au-dessus du dixième étage, a une mortelle et définitive signification.
A l’époque, on avait encore un peu de… morale.
L’actuelle ‘’morale’’ relative est passée par là.
Aujourd’hui, toute honte bue, les patrons faillis sont rentrés à la maison et les autres, amoureux du secteur privé, encore moins honteux, ont, sans barguigner tendu la main au secteur public, pourtant haï, détesté, accusé de tous les maux et ce depuis la Révolution Française.
Et ils ont empoché.
Mais, ayant encore moins de morale que l’on pourrait penser, ils empruntent, en fait ils prennent aux contribuables, et dans tous les pays du monde, seront les seuls à contrôler cette manne inespérée, ce qui leur permettra d’en faire ce qu’ils voudront, comme avant la crise.
En fin de compte, ils rembourseront…s’ils le peuvent, et si l’argent prêté sera en mesure de rapporter quelques dividendes supplémentaires, ce qui n’est en rien une obligation puisque absolument aucune garantie n’a été réclamée par les politiques à leurs amis banquiers et entrepreneurs.
Il sera toujours possible à ces derniers, dans quelques années, d’invoquer n’importe quel motif économique ou autre pour échapper à leurs responsabilités de rendre ce qui leur aura été prêté…à fonds perdus.
On en reparlera.
LE PARADIS ? A DROITE OU A GAUCHE ?
Pour terminer je voudrais vous faire part d’un assez impressionnant raccourci entrevu sur la 5 et Arte, à quelques heures d’intervalles, samedi dernier, lequel raccourci démontre en textes et images, à quoi se réduisent les causes de la crise et le fait qu’aucun espoir ne puisse être envisagé pour en sortir un jour.
Un documentaire de plus d’une heure a été consacré à la vie sur ‘’LE’’ super porte-avions américain de dernière génération.
Un engin totalement ébouriffant. Une puissance de frappe transportable (80.000 tonnes) des USA au Moyen Orient en un clin d’œil, bourré de technologies méga coûteuses, et capable de ‘’faire le boulot’’ de vingt engins du même genre durant la dernière guerre.
Le coût ? Quand on aime n’est-ce pas, on ne compte plus ;
Il faut dire que les USA ne savent plus quoi faire pour dépenser l’argent de contribuables patriotiques jusqu’aux sourcils et tout contents de commander au monde entier…y compris en acceptant de vider leurs poches pour rester les meilleurs.
Or donc, ce genre de joujoux a été baptisé d’un nom très évocateur, celui d’un vrai héros US celui-là : Ronald Reagan.
Eh oui. Celui-là même qui, suivant la voie largement ouverte par l’ultralibérale forcenée Margaret Thatcher, a mis les USA sur la voie de l’efficacité, de la rentabilité, de la déréglementation, de la…profitabilité donc…de la crise.
Les Ricains ont toujours adoré : ils ont élu un cow-boy (en apparence évidemment), qui leur a dit qu’ils allaient éternellement dominer le monde, en brûlant tous les ‘’communistes’’ et surtout tous ceux qui pouvaient ressembler à ce genre de dangereux terroristes, et en confiant leurs vies à la loi du marché.
Le Paradis à droite toutes au fond du couloir…
C’est ce qu’ils ont fait.
En face ?
Ben oui, qu’ont fait, en matière de bonheur humain, tous ceux qui pouvaient ressembler quelque peu à ces affreux bolcheviks, les démocrates-chrétiens, sociaux-démocrates, même socialistes…voire les communistes eux-mêmes ?
C’est vrai au fond, beaucoup étaient en droit d’espérer qu’un régime totalement opposé à l’horreur ultralibérale, aurait pu leur donner quelque espoir de vie meilleure.
Hélas, un autre documentaire nous a conté, par le menu, ce qu’a été le communisme mis en pratique par des marxistes pur sucre : massacres pour la prise du pouvoir, flicage des citoyens de base, suppression des libertés publiques, déplacements de populations, persécutions, re-massacres, bref, au final, environ, 80 à 100 millions de Russes, on ne sait plus très bien, assassinés par d’autres Russes.
Pire, le bon petit père des peuples, Joseph Staline, on ne le savait pas, avant d’être le sauveur de la Russie, a commencé sa carrière, de massacreur disons le mot, en étant, tout simplement, gangster de bas étage, violeur, extorqueur, tortureur, voleur, il a commis hold-up sur hold-up, vols de grands chemins et braquages de banques, bref, plus affreux que lui tu meurs…et ce, avec une bizarre complaisance de la police tsariste. Comprenne qui pourra.
La droite nous promet le Paradis depuis…le début des temps. La gauche, seulement
depuis deux à trois siècles.
Donc, le Paradis à gauche en sortant…du capitalisme ou de la crise pourquoi pas ?
Résultat ? Promesses, faux-semblants, mensonges, illusions, coups fourrés, corruption, bref, entre voleurs et menteurs, le petit peuple a l’embarras du choix…et l’envie, irrépressible, d’en faire autant. L’exemple vient d’en haut n’est-il pas. Comment s’étonner de la victoire de ce qu’on appelle gentiment aujourd’hui, la morale relative, de la criminalité, de la délinquance, de la déliquescence de la morale sociale et de la morale tout court?
Moralité donc, si l’on peut dire, la droite et la gauche ne méritent-elles pas ce jugement de comptoir qui nous dit aujourd’hui que ‘’ tout ça, c’est bonnet blanc et blanc bonnet’’, à très peu près en tous cas ?
A l’époque peut-être dirons certains. Mais aujourd’hui, avec la démocratie, la république, la Liberté, l’Egalité (Aille !) et la Fraternité (Ouaouh !), et le Progrès surtout, il n’en est plus tout à fait ainsi.
Voyez au Centre d'ailleurs. Ni à droite ni à gauche. Demandez donc à Bayrou.
C'est vrai mais comme il puise autant dans les manières d'un côté que de l'autre, il y a de quoi s'inquiéter non?
Mais il faut bien avouer que certains estiment que, sans être parfaites, bien des choses vont nettement mieux.
Mais dites voir, sincèrement, vous y croyez vous ?
Bon.
Si vous pensez que la crise va être équitablement répartie, donc résolue, par ‘’LE’’ grand changement demandé par tous, des citoyens les plus basiques jusqu’aux élites trônant sur leurs nuages, nous vous saurions gré de vouloir bien nous en envoyer des preuves.
A votre tour de nous rassurer.
Maurice CARON
(1) Il n’y a guère que les tenants du libéralisme, politique en tête, qui osent prétendre qu’un SMIC permet de vivre, voire même de survivre.
19:54 Ecrit par Maurice CARON dans actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

