26/09/2008
CRISE FINANCIERE : ON RIGOLE...AVANT D'EN PLEURER?
Ben voilà…
Y plus qu’à…
Après une bonne quinzaine de trouille, enfin pour ceux qui avaient quelques économies à gauche (oh pardon…), on se sent, tout d’un coup pleinement rassuré.
Les responsables ET coupables de ces abominables magouilles et combines, qui leur ont permis de s’enrichir sur le dos des pauvres de la planète entière, ces affreux, ces galeux, ces profiteurs, ces nantis disons le mot, vont être vigoureusement recherchés, traqués jusque dans leurs châteaux ces infâmes repaires dorés de ploutocrates repus, en un mot ils vont être convoqués devant l’impitoyable justice, et sévèrement punis.
Ah mais… !
On vous l’a dit : comme on nous a appris qu’il ‘’fallait que…’’, eh bien y a plus qu’à…
Non mais alors…
Quoi ?
Vous rigolez ?
Vous n’y croyez pas ?
LIBERAUX ET BOLCHEVIKS
A dire vrai, nous non plus…
Parce que, tout de même, croire ou plutôt faire croire que ce sont seulement quelques ignobles qui sont coupables de cette catastrophe (pour les contribuables du monde entier et pas seulement les américains) qui devront être découverts, démasqués et emmenés, manu militari et la corde au cou, devant la justice quasi populaire, c’est vraiment, mais alors vraiment, nous prendre pour des crétins des Alpes.
Car, jusqu’à présent et depuis des décennies, des siècles voire des millénaires, qui mène le monde sinon le fric ?
Et qui fait ami ami avec ceux qui détiennent les cordons de la bourse, sinon les hommes politiques, dans quelque régime que ce soit ?
Certes, n’attendez pas de nous que nous fassions le procès de nos grands chefs à nous, qui s’affichent, enfin, s’affichaient jusqu’à ce que les sondages leur montrent qu’il valait mieux ne pas irriter trop leur propre électorat, avec les nantis les plus argentés, et ce pour une simple raison.
En effet, droite et gauche, démocrates et républicains, libéraux et bolcheviks, royalistes, impérialistes, dictatoriaux et égalitaristes de toutes obédiences, ne nous ont-ils pas tous archi montré et démontré, par leurs pratiques, que les pouvoirs financier et politique étaient intimement, viscéralement liés ?
Et qu’il était absolument impossible que l’un puisse aller sans l’autre, le politique, en outre, ne mettant en œuvre que ce que l’économique lui dictait suivant le principe tout bête qui veut que ‘’celui qui paye commande ?’’
Alors ?
En appeler, le menton virilement levé, aux très hautes, aux suprêmes valeurs éthiques, voire morales tant qu’on y est, en affirmant que les coupables seront recherchés et punis, ne donne-t-il pas envie de rigoler ?
Avant, évidemment d’en pleurer ?
Car cette manière de présenter le problème et sa miraculeuse solution, imaginée par les maîtres du monde, a de quoi nous faire furieusement gamberger.
Qu’il nous soit donc permis de poser quelques questions.
‘’GOLDEN HELLOS’’ ET ‘’GOLDEN PARACHUTES’’
Que dire des 400 et quelques milliardaires qui sont les véritables dirigeants de notre système économique mondial ?
N’y aurait-il pas parmi eux, et par pur hasard, quelques uns de ces coupables, très faciles à alpaguer d’ailleurs, vu que leurs manières ostentatoires de s’en mettre plein les poches, ont été, de toujours, vigoureusement encouragées et encensées par le monde politique dans son entier ?
Ces super nantis là, sont-ils de parfaits inconnus pour les politiques qui réclament aujourd’hui leur tête ?
Et cet ardent, et tout nouveau, désir, de faire rendre gorge aux profiteurs, n’est-il pas un peu subit, voire suspect, compte tenu des dizaines et dizaines d’années durant lesquelles les pratiques douteuses ont eu largement le temps de creuser le cloaque dans lequel nous (et pas eux) commençons à barboter et ce au vu et au su de tout le monde, politique en premier lieu ?
Que dire de ce copinage permanent du financier et du politique et ce mépris du commun peuple, éternellement convié, pour le consoler de son éternelle poursuite d’une éternelle promesse d’un pouvoir d’achat éternellement défaillant, à admirer de loin les fastes du petit monde économico politico médiatique, gavé, repus et auto satisfait?
Que dire des ‘’golden hello’’, ces super primes des PDG, choisis dans le sérail et entrant dans les multinationales ?
Que dire des ‘’golden parachutes’’, ces autres super primes encaissées par les mêmes patrons lorsque, après quelques années de direction incohérente, mais pas pour les actionnaires, lesdites entreprises étaient laissées en faillite ?
Que dire de ces primes ? Des primes à l’efficacité ou aux nombreux copinages ?
Et que dire de ce juteux jeu de chaises musicales, qui permet aux ex ministres et/ou hauts fonctionnaires, d’aller pantoufler dans le privé, et/ou d’en revenir, à des salaires mirobolants légitimés par les seuls carnets d’adresses enrichis par leurs divers passages dans tous les secteurs de cet immense club de copains ?
Ou de coquins ?
Enfin, que dire de cette solution miracle qui consiste à diviniser désormais le secteur public qui va devoir assumer les pertes…du secteur privé précédemment divinisé puisque seul pouvant générer les gains…pour ceux qui savaient en profiter ?
N’est-ce pas une bien commode manière de privatiser les gains et de collectiviser les pertes ?
Que dire pour en terminer des propos de la patronne des patrons, Mâââme Laurence Parisot qui nous a dit, sans rire, que cette crise est très grave et qu’il allait falloir prendre des mesures tout aussi graves, vu qu’elle a toujours considéré le SMIC français comme ‘’somptuaire’’…alors que l’INSEE, qui calcule quelquefois juste, vient, justement, de faire passer dans la catégorie des réellement pauvres les…SMICARDS ?
Restent deux certitudes : une, c’est que nous sommes dans la mouise, deux, que c’est nous qui, comme à l’accoutumée, allons payer pour en sortir.
Et pour en sortir non seulement nous, mais ceux qui nous y ont plongés.
Sérieux tout çà ?
N’avez-vous pas envie d’en rire ?
Avant d’en pleurer ?
Bon.
Alors voilà.
Y a plus qu’à.
GRATUIT A VIE
Au fait, et juste pour dire, au cours de l’avant-dernière de l’émission ‘’C dans l’air’’, les intervenants, TOUS les intervenants, nous ont dit, pourquoi, petit a petit b, le Sénat ne servait à…rien. Ou, au moins, à 90, 95%.
Mais aussi que ce service quasi nul était payé en moyenne 10 à 15.000 euros par mois à 250 bienheureux, pour un travail pour lequel aucune obligation de…présence au boulot n’est demandée.
Chouette non ?
Le plus heureux dans l’histoire ?
Le président de cette auguste assemblée qui lui aura, comme d’hab, une retraite réellement dorée : 10.000 euros par mois, un adjoint et une secrétaire, un appart de 200m2, une voiture et un chauffeur, tout ça gratuit et à vie.
C’était juste un tout petit exemple de quelques misérables économies qu’en temps de vaches maigres il ne serait pas inutile de faire.
D’autant que les sénateurs sont protégés par un article de la Constitution qui impose de leur demander leur avis pour tout ce qui concerne…le Sénat.
Moyennant quoi, lors de la dernière révision de ladite Constitution il y a quelques semaines il n’aurait pas été tout à fait inopportun de la réviser pour tout de bon…
Mais entre les paroles, les promesses -on appelle ça comme ça-, et les actes, il y a le large fossé qui sépare l’illusion de la réalité.
Or, comme nous vivons une époque ou le virtuel est devenu une manière de vivre n’est-ce pas… ?
19:53 Ecrit par Maurice CARON dans actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18/09/2008
Benoit XVI: le latin vaut bien une messe
IL nous a éblouis !
IL aura laissé un souvenir impérissable. Non pas comme ces vulgaires souvenirs de Lourdes tout juste bons à donner de notre Sainte Mère l’Eglise une image un chouia mercantile.
Non, rien de tout ça, mais le souvenir d’une sorte de révélation : tout ce bazar m'a fait remonter à la surface mes souvenirs à moi, d’une enfance où la religion familiale avait encore quelques brins de cohérence, pour ne pas dire de pureté originelle, ou ce qui tentait d’y ressembler.
Une révélation je vous dis. Qui m'a permis de me rendre enfin compte que le catholicisme avait changé de siècle. S’était modernisé. Etait devenu fréquentable.
Je me souviens. C’était le jour de la Libération de la France, en fait de la signature de la fin de la guerre avec l’Allemagne nazie et le Japon…
J’étais enfant de chœur et dans le cathédrale d’Oujda, au Maroc, était organisé un Te deum solennel auquel assistait la quasi-totalité de la population, toutes ethnies et religions confondues. Comme, d’ailleurs, si c’était le dieu des Catholiques qui avait donné la victoire aux forces du Bien et que c’était lui qu’il fallait remercier.
Comme, pour rendre les honneurs, des soldats des quatre principales nations belligérantes, française, anglaise, américaine et russe, étaient présents dans la grande nef et qu’aucun soldat digne de ce nom ne serait sorti à demi vêtu, c’est-à-dire sans son arme, tous ces survivants temporaires étaient venus avec la leur.
En armes dans une église !
Le spectacle avait de quoi choquer une âme pure de neuf ans à qui l’on avait appris que amour et douceur étaient les seules valeurs chrétiennes à avoir le droit de s’exprimer dans un lieu aussi sacré.
J’assistais, croyais-je alors, à un changement d’époque.
Depuis lors, et en particulier lorsque l’aumônier de ma demi-brigade de commandos coloniaux (la honte) parachutistes me confia un jour ‘’qu’en Indo, il sautait avec son crucifix dans une main et son PM dans l’autre’’, je finis par me dire qu’on ne pouvait, à la fois, prêcher l’amour chrétien et appuyer sur la gâchette, fut-ce pour convaincre les mécréants.
Puis, la lecture des histoires des guerres suscitées, encouragées, et bénies par les ecclésiastiques de tout poil, a fini par me convaincre que le changement que je vivais n’était qu’une apparence.
En fait, plus ça changeait et plus c'était tout pareil. Voire en pire.
250 COUPS/MINUTE
Aussi, lorsque l’autre jour, les petites lucarnes, sur trois chaînes en plus, m’ont permis d’admirer par le menu, comment Benoît XVI était défendu par des gardes du corps armés jusqu’aux dents de pistolets et revolvers Beretta, Colt, Mauser, Sigsauer à 15 coups et autres pistolets mitrailleurs Uzzi qui tirent 250 coups/minute, voire fusils mitrailleurs à bandes installés sur les toits environnants le parcours papal, mes vingt ans passés à user mes fonds de culottes dans des institutions religieuses sont remontés à la surface.
‘’Si Jésus revenait, me suis-je dit, accepterait-il d’être ainsi séparé de la foule, encensé comme un dieu, voire demi-dieu et protégé par des balaises à la gâchette sensible et prêts à étendre raides morts tout terroriste mais également tout fantaisiste qui se serait permis de faire quelque geste inquiétant ou pas, mais pouvant être considéré comme une menace par des durs entraînés à tirer sur tout ce qui bouge mais pas dans le sens prévu par le règlement?''.
Pourtant l’Histoire, profane mais catholique aussi, ne nous apprend-elle pas que Jésus a dit qu’il n’avait pas besoin d’hommes en armes, lui qui aurait pu demander à son père au ciel l’aide de ‘’douze légions d’anges’’, lorsque les gardes du Temple sont venus l’arrêter ?
Alors, au nom de quoi son successeur autoproclamé s’affranchit-il de cette ferme foi en la protection d’un Dieu qu’il dit représenter ?
Et puis, dites, notre Benoît XVI craindrait-il de se faire occire, en tant qu’exemple vivant de qu’il estime être ‘’la vraie foi’’, puisque, compte tenu de ses états de service, si un funeste attentat de ce calibre devait survenir, ne devrait-il pas, somme toutes, grimper tout droit au Paradis ?
Et à son, âge en plus ?
Et puis, un saint à la fois pape et martyr, ça vous pose une réputation digne de l’Histoire non ?
Enfin, ayant été élevé catholique ‘’à l’ancienne’’, j’ai du mal, selon les dogmes ‘’d’avant’’, à digérer qu’un pape conservateur, pro-messe en latin et rigoureux en Diable (oh pardon !) sur le dogme, accepte de copiner avec des dirigeants, certes représentants officiels de leur pays mais tout de même divorcés et suspects de ne rien trouver de choquant à changer de partenaire plutôt deux fois qu’une, ce qui est, tout de même, bigrement suspect selon la loi catholique.
La politique exige, certes, d’avaler des couleuvres au milieu de certaines salades dites diplomatiques, mais nombre de consciences catholiques bon teint ont, elles aussi, eu plutôt de mal à avaler celles-ci.
Les sondages en ont fait foi. A droite en particulier où l’on ne badine pas encore aisément avec la généralisation de la bagatelle, étalée au grand jour en tout cas.
En dépit même du fait qu’elle devienne, depuis pas mal de temps, un vrai sport national dans lequel les Français excellent.
Tant ils en absolvent leurs édiles, dans le but évident de s’absoudre eux-mêmes des excès qu’ils commettent ou envisagent de perpétrer.
Mais bon.
Etre à la mode ne demande-t-il pas quelques remises en question ?
Et le retour au latin ne vaut-il pas une messe?
Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire comme sacrifices, pour conserver des clients lorsqu'on est pape?
Maurice CARON
20:20 Ecrit par Maurice CARON dans actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17/09/2008
XXI° siècle: le retour vers le futur...antérieur.
Tout comme à la halle aux poissons ou sur un marché, de Prouvençaou, comme diraient les bobos, la basse-cour médiatique et les crânes d’œuf qui le dirigent, nous vendent ces temps-ci, à perdre haleine, le modernisme, le changement d’ère, le renouveau, le siècle en mutation et la nécessité de s’adapter à la nouvelle donne, et aux nouvelles normes que la vie moderne, en perpétuelle transformation, nous impose. Vive le XXI° siècle nous clament-ils en battant des ailes, c’est la dernière ligne droite avant la victoire finale du libéralisme.
Ouf !
Certes certes...
Mais rappelez-vous. 1989.
Un an après que le Mur soit tombé, le philosophe Francis Fukuyama, dans ses prédictions, s’était drôlement fourré le doigt dans l’œil. Et jusqu’au genou encore.
Il avait affirmé, croix de bois croix de fer si je mens je vais en enfer, que cet évènement, majuscule, marquait la Fin de l’Histoire.
L’Histoire contemporaine mais aussi TOUTE l’Histoire.
Depuis l’aube, ou la nuit, des temps et des conflits.
En clair, finie la guéguerre froide et les guerres bien chaudes, finis les conflits, finie la concurrence, que dis-je, la guerre capital contre travail, la lutte des classes, le racisme, et même les frontières et la méchanceté pourquoi pas tant qu’on y est, bref, fini le mal, le Bien arrive, et bienvenue au Paradis.
Et c’est le capital qui régale tant qu’à faire.
Donc : wouaouh, champagne !
Wouaouh ?
Résultat vingt ans plus tard : plutôt que wouaouh, c’est…ouaïïïllle et même aïe aïe aïe !
Et ça continue.
Aujourd’hui, la Russie montre les dents pour nous rappeler qu’elle a, à la louche, un millier de plus d’ogives nucléaires que les Américains, une foultitude d’armes modernes conventionnelles ou pas, et, surtout, le nerf de la guerre ce qui est bien mieux, ce qui signifie qu’elle possède largement de quoi faire grelotter le monde à genoux et lui apprendre que ce qui est bon pour les Russes est bon pour la planète.
Kif-kif les Ricains des temps passés, et encore pas mal du temps présent…mais plus pour très longtemps.
Certes, la Russie éternelle ne vient que de rendre aux Européens de l’Ouest et à l’OTAN, la monnaie Georgienne de leur pièce Kosovare, mais elle nous fait clairement savoir que même si la Chine a bien des prétentions à la médaille d’or des dictatures dites démocratiques, l’ex-URSS a retrouvé fissa sa puissance de frappe maousse qui pèse son poids dans le combat des chefs.
Aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain.
Et ce n’est pas fini : la hausse de la température va faire d’elle un plus incroyable géant encore, face aux USA qui eux, ne feront plus guère le poids.
En effet, la Sibérie (24 fois la France) va, dans les années qui viennent, devenir le véritable grenier du monde en développant une agriculture aux productions gigantesques.
La Russie sera donc bientôt l’épicerie du monde, disons plutôt l’hypermarché. Tout comme la Chine est actuellement et pour longtemps encore, le magasin de la planète.
Si on ajoute à cette puissance de frappe ex-soviétique, ses fantastiques réserves de minerais, de pétrole et de gaz…
La Grande Catherine aurait aimé vivre à notre fantastique époque…
Et Yvan le Terrible donc…
UNE MORALE QUI N’EN EST PAS UNE
Bien que prochainement (et déjà d’ailleurs) handicapée par ses révoltes locales et régionales et ses énormes problèmes de pollution, il est vrai que la Chine aussi va se retrouver dans le peloton des 3 à 4 premières puissances mondiales, voire à la seconde place, si ce n’est à la première, que lui disputeront, évidemment, les Ruskofs.
Donc, qui se permettra de défier un de ces nouveaux souverains du monde, s’en mordra vachement les doigts.
En clair, tous les seconds couteaux, dont notre pays et l’Europe entière qui ressemble à une cour de maternelle pour ce qui est d’agir à l’unisson, vont devoir faire le gros dos et se plier aux fantaisies de leurs maîtres tout ce qu’il y a de contestables mais, hélas, totalement incontestés.
Après l’ONU, la guerre froide puis tiède, et la chute du Mur, on assiste, aujourd’hui, à un retour en arrière de plus d’un siècle.
Avec l’entente mercantile des social-démocraties et des démocraties soi-disant sociales, la disparition des idéologies, sociales elles aussi, et des lois de protection des travailleurs sans oublier le fossé grandissant entre les nouveaux nobles et les éternellement pauvres et le retour de la politique de la canonnière, le monde se retrouve en plein XIX° siècle.
Il y a quelques dizaines de décennies, entre et au sein des états, les forts commandaient les faibles, l’argent était roi, les gros faisaient la guerre aux petits, la corruption et le népotisme régnaient en maîtres dans les relations économiques, sociales et politiques, le ‘’fait du prince’’ tenait lieu de justification suprême, bref, ce ‘’temps-là’’ se rengorgeait d’être une civilisation, ‘’LA’’ civilisation et le modernisme en marche.
Aujourd’hui, le modernisme est toujours à portée de découvertes, de spéculations heureuses, de mirifiques plans sur la comète et, évidemment pour les sans grade, de gros efforts, lisez par là, de vigoureux coups de pompes dans le train du prolétariat.
Les moyens sont donc toujours les mêmes : plus ça change…et plus c’est pareil...voire en pire.
Ah si tiens ! Une chose a bien changé : la morale qui, auparavant prétendait gouverner tout ce bazar en en tempérant les excès.
Désormais, cette morale a changé elle aussi.
A ceci près que sa principale caractéristique consiste dans le fait qu’elle tout ce qu’on voudra sauf une morale.
En fait de changement, on aurait pu s’attendre à mieux.
LE MEME EM…PIRE
Les gros mangent donc les petits, les élites se gavent sur le dos des untermeschen (1), le petit monde mediatico-économico-politique règne sur la Terre, 500 milliardaires et 5000 millionnaires commandent et 7 milliards obéissent.
Mais quoi, le contraire ne serait pas viable, avouons-le…
Regardez le modèle que nous fournit l’armée mexicaine d’antan.
Vous imaginez un peu ? 7 milliards de colonels et 5500 soldats ?
Et se battre contre qui, je vous le demande ?
De toutes manières, on l’a vu avec le plan US de sauvetage des méga banques en faillite : 100 milliards de dollars, 150 par là, 85 ailleurs aux dernières nouvelles, en attendant les prochaines. Le capital estime qu’il est capable de diriger la planète en lieu et place de l’Etat-Providence dont il ne veut plus…sauf que lorsqu’il fait naufrage, en s’étant gavé au passage tout de même. Il appelle alors au secours cette Providence honnie, c’est-à-dire les contribuables comme vous et moi, ce qui revient à une très prolétaire nationalisation qui durera jusqu’au jour où, remis à neuf, le fric redeviendra privé. La boucle est bouclée, fermée quoi. Comme la bouche du citoyen de base à qui on a demandé d’applaudir puisque toute cette magouille n’était pratiquée que pour lui éviter le pire.
Comme s’il y avait pire que l’ultralibéralisme.
Tiens mais et les religions là-dedans ?
Et la judéo-christianité en particulier ? Vu que c’est elle qui dirige la conscience de nos gouvernants blancs, occidentaux et judéo-chrétiens de formation ?
On en parlera dans le papier d’à côté.
Demain.
La visite du pape nous a inspirés…
(1) Les sous hommes comme disaient les nazis qui n’ont rien inventé. Leurs pratiques ont fait des émules, même si le déguisement tente de tromper le gogo.
19:42 Ecrit par Maurice CARON dans actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

