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JOURNAL-INFO - Page 5

  • Bonne année? Pour qui?

    Un peu (beaucoup) tard pour parler de Noël et du Jour de l’An ?

    D’accord d’accord mais bon, mieux vaut tard que jamais non ?

    Et puis l’arrière grand’mère de la cousine du jardinier de ma tante par alliance au quatrième degré , et, peut-être, au cinquième (encore que la famille a toujours nourri de gros doutes à ce propos), cette femme honnête me disait donc que les vœux, on peut les souhaiter soit  six mois avant soit six mois après…

    Non, je blague parce qu’en plus, les vœux hein…

    Cette année, comme pas mal d’années précédentes…et les suivantes c’est à craindre, tout a commencé avec les dégoulinades de Noël et du Père du même nom.

    Plus personne n’y croit sauf, bien sûr, les commerçants, - Chinois communisto-bouddhisto-confucéens en premier-, les égoïstes qui y vont de leurs cadeaux une fois dans l’année comme ça après on est tranquilles, les producteurs de canards qui gavent et se gavent, pas les canards eux-mêmes on comprend pourquoi, les goinfres déguisés en gastronomes, les bonnes âmes qui y vont de leur écot annuel aux SdF qui se surgèlent, les enfants qui font semblant d’y croire le plus longtemps possible et, bien sûr, et pour d’autres raisons, toujours les mêmes, les électeurs qui croient encore et toujours que le Père Noël de cette année va être moins menteur, plus capable, voire plus généreux  que celui de l’an passé.

    En oubliant que chaque année c’est le même.

    En pire.

    Et voilà, ça a continué comme ça avec le jour de l’An et ses meilleurs vœux.

     Et là, là, alors là…ça commence à bien faire.

    Parce que ceux qui viennent nous souhaiter, dans les petites lucarnes et dans les pages des quotidiens et magazines, une très bonne, excellente et merveilleuse année, sont les mêmes qui ont en charge de nous la rendre bonne et en principe meilleure que la précédente non ?

    Alors, pourquoi viennent-ils nous la souhaiter bonne alors qu’ils auraient normalement dû nous faire excellente celle qui vient de s’écouler et devraient s’engager, croix de bois croix de fer, à nous faire bien meilleure celle qui s’annonce… ?

    Expliquez moi donc pourquoi, malgré tous ces mirifiques bons vœux de bonne année, celles qui passent, se révèlent toutes plus catastrophiques les unes que les autres au fil du temps…sauf pour ceux qui savent en profiter.

    Ces bonnes âmes devraient plutôt nous rendre compte de toutes leurs promesses…réalisées au cours de l’année précédente (ce serait vite fait), laquelle avait été, souvenez-vous, annoncée comme devant, justement, être.…bonne et encore meilleure que celle d’avant?

    La logique là-dedans ?

    Ben, on la cherche.

    Au lieu de cela, on nous annonce, avec de très sincères trémolos dans la voix, qu’il va falloir se serrer un peu plus la ceinture, dans la France d’en bas (dans le monde aussi sauf en Chine, du haut évidemment.) mais que, après l’effort, ce sera bientôt le réconfort.

    Sûr de sûr.

    Oui…euh…enfin pas tout à fait car la crise, vous comprenez…

    Ah ! C’est vrai ! Celle-là, si elle n’était pas arrivée, comment il aurait bien fallu en inventer une vite fait…

    En reportant, comme d’habitude, tous les malheurs d’aujourd’hui sur l’impéritie de la gestion des autres, ceux d’hier, d’avant-hier et ainsi  de suite depuis  qu’existent dirigeants et dirigés, riches et pauvres quoi.

    Populisme que ce langage ?

    Bof, allons-y, si rappeler des faits que tout le monde voit, sent, enregistre, est du populisme, alors, j’en conviens, ce raisonnement est populiste.

    Sauf que, s’il vous plaît, ne comparez cet auto-constat aux nauséabondes arguties des pousse-au-crime et extrémistes de tout bord qui refleurissent avec le printemps et les prochaines élections. Vous voyez qui et quoi.

    ET LE C.E.S.U ?

    Rassurez-vous toutefois braves gens. Si tout va mal (pour les ‘’sans-un’’), la croissance est là…ça ne bout ni ne bouge pas encore mais ça tremblote, ça frémit…enfin on espère et on le proclame en s’auto félicitant.

    De toutes façons, il y a de quoi nous réjouir puisque nous aurons droit à un sac, que dis-je, un tombereau de promesses de mieux-être, de paradis bientôt retrouvé, mais, soyez en sûrs, après beaucoup d’efforts que tous ensemble, surtout vous et moi, allons devoir accomplir.

    Et haut les coeurs et, avec un grand sourire d’encouragement, serrons-nous tous les coudes…

    TOUS ? Vous avez dit TOUS ?

    Ce tous là fait tousser.

    C’est l’arithmétique du certificat d’études primaire qui me le dit.

    Si on enlève 2% du pouvoir d’achat de mon SMIC, on me prend environ 20 euros par mois, soit 240 euros à la fin de l’année, c’est-à-dire de quoi me payer mon chauffage au bois durant un mois et demi…au mieux.

    Par contre, si on enlève 2% du salaire du PdG d’une des entreprises du CAC 40 (1), celui du patron d’EdF juste pour l’exemple, cela représente…rien du tout, d’ autant que l’électricité, lui, il ne la paie pas ou pas cher….pas plus que la plupart de nos dirigeants et décideurs.

    Il est loin d’être le seul puisque  de tous les ‘’grands’’ de notre France moralement examplaire, seul  le général de Gaulle avait donné l’exemple à l’ensemble de la société, en étant le seul président de la République à payer la sienne lorsqu’il était en fonction.

    Alors, ces promesses ?

    Tiens, une au hasard : travailler plus pour gagner plus.

    Ce n’est pas un discours seulement national mais bien mondialement seriné aux oreilles de ceux qui…travaillent le plus. (2)

    Une mesure vient d’échapper à pas mal de Français, en tous cas à ceux d’en haut, comme on dit.

    Explication.

    Vous connaissez peut-être le principe du CESU qui permet aux plus pauvres d’entre nous, de bosser dans les clous, pas au noir, à des conditions juste convenables puisque l’Etat, enfin ceux qui le dirigent, avait calculé que ce système favorisait la prise de responsabilités individuelles, l’esprit d’entreprise (Mini micro) en payant une partie des charges sociales dues par les employeurs occasionnels…pas des riches riches croyez le bien.

    Eh bien voilà-t-y pas que pour faire des économies, cette prise en charge est rabotée…au détriment des…familles qui en ont bien besoin pour le soutien scolaire de leurs enfants, l’aide aux handicapés dans les familles chargées et plutôt impécunieuses, bref, à deux à trois cents mille familles qui pouvaient ainsi y trouver un peu de commodité que la minceur de leurs émoluments ne leur autorisait pas.

    ‘’Economies’’ surtout au détriment des gagne-petit qui pouvaient quasiment, devenir de vrais de vrais pros, des gagneurs, des entrepreneurs, des battants quoi, tout à fait dans l’air du temps censée inciter à la création d’emplois.

    Ces CESU-là, pouvaient ainsi se prendre en main sans avoir recours au travail au noir combattu par un gouvernement attaché, paraît-il, à la moralisation autant qu’aux économies.

    Résultat de ce petit coup de rabot : les familles et pas les plus nanties (qui n’ont nullement besoin du système), seront pénalisées, leurs employés très précaires plus encore, et le travail au noir va s’accroître, avec la moralisation un peu plus en baisse et…effet pervers, des rentrées fiscales qui vont diminuer.

    Eh oui ! On ne pense pas que le nombre décroissant des contrôleurs, va soudainement s’accroître. Pas plus que le niveau de morale du petit peuple.

    Il n’a pas particulièrement le goût du martyre, au point de se sacrifier sur l’autel de l’économie pour respecter une morale qu’il voudrait bien voir pratiquer par ceux qui la lui imposent.

    Certes, la gêne ne sera pas énorme, mais c’est à des économies de ce genre que l’on juge la valeur d’une promesse du genre ‘’gagner plus en travaillant plus’’. Mathématiquement, cette mesure aura comme résultat : travailler plus pour gagner…pareil, voire un peu moins encore.

    C’était juste pour donner un exemple de ‘’bonne année à tous’’, qui laisse songeurs....

    Et pour dire que durant les crises, démocraties ou pas, les riches deviennent plus riches et les pauvres plus pauvres.

    Tous les économistes, tous les dirigeants, tous les journalistes le savent et le disent, mais, en ces durs temps de crise, l’essentiel  n‘est-il pas de satisfaire ses propres intérêts au détriment de ceux des autres…des plus faibles si possible, c’est moins risqué.

    Economie prévue ? Dans les 450 millions d’euros. Sans les pertes sur les rentrées fiscales, environ 250 millions. De quoi commencer à rembourser la dette publique qui avoisine les 1.500 milliards d’euros…à quelques centimes près.

    En consultant les nouvelles, vous trouverez aisément tous les autres secteurs économiques, où l’Etat aurait pu faire quelques économies sans pour autant mettre à mal le pouvoir d’achat des plus pauvres.

    CHERES ORDURES

    Et puis tiens, en lisant le Courrier International, j’y ai vu une information qui vous réchauffera le cœur.

    Saviez vous que vous payez très cher pour la réinsertion des mafieux du monde entier. ?

    Action louable n’est-il pas ?

    Vous savez comment ?

    Ils ont mis la main, depuis des années mais le mouvement s’accélère, sur le trafic - on dit le ‘’traitement’’- des ordures (plusieurs milliards d’euros), en créant une foultitude de sociétés fictives en Italie et en Roumanie en particulier, lesquelles sociétés touchent des aides européennes censées les …aider à la création d’emplois.

    On en compte entre 500 à 6, voire 700, propriétés de mafias italiennes, roumaines mais aussi chinoises et russes.

    Si tous les mafieux du monde voulaient bien se tenir la main ?

    Ben c’est justement ce qu’ils sont en train de faire non seulement en blanchissant des montagnes de dollars liés à la prostitution, à la drogue et au trafic d’armes, mais encore en recevant l’argent de…l’Europe.

    Quoi injustice ?

    Génial non ?

    Pour créer des emplois, pas question de faire de fausses économies.

    Devant les doutes, l’Europe s’inquiète ?

    Bon, alors, vite vite, on va créer une commission pour voir s'il est utile de prendre en compte  l'urgence qu'il y aurait à commencer d'envisager ou d'évaluer la nécessité d'étudier la possibilité de juger de l'ampleur voire de résoudre le problème..

    C’est ça la démocratie à 27.

    TUNISIE…        ALGERIE…QUI D’AUTRE ?

    Vous avez dit démocratie ?

    Tiens, au fait, comment va la tunisienne ?

    Là-bas, la démocratie se la joue mouvante pour le moins.

    Et puis, Tunisie, Algérie, Jordanie, Egypte…Yémen aussi…

    Dans le monde entier, peu ou prou, on est bien obligés de constater un vent de révolte difficile à expliquer par de mystérieuses conspirations de pays étrangers, d’ennemis de l’extérieur.

    Constat général, la révolte se nourrit des injustices et des amertumes engendrées par une mondialisation qui, c’est promis, doit nous apporter le Paradis sur un plateau d’argent.

    Qu’est-ce que cela prouve ?

    Un, qu’à force de balancer la cruche à l’eau, à la fin elle se casse.

    Deux, que ce genre de maxime, tout le monde connaît et reconnaît sa sagesse mais personne ne met en pratique son enseignement.

    Trois, la question n’est pas de savoir si la cruche va casser mais quand.

    Au lieu de prendre au sérieux de tels débordements et d’en tirer leçon que voit-on ?

    Une fois de plus, les riches s’enrichissent et les pauvres s’appauvrissent.

    A croire que, comme le fuyard à la tonne et demie d’or, tous les dictateurs, ‘’démocratiques’’ compris, s’imaginent que, en cas de révolte de ce genre, il y aura toujours une police ou une armée pour les protéger et un sanctuaire où se réfugier…

    Mais les Arabie Saoudite il n’y en a qu’une. Et elle ne sera pas éternellement très compréhensive et son gouvernement pas éternel non plus.

    Et puis, lorsqu’il arrive que les peuples se rendent compte que le seul vrai racisme est celui existant entre riches et pauvres, il y a du souci à se faire.

    Mais oui, vous ne vous en étiez pas encore rendu compte ?

    Tous les autres racismes, ethniques, nationaux et politiques ne sont que des moyens pour les puissants de diviser les pauvres. Tant qu’ils se bagarrent entre eux et regardent ailleurs, leurs dirigeants en profitent pour mettre de côté leurs intérêts. En Suisse ou dans les paradis fiscaux de préférence, qui devaient, paraît-il, disparaître.

    BEN…HaïTI JUSTEMENT

    Tiens, au passage, nous avions, j’avais, été le seul de la profession il y a un an, au moment du séisme d’Haïti, à rappeler que le fiston Duvalier s’était carapaté en France avec deux à trois milliards de francs de l’époque  et que cet argent, placé en France et en Suisse, et ayant fait des petits, aurait été bien utile pour venir en aide à ses malheureux concitoyens.

    Si l’on reparle de Baby Doc, par contre, personne ne parle pas plus aujourd’hui de ces fameux milliards.

    Certes, haïtienne ou pas, la justice immanente ça existe.

    Et les banques suisses elles-mêmes, bloquent une partie de ces avoirs.

    Oui ! Les banques suisses, celles-là même qui parlent aussi de bloquer les petites économies tunisiennes…

    Mais tout n’est pas encore bien décidé.

    Quand même, si la rigueur morale suisse bégaie, on aura tout vu…

    Tout fout le camp ?

    Même les amis de circonstances ?

    Du temps où l’on est riche ?

    Mieux vaut ne pas y compter.

    Et inutile ce gloser sur ‘’’l’erreur’’ du président qui n’a pas vu venir le coup.

    Avant lui Jacques Chirac en a fait autant, et même…Lionel Jospin, pire, François Mitterrand soi-même…

    Sans parler du maire de Paris, de DSK et d’une foule d’autres obligés qui apprécient, on les comprend, les confortables vacances tunisiennes.

    Qu’en dire ?

    C’est vrai. Un pays ne peut tirer la tronche à un autre sous prétexte qu’il foule au pied les principes moraux vu qu’en fait de morale les états et ceux qui les représentent n’en ont aucune, sinon celle que les relations commerciales leur dictent au jour le jour.

    Et puis, faire la leçon au monde entier et ne pas pouvoir toujours donner le bon exemple,…voyons…

    En attendant et aux dernières nouvelles, les PdG des compagnies et sociétés figurant au CAC 40 se disputent pour savoir lequel d’entre eux remportera la palme du mieux payé de l’année, le prix de l’électricité va grimper, les nouveaux compteurs seront à votre charge et mettront un pied de plus dans votre intimité, les people vont de mieux en mieux puisque les Français s’intéressent de plus en plus à leurs aventures sentimentales ( pour dire ça convenablement) , on prépare le festival de Cannes et la distribution des Oscars va donner lieu aux plus fastueuses cérémonies jamais imaginées.

    Ah, et puis Zidane a touché 7 milliards de francs (d’avant avant mais tout de même…) pour permettre au Qatar, qui, on le sait est depuis des millénaire, voué au football sur sable, la nation qui hébergera les championnats du monde en…2022 !

    Certes, il a été vilipendé par d’autres célébrités mais comme elles font, comme lui, partie de la petite tribu des nantis de la planète, ça a fait rigoler tout le monde.

    Pour en revenir à baby Doc Duvalier, il est revenu à Haïti pour offrir ses services.

    Certes, il a oublié de rapporter les milliards qu’il avait emportés un peu vite certes et sans trop les compter, lorsque son peuple l’a mis à la porte il y a une trentaine d’années.

    Mais rien que de très normal.

    Nous l’avons vu, la Suisse où il avait tout mis au chaud, ne veut pas tout lui rendre.

    Néanmoins la France n’avait pas trouvé à redire en lui permettant de dépenser à foison la ‘’quotité disponible’’, une douzaine de milliards, en dépenses somptuaires dont le montant fera certainement froid au cœur des millions d’haïtiens miséreux et malades.

    Voilà.

    En attendant, les baleines vont continuer de tourner de l’œil pour cause de sonars qui leur tapent dans les oreilles, le niveau de la mer de monter, l’agriculture bio de recevoir toujours moins de subventions (3) et les agriculteurs ‘’en chimie’’ de constituer des dossiers pour leur permettre, intoxiqués, morts avant l’âge et autres cancéreux, d’être indemnisés des ravages que leur a causés l’obéissance aveugle aux conseils bien chimiques de la FNSEA, des banques et de l’INRA réunis, et même de se suicider, tout comme les employés de France Télécom ou de Renault, voire les policiers qui eux aussi en ont marre des pressions des résultats quasi obligatoires et, pire, de se faire flinguer.

    Au fait, j’ai oublié dans tout ça les journalistes, enfin ceux qu’on appelle comme ça, qui, à propos de toutes ces histoires, se sont bien gardés de mettre en pratique ce que les ‘’grandes’’ plumes de la profession considérait comme leur devoir premier : ‘’Affliger ceux qui vivent dans le confort et réconforter les affligés’’. (4)

    Et, à ce propos, un petit dernier pour la route.

    Hier matin, une ‘’journaliste’’ de France Info, parlant des ‘’résistants’’ du nouveau gouvernement tunisiens qui entendaient bien garder leur fauteuil malgré le refus populaire, les a qualifiés de ‘’caciques’’.

    Courageux non ?

    Elle aurait dit ça il y a un mois, on aurait loué son esprit d’indépendance, mais une semaine après…

    Vae victis disait César à Vercingétorix. Malheur au vaincu !

    Pas joli joli…

    Ah oui…Le ‘’médiateur’’ de France Info n’a rien entendu…alors qu’il était tout à côté puisque c’était le jour de son quart d’heure hebdomadaire…

    Et la ‘’Bonne Année’’ là-dedans ?

    Bof…Je préfère arrêter.

    La prochaine fois je vous parlerai un peu de ce blog et de quelques avatars de l’Internet dont il souffre.

    Et encore bravo et merci de votre patience.

    Lire des trucs aussi longs…les attendre aussi longtemps…leur être fidèle avec autant de persévérance…

    Et quand je mesure le mal et le temps qu’il me faut pour les écrire…

    Maurice CARON

     

     

    (1)Vous savez celles qui, en chœur, ont planqué la modique somme de…174 milliards d’euros dans les paradis fiscaux qui devaient disparaître, croix de bois crois de fer, avec la moralisation du capitalisme…Peut-être aurait-il été un peu démocratique de leur demander de faire un petit cadeau aux économies défaillantes non ? Juste pour le geste…Une vingtaine voire une cinquantaine de milliards par exemple. Non ? Ca aurait encore laissé pas mal d’économies sur leurs comptes, tout en ayant fait un joli geste ne pensez-vous pas ? Même pas un geste ?

     

    (2) Contrairement à ce que nous cornent aux oreilles les experts et autres spécialistes, politiques ou économiques, les Français travaillent plus longtemps et sont plus…rentables que les Allemands, les Anglais et…les Américains.

     

    (3)Vive le Grenelle de l’Environnement !

     

    (4)cf La presse anglo-saxonne (d’avant) citée Serge Halimi dans son bouquin ‘’Les nouveaux chiens de garde’’.

  • VACANCES EN PROVENCE CHINOISE

     Eh…..oh ! Aout à novembre, ça fait un peu longuet pour des vacances d’été non ?

    Ben oui quoi…. J’ai été un peu maladou entre-temps.

    Absous quoi…

    Alors, chose promise…

    Bien sûr Arthur…le monde ne va pas mieux tourner une fois mes confidences faites sur le déroulement de mes vacances.

    Tout juste afin de me rappeler, voire à vous rappeler, que tout à une fin, même et surtout les vacances mais, peut-être pas le monde lui-même mais…euh disons notre civilisation, ou plutôt ce que l’on dénomme ainsi.

    Rassurez vous, la planète, peut-être pas…mais bon, on ne sait jamais…

    Mais tout cela, vous le savez, aussi bien voire mieux que moi.

    Alors ?

    Quel intérêt d’en parler ?

    Tout d’abord ça me permet de rigoler un brin, en me démystifiant à moi-même le côté ‘’tout le monde il est beau’’ que l’usage de la télévision veut à tout prix me donner de notre société.

    Plus particulièrement à l’heure du paiement des taxes foncière, d’habitation et surtout de la redevance qui va avec.

    Ensuite, de partager tout ça avec vous qui me faites l’honneur de me lire.

    Non je ne blague pas.

    A ce propos, vous en avez de la patience : une cinquantaine de visites par jour pour un papier écrit tous les mois alors qu’auparavant j’en écrivais un par semaine, au moins.

    A croire que ce que je raconte vous intéresse…

    Vous êtes biens bons allez.

    Alors donc, ces ouacances ?

     Eh bien voilà, comme tous les ans, j’ai choisi le Var et en particulier le haut, pour le plaisir de voir…euh ben…personne ou presque si possible, de me chauffer au soleil mais pas trop tout de même et, je l’avoue, parce que dans ce coin les prix n’ont rien à voir avec ceux, délirants, pratiqués sur la Côte.

    Où c’est ça ?, demanderons ceux qui cherchent et, en plus, s’expriment aussi mal que moi ?

    Eueueuhhh…juste un tantinet au-dessus de Draguignan, quelque part aux limites du Var et des Basses Alpes, comme on disait avant.

    Pas de précisions inopportunes. Des fois que vous vous précipiteriez à une cinquantaine pour vos prochaines vacances. Les autochtones ne me le pardonneraient pas.

    Le site ? Pas trop d’eau, plein de soleil, des moutons autour de 6, non 7 maisons et 16 habitants, sans compter les chiens de bergers…et, eh oui, les 5 motocyclettes et autres quads que les touristes les plus intelligents de la terre, les Français, appellent des engins de sport, pour nous rappeler mecanico militari que le progrès est toujours à nos portes et, en prime, que ceux qui pilotent ces vacheries (pardon aux vaches) sont des sportifs.

    Mais bon…vantardise, prétention et stupidité se disputent la place de première caractéristique du tempérament français.

    J’exagère un peu quand même…

    Mais c’es vrai, le silence de nos minuscules trois semaines de repos n’a été troublé que par, seulement, deux jours et demi de pétarades et exhibitions de 5 à 6 crétins (des Alpes dit-on) qui se sont imaginés que forcer sur les manettes, force d’autant l’admiration des indigènes calmement assis à la fraîche sur la place où ces cinglés passent et repassent dans l’espoir, heureusement vain, de voir à chaque passage, les habitants du cru s’agenouiller, en adoration éperdue de ces dieux modernes de la course. Course de feignants puisqu’à moteur et à roulettes.

    Mais bon…les cadors et autres supermen ont fini par s’esbigner ailleurs, fatigués d’attendre les applaudissements qui s’obstinaient à ne jamais venir.

    Exit les crétins.

    LES TOURISTE, C’EST COMME LA GRIPPE.

    Sur 20 et quelques jours, nous en avons eu quand même 17 à18 de sommeil emmitouflé de silence.

    Pour le troubler, juste les sonnailles des moutons et encore, vers le soir pour voguer sur des nuits couleur du ciel d’en haut, un vrai bleu marine d’un bout à l’autre de l’horizon.

    Nos jours ? Le bonheur. A part nous, pas un touriste en vue.

    Ah ces touristes… !

    On en a, quand même vus, un village et 254 virages plus loin. Un de ces micros villages tout fiérots de jouer à la ville en se gonflant d’estivants.

    Cette engeance, m’a dit un berger chenu  et sec comme un tronc d’olivier, c’est comme la grippe : on a beau se faire vacciner, elle revient toujours.

    Et si on n’en élimine pas vigoureusement les vraies causes, on ne s’en débarrasse jamais.

    Et ce n’est pas demain la veille.

    Pensez donc, il faut les cultiver, les chouchouter, ces touristes affirment nos distingués économistes.

    Cet élément de croissance, cette engeance dirais-je, est indispensable à l’économie de la nation.

    La preuve, ajoutent-ils, la France est le premier pays touristique du monde. L’Hexagone est un lieu de délices dont les touristes, étrangers surtout, envient les fromages les vins, les produits du terroir et les traditions paysannes.

    Ils oublient probablement que c’est peut-être pour cela que notre pays est le champion du monde des fêtes folkloriques indigènes qui ne veulent plus rien dire.

    C’est-à-dire bonnes pour les touristes justement.

    En oubliant surtout, le fait que la désindustrialisation exponentielle aidant, la France est condamnée, à brève échéance, à ,n’être plus que ‘’ça’’, c’est-à-dire un parc à touristes, une réserve d’indiens quasiment, où les Chinois, nous dépassant désormais en matière de revenus, en sont déjà à nous tirer le portrait afin d’éduquer leurs mouflets en leur montrant le triste sort qui pend au nez de tous ceux qui seraient tentés un jour l’autre de devenir des colonisateurs comme nous l’avons été d’eux.

    Ma seule consolation viendra, tout de même, du fait que, comme les nouveaux colonisateurs de l’Afrique et des Africains sont, justement, les Chinois, ce triste sort leur pend au nez à eux aussi.

    Les néo-colonisés encore et toujours commencent à en avoir un peu marre des fils du Ciel qui leurs prêtent pas mal mais prennent beaucoup plus.

    Ils risquent de faire savoir à leurs nouveaux amis leur manière d’apprécier la colonisation. Certes, beaucoup plus tard, vu leur population intarissable, mais tout arrive.

    MADE IN CHINA FOR EVER

    Alors donc? Et ces merveilles généreusement offertes aux touristes ? Ces paysages ? Ces produits du terroir ? Quid enfin de ces épastrouillantes distractions, ces activités ludiques, de détente, ce dépaysement, ce tourisme et, aussi…ses dégâts collatéraux ?

    Eh bien, déjà, si les paysages et le silence se trouvent encore, en cherchant bien et avec les moyens idoines évidemment, les produits régionaux, eux, nous ont fait découvrir, une fois de plus,  que les produits chinois (encore et toujours) les ont définitivement remplacés. Ils ont acquis le label Provençal qui colle désormais à tous les produits que l’ont peut imaginer en commençant par les plus inutiles.

    Et quand je dis colle…

    Comme les ‘’ouvriers du monde’’ savent que les occidentaux se méfient de leur camelote, ils ont supprimé toutes les étiquettes mentionnant Made in China. Prudents…autant que nous pas assez…

    Un échantillonnage ?

    Commençons par LE objet. LE mythe. La Provence à lui tout seul : LA CI-GA-LE…

    Vous savez, cette splendide, cette fabuleuse créature que le reste du pays, du monde et de la galaxie nous envient, la cigale de Provence, en céramique, en bois, voire en plastique véritable, est désormais originaire de…vous avez gagné, République Populaire de Chine.

    Pas d’un excellent goût, il faut l’avouer, ces machins qui étaient fabriqués on ne sait pas très bien où, gardent un silence plastifié sur leur lieu de provenance mais, peut-être pour cacher l’inavouable, se mettent à chanter.

    Parce que désormais, elles chantent. Et en chinois en plus. Et même, m’a-t-on dit, depuis plusieurs années. En retard sur le Progrès, c’est ma mauvaise habitude.

    A quoi ressemble donc cet harmonieux cri-cri ?

    Je ne sais pas le chinois mais, croyez moi, la musique qu’elles susurrent quand on les tourne ou qu’on appuie sur le bouton en dessous, ne fait pas très Provence de Daudet et encore moins de Mistral.

    Mais, et les autres produits ‘’typiquement’’ provençaux ?

    Les savons ‘’de Marseille’’, bien sûr, fabriqués en Tunisie (c’est vrai que ce n’est pas très loin) et, eh oui,…en Chine (ça l’est nettement plus) ; les bouquets de lavande en provenance…de Grèce ( il faut bien qu’ils comblent leurs dettes les pauvres) ; les nappes en tissu ou en plastique de Provence…issues des usines des environs de…Wou-han et de Tch’ang-cha (je ne sais pas où c’est mais sûrement pas dans l’Union Européenne).

    D’ailleurs, il faut que je vous dise que le secret jusqu’ici bien gardé du lieu de confection, m’a été révélé par l’indiscrétion du vendeur qui a été chercher là-bas, ce qu’on pourrait trouver ici c’est vrai mais…’’ il faut bien nous comprendre mon bon monsieur, là-bas, ils travaillent, encore, pour…3 euros par jour...et pour les plus riches. ‘’

    J’ai apprécié le ‘’encore’’ du commerçant qui semblait regretter à l’avance, une possible et future augmentation des aumônes consenties aux esclaves chinois, par rapport à leurs émoluments de l’an passé…

    Les travailleurs français n’ont plus qu’à espérer que les revendications salariales, de plus en plus nombreuses, des fils du ciel seront assez vite entendues pour permettre à nos prix de revient français de redevenir compétitifs.

    On peut toujours rêver.

    Car, en fait d’égalisation, c’est par le bas qu’elle fonctionne désormais.

    Dans les années qui viennent, les Chinois vont gagner plus (si l’on peut dire) et les Français moins (et là, c’est vraiment le mot).

    PATE D’ALOUETTE

    D’autres trouvailles provençalo-exotiques ?

    De splendides et affriolants pâtés de grives en boîtes aux étiquettes arborant un fier ‘’grives : 6,5% !’’

    Je raffole de ces 0,5%.

    Royal !

    Ca me rappelle  cette blague de la dernière guerre à propos de ce charcutier malin qui confectionnait une spécialité baptisée  pâté d’alouette avec, sur l’étiquette, ‘’moitié-moitié viande d’alouette, viande de cheval, épices…

    Lorsque, vu la rareté de ces petits oiseaux même à l’époque, les gendarmes chargés alors du contrôle du commerce lui ont demandé des explications, il a répondu gentiment, ‘’Ben oui, je le fais moitié moitié, un cheval, une alouette’’….

    Encore, dans la situation de l’époque, ne s’agissait-il de que bestioles françaises.

    Alors, provenance des grives ai-je demandé ?

    Comme j’ai dit que je connaissais un peu ces histoires, le charcutier m’a confié, mezzo voce, ‘’Oh, vous savez, maintenant ici, il n’y en a plus guère…’’.

    Je n’ai osé imaginer la provenance des grives. En effet, je me souviens que du temps de Mao le Grand, le guide suprême avait initié une campagne de massacres de tous les oiseaux de Chine sous prétexte qu’ils boulottaient les récoltes…

    Des fois qu’ils en aient mis au frais pour les famines possibles…

    Comme pour les figatellis corses, trouvés dans deux charcuteries du coin et qui, paraît-il, sont bien ‘’amoureusement’’ et ‘’artisanalement’’ (C’est sur l’étiquette) confectionnés en Corse, ce qui est (assez) vrai, mais avec des cochons…eh oui, chinois….Ce que désormais tout le monde sait fort bien, y compris le service des fraudes.

    Lequel, avec son malheureux contrôleur du coin, non armé en plus ce qui peut être mortellement imprudent, est théoriquement chargé de veiller à l’honnêteté des produits ‘’locaux’’, fabriqués et mis en vente par des professionnels qui ne badinent pas avec ceux qui oseraient mettre en doute leur intégrité commerciale.

    Bigre ?

    Ben oui, mais moins que ce que j’ai appris il y a quelques mois, comme vous, savoir que les ‘’fournisseurs du monde’’ donnent à téter à leurs bébés, du lait ‘’amélioré’’ à la mélanine, ce fameux produit autrefois appelé…Formica et réduit en poudre pour enrichir le lait en ‘’protéines ‘’…

    Sans oublier les pesticides, engrais chimiques et autres OGM et  cochonneries, aujourd’hui interdits aux USA et en Europe (mais pas toujours en France)…et qui participent, hardi petit, à la plus belle croissance économique de tous les temps… la chinoise.

    Ayant besoin de sauce tomate et me méfiant de celles d’un magasin , garanties du pays (sans dire lequel) j’ai évité d’en acheter en me rappelant qu’avant de venir, j’étais tombé sur un article mentionnant que la majeure partie des tomates vendues en Europe viennent…de Chine, où les documents informant les entrepreneurs des lois sur la protection, du consommateurs, quand elles existent, servent surtout à caler les pieds de table.

    Je n’ai donc rien acheté, surtout pas du poulet fumé et moins encore du jambon ‘’recette provençale’’ qui ne me disait rien qui vaille vu que si la recette est (peut-être) de par ici, on peut fabriquer ça, ‘’à la mode de’’, n’importe où sur la planète…

    Kif-kif le champagne, le camembert, le cassoulet toulousain, et, pourquoi pas, la bouillabaisse en ‘’véritable pot de verre’’ (pour ce que ça change…) qui trônait  fièrement sur les étagères du…’’petit artisan’’ local.

    A L’ EST TOUJOURS DU NOUVEAU

    Je n’ose même pas imaginer d’où peuvent bien arriver les (même ou presque) produits vendus en grandes surfaces…

    Le miel par exemple. Celui qui affichait lavande ne m’a guère inspiré : ouvert, outre qu’il sentait surtout l’odeur de plastique du pot, son goût fleurait bon la pharmacie.

    Ah oui, j’oubliais les photos des cartes postales fleuries. Elles, ne peuvent avoir été prises qu’ici, évidemment, encore que…

    Mais d’où proviennent-elles ?

    Jusqu’ici, dans les années passées, deux marques de fabrique, obstinément  domiciliées sur la Côte, faisaient imprimer…eh oui, en Italie où fleurissaient les emplois occupés par des familles entières enfants compris, payées évidemment avec le seul salaire du papa.

    Patatras, ce pays européen tout de même, se voit damer le pion en matière d’impression et de coût, par…la Tchéquie qui l’est aussi européenne, avant de l’être bientôt par la Chine ou l’Inde qui s’équipe à vitesse grand V.

    A croire que plus on va vers l’Est, plus il y a toujours du nouveau, en matière de baisse des coûts de fabrication.

    En effet, une variante annonciatrice de changements a été constatée cette année. Alors que, depuis quelques années, les tissus chinois avaient tenté une timide entrée sur le marché, cet été, ils ont été remplacés par une vague de produits indiens, vendus par de faux et fausses baba cool, qui nous ont parlé des conditions de travail de là-bas avec presque des sanglots dans la voix mais en ne disant rien des prix auxquels ils ont acheté leurs marchandises aux patrons locaux qui valent ni plus ni moins que les autres en matière de sentiments humains et de traitement de leurs esclaves.

    Si les coûts chinois étaient abominablement bas, dorénavant, les indiens sont encore moins chers.

    Comme quoi, s’il arrive toujours plus en matière de salaires patronaux, on trouvera toujours moins pour ceux des ouvriers.

    La mondialisation enrichissante pour la planète et la moralisation du capitalisme sont bien parties.

    Bon, ben…tout ça a commencé à me fatiguer et je n’ai fait qu’une simple incursion sur ces marchés de Provence naguère chantés par Bécaud.

    S’il avait su le pôvre…

    Moi qui croyais m’éloigner de la civilisation et de ses horreurs…

    Nous sommes donc revenus à notre programme.

    Nous avons mangé ce que nous avons trouvé, juste à côté chez la dame qui nous héberge, nous avons bu l’eau de la fontaine,nous avons marché, nous avons dormi, nous avons joué à nous coucher et à nous lever avec le soleil…

    Je mens un peu car, nous avons aussi regardé la télé…

    Pour y voir et revoir l’horreur quotidienne.

    Non pas tellement celle des évènements eux-mêmes mais de la manière dont on nous les présentait.

    LA CERTITUDE

    Enfin, on a, tout de même, ‘’fermé le poste.’’

    Et nous sommes partis, à pied ou à vélo, voir à quoi ressemble, encore, un arbre, des arbres, des fleurs, des moutons, des chèvres et leurs fromages, un chien patou qui m’a pris pour un touriste ouaiiie… et puis la rivière, le thym et la farigoulette comme on dit, avec le soleil par-dessus, le vent du soir et quelques couchers de soleil bien plus beaux qu’à Hollywood et complètement gratuits.

    Miammm ! C’était bien bon tout ça.

    Tout ça ? Eh oui ! Une des dernières certitudes de l’Homme bourré d’incertitudes, de questions, d’ignorances, idées fausses, l’Homme éparpillé, dispersé, explosé, que nous sommes tous.

    Heureuse cette certitude de voir, de savoir, de toucher du doigt ce qui le fait vivre l’Homme, ce qui est sa vie, de comprendre en direct, où tout  commence et où tout finit, en un mot, d’où il vient et, bien sûr, où il va.

    Compliqué tout ça ?

    Long à écrire et tellement court à vivre.

    Comme toutes vacances.

    A prolonger sans modération.

    Sauf que j’ai prolongé au fond de mon lit.

    Malade d’après les vacances.

    Drôle de statut.

    Mais ça va mieux.

    Prêt pour en raconter quelques autres. Notamment à propos du capitalisme désormais moral.

    Vous ne le saviez pas ?

    Je vous raconterai.

    Il y a de quoi dire.

    Maurice CARON

     

     

  • Bonnes ouacances

    OUF ! ! !

    Ca fait un sacré moment que je ne fais plus de papier et ça me manque. Et, -modestement comme toujours dirais-je-, pas autant qu'aux multiples lecteurs(entre 50 et 60 par jour quand même) qui me font l'honneur de lire mes élucubrations un tantinet foutraques je l'admets bien volontiers...

    Mais je promets, croix bois croix de fer, de m'atteler à la tâche après les 15 jours de repos que je vais m'accorder après les deux mois qui étaient censés y être consacrés mais durant lesquels j'ai bossé comme une bête.

    C'est le pourquoi du ouf ! du début.

    Quoi ou que dire dans 15 jours?

    Sûrement des choses toutes nouvelles, dans le pire, bien sûr, et pas dans le meilleur mais n'est-il pas réjouissant, quelque part, de se douter que vu la baisse de la sinusoîde, le pire est enfin prévisible avec la seule incertitude de la date de sa survenue?

    La sinusoïde au fait?

    La conjoncture en est une. Les évènements passent par des hauts et des bas. Ca va mal, puis ça va bien, puis de nouveau mal et ainsi de suite.

    Ce qui permet aux démagogues de tout poil de nous dire que tout va peut-être mal mais pas partout et que la fin de la crise est là et que tout ira mieux demain, voire après-demain, et que, allez, allez, soyez patients, le paradis est en vue quoi...

    Certes Berthe.

    Sauf que si la sinusoïde existe bel et bien, ce qui compte c'est, non la tendance immédiate mais bien la tendance moyenne qu'il faut prendre en compte.

    En effet, si vous tracez une courbe de ce type sur un papier, vous l'inscrivez suivant une ligne générale horizontale n'est-ce pas?

    Problème, si tout devait aller de mieux en mieux, la tendance générale, d'ensemble dirons-nous, serait plutôt montante, sinon verticale, du moins à 10,20 ou 45°.

    Problème: la ligne générale de la sinusoïde conjoncturelle, elle, est descendante. En lisant et relisant l'Histoire et celle que nous vivons au quotidien, nous le démontre jour après jour.

    Ce qui veut dire que le pire est devant nous, comme le disait récemment l'économiste sacrément inspiré, Nouriel Rubini, qui avait prédit la crise, mais que personne n'a écouté et qui vient de réitérer en nous annonçant que la VRAIE de VRAIE crise est pour demain, après-demain, et les mois et années qui viennent.

    Donc, et très sérieusement...youpiiieee! ! ! !

    C'est pourquoi que nous aurons bientôt de quoi parler, raconter, en un mot vous dire que plus ça change et plus c'est pareil...mais en pire.

    En attendant, j'espère pouvoir regonfler mes batteries...et que vous aurez pu regonfler les vôtres.

    Et faites gaffe aux vices cachés des mathématiques modernes et plus encore de la géométrie et du calcul non euclidiens: une sinusoïde peut toujours en cacher une autre.

    A bientôt.

    Maurice Caron.(1)

    (1)(Mon nom n'a rien à voir avec l'auteur du même nom avec lequel je ne suis pas apparenté sinon en remontant l'arbre généalogique. Mon nom, je le tiens très officiellement de ma grand'mère paternelle)

     

     

     

  • KERVIEL : MOUTON NOIR ET/OU BOUC ÉMISSAIRE ?

    Jérôme KERVIEL !

    En voilà un qui n'a pas fini de se mordre les doigts jusqu'au coude de s'être fait... prendre tout simplement ;

    Désolé vraiment -dit-il- d'avoir... dérapé ?

    Et pas, quelque part, désireux plut$ôt (non ce n'est pas une faute d'orthographe le $ est venu tout seul) d'échapper ou d'atténuer le châtiment vengeur ? Ce châtiment éternel voulu par des banques aussi vertueuses que déchaînées à la simple idée qu'elles pourraient être suspectées d'être peu ou prou considérées comme responsables ou simplement complices ?

    Ou encore, peut-être aspire-t-il à se refaire une (petite) vertu qui lui vaudra quelques propositions alléchantes du monde de la finance ?

    Lequel monde, il est vrai, ne saurait, sans faillir à sa mission, laisser échapper un si brillant sujet qui a appris à jouer, sans risquer le sien, avec l'argent des autres pour le plus grand bonheur de ses maîtres dont, tout de même, c'est la manière habituelle de travailler ?

    NON-LIEU POUR QUI ?

    Point de jugement d'ordre moral dans ces commentaires : le Système est ainsi fait qu'il doit, impérativement et, selon une invite célèbre merveilleusement révélatrice, gagner toujours plus.

    Ceci dit, on lui souhaite tout le bonheur d'un non-lieu à ce p'tit jeune.

    Parce que, tout de même, dans la ‘’logique’’ de notre monde politico économique l'on ne comprendrait pas bien une condamnation à son encontre, si minime soit-elle n’est-ce pas ?

    Pourquoi donc ?

    Eh bien, modeste exemple, il suffit de lire dans les gazettes, vertueuses elles aussi, que monsieur J6M (1) qui, lui, avait soulagé la cagnotte de Vivendi de...14 milliards de dollars, risque...eh oui, un tout petit pitchounet… non lieu.

    Pourquoi (bis) ?

    Eh bien parce qu'une faute professionnelle qui ne fait ''que'' faire perdre des pépètes à une entreprise, ne relève que du civil et pas du pénal !

    Ben oui !

    Exemple tout bête : un ingénieur qui se coince le doigt dans la calculette et vous concocte une bagnole invendable, que lui arrive-t-il ?

    Il est, au pire, viré vite fait.

    Au mieux, il est renvoyé balayer le garage des voitures de fonction des cadres supérieurs de l'usine.

    Histoire de lui rappeler que son génie inventif et artistique doit être avant tout rentable et que sa vie ne saurait être que vouée au respect de ses hiérarques financiers et à la croissance indéfinie de leurs avantages nombreux et variés, salaires, stock-options, retraites chapeaux etc.etc.

    Mais, pour une faute, somme toute, bassement matérielle, pas question d'envoyer notre petit génie en taule. Ca ne s'est jamais fait et ne se fera jamais...

    ON NE COMPTE PLUS.

    ...Sauf quand il s'agit de banques dont les avocats usent d'arguments massue.

    Dont celui-ci : ce pelé, ce galeux, a fait perdre de l'argent aux clients, il les a trompés, pire : il a...forcé les patrons des banques à...pomper sur les finances desdits clients afin de se refaire une santé !Vous rendez-vous compte ?

    Les braves gens…

    Comme si les banques se gênaient pour, d'autorité, sans leur demander leur avis et depuis toujours, jouer au Monopoly avec le capital et l'épargne de leurs clients et leur imposer mois après mois et année après année, des services payants, toujours plus chers, et qui ne correspondent à rien.

    Et puis, que dire des 500, 700, 1400 milliards (On ne compte plus mais pas perdus pour qui au fait ?), de dollars et/ou d'euros que les banques ont carrément puisés dans les poches des contribuables, afin de combler les trous qu’elles ont elles-mêmes creusés? Avec leurs traders bien entendu.

    Dès lors, quid des condamnations des bévues, des bavures, des (petites ?) erreurs de ces monstres d'impérities et d'ignominie absolue ?

    Nada !

    Rien !

    De leurs morgue, vols, fraudes, pas question.

    Pensez donc, si l'on se mettait à envoyer au trou (même en cellules VIP) les présidents directeurs généraux, les directeurs, les chefs de projets, les traders eux-mêmes, (américains en général mais pas seulement), où irait-on je vous le demande ?

    A la catastrophe ?

    A la crise ?

    Mais on y est non ?

    Alors ? Coupable Kerviel ?

    Allez. Simplement mouton noir : ben...il s'est planté quoi. Une ‘’bavure’’ parmi des milliers, et, peut-être involontaire ou du moins à moitié celle-là.

    Non que nous préconisions une relaxe. Au contraire, d’accord pour ce nouveau régime de droit commun d’un genre nouveau mais fort salutaire.

    Mais il devrait s’appliquer aussi et avec toute la rigueur que les patrons veulent, eux, voir imposer à leur mauvais exécutant, coupable de s’être fait prendre et de leur avoir fait perdre des milliards qu’ils avaient déjà ponctionné dans les poches de leurs clients.

    D’accord donc pour user de cette épée de Damoclès et, sans faille, à tous les responsables de la crise qui continuent de réveillonner en chœur tous les soirs en jouant contre l’euro, contre la livre, contre toutes les monnaies du monde y compris…le dollar…en nous creusant encore et encore des trous dont on est loin de mesurer les conséquences qui s’annoncent terrifiantes…pour les contribuables.

    Mouton noir, certes mais, d’évidence, bouc émissaire aussi, mais là, au fond, rien que de très normal au fond.

    En effet, pour 6.789 coupables qui en ont bien profité et s'en sont mis les plein les poches tout en passant entre les mailles du filet, il fallait bien qu'on en attrape un tout de même voyons...

    La vertu du Système et sa crédibilité sont à ce prix. Voyez comment l’on punit un profiteur qui a trahi la vertu immaculée des banques qui l’employaient.

    Et puis dites, en fin de compte, pour une opération de déculpabilisation des banques, de récupération de cette vertu, une seule condamnation, c'est carrément donné.

    Un service de ce calibre pour ce prix, vraiment pas cher, ça c'est nouveau !

    Et puis comme c'est les banques qui l'ont inventé…

    Vous pouvez leur faire confiance.

    Maurice CARON

    (1) C'est ainsi que la presse déchaînée, si heureuse de faire de bons mots sans risque, en tirant sur une ambulance...en bon état tout de même, avait appelé Jean-Marie MESSIER moi-même maître du monde.

  • SIDA,BURQA,XYNTHIA: ON NE NOUS DIT PAS TOUT....

    Les grandes campagnes et causes dites hexagonales, ou simplement les grands avatars nationaux, ne nous ont pas manqué ces quinze derniers jours.

    Grandes et graves questions, catastrophes, débats, interrogations, rien n’a manqué pour faire saliver les pros de l’info et faire couler assez d’encre et de salive pour faire flotter un porte avions.

    Avec quels résultats ?

    Pas grand-chose en réalité, sinon que de très convenu . Rien que des demi vérités. Donc du caché. Donc des mensonges.

    Analyses.

     

    SIDA ? PAS PAR MOI VRAIMENT?

    Le SIDA ? Classé grande cause nationale, on ne peut lui dénier une importance de premier plan, ne serait-ce qu’en raison des souffrances endurées par nombre d’innocents, les enfants.

    Les adultes ?

    C’est là que l’on ne nous dit pas tout, et que cela dérange.

    En effet, j’ai lu dans les journaux et regardé et écouté aux étranges fenestrons, les exhortations des vedettes, hommes politiques, people et animateurs de tout poil, nous inciter à donner, tout comme ils le font pour les habituels téléthons.

    Car c’est bien du même système qu’il s’agit.

    Lorsque l’Etat n’a plus de sous, c’est le recours à la main tendue et à votre bon cœur messieurs dames.

    Une gêne supplémentaire : cette année, peut-être parce que les dons s’annonçaient moindres que précédemment, on a encore plus sensibilisé le cœur des foules en évoquant, cette année, le sort des malheureux enfants, victimes bien malgré eux, des contaminations par leurs parents touchés par la maladie.

    La corde sensible, rien de mieux pour entrouvrir le portefeuille.

    Car, concernant ces enfants, victimes est bien le mot. Si les parents ont quelque responsabilité dans le fait de contracter le mal, les enfants, eux, n’en peuvent mais, selon le principe du ‘’quand les parents boivent, les enfants trinquent.’’.

    Désolant.

    Car responsabilité il y a et là on ne nous dit évidemment pas tout, justement car tout ne semble pas bon à dire, ou plutôt à entendre.

    Sur aucune chaîne, dans aucune page je n’ai lu ou entendu les conseils que le bon sens le plus basique nous souffle pourtant depuis que le monde existe.

    Je rappelle : il y a une douzaine d’années, j’ai interviewé un des membres de l’équipe de découvreurs du virus et lui ai posé la question suivante : ‘’Et si l’on incitait les personnes à 1 : Se marier et à être fidèles. 2 : A ne pas se droguer. 3 : A user des transfusions sanguines avec la plus grande prudence, voire à ne pas en user sauf urgences réellement majeures, ces mesures ne seraient-elles pas utiles pour abaisser grandement la progression de ce haut mal ?’’.

    Vous savez ce qu’il m’a répondu ?

    ’Notre rôle n’est pas de faire la morale aux gens. ’’ ;

    A quoi je lui ai rétorqué : ‘’Il ne s’agit surtout pas de morale mais de médecine préventive’’.

    Réponse : il a tourné les talons.

    Au cours de cette dernière campagne, personne n’a ‘’pensé’’ à parler…’’morale’’, en fait, à rappeler quelques points de bon sens, de ce bon sens qui semble vraiment déranger.

    Seule ‘’solution’’ : le préservatif…qui, les progrès des trithérapies aidant, est de plus en plus oublié…et conduit au vagabondage sexuel, induisant les dangers que l’on sait...et dont on déplore, a posteriori, les résultats.

     

    BURQANONYME

    Bon sens, oublié lui aussi, à propos de la burqa.

    Côté porteuses et promoteurs, il est vrai, mais, pas tout à fait hélas, du côté des médias voire, du législateur.

    En effet, nombre de députés, mais pas tous, ont tout de même fait remarquer, avec raison, qu’avoir affaire à des personnes entièrement masquées créait devenait, de facto, une affaire d’ordre public.

    Que dire des dangers potentiels encourus par des enfants que des inconnu(e)s masqué(e)s viendront chercher à l’école ?

    Que dire des mariages qui seront contractés avec des femmes sans visage ?

    Que dire des papiers d’identité à établir ou à renouveler et demandés par d’illustres anonymes ?

    Ce que l’on ne nous a pas dit, non plus, c’est le tour cocasse que prendront les assemblées générales d’associations de femmes entièrement voilées…Bon courage aux photographes et cameramen, ainsi qu’aux journalistes chargés des interviewes…et aux présentateurs interrogeant la représentante en principe officielle ( ?) d’un groupement féminin (1) dont on ne saura jamais qui aura réellement parlé au nom de la collectivité mais dont on ne saura jamais de qui il s’agissait…

    De sérieux, voire dramatique, la question risque de virer au grotesque…

    Toute pratique est, a priori, respectable mais dès lors qu’elle heurte les institutions à ce point, et qu’elle rend toute vie sociale impossible…

     

    XYNTHIA : LA TEMPETE INNOCENTE?

    La tempête Xynthia a fait plus de 50 morts.

    Les gros titres l’ont dit et répété : la tempête est res-pon-sable de morts, de dégâts, bref…bouh la vilaine tempête, bouh le temps est méchant, bouh la nature est cruelle, bref, personne n’est coupable sauf elle.

    Voire…

    Le dernier numéro du ‘’Canard Enchaîné’’, nous apprend, pourtant, que maires, députés, sénateurs, ont fait moult fois pression sur les préfets, lesquels ont tout fait, et c’est heureux, pour s’opposer aux viols répétés de la loi et, surtout, au passage en force de certains ‘’clientélistes’’ professionnels.

    Pourtant, dès lors que les preuves écrites existent de ces abus, l’on peut s’étonner du silence assourdissant qui règne à l’égard de ces multiples possibles mises en examen, qui n’attendent, pourtant que le bon vouloir de la justice ou des particuliers pour entrer en application...

    Et si des responsabilités sont définies et des responsables...découverts voire dénoncés, qu'attend-t-on pour leur faire rendre des comptes?

    ...et qu'en disent les médias?

    Que dire enfin, tout de même, d’une autre responsabilité, celle des bénéficiaires eux-mêmes des permis de construire fautifs?

    Résultat, on rase tout pour ‘’prouver’’ que les citoyens sont bien protégés.

    En fin de compte, 50 morts, des milliards de dégâts, des centaines de maisons à détruire ,y compris celles qui ne sont aucunement en danger.

    Où et qui sont les responsables ?

    Il n’y en a aucun.

    Circulez y a rien à voir.

    La tempête a bon dos.

    Même configuration que la crise responsable de tous nos malheurs sur le thème: l’Etat n’a plus d’argent ? La désindustrialisation s’accélère ? Les caisses sont vides ? C’est la faute à la crise mais surtout pas aux responsables, qui le sont peut-être mais qui ne sont pas, qui ne sont jamais coupables.

    Depuis le scandale du sang contaminé, la formule a gagné en force et à l’usage.

    Curieux tout de même : les fautes les plus graves..;disons de niveau national, sont toujours commises par… personne.

    Sauf que, par contre, les dégâts engendrent des pénalités financières, et là au niveau tout à fait national, pour…les contribuables (enfin pas pour tous).

    Déduction : les coupables de facto sont ceux qui ne le sont en rien.

    Vous avez dit bizarre ?

    Les journalistes vont-ils enfin tout nous dire sur ces étranges contorsions de l’information qui n’en finira jamais de nous gaver de multiples catastrophes, sans nous en dévoiler les véritables auteurs ?

    Une explication m’est venue à l’esprit : après tout, peut-être sont-ils chargés de faire de nous d’indécrottables superstitieux, qui finiront par rendre responsable des malheurs de l’Humanité...une seule chose, le Destin lui-même, une inévitable et éternelle fatalité dont seules les élites seront capables de nous protéger…dans la mesure où nous accepterons de les entretenir à vie et à grands frais.

    Kif kif la fourmilière où les travailleuses, même pas syndiquées, passent toute une vie d’esclaves à entretenir des fourmis soldats nourries, logées et blanchies à vie, sans autre obligation que celle de tenir à l’écart les ennemis de la cité…

    A ceci près que chez les hommes, les équivalents des fourmis soldats ne sont tenus à aucune obligation de résultats et ne risquent pas leurs carrières et encore moins leur vie.

    Proposition de sujet pour le prochain baccalauréat : Les vies des sociétés animales et humaines sont-elles structurées , et si oui, par des règles sociales, physiques ou morales ?

    Chiche ?

    Maurice CARON

     

    (1)...Si tant est qu'un jour puisse exister une association de femmes entièrement masquées...dont la constitution me paraîtrait bougrement acrobatique, déjà pour l'enregistrement de ses membres avec nom, prénom, adresse et...photo d'identité.