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JOURNAL-INFO - Page 27

  • Ségolène Royal élue présidente.

    Ségolène présidente de la République, c’est un scoop çà non ?

    Comment c’est pas vrai ? Elle est juste candidate?

    Ah bon, d’accord.

    Ca va ça va. Criez pas comme çà...

    On le savait mais c'était juste pour rigoler.

    En fait, c'était juste une hypothèse d’école. Une projection si vous préférez.

    Et encore…disons une extrapolation d’une éventuelle possibilité.

    Bref, précision utile, nous ne faisons pas de politique ni ne prenons parti.

    C’est juste pour causer.

    Pour le faire, il est vrai, autrement que ne le font les medias, évidemment.

    Donc, c’est fait. On est en juillet 2007 et madame Ségolène Royal EST présidente.

    Que va-t-il se passer ?

    On s’essaye à la science fiction ?

    Allez, juste pour voir.

     

    C’ ETAIT LA FETE !

    Déjà, le premier soir, petit retour en arrière, ce fut la folie.

    Comme d’hab. Du moins pour tous ceux qui avaient voté pour.

    La fête rue de Solferino bien sûr, mais aussi sur les Champs et dans toutes les villes où les fédérations s’étaient vouées, corps et âmes, à la première présidente femme du monde. Et c’qu’elle est belle en plus…

    Saluez s’il vous plaît.

    Et il y eut même des feux de joie… dans les banlieues aussi… ben oui, ça risquait vous savez...

    Réjouissances, d’ailleurs, comparables à celles qui auraient eu lieu si la droite avait gagné.

    Ouvrant la parenthèse d’ailleurs, on peut rappeler que, alors que nous vivons en temps de paix et dans un état de droit, lorsque le temps est beau et l’ambiance calme, il brûle déjà et en moyenne entre 40 et 60 bagnoles par nuit…Fermons la parenthèse.

    Et trêve de digressions.

    UN QUINTAL D’ HUMILITE

    Le lendemain de l’élection, grand raout bien sûr mais aussi consultations diverses.

    Et c’est là que certains éléphants se sont aperçus qu’ils auraient dû y aller mollo avec leur machisme, vu que les places de ministres n’ont pas toutes échu à tous ceux qui s’en sentaient. Et surtout pas aux à ceusses qui y ont été de leurs sarcasmes et de leurs coups bas.

    Premier ministre désigné ? Ben là l’exercice est difficile. On ne sait plus trop.

    Laurent ? Peut-être, car capable, (..encore qu'il officiait au temps des responsables pas coupables...), et pas trop méchant avec la chef.

    Dominique ? Non vraiment, pas trop de chances, eu égard à l’histoire de la cassette miracle et autres remarques un chouïa machistes. Et puis son socialisme de droite dérangeait tout de même sur la photo souvenir du conseil des ministres de gauche.

    Lionel alors? Probablement pas non plus. D’ailleurs, çà lui apprendra de ne pas avoir eu le nez assez creux pour prendre le vent au moment opportun. Il lui aurait peut-être fallu un brin, ou un quintal, d’humilité, c’est vrai, mais Paris a souvent coûté bien plus de messes et de bien plus douloureuses que ça…

    Et puis avaler son chapeau n’a jamais tué personne. En politique surtout.

    De toutes manières ça vous forme un homme.

    Allez, trêve de nouveau de digressions, malgré toutes nos sources d’informations proches du pouvoir, nous ne sommes pas encore arrivés à trouver qui fera un bon premier ministre et, moins encore, tous ceux qui, autour de lui, nous servent ou devraient nous servir puisque souvenez-vous, le terme de ministre en grec se traduit bien toujours par serviteur, n’est-ce pas ?

    Ce qui veut dire qu’un ministre est là pour nous, et pas se, servir.

    Le nous est important…

    SURPRISE DU CHEF

    Donc, après avoir désigné les ministres, que va-t-il se passer ?

    Là, nous pensons avoir un peu plus de tuyaux.

    Ne serait-ce qu’en raison de nos gigantesques savoirs cumulés, ici, et qui vont, grosso modo de la guerre de 39-45 par expérience directe, à celle de 14-18, par celle de papas et mamans qui nous ont conté toutes les merveilles de la démocratie française au beau temps des colonies, de la Science triomphante et de l'économie naissante de marché. Enfin, par les livres écrits, pour l’Histoire plus ancienne jusqu’au bon père Mathusalem, voire au-delà, ce qui fait vraiment très beaucoup super longtemps maousse kosto.

    Alors ? Découverte du programme dont on n’aura pas su vraiment grand chose jusqu’aux élections elles-mêmes ? Voire même un peu après ?

    Là, ce sera la vraie surprise du chef.

    Or, comme tout dépend du chef en question et de ses idées dont on a eu, tout de même, quelques petits aperçus, il y a de quoi s’inquiéter un brin dans ce que nous allons vous confier de nos prévisions.

    Primo…

    D’abord, il n’y a pas de primo en fait, mais simplement l’INDISPENSABLE seul et unique dont tout découle.

    En un mot, le fric.

    En plus élégant, le social.

    En plus dérangeant, le pouvoir d’achat.

    Et en plus précis encore : le SMIC et les retraites.

    Car si les salaires des cadres du privé et, grosso modo, de pas mal de fonctionnaires grimpent relativement pas trop mal et suivent le coût de la vie, la grosse majorité des revenus des smicards et des retraités sont, désormais, à la traîne et à la limite de la pauvreté à la française.

    Laquelle se situe fièrement aux environs de 7 à 800 euros mensuels.

    Vous vivez, vous, avec çà, une femme et un gosse ?

    Et là, çà inquiète vraiment: sur les retraites, aucun candidat n’a pipé mot. On ne parle pas des choses qui fâchent?

    Il est vrai que comme les retraités défilent rarement dans la rue, que Molotov ne signifie que le nom d'un ancien aparatchik stalinien et qu'ils ne tapent jamais sur les CRS, beurk ! et prrttt !: ils n'ont qu'à la fermer et faire comme ils l'ont fait jusqu'à présent: se débrouiller, consommer malin et faire des économies.

    Et puis, comme ils ne sont pas dangereux...

    Encore que, il leur arrive de voter assez souvent à droite, mais une fois les élections passées, on est tranquilles pour cinq ans, au moins.

    Quant au SMIC, si Fafa l’avait promis à 1500 euros, ses deux concurrents n’ont pas moufté, signifiant par là, non pas un consentement mais un refus catégorique. La question inélégante qui consiste à demander si Dominique et Ségolène pourraient vivre, eux, avec un SMIC ne sera donc pas posée. Et l’augmentation reportée aux promesses électorales de 2012.

    Normal pour les socialo-blairistes : face à l’ultralibéralisme triomphant, pas question de faire autrement que les pétroliers et autres actionnaires de fonds de pension anglo-saxons nous l’ordonnent.

    COMMENT REMPLIR LE TIROIR CAISSE ?

    Donc, un à deux millions de Français, et surtout des Françaises, vont se brosser côté augmentations d’un pouvoir d’achat et d’un niveau de vie déjà déplorables.

    Et vivre d'expédients. Notamment en tâtant du travail au noir, ce qui représente autant de pertes sèches pour le fisc et l'économie nationale. Beau résultat....

     Le pouvoir d’achat dégringolant encore un peu plus, la dette publique frôlant l’infini et les caisses étant vides (c’est nouveau çà non ?), les impôts ne pourront qu’augmenter pour payer un Etat, aux fonctionnaires encore gourmands, et qui auront probablement voté plutôt à gauche et qu’il ne faudra donc pas trop chatouiller. Et comme on ne peut pas tondre un oeuf, imposer des classes moyennes en limite de pauvreté va faire baisser la sacro sainte croissance qui repose, aussi voyez-vous, sur la consommation.

    Alors ? Remplir le tiroir caisse en empruntant encore ?

    Jusqu’à quand ?

    Plus rien à vendre ?

    Ben si, les derniers bijoux de familles, EDF et GDF entre autres, qui seront privatisés fissa. Pardon, ouverts au capital comme disait si vertueusement Lionel pour France Télécom.

    Opérations accompagnées, bien sûr, de toutes les promesses de circonstances qui assureront que l’Etat et les citoyens ne seront évidemment pas lésés.

    Ensuite ?

    Eh bien, une fois le ‘’ménage’’ fait, il va falloir attendre un peu.

    On connaît bien ce laps de temps. Les gazettes l’appellent ‘’l’état de grâce’’, les romantiques ‘’lune de miel’’, période bénie durant lequel le temps suspend son vol, un ange passe et les nouveaux promus bénéficient du bel effet de leurs promesses de campagne, alors que ceux qui y ont cru ne savent pas encore que la sauce à laquelle ils seront boulottés, mitonne déjà depuis longtemps.

    Suite de l’histoire ?

    Un an, deux ans, bref, un demi quinquennat après, l’ambiance sera chaude on le pense.

    Quand bien même l’actuel (en juillet 2007) gouvernement, avec toute la bonne volonté du monde, virerait carrément LCR, cocos bien rouges, Confédération Paysanne et Vert foncé, la mondialisation ne cessera de croître, au même rythme que les portefeuilles d’actions des élites, des Etats-Unis, d’abord, mais également de la Russie et de la Chine, les trois nouveaux grands qui vont, vite fait, nous redéfinir un peu mieux le nouvel ordre mondial en se tirant la bourre et en nous bouffant la laine sur le dos.

    Ce qui signifie que l’égalisation des salaires des esclaves se faisant par le bas, et tant que les Européens ne seront pas arrivés au niveau des travailleurs chinois, les pays de l’Union continueront à effacer les lois sociales, et à délocaliser là où le montant du nouveau SMIC planétaire est le traditionnel (petit) bol de riz de l’Empire du Milieu, puis, chez les Indiens et partout où le salaire minimal est plus symbolique encore.

    Bref, comme vous allez payer, cher, pour voir tout ça, et le sentir passer, le Paradis promis par la droite et la gauche sera bientôt à portée de main.

    C’est-à-dire toujours pour demain.

    1984…30 ANS APRES…

    Pendant ce temps, la pollution et les dégradations diverses se seront accentuées.

    De même que les mesures draconiennes, qui consisteront à restreindre toujours plus les maigres espaces de liberté et de ‘’prospérité’’, (somptuaires comme dit le MEDEF), durement acquis par les classes populaires.

    Orwell avait raison.

    Dans son ‘’1984 ‘’, il prédisait un monde qui ne pourrait être parfait qu’à condition que l’individu soit uniquement un outil de production et de reproduction -contrôlée bien sûr qu’est-ce que vous croyez ?- et dont la durée de vie serait programmée afin que le Système puisse en tirer un maximum de profit, avant de s’en débarrasser pour le remplacer par un outil tout neuf.

    1984 ? Bof ! Pas grave. On a juste une petite vingtaine d’années de retard.

    Juste après, d’ici une dizaine d’années pourquoi pas, on passera au stade suivant : un Système de machines, destinées, elles, à apporter un maximum d’avantages à une oligarchie ‘’humaine’’, de haute lignée, seule digne, de profiter de ce que la Terre peut offrir comme plaisirs de vivre : espaces verts, nourriture abondante, air pur, eau fraîche, temps libre, santé éblouissante, le paradis quoi…

    Pessimistes nous ?

    Dans notre profession, nous le disons souvent, un pessimiste est un optimiste bien informé.

    Au fait, on oubliait. On vous dira prochainement notre scénario fiction si c’est la droite qui passe.

    Ne jetez pas vos mouchoirs, ce sera pareil.

    D’ici que, par fainéantise naturelle, on fasse l’économie de ce boulot.

    Puisque de toutes manières ce sera kif-kif.

    A MORT L’ ETAT VIVE L’ ETAT

    Ah on oubliait aussi : on a vu un splendide reportage à la télé sur les Douanes Françaises qui traquent les fraudeurs.

    C’est fou ce que les douaniers sont utiles aux grandes marques de parfums et de valiseries de luxe genre Chanel, LVMH, et autres articles que personne ne peut se payer à moins de gagner au minimum 3 à 4.000 euros par mois.

    On a fait de vulgaires remarques et posé d’inconvenantes questions.

    A Vintimille comme dans toutes les villes plus ou moins frontalières, on trouve des flopées de ces copies d'articles que 90% des Français sont dans l’évidente impossibilité de se payer en France et en original.

    Alors pourquoi nous raconter que ces faux font perdre de l’argent aux vrais vu que les clients nantis n’achèteront jamais des copies ? Et que les masses populaires n’achèteront jamais les originaux ? Et se rabattront sur les cochonneries ? Que nous ne fabriquerons jamais en France  en plus? Puisque pour les originaux et les copies, tout se passe ailleurs? Là oùsqu'on délocalise?

    Et puis pourquoi nous raconter que ces fraudes là nous font perdre des emplois alors qu’en plus, la plupart des marques font déjà massivement fabriquer, elles-mêmes, en Chine ?

    C’est drôle tout de même, ces multinationales qui réclament toujours moins d’Etat, mais se mettent à appeler l’Etat au secours, pour protéger leurs entreprises qui délocalisent à tout va.

    Et travaillent donc à casser l’Etat.

    Et nous avec.

    Sincèrement, on préfèrerait nettement des douaniers occupés à aller contrôler, avec leurs copains chinois, si les entreprises de là-bas respectent les règles de l'OMC.

    Lesquelles interdisent aux Français de bénéficier de l'aide de l'Etat, alors que dans l'Empire jaune, l'Etat passe son temps à aider les siennes d'entreprises, et à leur faciliter les positions de monopole.

    Et tout celà aux frais des esclaves locaux qui crèvent de faim, comme tout le monde le sait désormais.

    Mais, il est vrai que derrière ce mic-mac on retrouve  Warl Mart et ses copains, dont le pactole leur permet de se construire des ports en eaux profonde à leurs frais, de manière à inonder le marché US de pacotille à bas prix...en payant les esclaves, américains ceux-là, avec des miettes...et en ne les embauchant que pour des périodes de 6 mois avec interdiction de se syndiquer.

    Chinois communistes (qu'ils disent) et ricains démocrates (qu'ils disent) main  dans la main pour piller la planète..

    Inouï non?.

    Et tout çà au nom du peuple et des Droits de l'Homme...

  • Démocrates vs républicains: le changement vraiment?(petit ajout en bas de page le 21.11)

    Victoire !

    Les démocrates ont gagné !

    Youpie ! Le monde va changer !

    En route pour le Paradis !

    Bon. On se calme….

    Déjà, nous n’allons pas essayer de disserter sur les subtilités de la sempiternelle lutte (en théorie) des démocrates contre les républicains.

    Elle ne consiste, on le sait, qu’en un combat entre deux clans aussi différents que peuvent l’être deux milliardaires américains...disons deux milliardaires tout court puisque l'argen, dit-on, n'a pas plus d'odeur que de nationalité.

    En effet, là-bas, dans ce pays fort fort lointain et pourtant si dangereusement proche (les smicards en savent quelque chose), il serait illusoire ou mensonger de ne pas en convenir, la liberté consiste à choisir entre... un camp et/ou l’autre.

    Belle liberté en vérité, qui confine les libéraux, relativement humains, leurs écolos genre Nader, et quelques microscopiques formations d’opposition, dans des taux d’adhésion populaire avoisinant les 0, 5 à 1,2%...A pleurer.

    Piètre liberté, en fin de compte, qui propose de choisir entre la l’Amérique et... l’Amérique, allez, entre la peste et le choléra…

    Les sondeurs, politiques et/ou journalistes, experts et exégètes lunettés genre attaché case LVMH, seraient bien inspirés de nous rappeler, comme le font les altermondialistes, que la politique étrangère des Etasuniens n’a jamais consisté à autre chose que la mise en œuvre de la doctrine hyper isolationniste de Monroe, savoir que ce qui est bon pour les Etats-Unis est bon pour le monde.

    En fait, doit être accepté par le monde entier, dû-t-il en crever, ce monde.

    La dernière session tenue à Nairobi sur le réchauffement climatique nous a bien montré que malgré les menaces qui ne cessent de se préciser, les USA, pour de simples raisons de politique intérieure et en particulier au moment des dernières élections, ne sauraient remettre en cause leur sacro saint niveau de vie (en fait celui de sa minorité nantie) fondé sur un gaspillage insolent et grandissant des ressources énergétiques planétaires engendrant une pollution généralisée.(1)

    Politique corroborée, au simple plan moyen-oriental, par un parti pris de protection quasi religieuse d’un camp contre l’autre, mettant en danger la paix mondiale, mais imposée par l’obligation de ne pas perdre une seule voix aux élections sur le territoire US.

    En plus des intérêts pétroliers en cause évidemment.

    Ceci pour dire que démocrates ou républicains, il serait vain d’espérer en un desserrement de l’étreinte américaine sur

    le monde.

    Démocrates et républicains, c'est bonnet rayé et chapeau  étoilé non?

     

    LE VRAI CONFORT

    La planète reste donc, et on le pense, pour longtemps,exploitée, surexploitée et mise en coupe réglée par les actionnaires américains...et leurs bons élèves.

    Tous leurs congénères européens, russes, indiens et, surtout chinois désormais, vu que les égoïstes manières de vivre demeurent l’apanage de tout ce que la Terre compte comme milliardaires en dollars, quels que soient leurs pays d’origine.

    Oui, direz-vous, mais l’Europe, alors, avec ses brillantes idées humanistes et humanitaires et ses solutions démocratiques à tout crin, censées représenter la troisième voie, celle d’un ultralibéralisme à visage, sinon à portefeuille, humain.

    La troisième voie donc, mais ‘’à la française’’, comme le voudraient ceux qui s’imaginent que voter pour un parti soi disant de gauche, va nous amener le Paradis sur Terre ?

    Ce serait ignorer la droitisation forcenée des leaders plus ou moins gauchisants qui, soit ont compris que leurs idées n’étaient pas de taille face au grand capital, soit se sont volontiers convertis aux douceurs de la loi du marché. Lequel sait si bien adoucir le sort de ses adversaires les plus acharnés dès lors qu’ils comprennent enfin où se trouve le véritable confort.

    Tony Blair se présentait, et, pire, a été élu, comme socialiste. Il postule désormais pour une retraite dorée dans le City. Schröder a fait de même et pantoufle désormais chez Gazprom. Chez nous, les pires privatisations l’ont été sous un gouvernement de gauche…

    Faut arrêter là non… ?

    Le problème étant sui generis, la solution ne saurait, en aucun cas, être d’une autre espèce.

    Changer de politique, changer de parti, changer de forme de gouvernement, y compris en adoptant la démocratie soi disant participative promue en (belles) paroles par notre future éventuelle présidente de la République, ne fera que reporter la solution à plus tard.

    L’Homme est passé maître dans l’art d’escamoter la poussière sous le tapis, de balancer ses ordures dans l’océan, de planquer les cochonneries nucléaires sous terre, en un mot de cacher ce qu’il veut ignorer, et de faire croire au petit peuple que les promesses sont des solutions.

    En d’autres termes, de lui faire prendre des vessies pour des lanternes.

    CHANGER L’ HOMME ?

    Alors ? Changer l’Homme plutôt que les systèmes?

    C’est vrai, les religions, les grandes en tous cas, n’ont jamais cessé de le dire…

    …et de faire le contraire, en donnant les pires exemples d’intolérance la plus sanguinaire, en s’alliant avec tous les pouvoirs pour asseoir le leur, en poussant à l’affrontement et en promouvant les guerres.

    Les seuls, à notre connaissance, à tenter de mettre en application la seule solution sinon viable du moins logique, et c’est déjà pas mal, les… Témoins de Jéhovah.

    Encore eux ?

    Encore eux. On peut pas s’en empêcher…

    Si ça dérange, tant pis.

    C’est d’ailleurs bien là leur principal défaut : déranger tout le monde partout sur la planète. Même en ne disant rien, ce qui leur est difficile, ils sont des reproches vivants.

    Pour la simple raison qu’eux, au moins, refusent les solutions miracles, en clair, les bricolages, rapetassages, expériences diverses et autres lumineuses et efficaces combines en matière de modes de fonctionnement de l’Humanité.

    C’est d’ailleurs pour cela qu’on les traque, qu’on les persécute, en particulier dans notre beau pays, terre de liberté, paraît-il.

    Pensez donc, ils ne font pas la guerre, ils disent que leur Bible est la seule solution possible, et, pire que tout, ils osent ne pas faire confiance dans le Système des hommes et surtout dans la plupart de ceux qui dirigent la Terre!

    Ne pas faire confiance en l’Homme ? Et dans les chefs ! La honte non ?

    Certes, mais quand on voit ce que l’Homme est foutu, ou plutôt infoutu, de faire…

    D’autant qu’en réalité, ces quasi Martiens font néanmoins confiance dans ce que l’Homme peut faire…mais à la seule mesure de son humilité et de capacité à se remettre lui-même -et pas les autres-, en question.

    Humilité ? Vous vous rendez compte ? Apprendre, comme dans la marine à voile, à obéir avant de prétendre commander !

    Et ils sont logiques en plus !

    A une époque où tout le monde est capable de contraindre, d’exiger, de diriger, où est-il possible de trouver quelqu’un qui sache ce que c’est que, simplement, obéir ?

    Humilité ! Beurk…

    Quelle idée, on vous le demande un peu…Encore un terme qui disparaîtra bientôt du dictionnaire

     

    (1) Les USA et en particulier la Chine, crénom de d'là. Laquelle clame son droit absolu de polluer vu qu'elle a du retard à rattraper sur les Occidentaux qui ont un style de vie de même niveau que la pollution qui va avec.  Vu le nombre de nos frères prolos et crève la faim qui se pressent au portillon, y'a d'la joie...''La pollution, clament-ils bien haut et en mandarin dans le texte, nous on lefuse calément. On veut glandil économiquement, donc, devenil liche, poul pouvoil consommer.'' Et les vrais de vrais riches chez eux font déjà de la concurrence à Bill Gates. Mais Bill Gates puissance dix et déjà au nombre de 2 à 3 millions. Si si...Ils savent compter et tout planquer, faites nous confiance.

    Allez !  Y'a d'la joie et d'la place. Même avec un pourcentage ''normal'' de pauvres, genre SDFblancs, ça fait au pif au moins un petit milliard de postulants à la pollution synonyme de prospérité des classes moyennes..

    Même si on ne parle pas le chinois, on a quand même bien compris. La planète n'a qu'à bien se tenir. Et nous à serrer les fesses. Sinon les coudes, puisque la caractéristique principale des riches, que nous sommes paraît-il, n'est pas l'altruisme.
     

    Lien permanent Catégories : Politique
  • ''Class actions'': suite et fin.(Mis à jour le 15)

    Après le papier que nous avons consacré à la loi qui vient d’être votée, ou en passe de l'être, à propos des ‘’class actions’’, on nous a fait remarquer que l’histoire en question ne se résume pas à une confrontation producteurs consommateurs, les intérêts des uns étant diamétralement opposés, ennemis serait plus juste, les uns des autres En réalité, nous a-t-on dit, cette loi mal fichue appelle encore quelques autres questions et remarques.

    Du genre de celles qui suivent.

    En effet nous a-t-on dit, le MEDEF qui couine haut et  fort qu’il s’agirait d’un chantage aux entreprises, ne s’est pas rendu compte que ce faisant, il se condamnait lui-même.

    Le fait est que sa représentante a hurlé bien haut que ce mode d’action en justice, serait un véritable chantage aux entreprises.

    Tiens donc! On peut donc remarquer, tout de même, que si chantage il y a, cela signifie donc, que les consommateurs vont user, voire abuser de cette méthode pour, tenez-vous bien, forcer les producteurs à... produire des objets …de bonne qualité. Normaux, tout bêtement.

    En tous cas de la même qualité que celle vantée par eux-mêmes, les producteurs, et dont, en prime, il n’est pas question de rabattre le prix sous prétexte qu’ils pourraient, pourquoi pas, ne pas être d'une qualité et d'une fiabilité aussi extraordinaires que promis.

    Voire même décevants, carrément mauvais et même dangereux.

    Vous rendez compte ? Contraindre des producteurs à faire de la qualité? Ou simplement des produits normaux? Pas dangereux?  Simplement satisfaisants? Conformes à la législation en vigueur et au respect du client?

    C’est sans conteste un vrai chantage non ?

    D’autant plus scandaleux que les cochons de payants auraient même, rendez-vous compte, le droit de faire reconnaître ce droit grâce à la justice au cas où les fabricants, producteurs et autres distributeurs se paieraient leur fiole? Ce qui, entre parenthèses, se pratique dans la totalité des cas...

    Et, pire encore, ces malotrus de consommateurs revendiqueraient le droit de faire condamner des coupables ?

    Non ! Décidément. Il importe fissa de faire que les producteurs et entrepreneurs de tout poil, puissent continuer à nous fourguer de la camelote, et nous contraindre - si tu veux pas va voir ailleurs- à payer des prix totalement libres et qu’il n’est évidemment pas question de contrôler et moins encore de freiner.

    C’est-y pas mieux comme ça en toute bonne république démocratique ?

    ET LA LOI ALORS ?

    La loi ? Vous rigolez non ?

    Le ministre idoine et concerné s’est fendu d’une déclaration qui nous laisse pantois.

    Il a dit, on cite quasiment : ‘’Le montant des préjudices ne pourra excéder 2.000 euros vu que la majorité des problèmes rencontrés ne dépasse que rarement cette somme.’’.

    Comme çà !

    Sans rire !

    Dites cela au premier avocat venu et il vous filera un bon coup de Code Pénal sur la tronche.

    Pensez-vous qu’on trouvera facilement de quoi constituer une véritable ‘’classe’’ de consommateurs ayant subi un dommage de 2.000 euros maximum ?

    Et pour régler quels problèmes? Et dans quelle catégorie de produits ou de services dites voir ?

    Vu que 2.000 euros, cela correspond au grand maximum à…rien du tout ?

    Des machine à laver qui tombent en panne, des télés nases en un an, des ordis qui buguent à six mois, ou autre chaînes hi-fi, éventuellement. Et encore, vu que la garantie disons normale et usuelle, plus ou moins bonne, est là pour veiller au grain.

    Alors ?

    Des bagnoles dangereuses peut-être?

    Mais dans ce cas, s’il y a accident grave, les 2.000 euros sont bien vite dépassés, et de loin. Et, en attendant que les problèmes de démêlés entre Sécu, fabricants, et assurances privées soient résolus, il y en a généralement pour une bonne dizaine d’années. Le temps pour les plaignants de se fatiguer, d’abandonner,ou de se voir proposer un règlement à ‘’l’amiable’’ pas très amical.

    Et les villas mal construites?

    En général les cas sont isolés et les dégâts dépassent, vite fait, les sempiternels et ridicules 2.000 euros en question. Et la garantie décennale existe.

    Par conséquent, on se gratte la tête et le menton pour tenter de dénicher quels dommages, de ce faible niveau financier, pourraient causer de possibles problèmes, dont pourraient pâtir des masses de victimes, et dont seraient reconnus coupables des vendeurs de services ou de biens.

    On a cherché. On n'a rien trouvé. Rien de rien !

    LE MEILLEUR POUR LA FIN .

    Par contre, comme dans les repas de communion, le meilleur c’est la surprise du chef. On la cache et c’est pour la fin.

    Quid, au fait, des graves dommages, gravissimes, catastrophiques, mortels même dans bien des cas n’ayons pas peur de mots, que peuvent infliger les médicaments et certaines thérapies (1), les accidents dus aux produits chimiques, ceux liés aux glissements de boues et de collines et autres constructions sur des terrains hasardeux, les inondations, les catastrophes ferroviaires, et les plus grands catastrophes encore qui pourraient être causées par de toujours possibles et terrifiantes explosions ou pollution radio actives, toutes ces choses dont les assurances ont une mégatrouille et qui, justement, méritent, ô combien, la constitution de class actions ? Because de super hyper dégâts et des dépenses insupportables par les victimes.

    Mais aussi pour les contribuables, concitoyens, consommateurs, congénères...pour ne pas dire plus par correction?

    Tous ces discrets épiphénomènes de notre mirifique civilisation qui génèrent, régulièrement et impunément douleurs, morts, maladies, handicaps et autres fantaisies, échappent donc TOUS à la nouvelle loi.

    Bravo les artistes ! Pour une fois est mis en pratique le principe bien connu parce que jamais appliqué selon lequel: ''Gouverner c'est prévoir'. L'avenir des industriels et entrepreneurs est définivement assuré. Et rassuré.

    Pas question donc de responsabiliser les coupables.

    Ils sont bien trop occupés à faire fructifier leur petit et grand négoce et il leur en coûte déjà assez cher de venir en aide à quelques élus nécessiteux chargés de faire passer des lois qui avantagent tant leurs si glorieuses entreprises, lesquelles créent tellement d’emplois.

    Et de chômeurs.

    Curieux tout de même que les experts de ‘‘Que Choisir’’, vibrionnants défenseurs des consommateurs, se soient contentés de rappeler, en quelques mots, qu’ils n’étaient pas satisfaits de la loi mais n’aient pas abordé cette histoire sous un angle un peu plus incisif et directement accusateur du genre: à qui le crime profite..?.

    Ils tiennent tant à leur fonds de commerce qui passe, certes, par la défense des consommateurs, mais en se gardant bien d’y aller trop fort puisqu’ils se veulent totalement apolitiques et, surtout, réfusent d'être assimilés à un lobby quelconque ?

    Comme si les actes d’acheter, de donner son avis, de rouspéter et de se défendre, n’étaient pas aussi et purement les mêmes, politiques? Et comme si, en face, les lobbies divers et variés mettaient des gants...

    Curieux aussi que les députés de gauche, en particulier droits de l’hommistes, (paraît-il), mais, désormais, roses de plus en plus pâles et très mezzo voce, n’aient rien trouvé à redire. Surtout à propos d’une loi qui, si certaines d’entre elles ont, dans l’Histoire de notre pays, mérité la qualification de scélérate,  la méritait, elle, plus que toute autre.

    Curieux, plus encore, que les avocats de France et de Navarre n’aient pas moufté.

    Il faut dire qu’aux Etats-Unis, ce pays de justice sauvage (2), les ‘’class actions’’ sont défendues par des avocats qui, vu la masse de dommages exigés en justice, préfèrent se payer au pourcentage. Ainsi, les plaignants ne déboursent rien à l'avance, ce qui n'est qu'un début de justice puisqu'ils sont plus souvent impécunieux que leurs défenseurs. Et puis l’avocat est contraint de bosser vraiment…et de ne pas faire, en sous main, ami ami avec la partie adverse.

    Evidemment : si on contraint les avocats à être honnêtes quoi qu’il arrive et à ne se payer que s’ils travaillent, où va-t-on je vous le demande ?

    Silence donc dans les rangs.

    Un grand merci au MEDEF et à ses quelques rares et affectionnés amis au gouvernement et à la Chambre.

    Enterrée la défense par ‘’class actions’’.

    Même si la gauche repasse, sa conversion désormais pétaradante à la social démocratie, ne nous mènera pas très loine. Pas plus à la sauce royale, fabiusienne que strauskahnienne.

    La lutte finale n’est pas pour demain.

    Par contre, la ploutocratie, elle, se porte à merveille..

     

    (1)       Il ne serait, peut-être, pas de trop mauvais goût de rappeler le scandale du sang contaminé, à l’époque où monsieur Fabius était premier ministre et où sa ministre de la Santé nous a appris que les homicides, voire meurtriers, pouvaient être responsables mais pas coupables. Sans oublier que ceux qui ont contracté SIDA et hépatites du fait de transfusions, sont désormais et à jamais, exclus de toute indemnisation possible. C’est beau la responsabilité…

    (2)       On vous rassure, on n’est pas pro-US à tout crin mais leur système de class actions et d’avocats payés au pourcentage nous va fort bien. Pour une fois qu’un pays, celui-là plus particulièrement, donne la preuve, de temps en temps, que le grand capital peut être aussi bon pour les pauvres n’est-ce pas… ?

  • Péages en tous genres: on est inquiets...

    Ca y est. On y est !

    Cela fait des lustres qu’on vous dit que les progrès, que nous dispense si largement notre sacro sainte, et qui mieux est ultra moderne, civilisation, ne cesseront de nous étonner.

    Les acquis successifs et grandissants de notre non moins mirifique démocratie aussi.

    Quelles avancées depuis la royauté !

    Qu’on en juge.

    Il fut un temps, fort fort lointain, où un des abus de la royauté, parmi les foultitudes dont elle avait le secret et tirait avantages, l’on comptait le péage.

    L’usage des grandes routes, des chaussées départementales, des voies et chemins, jusqu’au venelles, toutes les voies de circulation du Royaume de France étaient payantes.

    Y compris, évidemment, l’entrée des villes où siégeait l’octroi qui dura jusque vers la fin du XIX° siècle. Il y a tout juste une centaine d’années.

    La Révolution, puis la république, en un mot la vraie de vraie démocratie, ont remis de l’ordre dans tout cela.

    Depuis, la circulation est devenue libre et gratuite pour tous les Français.

    Ah mais !

    Victoire sur toute la ligne.

     

    SAUF QUE…

    Sauf que, l’Etat n’ayant pas assez d’argent ( Personne, d’ailleurs, ne se souvient d’une quelconque époque où il en ait eu assez…) il a fallu emprunter pour construire des autoroutes.

    Mais, juré craché, une fois les emprunts remboursés, les dites autoroutes devraient revenir à l’Etat, et rendues gratuites au peuple, l’entretien entrant dans le Budget des Transports ou de l’Aménagement du Territoire.

    Ca, c’était la promesse.

    Il y a un peu plus d’un an, le temps étant venu de rendre au peuple ce qu’il a déjà payé deux ou trois fois, l’Etat a fait cadeau à ses copains des autoroutes sans consultation du Parlement et sans que ni la gauche ni la droite ni personne dans les partis les plus extrêmes n’y trouve à redire.

    Et, comme d’hab, avec le silence ému, satisfait et bien nourri des medias.

    Y compris, tiens comme c’est curieux, le mirifique ‘’Libé’’, si prompt pourtant à amplifier la vox populi.

    Donc, péages partout.

    Et ça augmente.

    PROGRES DEMOCRATIQUE.

    La décrentralisation ayant donné des ailes a tous les chefs locaux, les municipalités s’y sont mises.

    Enfin surtout ceux qui les dirigent, qui se sont finalement rendus compte que le long de leurs rues, avenues et boulevards, existait un espace, dévolu, concédé, délaissé sans bourse délier au vulgaire, qui y stationnait de façon honteusement gratuite ses bagnoles, et que cela faisait, tout de même, pas mal d’argent à récupérer.

    Vu qu’avant, tout cela était payant et faisait rentrer des pépètes dans les poches du roi, des ministres, des fermiers généraux et de leurs sbires.

    Aussitôt dit aussitôt fait : le stationnement payant a été inventé.

    En fait réinventé.

    Prétexte : rendre la circulation plus fluide.

    Gros mensonge car le système de zone bleue incitait déjà fortement les usagers à vider les lieux dès que le disque apposé derrière le pare-brise de leur véhicule indiquait que l’heure limite avait été dépassée.

    Evidemment, il eut fallu, pour cela que les forces de l’ordre fassent (ou fissent j'en sais trop rien) leur boulot en distribuant les PV sur les bagnoles qu’il fallait.

    Comme les véhicules en question étaient surtout ceux des commerçants du coin qui se servent généralement de la voie publique comme garage de 8 à 19H…et comme les commerçants sont les supports financiers lesplus fidèles et les plus précieux de toute bonne campagne électorale…

    Bref, le vulgum paye et les professionnels ne sont pas incommodés vu que les dépenses de stationnement entrent dans les frais généraux de leurs boîtes.

    Beau progrès démocratique, on en conviendra, de la république par rapport à la royauté non ?

    Mais l’usage lui-même de la chaussée elle-même des rues, avenues et autres boulevards restant toujours gratuit, il importait donc de trouver une solution à ce gaspillage éhonté.

    LA SOLUTION SOCIALISTE

    Les élus locaux du monde entier l'ont rêvé, et Ken, dit le Rouge, maire de Londres, l’a fait.

    Nouvelle avancée de la démocratie par rapport aux pratiques médiévales de la royauté : le péage à l’entrée de la ville fonctionne à ravir. Ni plus ni moins que l’octroi disait-on encore en 1788. Avancée sociale et démocratique n'est-il pas?

    A noter, premièrement : Ken dit le Rouge est socialiste. Enfin c’est ce qu’il dit, alors que, effectivement, socialiste en Angleterre, surtout à la mode Tony Blair, ne signifie pas grand-chose, et en réalité, rien du tout.

    Puisque entre Blair et Thatcher, il n’y a même pas la différence de vêtement disent les ennemis du Premier travailliste, vu que si Tony ne porte pas de jupe, il lui arrive souvent de porter le kilt, même si ce n’est que pour gratter quelques voix de ces malpolis d’Ecossais. En période de déconfiture électorale, on fait feu de tout bois.

    Deuxième avantage de la mesure, cette manière de faire très écologique et socialiste sinon sociale, privilégie surtout les cadres de la City et du centre industrieux londonien, à qui ces broutilles sont remboursées par les sociétés qui les emploient.

    Résultat final : les autorités en question se félicitent : le trafic a diminué de 15% dans le centre ville.

    La lutte des classes et la Révolution ont porté leurs fruits. Gagnants : les actionnaires et les gestionnaires de leurs portefeuilles d’actions. Indispensables au PNB britannique, foi de socialo.

    Les besogneux et les gagne petits n’auront qu’à prendre le bus. Et à l’attendre s’il n’y en a guère dans leurs quartiers.

    Ou alors ils n’ont qu’à se débrouiller de devenir les enfants chéris de l’ultra libéralisme.

    ET DANS VOTRE ESCALIER ?

    Et à Paris ?

    Eh bien à Paris, comme la France fait beaucoup dans le social, et dans le verbal surtout, les édiles se tâtent.

    Prudemment.

    Déjà parce qu’en période préélectorale, mieux vaut ne pas faire n’importe quoi.

    Alors on ne bouge pas. Au nom de l’égalité des citoyens devant la loi cela va sans dire et mieux encore en le claironnant.

    Mais on bouge un peu tout de même. En marche arrière et en faisant croire qu'on avance tout en faisant du surplace. Tout un art...

    Certains ont déjà pris position. En affirmant que ‘’chez nous, nous n’envisageons pas cette mesure.’’ Notez la nuance : chez nous…Ce qui veut dire que la chose est possible, fut-elle mise en oeuvre ailleurs...Fine nuance démocratique

    Alors, suivez bien le mouvement amorcé.

    En France, lorsqu’un grand chef vous dit, ‘’Nous n’envisageons pas cette solution’’, sa déclaration précède de peu la suivante : ‘’Nous n’avons encore rien décidé’’…laquelle se situe juste avant la dernière :’’Nous avons décidé que…mais uniquement de façon provisoire…’’.

    Comme nous sommes, en France, les champions du provisoirement permanent, et même de l’éternel provisoire, on sait ce qui nous attend.

    Le péage à paris ? On vous le promet, c’est pour dans un an ou deux au maximum.

    Mais aussi dans les autres grandes villes.

    -Y compris dans celles où les transports en commun ne sont pas encore à même de satisfaire les manques que va générer ce genre de dispositions ?

    -Y compris, vu que handicapés, retraités septua ou octogénaires et personnes âgées en général, sont cloîtrés dans des maisons de retraite.

    Ou alors, s’ils végètent à domicile, ne sont pas particulièrement syndiqués et ne génèrent pas trop de manifs très violentes afin de faire valoir leurs droits. Si tant est que cela leur arrive.

    Préparez donc vos mouchoirs et conservez les couennes de vos jambons d’Aoste ou de Bayonne, pour attendrir vos godasses qu’il va bien falloir rechausser afin d’aller faire vos courses à pinces.

    Mais attendez-vous à mieux encore.

    Comme il reste encore pas mal d’espaces gratuits à exploiter, et suite à une étude exclusive et ultra secrète de notre service scientifique que nous vous demandons de ne pas divulguer, nous sommes à même de vous dévoiler certaines solutions qui figureront dans les prochains plans écologiques qui seront mis en place…après les présidentielles évidemment. Durant cinq ans, il y a de quoi faire.

    Ainsi, on pense très sérieusement, en haut lieu, que l’accès à chaque domicile pourrait, voire devrait, être taxé. En effet, pour prendre un exemple concret, la rue où vous habitez à de bonne chances d’être encore totalement, et bêtement, avouez-le, gratuite.

    Alors que la mairie de votre ville ne vous a jamais rien demandé, ne vous a jamais extorqué quoi que ce soit, bien que dans d’autres villes, on y ait déjà très fortement pensé.

    Comme la mairie entretient cette rue jusque devant chez vous, il n’y a pas de raison : une taxe ne serait que justice.

    Voire même pourrait s’étendre à l’escalier de votre immeuble. Qui lui non plus n’a jamais été taxé.

    Quoi ? Vous payez déjà pour l’entretien des rues ?

    Oui mais les prix ont augmenté et ça n’est pas la faute de votre maire. Donc, il y a comme des manques.

    Et puis l’écologie le demande.

    Pour sauver la planète, il faut payer le péage pour entrer chez vous.

    Et pour aller de votre salon à votre chambre direz-vous ?

    Voire même, en exagérant vraiment, pouvoir vous asseoir sur la lunette de vos lieux d’aisance personnels ?

    Non ! Là vous y allez trop fort. Et les plaisanteries de corps de garde, on n’aime pas.

    Faut pas déraper hein !

    Certes et toutezfois, il est vrai, que comme le pire n’est jamais sûr, mais souvent tout à fait certain donc jamais meilleur, nous avons, à tout hasard, posé la question au maire. Au nôtre déjà.

    Ce qu’il nous a dit ?

    Euh…eh bien…enfin bon, il faut dire qu’on n’est pas très rassuré…

    En effet il nous a affirmé avec un très joli mouvement républicain et même démocratique de menton que :’’Cette question n’est pas à l‘ordre d’un jour…’’.

    Et, un de ses adjoints, a même renchéri, bien bien fort : ‘’En tous cas, nous affirmons solennellement qu’il ne saurait jamais au grand jamais en être question. Durant toute la durée de notre mandat en tous cas.’’.

    Et là, on ne voit pas bien si la nuance doit nous glacer d'horreur ou nous faire voir l’avenir sous de brillantes couleurs démocratiques à défaut d'égalitaires…

    On vous l’avoue tout net.

    On est inquiets.

    Je suis inquiet..

    Et puis, pire que pire, il y a comme un consensus chez tous les candidats à la candidature.

    Aucun d'entre eux n'a parlé de mon problème de péage pour passer de ma salle de séjour à la cuisine où je vais souvent vu que je me fais ma bouffe petit à petit...voyez comme c'est commode....

    Silence aussi parmi les medias. Aucun n'a soulevé la question.

    Si, si, ça m' inquiète.... 

  • Réchauffement, ''class actions'': la semaine des profiteurs.

    Voilà, voilà, on arrive…

    Non seulement nous avions un tas de choses utilement inutiles à traiter, mais la surabondance de l’information, pour parler cru, le véritable foutoir des infos qui se bousculent, se contredisent, se démentent et se culbutent, nous a quelque peu tourneboulés. Mais nous en tirons un enseignement.

    Exemple: un des plaisirs de l’âge, que nous avons ici en majorité, est de savoir patienter. Compte tenu du nôtre, d’âge, nous nous acheminons tout doucettement vers une formule hebdo plutôt que quotidienne.

    La quotidienne ?

    Regardez la télé.

    Vite vu, vite fait, vite dit, vite commenté.

    En bref, ni fait ni à faire. Parcellaire, schématique, caricatural. Ecrit avec les pieds.

    Donc, à consulter d’un derrière distrait diraient certains d’entre nous au langage pas très châtié mais aussi imagé qu’explicite.

    Alors qu’hebdomadairement, on a le temps de voir le temps passer, d’entendre les déclarations péremptoires et leurs fermes démentis de façon quasi immédiate genre ordre et contre ordre, de voir de hauts personnages déclarer bien fort et mordicus que leur décision ne changera jamais…jusqu’au moment, où, 24 heures tout au plus après, ils font fissa marche arrière en expliquant que la contradiction n’était qu’un complément et pas un désaveu.

    Bref. L'hebdo, au minimum, nous permet de débrouiller vaguement tout ça. Le temps aussi, comme dit malicieusement mon copain Farid, ‘’de voir les cadavres de nos ennemis passer au fil de l'eau de la rivière.’’

    Ce qui, après tout, va dans le sens de ce que disait Kant : ‘’Ne vous escrimez pas à combattre ceux qui veulent vous faire disparaître ou salissent vos idées, attendez plutôt qu’ils passent l’arme à gauche’’.

    Or donc, le principe de la semaine nous plaît.

    Et puis notre temps, très compté et notre fainéantise difficile à réprimer, nous y conduira peut-être souvent dans les mois qui viennent. Vu que cela nous arrive déjà, sans que celà semble vous déranger, ce dont, d'ailleurs, on vous remercie.

    Avantage supplémentaire, répétons-le, il se passe tellement de choses et leurs contraires en sept petits jours, qu’à force de vouloir suivre l’actu au jour le jour, on se prend les pieds dans nos propres élucubrations.

    -Pourquoi pas un annuel tant que vous y êtes ?

    -Bon, faut tout de même pas exagérer…encore que l’Histoire se renouvelle que c’en est un plaisir. Jamais, paraît-il, la même chose et pourtant, reviennent toujours les mêmes menteurs et/ou leurs copains, les mêmes faux problèmes, les mêmes fausses solutions, et toujours les mêmes formules vides et promesses creuses qui n’engagent que ceux qui y croient.

    Bref, et si on parlait de quelque chose de vraiment neuf ?

    Et de brûlant. Ou presque ?

    Le réchauffement par exemple.

    On y va.

     

    Pour dire que l’on n’a été pas surpris du tout de voir que tout le monde s’y met puisque les sondages (par qui ?) nous disent que c’est le moment, que le public adhère, que tant qu’il est chaud, le bon peuple, il faut en profiter, donc prendre des décisions. Drastiques évidemment. Et pour lui bien sûr.

    Pourquoi cela ne nous étonne-t-il pas ?

    Eh bien parce que, comme nous nous tuons à vous le dire, vive les solutions pénibles.

    Suivez bien : une catastrophe s’annonce et paf ! Les ténors s’exclament qu’ ‘’on’’ va faire quelque chose.

    ‘’On’’ ? C’est vous, de toutes manières.

    Et dans ce cas, mieux vaut espérer que l’examen du problème passera aux oubliettes, car ‘’la’’ solution, c’est vous et moi qui allons devoir nous y mettre. Et mettre la main au portefeuille au passage.

    Les situations catastrophiques, vraies ou fausses, ont cela de bon qu’elles justifient merveilleusement les nouvelles taxes et augmentations qui passeraient difficilement d’une autre manière.

    Donc, voilà.

    Même le révérend père Arthus Bertrand qui, interviewé par les medias toujours ardents à nous faire pâmer devant les gourous, nous a dit que la solution était simple. Simplissime même.

    Pour résoudre le problème, c’était à nous, donc à vous et moi, de faire ce qu’il faut.

    Pas émettre de CO2, pas gaspiller l’eau, trier les déchets, manger bio, en un mot, il nous a responsabilisés, (certains diront culpabilisés) en affirmant sec que si la planète vacille, c’est bien de notre faute à nous.

    Pas question, bien sûr, d’expédier quelques rappels à nos sacro saints dirigeants et responsables ( ?) de tous poils qui nous imposent le Système dans lequel nous vivons depuis des millénaires et qui sont donc, le problème n’est pas inscrit à l’ordre du jour, pour rien dans l’infâme pataquès dans lequel nous pataugeons désormais.

    Les responsables c’est vous et moi.

    Et on va payer, vous pouvez sortir vos mouchoirs.

    Mais pas, on le pense, notre bon père Bertrand évidemment. En temps de crise, les riches se débrouillent toujours. Quant aux pauvres n’est-ce pas, ils auront de quoi s’occuper à réparer les dégâts, à se disputer les miettes d’une civilisation enfin rajeunie, lavée de ses excès, et…bientôt prête à les réitérer.

    J’Y VA T’Y OU J’Y VA T’Y PAS ?

    L’Histoire ne se répète pas, on nous le répète depuis perpète, mais elle se ressemble à s’y méprendre. C’est bien fait d’ailleurs pour les pauvres. Ils n’avaient qu’à ne pas faire confiance à leurs incroyables et prodigieux dirigeants.

    Même discours chez le j’y va-t’i-j’y va-t’i pas cabriolant écologiste Nicolas Hulot qui hésite sur sa candidature et promet d’y aller si les autres ne lui promettent pas juré craché qu’ils vont vraiment faire quelque chose…voire qu’ils vont lui offrir cette fameuse place de sous secrétaire d’état au développement durable pour lequel il ne postule évidemment pas mais qu’il ne refusera pas si on la lui propose poliment…

    Ah mais !

    Certes, après avoir fait des montagnes d’oseille avec les belles images de la belle Nature, après avoir fait fabriquer pas mal de produits vendus plutôt cher mais fabriqués pour des clopinettes par les esclaves chinois bien économiques, il veut bien avouer que de mauvais élève qu’il était il se met à donner l’exemple. Désormais, il est…disons assez bon élève. Modeste avec ça.

    Comme il a les moyens, surtout ceux de se passer de subventions auxquels le commun de mortels n’a guère accès, il recycle, il trie ses poubelles, il recueille l’eau de pluie dans son H.L…pardon, dans sa modeste maisonnette pas chère perdue sur des dizaines d’hectares de verte Nature, il s’éclaire aux panneaux solaires, il se chauffe au bois cévenol, voire se pompachaleurise, bref, il est, désormais, un exemple à suivre. Un exemple de ce qu’il aurait, peut-être, du être depuis environ vingt cinq ans. Mais, promis juré, il ne fréquente plus Rhône Poulenc, champion des produits chimiques, qui a sponsorisé 80 % de ses magnifiques documentaires.

    Dommage : lui non plus, il n’a pas osé cracher dans la soupe qui l’a bien nourri jusqu’ici. Pas osé mettre en accusation l’impéritie centenaire de tous les dirigeants, de l’ultra gauche à l’extrême droite, dont le seul intérêt était et de se maintenir dans leur fauteuil et de faire plaisir aux multinationales qui les nourrissent si bien eux aussi.

    Et qui continuent pour cause de mondialisation qu’il faut, toutes affaires cessantes, continuer à mettre en place, pollution ou pas…

    Au nom du réalisme social démocrate, ultra libéral, anglo-saxon et mondialiste, que l’on doit honorer de donner tant de travail à tous les prolos à casquette de la planète.

    Payés au SMIC chinois, bien entendu.

    Lesquels Chinois, ma chère, auront eux le droit de polluer car ils méritent, en tant que pauvres, de s’équiper avec tout plein de frigos, de télés et de bagnoles. Un marché d’un milliard d’automobiles, il y a de quoi faire saliver non ?

    Ce qui donnera le schéma croquignolet suivant : les Occidentaux vont se serrer la ceinture en polluant moins…pour permettre aux Chinois d’accéder au statu envié de civilisé mondialisé en…polluant plus. Pour que les jaunes roulent bagnole, il faudra réapprendre aux blancs à marcher à pieds. Simple affaire de goûts et de couleurs (1). Logique mondialiste et ultralibérale non ?

    Puisque les multinationales y trouveront largement leur compte.

    Et la protection des Occidentaux là-dedans ?

    Vous rigolez non ?

    La meilleure de la semaine : le MEDEF de l’ébouriffante Laurence Parisot, vient, une fois encore, de dire clairement que ceux qui sont responsables et qui doivent payer les erreurs des industriels sont, non pas ces derniers, mais bien tous ceux qui sont assez bêtes et méchants pour acheter leurs produits.

    En clair : les class actions sont à bannir.

    En effet, selon elle, ces consommateurs qui ont l’impudence, comme aux USA de vouloir taper sur les doigts, et au portefeuille, des responsables de désastres industriels et de fraudes et escroqueries diverses, ne sont que de vulgaires maîtres chanteurs acharnés à détruire l’économie ultralibérale.

    D’ailleurs, ce n’est pas aux consommateurs de se défendre vu que c’est le boulot de l’Etat, c’est-à-dire des directions de protection de la consommation et de lutte contre les fraudes. Dont, d’ailleurs, elle a oublié de dire que le budget et les effectifs sont, encore, à la baisse…C’est vrai que l’Etat Providence, il faut le mettre au régime minceur…

    Logique : le principe universellement reconnu et vital pour l’ordre social, c’est-à-dire la loi ‘’casseur égale payeur’’ ne concerne en rien les entrepreneurs, actionnaires et PDG divers.

    On collectivise les dégâts et les consommateurs contribuables n’ont qu’à payer.

    Mais on privatise les profits.

    Petit oubli dans ce discours on ne peut plus capitaliste. Les class actions n’ont pas fait chuter l’économie américaine d’un iota et cette mirifique économie étant le modèle adulé par toutes les autres, il faudrait, tout de même, être un peu cohérent et accepter de la copier puisqu’elle est si profitable à ce pays en si bonne santé.

    De toutes manières, on peut se demander si c’est en suivant le discours du MEDEF et de nos élites saisies tout à coup par l’urgence écologique de la situation, que celle des consommateurs va s’en trouver particulièrement améliorée.

    De toutes manières, transférer la responsabilité des premiers pollueurs, les producteurs, sur les utilisateurs qui ne peuvent se passer des cochonneries qu’on leur vend très cher, ne correspond en rien au principe sus énoncé, savoir que les casseurs doivent payer les dégâts qu’ils causent. Surtout s’ils sont volontaires.

    Les pollueurs, on l’a vu avec les marée noires, les produits chimiques cancérigènes, les accidents nucléaires et autres désastres dits naturels mais occasionnées par l’avidité sans bornes des multinationales, tous ces braves gens qui vous donnent du travail…et du chômage.

    Les pollueurs, les casseurs, les assassins divers et variés sont blancs comme neige.

    Au fond, ils ont raison ces gens du MEDEF.

    Après tout, disait de Gaulle, les Français sont des veaux.

    Les seuls Français à votre avis ?

    Sauf que pour notre part, si nous trouvons ce jugement très vrai, il n’en est pas moins aussi ignoble qu’irresponsable.

    Comment se faire entendre ? Comment agir ?

    Aujourd’hui, totalement dépendants, complètement ligotés par un Système qui sent déjà le cadavre, pour tenter d’en sortir il n’y a guère que la prière.

    Irréaliste ?

    C’est toujours mieux que de faire confiance à tous les prometteurs, politiques, économiques et scientifiques qui, tous en chœur, nous ont conduits là où nous en sommes.

     

     

    (1) Non on n’est pas racistes mais quand un mauvais jeu de mot se pointe, on saute dessus.