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actualités - Page 37

  • Europe: qui paye?

    Ca y est !

    Il y a quelques jours, Tony Blair est arrivé à ses fins.

    Enfin presque.

    Il a accepté que les subsides européens dont bénéficie l’UK ne soient pas relevés en échange d’une…stabilité absolue de sa contribution.

    Et non d’un supposé sacrifice d’une dizaine de milliards, excusez du peu, dont on parlé certains commentateurs légèrement complaisants à l’égard de l’ultralibéralisme triomphant, voire rampant, dans l’Hexagone.

    L’EUROPE A 80 ?

    Toujours est-il que les pays qui voulaient verser un peu moins au pot européen, ont obtenu satisfaction.

    Relative, il est vrai.

    Ce qui permet, quand même, aux plus gros bénéficiaires des subventions de la PAC de dormir comme d’habitude.

    Tranquilles.

    Les pays qui, eux, voulaient un peu plus, auront également obtenu ce qu’ils voulaient. En revenant, il est vrai, un peu sur leurs demandes.

    Bref, tout le monde il est content.

    Pour le moment.

    D’autant qu’à y bien regarder, le résultat de cette bataille de chiffonniers que nous nourrissons de nos impôts montre bien de quoi est fait l’ardent esprit de cohésion qui doit, ou devrait, animer les 25 et bientôt 27...

    En attendant les 35, d’ailleurs et, pourquoi pas 70 ou 80 puisqu’en fin de compte, il faudrait peut-être bien ne pas oublier que l’esprit européen originel avait, théoriquement, pour but, de faire prendre conscience aux français, allemands, belges, luxembourgeois mais aussi néerlandais, polonais, bulgare et autres hongrois, qu’ils étaient tous, comme c’est curieux, des humains et qu’il serait peut-être temps, pour tous les habitants de la planète, de se rendre enfin compte qu’ils sont, avant tout, citoyens du monde.

    Humains quoi !

    Ceci dit, l’idée première était très morale.

    Voire moralisatrice, tout en empruntant, il est vrai, des chemins économiques. On ne prend pas les mouches avec du vinaigre.

    Néanmoins, il serait utile, là encore, d’éviter de s’embourber dans une regrettable confusion entre cette idée morale, cet idéal humain de fraternité universelle tant attendue, et les fondations purement mercantiles qui finissent par montrer le bout de leur nez, puis leur visage entier, un jour ou l’autre.

    Et de façon pas toujours égoïstes mais tout simplement pragmatique.

    Humaine aussi tiens donc.

    Tristement cette fois.

    LES RICHES DOIVENT DONNER AUX PAUVRES

    Ainsi l’Europe s’est construite sur l’idée force de la disparition des frontières et des droits de douanes, ferment idéal d’une fraternité européenne délivrée des appétits guerriers, et sur laquelle allait croître et embellir une prospérité tant attendue par des générations ayant connu les années misère, les espoirs déçus des années 30, la guerre et les privations (1).

    Les chefs européens en décidèrent donc.

    Et c’est donc parti.

    Mais, durant les trente glorieuses, personne n’ bien souligné que les principes européens concernaient des pays aux revenus assez similaires alors qu’après coup, les avantages communs ont été étendus aux impécunieux. En tous cas aux plus pauvres, voire plus pauvres encore que les moins riches.

    Et là, on n’a guère entendu de crâne d’œuf venir nous expliquer en détail ce que signifiait pour un pays qui y arrive au plan financier, s’allier à un autre, voire d’autres, qui crient famine.

    Car si, à ce moment-là, et après une médiatisation suffisante, les français s’étaient rendu compte qu’il allait falloir donner de plus en plus d’argent, tout en en recevant de moins en moins, on se doute qu’un éventuel référendum aurait largement anticipé sur le dernier et pitoyable résultat que l’on sait.

    Car parmi les raisons profondes du dernier et cuisant score, ces mêmes crânes d’œuf osent, désormais, déplorer que les Français craignent qu’on vienne leur prendre leurs emplois en même temps qu’on leur imposera de nouvelles charges.

    Les vilains Français que nous sommes, se seraient ainsi rendu coupables de ne pas savoir apprécier tout les avantages qu’il y a, pourtant, à donner aux autres afin qu’ils s’enrichissent, ne fut-ce que petit à petit.

    Honteux, n’est-il pas ?

    Ces abominables frenchies ne veulent donc pas mettre en pratique le sacro saint judéo chrétien selon lequel il faut savoir partager ses richesses.

    Une saine et sainte notion que partagent, d’ailleurs, non seulement les experts économiques, mais également les représentants des medias, les hommes politiques, et les PDG, dont les salaires vont de dix mille à un million d’euros environ.

    Par mois évidemment.

    Eh bien, n’en déplaise à tous nos guides, dirigeants et gourous divers, parmi les raisons de l’affaiblissement, voire de la méfiance à l’égard de non pas l’idée Europe mais bien de la manière dont elle est mise en oeuvre, il en est une très simple.

    Les français n’ont pas, mais alors pas du tout, envie de se voir enlever le pain de la bouche par une économie commune qui ne profite, en priorité, qu’aux plus malins, en fait aux plus proches du pouvoir : gros propriétaires terriens, chefs d’entreprises, monopoles etc.

    Car, quels sont les avantages concrets, constatés, bien réels pour le citoyen de base à mille euros par mois, à savoir les smicards et la majorité des retraités?

    Augmentation du coûte de la vie, des impôts locaux et sur le revenu, perte d’emplois, délocalisations, disparition des avantages sociaux, baisses des salaires hormis les cadres sup, augmentation démesurée des stages peu ou pas payés et des CDD non renouvelés, raccourcissant le temps nécessaire à la perception des indemnités chômage tout en abaissant les statistiques officielles, bref, la cata !

    SIMPLE MENSONGE

    Se voir taxer de mauvais européens voire de mauvais citoyens, alors qu’on nous pressure de plus en plus et que l’ultralibéralisation n’en finit pas de s’installer en prenant ses aises à nos dépens, relève soit de l’incompétence, soit de l’inconscience, soit du ‘’simple’’ mensonge.

    Et très probablement de deux ou trois à la fois.

    Tiens, une question, avant d’aller pondre un autre papier : ‘’Pourquoi, pour la plupart des grandes questions qui engagent directement ou indirectement nos dépenses et nos rentrées, ne pas organiser disons une à quatre fois par an, un scrutin au travers duquel les Français, mais aussi tous les européens, pourraient donner de la voix et de leurs voix afin de dire oui ou non aux décisions qui, dans l’état actuel des choses sont prises par ceux qui n’en souffrent guère ?’’

    Ca s’appellerait la démocratie directe non ?

    Les questions sont simples à poser non ?

    Que voulez-vous faire de vos sous ? Estimez-vous suffisantes les subventions européennes à votre égard ? Et les allocations ? Voulez-vous qu’on investisse, et à telle ou telle condition ? Quelle vie désirez-vous vivre en un mot ?

    Nos crânes d’œuf sont fort capables de nous concocter une, enfin, réelle démocratie à la française non ?

    Enfin, pour en revenir aux soi disants avantages du système économique européen, on en a assez de s’entendre traiter de passéistes, ringards et de populistes par des zèbres qui peuvent se permettre d’être généreux avec l’argent des autres.

    Et puis dites, lorsque vous avez des difficultés de fin de mois, qui, dans votre voisinage, s’offre à vous venir en aide momentanément jusqu’à ce que vous ayez retrouvé votre stabilité ?

    Charité bien ordonnée commence-t-elle par les autres ?

    Egoïstes nous ?

    Tiens ! Combien gagnez-vous ?

    Parce que si vous y arrivez avec un ou deux SMIC voire trois et un ou deux mouflets à la maison, dites-nous comment.

    On fera suivre.

     

    (1)Tiens ! Dans privatisations il y a privations…

  • Colonies, dette publique: même histoire

    L’annonce du pharamineux montant de la dette publique, nous a convaincus, s’il en était encore besoin, que, deux points ouvrez les guillemets,’’ plus ça change et plus c’est pareil’’.

    Ceci pour répondre à quelques uns de nos contradicteurs qui, assez régulièrement nous taxent de populisme, de politicards du Café du Commerce, d’attento-passéistes velléitaires, voire de nihilistes se complaisant dans la critique et dont le maître mot en matière d’évaluation de l’actuelle conjoncture serait ‘’tous pourris’’.

    COULEUR MURAILLE

    A propos de ce dernier jugement sommaire de la chose et de la gent politiques, nous avouons humblement qu’il nous est difficile, jour après jour, de discerner une différence entre les erreurs voire les turpitudes de bords différents, aussi opposés soient-elles.

    Pour nous, les mécréants, les délinquants mais aussi les orgueilleux et coûteux incompétents n’ont qu’une couleur, celle de la malfaisance.

    Couleur muraille si possible pour tromper le gogo.

    Et sans aller jusqu’aux évoquer crimes et délits, nous sommes dans l’impossibilité de discerner une véritable dissemblance entre droite, gauche, centre, centre droit, gauche centriste, et droite médiane, sans compter les courants et tendances diverses peu perceptibles dans les votes de l’Hémicycle, mais bien présents dans les discours destinés au petites gens.

    Pour la simple raison que côté dette publique - ah on y arrive ! -, les divers gouvernements depuis vingt à trente ans, on laissé filer, ou encouragé les dépenses publiques et ont, - aussi commode qu’irresponsable - systématiquement rejeté cette ‘’faute’’ sur leurs prédécesseurs.

    A propos…

    Concernant ladite dette, on attend encore la voix d’un quelconque homme politique, voire syndicaliste, qui aurait, tout de même, eu le bon goût d’estimer pitoyable de faire annoncer un nouveau et prochain serrage de boulons par un…banquier.

    L’indécence n’a pas de limites.

    Instaurer, fut-ce à la va-vite, un Comité paritaire quelconque, composé de syndicalistes, chercheurs, politiques et…banquiers pourquoi pas, afin d’annoncer la nouvelle sur un ton cérémonieusement contrit, aurait eu, sinon une certaine classe, du moins une apparence de respect pour les cochons de payants qui savent bien que c’est eux qui, finalement, devront cracher au bassinet.

    .Mais non !

    Le Système jette le masque !

    Si vous n’aviez pas compris que la France,- en fait vous immondes fainéants de Français qui vous vautrez dans le luxe et le stupre -, vit au-dessus de ses moyens, vous allez comprendre qu’il va vous falloir apprendre à vous serrer la ceinture !

    Comment vous le faites déjà ?

    Ce n’est évidemment pas assez vous le voyez bien puisque les banquiers le disent !

    BIENTOT 50 HEURES ?

    D’ailleurs, les pauvres financiers de Bosch nous l’ont bien fait savoir qui, après avoir accepté paritairement de revenir aux 36 heures promis juré craché ça suffira, se découvrent à leur tour en annonçant, que ça vous plaise ou non : ‘’Désormais ce sera 40 heures, sinon, on ferme.’’

    En attendant donc, si on suit leur démarche et si les ouvriers et employés acceptent, d’en arriver aux 45 puis 50 heures etc…

    Oui mais couinent même les économistes, la France, tout le monde le reconnaît même les amerloques c’est dire, est en pointe de la productivité pour l’efficacité de ses travailleurs !

    Qu’à cela ne tienne, il va falloir faire encore plus !

    Pour en arriver où ?

    Vous voyez la Chine ?

    Eh bien, si vous faites mieux vous conserverez votre boulot !

    Sinon on ira là-bas. Ou en Inde si entre-temps ils n’ont pas augmenté leurs salaires…

    COLLEGE JEHANNE DE FRANCE

    Alors ?

    Qu’est-ce qui nous pend donc au nez avec ces cordons de la bourse qui vont nous étrangler ?

    Oh très simple !

    Quand on dit que l’Etat va vivre chichement, il ne faut pas rêver.

    Ce n’est pas demain que les ministères vont rouler en deuche, que les notes de frais pour les pince-fesses divers, les repas de galas, les alimentaires réceptions et les dîners républicains vont baisser, ni les salaires des hommes politiques diminuer.

    La République Sociale se doit de respecter les acquis des salariés n’est-ce pas ?

    Non, ce qui va baisser ce sont les services rendus aux Français qui les paient déjà chèrement.

    Dernier exemple en date, les instits dont les niveaux de difficultés de concours se relèvent à tout va que c’en devient du pur délire.

    Avec la complicité évidente du corps enseignant ‘’supérieur’’ lui-même qui veut ainsi ‘’relever le niveau’’.

    Ce qui, mathématiquement, va faire baisser le nombre d’enseignants publics.

    Pour faire place au…privé.

    Lequel est largement subventionné, tiens comme c’est drôle, par les fonds…publics !

    Et lequel privé, mise en condition du public à l’appui, présente toutes les garanties ou apparences d’un l‘enseignement moral et disciplinaire, enfin, de grande qualité.

    Lequel est propre à redonner confiance aux parents largués.

    Largués et, de toutes manières, bien contents de déléguer leurs responsabilités parentales à des mercenaires.

    Ces derniers les déchargeant bien volontiers, du temps qu’ils consacreront à faire toujours plus de blé au sein du système marchand made in USA.

    Dans un proche avenir, chers concitoyens parents, si vous voulez un enseignement correct pour vos gamins ou ados, il vous faudra les inscrire au collège Jehanne de France, ou au Lycée Saint Joseph.

    Si vous n’avez pas les moyens, c’est votre problème.

    D’ailleurs, signe d’efficacité d’un enseignement rigoureux, ces établissements accueillent désormais nombre d’enfants musulmans.

    L’argent ne reconnaît qu’une religion. La sienne.

    AUTOROUTES CADEAUX

    Autres services publics ?

    EDF ? Les autoroutes ?

    Ces derniers, en particulier, sans que l’opposition ne moufte, sont dans l’escarcelle du privé.

    Bien que la quinzaine de milliards récupérés n’arrivera tout juste qu’à boucher le trou de la Sécu…un an seulement.

    Alors que l’Etat aurait pu préserver cette vache à lait fort rentable (raison évidemment de la privatisation sans appel aux petits épargnants), en vue de l’amélioration de l’infrastructure.

    On est loin des colonies peut-être ?

    Pas du tout ballot.

    La colonisation a ceci de spécifique qu’elle institutionnalise le système suivant lequel les puissants, les fortunés, les dominants imposent leur loi aux dominés.

    A quoi assistons-nous donc au travers de ces exemples ?

    Simplement au fait que les colonisateurs n’ont même plus besoin d’aller bien loin exercer leurs talents de civilisateurs.

    Un vrai civilisé, n’est-ce pas, a pour mission d’apprendre à un sauvage à se civiliser à son tour.

    A changer sa manière de penser.

    A révérer l’autorité, fut-elle insupportable.

    Pour devenir, à son tour, un civilisé.

    Certes, en nombre restreint.

    Mais outre que sa rareté rehaussera sa valeur personnelle, il sera un exemple de démocratie véritable à l’intention de tous ses sauvages congénères.

    Ils pourront ‘’y arriver eux aussi’’.

    S’ils sont bien sages.

    Bon !

    Alors avec toutes leurs histoires de vilains colonisés, nous, ici, on persiste et signe et on s’évertue à dire bof, bof, et re-bof !

    Colonies, dette publique, privatisations, toutes ces catastrophes sociales ne sont que des épiphénomènes archétypiques - en plus clair, des détails révélateurs - exemplaires de la décadence, de la barbarie dans laquelle notre société s’enfonce, à grands renforts de litanies déculpabilisantes de ‘’Liberté, Egalité, Fraternité’’.

    Certes, il est bon de s’indigner.

    Mais pas à faire prendre des vessies pour des lanternes au bon peuple.

    Et à lui donner des leçons de grandeur libertaire, humanitaire et démocratique.

    Les vrais problèmes et les vrais combats si vous vous en sentez, c’est ici et chez nous qu’ils sont.

    Pas ailleurs.

    Et pas dans le passé.

    Riches et pauvres.

    Dominants et dominés.

    Le roi Salomon qui s’y connaissait en fric et pouvoir, mais pas toujours en sagesse enfin pas tout le temps, le savait bien qui disait ‘‘L’homme domine sur l’homme pour son malheur’’.

    Pas le malheur du premier, celui du second.

  • OMC: ETRE OU AVOIR

    Alors Hong-Kong ?

    Kif Kif King ?

    Kong?(1)

    Astuce?

    Dites voir.

    Cet énorme machin, ce monstre exotique qu’on nous concocte est basé sur quoi ?

    Oui dites.

    Ce marché inventé pour le bonheur des hommes, surtout pour les malheureux qui habitent la Californie ou la Floride, c’est quoi en fait ?

    Et c’est destiné à quoi,

    Et ça va donner quoi ?

    On contrôlera ou pas ?

    Et comment ?

    Oh bien sûr. Je ne vais pas, en une centaine de lignes, résumer tout le bins mais quand même.

    Si on remettait un peu les pieds sur terre ?

    Au-delà du foutoir dans lequel même les spécialistes crêpent le chignon des experts et vice versa, qu’est-ce qu’il en ressort ?

    Tout d’abord que pour ce qui est de la clarté, bonjour le tunnel !

    SUPPRIMER SUBVENTIONS ET DROITS DE DOUANES ?

    Supprimer les barrières douanières ?

    Gaffe aux effets pervers qu’on nous dit.

    Et c’est vrai dans certains cas.

    Même si pas dans d’autres.

    Plus de douanes mais face à des producteurs occidentaux et assimilés, automatisés jusqu’aux dents, et qui fabriquent en un clin d’œil pour trois francs six sous, que pèsent donc les produits de nouzaut povzafwicains hmmmm ?

    Et les produits quasi cadeaux bas de gamme indiens ou Chinois vont atomiser ceux des Africains !

    Comment ceux qui bossent comme des dingues du matin au soir et en plus du soir au matin, à la main et avec des solutions bouts de ficelles et qui affichent des taux de rentabilités dérisoires, vont-ils faire face au déferlement des produits des bons blancs qui ont des solutions informatiques pas chères pour tout et le reste ?

    Abaisser les barrières douanières ?

    Les Mauriciens ne pourront plus vendre leur sucre 30% plus cher que le cours mondial.

    Certes, une hirondelle mauricienne ne fait pas le printemps de la planète mais effet pervers non ?

    Et supprimer les subventions ?

    Mais le riz pas cher vendu aux pauvres ne vaut-il pas mieux, même subventionné que le riz non aidé plus cher et réservé aux riches, du moins à ceux qui pourront le payer ?

    On vous l’accorde, ces jours-ci on trouve un tas d’experts et de devins auto-proclamés qui vous prouvent tout et son contraire comme quoi il faut mettre, enlever, ajouter, supprimer, bref, comme quoi il faut…faire quelque chose pour faire de la Terre un vrai Paradis.

    L’ennui est qu’ils ont tous en commun de nous dire, sur le mode conte de fées, comment faire des riches plus riches et des pauvres plus pauvres.

    Parce que les inégalités criantes au sein même de pays, ne seront pas résolus pour autant.

    Et les abus de pouvoir et les rentes de situations, et les ploutocrates de tout poil ne seront pas supprimés à l’intérieur même des pays qui couinent, à qui lieux mieux que le commerce, le commerce, le commerce, qui les satisfera sauvera aussi la planète.

    Et que les peuples riches doivent payer pour les peuples pauvres en oubliant que les peuples, tous les peuples, paieront de toutes manières alors que leurs dirigeants, de tous les pays, s’en tireront toujours.

    QUELS SONT VOS BESOINS…VRAIS ?

    Et puis, si nous allions un peu voir au fond du problème ! Histoire d’y rester comme disait Pierre Dac.

    Le bonheur des humains réside-t-il dans le fait de faire du commerce, de plus en plus de commerce, et de raffiner ce commerce-là jusqu’à la fin des temps ?

    De quoi avez-vous besoin chers amis ?

    Vraiment vraiment besoin ?

    De boire, un peu, de manger, un peu, de dormir, suffisamment, de se chauffer l’hiver, de se mettre à l’ombre l’été, d’avoir une famille, qu’on aime et qui vous aime, de travailler son jardin pour boulotter évidemment, de se faire sa maison, d’avoir un contact avec la Nature, de connaître les joies du silence, de la compagnie, de voisins, pas trop proches tout de même SVP, voire de prier si l’on désire, en un mot, de satisfaire des besoins tout simples.

    Comme nous le disent les évolutionnistes, nous sommes, quelque part, des animaux non ?

    Certes, des animaux nuisibles et fouchtrement orgueilleux.

    Mais tout de même.

    Comment font-ils les animaux ?

    Ils font tout ça ;

    A part prier encore que…à leur manière.

    Ah oui.

    Ils ont des manques.

    Ils ne lisent pas Libé ni le Nouvel Obs.

    Ils ne regardent pas PPDA à la télé. Encore que mon chat, l’autre jour, est resté scotché devant le JT à croire que le brillant commentateur que la galaxie entière nous envie l’intéressait au-delà de l’indicible.

    Je n’ai compris, un peu plus tard, que recru d’avoir baguenaudé toute la nuit d’avant, ils s’était tout bêtement endormi en position…debout !

    Ben oui.

    Ca arrive dès fois dans le monde animal.

    Depuis il s’est reposé et va très bien merci.

    Et il me casse les pieds à se balader sur mon clavier quand ça lui prend.

    Un mutant peut-être…Qui ne sait pas le bonheur qu’il y a à rester animal.

    Bon.

    Ceci dit, si les animaux se suffisent de voir leurs besoins élémentaires satisfaits, pourquoi pas nous ?

    C’est vrai, il y a, aussi, la nécessité de se soigner.

    Mais comment font les animaux ?

    Ou plutôt, comment faisaient nos parents ?

    Ils se débrouillaient bien non ?

    Et comment font certains ‘’pauvres’’ montagnards andins qui vivent on ne peut plus frugalement, se soignent avec leurs machins trucs de bonnes femmes - comme ma grand’mère et ma mère tiens morte à 87 ans après une vie de tisanes, de ventouses scarifiées et de savon au bas du lit - et qui clabotent, comme nous et même mieux que nous, vers les 80 à 90 ans ?

    Qu’est-ce qu’on cherche ?

    Après quoi on court ?

    En quel état j’erre aussi ?

    Qu’avons-nous fait du monde ?

    Au monde ?

    CHIC ! LA VIE MODERNE !

    Les occidentaux ont tout colonisé en apportant aux sauvages des fausses solutions aux faux problèmes qu’eux-mêmes n’arrivaient, et n’arrivent toujours pas, à résoudre !

    Mais, au passage, en empochant les bénéfices du saint commerce dont, aujourd’hui, tout le monde brame qu’il va sauver le monde.

    Beau résultat non ?

    La solution à tous ces problèmes devait passer, doit passer, par la sacro sainte élévation du niveau de vie des pays pauvres, tombé bien bas depuis qu’évidemment, on les a totalement déstructurés.

    Tellement qu’ils veulent s’en sortir, désormais, en adoptant des solutions qui foirent chez nous.

    Pour les convertir, on les a convertis.

    Ils fonctionnaient très bien avec leurs systèmes, leurs problèmes, et leurs solutions.

    Avec leurs erreurs, leurs corruptions, leurs avantages et leurs inconvénients.

    Vous ne pensez pas qu’il serait temps de freiner des quatre fers, de faire une longue longue pause et de remettre tout à plat.

    Et de rentrer chacun chez soi et d’essayer de résoudre NOS problèmes, avec NOS solutions, en foutant la paix aux autres ?

    Ah oui j’oubliais !

    La vie moderne !

    Chic !

    Les échanges.

    Les bagnoles.

    Le pétrole.

    La croissance.

    La clim’.

    Les cliniques.

    La Sécu.

    Les assurances vie.

    Et la Kultur !

    La télé.

    PPDA, Fogiel, Christine Ockrent et Mireille Dumas ! Surtout, Mireille Dumas !

    Et puis la taxe d’habitation.

    Et, surtout, l’impôt sur le revenu, eh oui, faut ce qu’il faut mon brave.

    Faut faire fonctionner l’Etat, payer les fonctionnaires, les hommes politiques surtout, et puis les autoroutes, sans oublier les Béhèmes bien sûr.

    J’aime bien parler des Béhèmes ou des Mercédès, ou des Lexus (ouah !!! la classe !!! surtout le superécolo !!!).

    Parce que nos écologistes (qu’ils disent) inspirés et spécialistes de l’ADEME, accusent toujours les 4X4 et jamais les voitures de ministres et de médecins, avocats, hommes d’affaires voire mafieux divers.

    Moi j’ai un 4X4 et il encombre et pollue moins qu’un break Mégane à essence.

    Qui dit mieux ?

    Vous croyez pas ?

    Renseignez-vous simplement.

    -Bon on termine là ?

    -Voilà voilà, on cause non… ?

    Tout ça pour dire qu’on sue sang et eau à tenter de résoudre LES PROBLEMES aujourd’hui, qu’on a inventé de toutes pièces depuis des siècles et on s’étonne que ça ne marche pas.

    Pire, on cherche à résoudre avec le même but : faire du fric.

    Et les mêmes solutions, à un poil près.

    Ou plutôt en faire sur le dos des autres au lieu de se remonter les manches et d’aller cultiver ses brocolis.

    Et élever quelques poulets pour les protéines.

    Mais SANS PRODUITS LAITIERS…

    VOS AMIS POUR LA VIE ? MON ŒIL !

    ETRE OU AVOIR ?

    Solution ?

    Ou à peu près ?

    Il suffit, simplement de dire, et de mettre en œuvre, que le but de la vie n’est pas de faire du fric.

    Point.

    Et de remonter ses manches pour faire face à ses propres besoins.

    Voire à donner un coup de mais aux autres. Gratos SVP !

    Et de chercher, chacun dans sa tête, comment on va faire pour être et non pas avoir.

    Tiens, ça me paraît pas trop bête ce truc.

    Etre et pas avoir.

    Et puis ça vous a un petit air de sage indien, ou chinois.

    Ce qui est mieux car la Chine est à la mode.

    Mais vous voyez d’ici la révolution !

    Ah, bien sûr ! Il y a tous ceux qui vont couiner qu’avant d’y arriver il faudra passer par un tas de stades intermédiaires dans le cadre desquels le système devra continuer à fonctionner.

    Et ainsi de suite quoi…

    On recommence…

    Il y a 35 ans, avec des copains on avait monté un parti politique et on voulait se présenter aux élections.

    Un parti écolo. (2)

    Vous voyez le succès alors que les gens ne savaient même pas comment s’écrivait écologiste.

    Un homme politique avec qui je discutais avait trouvé le moyen, du moins le croyait-il, de me clouer le bec avec un argument massue :

    ‘’Mais cher monsieur, me disait-il, vous voulez revenir à la lampe à huile !’’ ;

    Cela dit d’un ton légèrement goguenard mais intérieurement méprisant et un chouïa inquiet tout de même.

    ‘’Mais cela ne me gêne pas, lui dis-je. D’autant que la lampe à huile j’en n’ai rien à faire vu que je préfère vivre à l’heure solaire. Dès qu’il commence à faire sombre, je me couche. Après avoir mangé bien sûr. Et je me lève avec le soleil. En hiver, je dors plus longtemps. Normal, je dépense plus de calories à cause du froid. En été, je dors moins et je travaille plus longtemps puisque la température est agréable. D’ailleurs le corps et l’esprit fonctionnent comme ça. On est calés sur le soleil. Et les animaux tout pareil. Du moins la plupart.’’

    Sidéré le gars !

    Il ne m’a plus causé de la soirée.

    Il n’a pas appelé les infirmiers mais c’est tout juste.

    -Oh ! Hé ! C’est fini là ?

    -Bon, bon, j’y arrive.

    Ben c’est tout je crois.

    Etre ou avoir.

    That is the question ;

    D’ailleurs il y a un film qui a traité le sujet il y a quelque temps.

    Même que le réalisateur a préféré avoir tout en parlant des bienfaits d’être.

    On en reparle ?

    Un autre jour.

    Je vais bosser et j’ai un tas de trucs en retard.

     

    (1)Ici on adore ce genre de blague niveau certif.

    (2) Je sais, je sais, Je l’ai déjà dit dans un autre papier mais c’est pour ceux qui ne l’ont pas lu.

  • Colonies: et la crédibilité?

    Un lecteur, Nicolas Cadène il s’appelle, et on le remercie de sa très honnête intervention, a réagi à notre papier ‘’Colonies : débat foireux’’, en s’indignant ferme sur le bof !désabusé de notre Maurice Caron de service, lequel estimait toute cette histoire fatigante.

    Pourquoi fatigante ?

    Tout simplement parce que lui, comme nous tous ici, n’estimons vrais que les débats clairs, simples, et surtout convaincants du fait de l’exemplarité des débateurs.

    Dès lors, sans parler de personnes mais seulement de systèmes, on cherche…

    MANI PUILITE ?

    Dans l’histoire des colonies comme dans bien d’autres, pas plus les tenants que les opposants n’ont, sinon la conscience nette, en espérant qu’ils en aient une, du moins les mains propres tout simplement.

    Mani pulite, vous vous souvenez ?

    Au-delà des discours, pourtant si prisés dans la péninsule, les juges italiens ne voulaient s’en tenir qu’aux faits.

    Et, plus encore si possible, à la crédibilité des témoins, à charge ou non.

    Témoignages d’accord mais crédibilité avant.

    Même les repentis ont été passés à la moulinette.

    Et pour cause…

    Qu’en est-il chez nous ?

    Qui est crédible ?

    Les tenants de la colonisation laquelle a, d’évidence, du sang sur les mains, ou les opposants qui…. ?

    Parce qu’ils n’en ont pas peut-être eux aussi.

    Sinon du sang, du moins des bien vilaines cochonneries qu’ils camouflent opportunément dès lors qu’ils découvrent un combat bien costaud, bien médiatique, bien bétonnant qui leur permettra de se donner une virginité bienvenue ?

    Allons y sans peur !

    Les socialistes, puisque notre ami nous renvoie sur un site dédié à la promotion de ce parti, les socialistes donc, sont-ils crédibles lorsque pas un mot, et encore moins une microscopique manifestation, n’accompagne les véritables holocaustes de voitures de pauvres ?

    Ou alors un petit regret en bas de la page douze du discours ?

    Lorsqu’ils n’ont pas un battement de cils pour le père de famille, battu à mort pour lui faucher son téléphone portable ?

    Ah parce qu’il n’y a pas de rapport ?

    Dites donc voir ça à un cheval de bois !

    Ou à la veuve et aux orphelins !

    ET LES SSSSECTES ENCORE ?

    Tiens !

    Tant qu’à faire, on peut aussi parler d’autres choses,.

    Du même tonneau.

    Les socialistes sont-ils crédibles après les incroyables privatisations jospiniennes, saluées par tous les amis du peuple, par égard à la social démocratisation, voire libéralisation, voire mondialisation, indispensable chers amis comprenez le ?

    Et puis tiens, puisqu’on y est.

    Qui a cloué au pilori, mieux que les socialistes, les SSSSSECTES, offertes en sacrifice propitiatoire sur l’autel de la défense des libertés publiques et des électeurs (sans rire) et surtout de la virginité et de l’honnêteté audiovisuelle et de l’audience qu’elle représente?

    Qui a condamné sans aller y voir, en mettant en place une mission parlementaire de lutte contre les sectes votée à l’unanimité avec des textes qui font halluciner, et qui, en tous cas, auraient du faire frémir les tenants des Droits de l’Homme et de la Révolution libératrice réunis ?

    Vous voulez des preuves peut-être ?

    Vous voulez qu’on en parle ?

    Allons-y on a du temps et de l’espace Net pour ça !

    Et ne nous dites pas, cher ami, que ça n’a rien à voir !

    Ce n’est pas à vous que nous allons apprendre que tout est politique et qu’il n’y a aucune frontière séparant les problèmes de société.

    La vérité ne se divise pas.

    Qu’on révère la vérité, jusqu’à l’indignation, est une chose.

    Fort louable.

    Etre crédible en la mettant soi-même en pratique au quotidien en est une autre.

    Entre les deux que trouve-t-on?

    Au mieux l’enfer, pavé de si bonnes résolutions.

    Au pire, la vérité…du parti.

    A droite comme à gauche.

    L’ennui pour les débats foireux, est que la vérité ne se divise pas. Ne se compartimente pas. Ne s’aménage pas.

    Or, la vérité n’a pas besoin de contorsions.

    Alors que le mensonge, lui, a besoin d’une grande et forte mémoire.

    Sous peine de se voir décrédibiliser.

    Un dessin ?

    Vous vous souvenez de la femme de César ?

    Bon !

    FAIRE LE TRI ?

    Et à droite ?

    Eh bien c’est du pareil au même très cher !

    Et ne nous faites pas dire ce que nous ne dirons jamais.

    Et notamment que ceux-ci sont meilleurs ou plus mauvais que ceux-là.

    D’un côté comme de l’autre il y a, très probablement, autant, voire plus, de petits malins que de braves types.

    Néanmoins, dire et même penser que l’indignation est légitime parce que l’erreur d’en face est majuscule nous fait doucement rigoler.

    Pas parce qu’on est cyniques. Parce qu’on ne peut plus faire autre chose vu qu’on est tous secs d’avoir trop pleuré.

    Où est le Bien ?

    Où est le Mal ?

    Certes, on peut faire déjà un tri sommaire.

    Avec quels critères ?

    Le fric déjà.

    Et le pouvoir, la situation, la position, la condition sociale.

    Mais après ?

    Surtout l’ouverture aux autres. Le dialogue. L’écoute. L’humilité aussi, la vraie, pas la médiatique.

    Et puis, tout de même, la MISE EN PRATIQUE du discours au quotidien.

    Ici, nous ne croyons qu’à ça.

    Le discours et la démarche doivent aller ensemble.

    Sous peine de n’être pas crédibles.

    Et ici, nous partageons le monde en deux camps.

    D’un côté, ceux qui cherchent la Vérité, qui ne s’arrêteront jamais de la chercher, et qui écouteront toujours ceux qui leur en présentent d’autres, qui parleront avec eux, et qui pratiqueront ces vérités dans lesquelles ils croient.

    De l’autre côté : ceux qui cherchent à avoir raison.

    Et ceux-là auront toujours raison.

    Car les premiers n’attenteront jamais à l’intégrité physique et morale de leurs opposants tandis que les autres n’hésiteront pas devant les moyens, fut-ce les pires, pour faire triompher non la vérité mais leur parti, leurs intérêts en fin de compte.

    Alors ?

    Mani pulite ou pas?

    Qu’est-ce que nous FAISONS pour donner l’exemple ?

    Pour être crédibles ?

    Dès lors pourquoi bof ?

    Parce qu’à partir du moment où l’on utilise les idées comme on joue au poker, nous disons STOP.

    Dès qu’on camoufle un peu, dès que l’on gauchit ou…’’droitit’’(1), le débat, STOP.

    On ne joue pas avec la Vérité.

    Vous avez pas lu, tout en haut ce que disait François de La Rochefoucauld?

     

    (1) Barbarisme garanti.

  • Méthode globale: quels nouveaux guides?

    La méthode globale, unaniment, - il paraît...-, encensée, et largement utilisée pour apprendre à nos enfants à ne pas savoir lire, va donc être supprimée.

    A cet égard, une collègue élève instit m’a confié, avant-hier, avoir assisté à une réunion parents professeur qui l’avait quelque peu estomaquée.

    En effet, ces utiles rencontres sont organisées afin de permettre aux parents d’en savoir plus et d’avoir des échanges sur les programmes et leurs mises en œuvre.

    Et uniquement pour cela d’ailleurs.

    Et pas pour dire aux parents comment ils doivent éduquer leurs enfants.

    Eh bien pourtant si !

    ‘’Au cours de la réunion, m’a dit cette future enseignante qui a pris des notes tant elle n’en croyait pas ses oreilles, les parents n’ont cessé de demander des conseils sur l’art et la manière d'éduquer leurs enfants, en fait d’être…des parents !’’

    DISCIPLINE : VILAIN MOT !

    Vous avez bien lu !

    Voilà où nous en sommes !

    Après des siècles de certitudes, des cohérentes autant que d’imbéciles il est vrai, la ‘’nouvelle morale’’ ainsi nommée car elle a pour caractéristique nouvelle, justement, de n’en être pas une de morale, a remplacé l’Autre.

    Vous savez l’ancienne qui, dans l’éducation des enfants, enseignait l’empathie par la politesse et le respect d’autrui, mais également l’obéissance et même, ô le vilain mot, la discipline ?

    Depuis la nouvelle morale, tout a changé.

    En fait, tout a disparu pour être remplacé par ?

    On vous le donne en mille !

    Vite un crayon et un papier !

    Par…rien du tout !

    Eh oui.

    Tous les machins, les trucs, les conseils, les nouvelles méthodes, les principes modernes, tout ce fatras au mieux expérimental, au pire vérité révélée par nos nouveaux augures, tout cela a lamentablement foiré.

    Même la méthode globale qui doit disparaître en janvier 2006.

    Foirée aussi.

    Triste non ?

    EDUQUER LES PARENTS

    ‘’A voir, m’a dit l’apprentie institutrice, qui a tout de même la quarantaine et l’expérience des enfants et de la vie et de ses contraintes, à voir donc l’incroyable, la pathétique demande d’aide de ces parents complètement désarmés, paumés face à des enfants désormais éduqués par le Système lui-même, on se demande si l’on pourra faire quelque chose…’’

    Non seulement, on en doute, parce qu’en plus du poids de l’instruction due aux élèves, les instits vont avoir, et ont déjà, celui d’éduquer des enfants qui ne le sont même pas chez eux, mais, le pire de tout, celui aussi d’éduquer des parents.

    Auxquels elle n’a donc pas intérêt à donner son numéro de portable…

    Les psys ont de l’argent à se faire.

    Et les parents du souci, vu que les conseils de ces zèbres patentés et spécialisés dans l’art et la manière d’élever des moutards, ont donné ce que l’on voit.

    C’est-à-dire n’importe quoi.

    Vous souvenez des principes, promus durant les dernières décennies, aussi originaux que modernes et officiellement estampillés comme l’auto discipline ?

    C’est à l’enfant de choisir…

    Et quid du tutoiement des maîtres, voire de quelques insultes pour leur apprendre à mieux enseigner les enfants qui ont tous les droits?

    Et quid de la si naturelle libération sexuelle ?

    Et de la pilule, voire de l’avortement, avec ou sans le consentement des parents ?

    Et des sorties à pas d’heure dans des boums où la fumette et les alcools vous construisent de saines, chaudes et durables amitiés ?

    Et des fréquentations dès l’âge de 10-12 ans, voire 6 à 10, âges tout à fait opportuns où il fallait apprendre aux minots l’utilisation des préservatifs ?

    Et…

    On en passe et des plus réjouissantes.

    NOUS DES RINGARDS ?

    Oh, les discours officiels nous faisaient sévèrement la leçon !

    Cette nouvelle morale nous disaient-ils, adjointe de la nouvelle philosophie de vie, était prévue pour faire des familles plus équilibrées, plus unies, plus solides, de celles qui constituent des sociétés tout aussi solides.

    Essayer c’est l’adopter !

    Allez-y et vous verrez !

    Vous verrez ?

    On a vu !

    Vous vous imaginez, peut-être, qu’à la rédaction nous sommes de lamentables passéistes ?

    Des ringards bavassants ?

    Des fondamentalistes obscurs et obstinés ?

    Que nenni !

    Nous sommes simplement des pragmatiques.

    Ni plus ni moins.

    Une bonne solution, des bonnes solutions donnent, doivent donner,ou l’on n’y comprend rien, de bons résultats non ?

    Eh bien regardez !

    Voilà ce que ‘’ça’‘donne.

    Et dire que dans mon canard, et même dans ma ville, j’étais connu comme un mec sévère parce que j’apprenais à mes gosses des choses simples, jamais mentir, jamais voler, respecter les vieux, les parents, les lois, les flics, les autres, les choses, la Nature...

    Mais aussi et justement, ne jamais faire aux autres ce qu’on ne voudrait pas qu’ils nous fassent.

    Voire même leur faire ce que l’on voudrait qu’eux nous fassent.

    Valeurs morales à la clef s’entend.

    La morale chrétienne quoi.

    Biblique serait plus juste car la chrétienté,…bon bref…

    Passéiste tout ça ?

    Eh bien on peut vous indiquer des instits qui, de nos jours, y reviennent fissa à une certaine forme d’éducation à l’ancienne, qui passe par la morale tout aussi ancienne, plutôt que par la nouvelle.

    Parce qu’il n’y a pas d’autre moyen.

    En fait, toutes les autres débouchent sur de pitoyables fiascos.

    On a beau chercher…

    PRESENCE EN POINTILLE

    Certes, parmi les psys l’on entend, désormais, des rappels à la nécessité de références solides.

    La discipline, l’obéissance, le respect.

    Ils mettent, entre autres et c’est nouveau, également l’accent, sur l’impérieuse nécessité de l’autorité du père…en foi de quoi, d’ailleurs, le législateur facilite le divorce…

    Donc, pousse à la disparition du père en question, et au ‘’mieux’’,à son apparition épisodique.

    Ce qui ne manque évidemment pas de constituer, cela va de soi en relation souhaitée très amicale avec la mère, une très originale présence en pointillé tout à fait rassurante pour les enfants à qui la biologie bêtement naturelle, a cependant mis dans les tripes le désir, le besoin indéracinable d’un équilibre permanent et pas d’un bouleversement de ce calibre.

    Ils n’hésitent plus, désormais ces psys, peu nombreux il est vrai, à promouvoir, ô stupeur insigne, l’obéissance au foyer !

    Notamment en matière de télévision, d’ordre, d’horaires, de jeux vidéo, de sorties, de sexualité…en foi de quoi les medias mettent les bouchées doubles, dans tous ces domaines et en sens inverse, pour ne pas voir disparaître leurs clients favoris.

    Et les pouvoir publics, en vertu de la liberté de la presse et d’informer (1) facilitent évidemment à leur tour lesdits medias, télévisés en particulier qui, si l’éducation des parents donne des signes de faiblesse, s’y entendent fort bien pour compenser…à leur manière.

    L’éducation de nos enfants, et de leurs parents, passe donc, et si vous le voulez bien, désormais par conseils dispensés par les guides de notre époque.

    Il fut un temps où ces conseils, ces références venaient du curé, puis du médecin de famille, voire du maire ou de l’instit.

    Lorsque tous ces repères eurent montré leurs faiblesses, on est passé à autre chose.

    Désormais les guides, hormis les politiques, sont du genre Nouvel Obs, TF1,2,3,4 etc, Carlier, Libé, Fogiel, Fig Mag, France Info et BMS, Skyrock et Fun Radio, Ardisson PPDA et autres Ruquier.

    Bref !

    Chouette non ?

    On n’en manque plus de guides !

    Encore que…

    Vus les résultats obtenus par ces zigs-là depuis qu’ils nous servent de conseillers, de directeurs de conscience et de formateurs d’opinion n’est-ce pas … ?

    Bon !

    Si vous connaissez des trucs ou des gens qui peuvent sauver l’éducation de nos gosses, de leurs parents, de la planète quoi…

    Vous nous écrivez.

    Nous ferons suivre…

     

    (1) Ca s’appelle comme ça...