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actualités - Page 36

  • Péages urbains: le socialisme qui rapporte

    Les Anglais en ont rêvé ?

    Blair l’a fait.

    Les Anglais ? Quels Anglais ?

    Ben tous les banquiers et courtiers de la City, coincés qu’ils étaient dans les embouteillages et pire, avec les odeurs des prolos de banlieues, et qui ne trouvaient jamais assez de places pour garer leurs Jag, leurs parapluies et leurs melons ensemble.

    LE SIOCALISME CA RAPPORTE

    Vite dit vite fait, Ken le Rouge ( disons nettement rose très pâle dehors, mais tout blanc dedans, comme chez nous les socialos et les radis), Ken le révolutionnaire, écolo de surcroît, a flingué avec ses péages.

    Result ?

    30% de moins de bagnoles dans le centre de Londres.

    Qui c’est qui dit merci Ken le Rouge ?

    Les banquiers de la City bien sûr qui pourront inclure le montant des péages dans leurs notes de frais qui seront incluses dans les frais bancaires lesquels seront payés par les prolos de banlieues.

    Et le système est bénéficiaire.

    Bel exemple d’un socialisme qui rapporte.

    C’est ce qui s’appelle le socialis..pardon le travaillisme à l’anglaise.

    Du coup, les non moins socialis…bon, bref, les démocrates scandinaves, s’y mettent eux aussi.

    Chez eux, pas de problèmes de conscience.

    Et même pas de problèmes du tout.

    Enfin pas trop parce que le coût de la mesure dépasse déjà les rentrées péagiques.

    Alors, comme là-haut, ils ont l’œil rivé sur les dérapages direction corruptions diverses, les censeurs ont dressé l’oreille et menacé de l’index.

    Il faut dire que Norvégiens et Suédois ont une réputation à préserver.

    Ils pointent, respectivement à 8,5 et 9,3 sur 10, sur l’échelle de corruption/intégrité établi par Transparency International.

    Sur laquelle, entre parenthèses, nous avons la piteuse note de 6 sur 10…et la Brande Bretagne 8,7 tout de même.

    Cela dit, et pour en revenir au péage, nos fiers édiles clament bien haut que cela ne saurait se passer chez nous, non mais !

    Jusqu’à quand ?

    De toutes manières, il suffira qu’en lieu et place d’un maire de gauche ( mais qu’est-ce que gauche veut dire.. ?) soit remplacé par un maire de droite et zou, on va nous resservir vite fait un tas d’arguments économiques, sociologiques et même écologiques, pour nous convaincre que si les riches ont seuls le droit d’utiliser leurs bagnoles pour faire leurs courses et aller bosser, c’est normal puisqu’ils sont riches et que si on les empêche de trouver des places, ils iront bosser ailleurs.

    DELOCALISER A SINGAPOUR

    A Singapour par exemple, ville on ne peut plus démocratique qui fourre en taule tous les représentants des religions qui ne sont pas chinoises.

    Mais où le péage marche fort puisque la circulation a diminué de 45% en centre ville.

    Nuance, l’intelligent de service de France Info qui a ramené fièrotement sa science, a oublié de dire que les 55% restant représentent la quasi-totalité des banquiers, courtiers, traders et autres crânes d’œufs bien nourris, tandis que les 45 autres pour cent, condamnés à aller à pied ou à vélo, représentent eux, la quasi-totalité des employés de service chargés de nettoyer les rues, les bureaux et les toilettes des autres.

    Normal non ?

    Si les riches étaient obligés de faire le ménage dans leurs cabinets nauséabonds de trop sentir les remugles de canard laqué, où irions-nous ma doué ?

    Comment trouveraient-ils le temps ces fleurons de l’ultralibéralisme de nous faire vivre en s’en mettant plein les fouilles ?

    On exagère ?

    Cessez de me contredire vous voulez ?

    Bon, ça m’énerve tout ça.

    Je vais faire mon marché.

    Comment ?

    En voiture moossieur !

    Et en polluant.

    Tout comme vous d’ailleurs.

    Et parce que je ne peux pas faire autrement.

    Vu que dans ma ville, Hyères les Palmiers dans le Var, -(seule ville de France où l’on a assassiné un député, femme ce qui est pire, et où l'on n'a pas trouvé et où l'on trouvera jamais le super commanditaire du meurtre)-, vu que dans ma ville donc, il n’y a que deux bus par jour pour joindre un bout de l'agglomération à l’autre, laquelle mesure 12 kilomètres aller-retour tout de même.

    Voili voilou.

    Si vous voulez me dénoncer, je m’en fous, j’ai la loi pour moi.

    Pour le moment.

    Alors j'en profite.

  • UKRAINE-RUSSIE: COMME CHICKEN RUN?

    Estimer que ce conflit Ukraine Russie est une vilaine affaire est un bien modeste jugement.

    Il sous-entendrait, en effet que la plupart des relations entre pays n’en sont pas.

    Alors que…

    Elles ne le deviennent, bien vilaines ces affaires, qu’à partir du moment où elles sont connues et exposées en place publique.

    Ce qui donc est affligeant en l’occurrence, est bien que cette affaire-là soit montée en épingle, alors qu’elle n’est qu’un épiphénomène de plus, émaillant la sempiternelle lutte pour le pouvoir entre états, par tous les moyens, y compris le pire, la guerre.

    Cette guerre n’étant, au dire de monsieur le baron Von Clausewitz, ‘’ que la continuation de la politique d’une autre manière.’’

    LES MANIERES DU KGB

    Cela dit, et à l’occasion de la baisse de régime, -si l’on peut dire-, en fait de la diminution du pouvoir international et même régional d’un pays tel que la Russie, les dirigeants locaux ont accusé le coup.

    Et éprouvé, in petto, le besoin de redorer leur blason.

    En réalité, de reprendre les rênes de la moitié du monde que le pouvoir soviétique avait laché à ses ennemis viscéraux, les étasuniens, désormais seuls maîtres du monde.

    Enfin qu’ils disent et pour le moment.

    Voilà-t-il donc pas que Vladimir Poutine, que lui et son empressé entourage disent ennemi du communisme, montre, tout de même, le bout de l’oreille du lieutenant-colonel du KGB qu’il était et qui en a gardé les singulières façons de faire.

    Que les ex-républiques soviétiques prennent leur indépendance, da da, et même d’accord.

    De toutes manières, elles l’avaient fait sans le lui demander et il n’a fait qu’entériner a posteriori.

    Mais qu’il leur prenne l’envie d’être vraiment libres au point d’aller faire ami ami avec l’Occident, pire, avec les Etats-Unis, c’est Niet !

    La liberté c’est bien mais c’est comme la vodka, on peut consommer du rêve mais point trop n’en faut.

    Alors ?

    Eh bien comme on ne peut pas atomiser des voisins si proches vu les risques de pollution, que l’on n’est plus dans les années 60 -70 où l’on pouvait faire péter des bombes A, y compris en se servant de ses propres soldats comme cobayes, et que côté armes conventionnelles l’embrouille risquerait de se généraliser d’autant qu’avec la Tchétchénie ça commence à bien faire, on use donc du moyen de monsieur von Clausewitz…mais en douceur, enfin si l’on peut dire.

    La guerre quoi !

    La guerre du fric, ici du gaz, mais de main plus que ferme.

    Ou vous payez, ou on vous coupe.

    Le prix semble d’ailleurs, aux dires des économistes, n’être qu’un prétexte pour reprendre d’une main ce que l’infortuné président Iouchtchenko a repris de celles de son prédécesseur dont la tendre amitié avec le Kremlin frisait l’indécence.

    COLONISATEUR DICTATEUR IMPERIALISTE

    Toujours est-il qu’à une époque où l’on stigmatise, à raison, les tempéraments colonisateurs, l’on s’aperçoit bien vite qu’ils foisonnent sur la planète et qu’il suffit d’une occasion pour que le larron montre soin vrai visage : celui d’un colonisateur dictateur et impérialiste par-dessus le marché.

    Un maître de terres émergées qui se sert de ses vassaux, nationaux ou lointains, pour se nourrir et se protéger.

    Les ex républiques soviétiques constituaient, à l’époque, un glacis parfait que le petit père des peuples disait protéger, mais qui protégeait bel et bien la Russie elle-même contre d’éventuels envahisseurs par voie de terre.

    Et la Russie soviétique se servait largement, comme les Allemands dans les pays occupés, de quantités impressionnantes de biens divers, au seul bénéfice des Russes prioritaires.

    Avec la disparition de la guerre froide, le glacis est redevenu ce qu’il était aux temps anciens, une sphère d’influence.

    Economique désormais vu les richesses encore sous exploitées de l’Empire.

    Et bien plus d’ailleurs, les réalités et intrications économiques devenant plus contraignantes de parts et d’autres.

    Et voir un vassal passer à l’ennemi avec armes et surtout bagages, a de quoi réveiller les vieux réflexes.

    D’autant que le système économique russe, est désormais totalement verrouillé au seul bénéfice du pouvoir et de ses affidés.

    Alors, laissert impuni un bien mauvaise exemple de dissidence…

    KIF KIF LES TSARS

    Le phénomène n’est ni nouveau ni propre à la Russie.

    Il est croquignolet de voir que ces vieux réflexes-là ressurgissent dans des états qui, tous, se parent de défroques démocratiques.

    Y compris dans l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques.

    En effet, auparavant, qu’en était-il vraiment de la Russie soviétique ?

    Une classe de serfs, une autre de fonctionnaires envahissants, une nomenklatura bien nourrie et, au sommet, les moyens et grands chefs.

    Avec une armée colossale et une politique de prestige envahissante.

    Kif kif le temps des tsars !

    Et que voyait-on en Chine à l’époque?

    La copie conforme !

    Et qu’y voit-on aujourd’hui ?

    Exactement la même chose qu’en Russie !

    Drôle non ?

    Certes, uniquement pour les gâtés du régime, de ces régimes.

    Car que voit-on ailleurs, dites moi voir ?

    Des pays qui, au nom de patriotisme divers, politiques, militaires et économiques, passent leur temps à pressurer leurs propres populations ou à les monter les unes contre les autres, afin de conserver, certes, de suffisants moyens d’existence, mais, avant tout, leurs places à leurs dirigeants bien nourris et qui n’ont nulle envie de céder leurs fauteuils et de vivre des retraites nécessiteuses.

    Un ami me disait l’autre jour que dans des moments de lucidité extrême, qu’il avait avec peine au milieu de la dinguerie généralisée dans laquelle nous vivons, l’Humanité lui apparaissait comme un immense poulailler de volailles pondeuses en batterie.

    ‘’En effet me disait-il, nous leur ressemblons à ces poules ou plutôt elles nous ressemblent. On leur demande sans cesse de pondre, de pondre, toujours plus et lorsqu’elles n’en peuvent plus, on les bouffe. Et si elles sont malades, on les bourre d’antibiotiques. On raffine même : on leur fait entendre de la musique classique. Comme ça elles ne sont pas malades, ou moins pendant un temps, elles pondent plus et lorsqu’elles sont HS, elles ne sont bonnes qu’à une chose : être mangées.’’

    On demande aux humains d’être rentables, on les y pousse sans cesse, si nécessaire on les bourre d’antibiotiques ou de tous autres machins destinés à les garder en vie et on raffine aussi : jolis discours et musique et divertissements à gogo. Et lorsqu’ils deviennent des épaves, on les supprime.

    Oh, tout cela se fait gentiment. Humainement, si l’on peut dire. Avec tous les discours et toutes les douceurs destinés à rendre la pilule moins amère mais amère tout de même. Pour le moment du moins. Mais la main qui commande serre de plus en plus fort.

    Avez-vous déjà vu un poulailler se rebeller contre ses maîtres ?

    Dans Chicken Run peut-être.

    Mais c’est du cinéma. Encore que, dans la vraie vie, si les poules se révoltent, elles finissent toujours par y passer, les maîtres de droite ou de gauche étant génétiquement jumeaux.

    Allez va...On y passera tous chers amis!

    Avez-vous vu ou revu ‘’Soleil Vert’’ ?

    Revoyez le, on y est presque. Et ce n'est pas du cinéma.

    Ah oui, pour en revenir à Ukraine vs Russie. Quelle leçon en tirer ?

    Simple.

    Vous voulez vivre ?

    Payez.

    C’est tout.

    Mais, j'y pense, en France, comment ça marche ?

  • Meilleurs voeux? Et ta soeur?

    Encore des vœux ?

    Ben oui.

    Ou plutôt non.

    Si j’en crois tous ceux dont m’abreuvent mes guides, gourous, devins, et autres hommes politiques préférés, ces derniers devant en principe être moultement plus crédibles que les autres, je ne peux voir, dans l’année qui commence, que de bonnes choses.

    Enfin !

    Tous comptes faits, la patience paraît bien payer.

    Et, vous le voyez, tout semble bien arriver un jour.

    SALAIRES TRANSPARENTS

    Ainsi, le SMIC va augmenter d’environ 4 et quelque chose pour cent.

    Les syndicats ont demandé plus mais entre leurs prétentions (et les nôtres) et les propositions gouvernementales quatre fois moindres, un moyen terme semble plus raisonnable. Donc, tout va …euh, tout va aller pour le mieux entre CGT, FO et MEDEF.

    Quant aux salaires des patrons, des grands en premier lieu, et des américains pour être plus précis, ils seront désormais transparents. Stocks options comprises.

    Certes, cela ne va pas changer grand-chose, vu qu’ils ne les baisseront pas pour autant ni n’augmenteront corollairement les plus basses rémunérations mais enfin, le petit peuple doit savoir se satisfaire de petites satisfactions.

    Côté Nature, il paraît qu’elle va être rendue en grande partie aux citoyens. Ce qui voudrait dire que les 2% de la population, les chasseurs, ne confisqueront plus à leur seul usage, les 95% du territoire national durant huit mois de l’année.

    Pour ce qui est des économies d’énergie, les maires ont décidé de faire mieux cette année que la précédente, donc, entre autres choses, de consacrer le prix des illuminations de fêtes, à la construction d’écoles maternelle.

    Concernant la pollution, des mesures vont, très probablement, être prises, pour stigmatiser, non plus les 4X4 Diesel que seuls les ignares imaginent plus pollueurs que les autres véhicules, mais les grosses berlines à essence de direction, de ministères et de hautes administrations et de faire accéder tous les citoyens roulant au gas-oil, aux avantages du bio-carburant dont ne profitent, actuellement, que les véhicules présidentiels et quelques flottes de transports en commun.

    Pour la protection de l’Environnement encore, la France et l’Europe décideront de subventionner, le plus largement possible, les équipements solaires individuels afin de soulager tout à la fois leur portefeuille et les capacités de production d’EdF, et de créer un maximum d’emploi dans un secteur qui va être porteur…si tant est qu’on veuille bien l’activer sans tenir compte des couinements du lobby pétrolier.

    LES VILAINES MARGES AVANT-ARRIERE

    Concernant le coûte de la vie, et pour aller dans le sens de ce que nous affirme le bon docteur Michel Edouard Leclerc, les vilains producteurs qui veulent augmenter leurs prix en conséquence de la suppression de la loi Galland, devraient rabattre de leurs prétentions et laisser à la grande distribution le soin de faire profiter les consommateurs des douceurs de cette disparition. Puisque, c’est bien connu, les grands distributeurs en question, le bon docteur Leclerc en tête, n’exigeront plus de marges arrière (et pourquoi pas avant ?) si préjudiciables aux petites gens que nous sommes.

    Et puis, les prix vont donc baisser puisque toutes les hautes autorités de l’Etat l’ont dit…pour les années à venir s’entend.

    A propos de système politique, bonne nouvelle : la droite et la gauche vont faire enfin alliance pour gouverner le pays au mieux des intérêts des uns mais sans oublier les autres. Kif kif l’Allemagne où, tout de même, on ne sait pas encore très bien si la Gross alliance va fonctionner avec la plus grande honnêteté possible…

    Mais au moins, la piétaille que nous sommes va pouvoir enfin respirer en n’étant plus condamnée à se positionner d’un côté ou de l’autre, persuadée que quelque que soit le côté choisi, elle et elle seule a et aura toujours raison.

    Que de nuits paisibles en perspective et que de repas de famille, fêtes comprise, où il sera désormais possible de parler ET religion, ET politique sans crainte de devoir faire appel aux pompiers et au SAMU pour terminer proprement la fin de l’année !

    RECONFORTER LES AFFLIGES ?

    Quoi encore ?

    Eh bien les politiques ont décidé, une fois pour toutes, de ne plus se donner en spectacle, de servir et non plus se servir, de ne plus profiter du système, de ne plus faire d’effets d’annonces mais d’agir, bref, de faire de manière aussi parfaite qui soit, ce pour quoi ils sont en place: défendre, en priorité, les intérêts des petits qui les ont élus.

    Que souhaiter de plus ?

    Eh bien, pourquoi pas, le retrait total des troupes d’Irak, Polonais compris qui ne cessaient, jusqu’à ce jour, de clamer qu’ils sont là-bas pour défendre la démocratie libéralo chrétienne et non par un sain désir de s’approprier les faveurs américaines et les dollars qui vont avec, lesquels s’ajoutent si bien aux juteuses subventions européennes qui leur servent à acheter des produits US.

    Quoi encore ?

    Que les medias, les journalistes, s’arrêtent de privilégier le clinquant, l’inutile, la complaisance, le superflu, la poudre aux yeux et le mensonge et mettent en œuvre la maxime de ce journaliste américain de combat qui a dit ‘’nous sommes là pour réconforter les affligés et affliger ceux qui vivent dans le confort’’.

    Encore d’autres choses ?

    Difficile.

    Il y a tant à dire en fait de bonnes nouvelles et de promesses en technicolor.

    Car, il nous faut le préciser tout de même.

    Cette mirifique énumération fait partie, en totalité, des souhaits, des vœux, que la totalité de nos autorités, de nos guides, de nos gourous, politiques, scientifiques, religieux, médiatiques, nous servent et vont nous servir dans les jours et les années qui viennent, comme ils le font et le feront dans les siècles et les siècles à venir.

    Tiens cela nous rappelle que nous sommes en plein milieu de ce qu’on appelle la civilisation judéo-chrétienne qui a pour principe de base, intangible, celui qui dit, c’est la Bible quoi le dit :’’Tu dois aimer Dieu ( donc ses principes) plus que tout et ton prochain comme toi-même’’.

    Ainsi soit-il !

  • Joyeux Noël et meilleurs voeux? Et mon oeil (l'autre)...?

    On y est !

    Enfin presque.

    En 2006.

    Et après ?

    Bof, bof et re-bof.

    ‘’Tout ce qui est excessif, disait Talleyrand, est sans importance.’’

    Certes, certes, se donner pour maxime une noble phrase de La Rochefoucauld et invoquer un zèbre qui eut l’échine et la conscience assez élastiques pour être ministre de l’Intérieur sous l’Empire et diverses royautés, flaire peu la lavande mais bon, il arrive même aux crapules invétérées de dire quelques vérités.

    Tout comme les meilleurs mensonges en contiennent toujours une petite part.

    Ceci étant, on peut appliquer la formule à la célébration du premier jour de l’année.

    On devrait dire de l’ânée…eu égard à la manière obstinée et grégaire dont nombre de nos contemporains, emmenés, guidés, dirigés, conditionnés par les medias enragés, ‘’fêtent’’ le truc le plus excessif , pervers, dérisoire et stupide que l’on ait jamais imaginé : Noël et le Jour de l’An.

    LA BONNE BOUF

    Pour Noël, on peut y revenir quelque peu.

    Ce qu’on n’en aime pas ?

    Ok, ok !

    C’est joli, c’est mimi, les cadeaux, les retrouvailles, et, surtout, allez, avouez-le, la bonne bouf.

    Mais derrière cette façade ?

    D’abord, elle est cher payée.

    Elle ne pouvait en être autrement.

    Apprendre aux humains à se faire mutuellement plaisir avec de l’argent est un peu pervers non ?

    Il ne faut pas s’étonner des résultats factices qui en découlent.

    Les meilleurs cadeaux, dit-on, que les enfants peuvent faire à leur parents ne sont-ils pas contenus dans ces simples et vulgaires demandes parentales, sages à la maison, bien travailler à l’école, aider papa ou maman, être gentils avec les copains, ne pas mettre la pagaille en classe, être polis, et tutti quanti ?

    Et les vrais cadeaux des parents aux enfants ?

    Eh bien outre les besoins matériels essentiels, ne sont-ils pas, surtout, dans le temps que l’on passe avec eux, à leur parler, à les aider dans leurs devoirs, à communiquer, et pas devant la télé, au bistrot, avec les copains copines, ou devant l’ordi ?

    RESPECT MUTUEL

    Et entre adultes non ?

    Entre parents, entre conjoints en premier lieu ?

    Les plus cadeaux ne sont-ils pas, ne devraient-ils pas, être faits de tendresse véritable, de patience - ouaïïïïe ! - de compréhension pour les autres et pas seulement de soi, de respect mutuel, de fidélité au long cours, de franchise complète, d’entr’aide de tous les instants ?

    Ah c’est gnangnan bien sûr !

    C’est du prêchi-prêcha évidemment !

    Il n’empêche que c’est bien difficile et qu’il est plus commode d’y aller de quelques dizaines, voire de centaines d’euros au moment des fêtes obligatoires du genre anniversaire, fête diverses, Noël en particulier ou premier de l’An, pour satisfaire sa mauvaise conscience et se donner l’illusion qu’on fait ainsi face à ses élémentaires devoirs d’être humain.

    C’est le même principe qui actionne les bonnes âmes à la sortie de la messe, pour le plus grand bénéfice des SdF qui, ultra libéralisme aidant, ont retrouvé vite fait le chemin du porche des églises.

    L’aumône à Noël ?

    Une grande tradition française !

    D’autant plus digne d’intérêt qu’elle génère un juteux petit commerce.

    La revente des cadeaux non désirés, tartignolles ou qui font doublon.

    Système qui permet de mesurer le respect et la considération des récipiendaires des cadeaux reçus pour leurs donateurs, et le respect et la délicatesse à l’égard des bénéficiaires, qui ont conduit le choix éclairé desdits donateurs.

    Sans oublier le gaspillage renversant qui accompagne cette période festive par obligation.

    DEBAUCHE ELECTRIQUE

    A commencer par la débauche électrique que les maires font payer aux contribuables sans leur demander leur avis, pour le plus grand bénéfice des commerçants qui y voient une incitation salutaire (pour eux) à la dépense.

    Ils ne font qu’appliquer aux êtres humains l’astucieux et mortel procédé qui consiste, avec un éclairage puissant, à affoler le gibier nocturne afin de mieux l’occire.

    Dans la ville où réside l’un d’entre nous, Hyères les Palmiers ça s’appelle, la mairie qui avait dépensé 600.000 francs l’an dernier en luminosité diverses, a doublé ce prix cette année.

    120 briques pour même pas du vent !

    Pas mal non ?

    Sans lumière les gogos auraient acheté tout autant. En plus, ils passeront à la caisse. Obligés de payer pour être forcés à payer encore plus !

    Beau résultat de la démocratie libérale !

    Et si l’on compte bien, à raison de 100 et quelques briques par an, avec les augmentations à prévoir, on pourrait se payer une maternelle de plus.

    Mais à quoi bon, n’est-ce pas, puisque l’enseignement sera très bientôt privatisé !

    Avec ce gaspillage, oubliée la Grande Trouille de 1974, lors de la première crise du pétrole à…presque 20 dollars le baril.

    Aujourd’hui il tourne autour de 70 mais pas de problème. Plus le danger menace, plus vite il faut s’y précipiter.

    Ainsi, la disparition collective et individuelle arrivera plus vite encore.

    Et les promesses frileuses d’économie de l’époque ?

    Pffuitt ! Envolées.

    Quant aux machins sophistiqués, qui ne dureront que le temps d’intérêt que les enfants lui accorderont…

    Plus c’est complexe, vous diront les psys basiques pas toujours les plus bêtes, et plus ça freine voire tétanise l’imagination.

    Quand j’étais gosse, et parce que la minceur du budget familial nous empêchait d’avoir des jouets, nous nous les fabriquions nous-mêmes.

    Bouts de bois, ficelles, bobines des fils vides, écorces de pins, boites d’allumettes, anneaux de caoutchouc, tout nous était bon pour confectionner de véritables merveilles.

    La pénurie génère la débrouillardise.

    Jouets compliqués qu’on retrouve à la poubelle et jeux vidéos qui isolent les individus au sein même de la famille.

    Bravo les fêtes chrétiennes !

    MEILLEURS VŒUX AUX CHEFS !

    Quant aux cadeaux et aux vœux de bonne année, laissez-nous rigoler.

    Dans un journal où bossait l’un de nos ancêtres de la rédaction, c’était pas triste.

    Il nous a raconté…

    Chaque fin d’année, c’était à qui enverrait le plus vite au PDG, sa carte avec un petit-cadeau-qui-entretient-l’amitié, genre Piper Hidsieck, Bordeaux, Glenn Morangie ou Talisker.

    Et ce au bénéfice non seulement du patron mais de ses sbires les plus proches, attaché de direction, rédac-chef, adjoint, chefs de rubriques et premier secrétaires de rédaction sans oublier les secrétaires généraux des syndicats…des fois que et au cas où !

    Sans oublier aussi les si sincères embrassades et meilleurs vœux du mardi matin, pour les copains du quotidien, ceux qui ne méritaient tout de même pas de petits cadeaux.

    La cohabitation quotidienne exige, il est vrai, quelques petits sacrifices.

    Et la sincérité là-dedans ?

    Meilleurs voeux un jour, que dis-je, trente secondes, alors que le reste de l’année n’est fait que de coups bas, de couteaux dans la poche, de coups de Jarnac et de bagarre à belles dents pour grimper aux premières places, au calendrier de congés élastique, aux bons reportages et aux belles ballades de ‘’notre envoyé spécial à l’étranger’’ payés par la pub pour la compagnie aérienne ou l’agence de voyages.

    Et alors ?

    Ce n’est pas comme ça que ça se passe dans votre entreprise ? Votre entourage ? Votre famille ?

    Fête de Famille les fêtes de fin d’année ?

    Se retrouver une fois par obligation, est moins fatigant que d’aller voir toutes les semaines papa ou maman, voire pépé ou mémé à qui les visites feraient pourtant tant plaisir non ?

    Aujourd’hui c’est, vive la famille un jour ou deux plus mais avec les cadeaux, ça va comme çà hein ?

    Oh certes.

    Chacun est libre mais si vous aimez, nous par contre, on n’est vraiment pas pour ce système-là.

    Dans la famille, à la maison du moins, on fait la fête quand on a envie.

    Tous les dimanches si l’on peut.

    C’est d’ailleurs bien meilleur pour le petit commerce.

    Et on va visiter tous ceux que nos dingues emplois du temps nous permettent de le faire.

    Dites voir.

    Petits cadeaux tout au long de l’année c’est pas mieux qu’une ou deux fois l’an ?

    Bon !

    Allez ! Je vais faire du bois pour la cheminée.

    Au moins ça réchauffe !

    Et ma femme, et moi-même.

    Certes, un bien vulgaire tout petit cadeau, comme sortir la poubelle d’ailleurs, surtout quand il fait froid…

    D’autant qu’en plus, le bois il faut le faire quatre fois par jour et une ou deux fois dans la nuit.

    Vous nous voyez faire ce genre de petits cadeaux-là une ou deux fois dans l’année ?

  • Joyeux Noël? Mon oeil!

    Joyeux Noël ?

    On n’a pas résisté à l’engouement, hystérique, hormonal, des confrères pour qui LE sujet du jour était, évidemment, Noël, papa OuoOuel, les santons, le petit Jésus dans la crèche, le bœuf et l’âne et mes petits souliers, sans oublier la visite, une fois dans l’année faut pas exagérer, aux déshérités….

    Jusqu’aux musulmans et aux juifs qui fêtent, jusqu’aux Japonais et aux Papous Néoguinéens, sans oublier les aborigènes qui chantent Noël, preuve, s’il en était encore besoin, que l’infection, l’infestation US touche non seulement la planète entière, mais l’a fait depuis une bonne centaine d’années.

    -Quoi ? Papa OouoOuel, un phénomène amerlo ?

    -Ben oui ballot !

    C’est un confrère, pas tellement que ça d’ailleurs, qui a inventé le machin au début du siècle dernier et même un peu avant, et a repris et naturalisé vite fait le saint Nicolas vaguement teuton, pour le transformer en Santa Claus, et a mélangé le tout, avec le sapin et les cadeaux, au petit Jésus pour faire chrétien, vu que, déjà les catholiques avaient pris une option sur la date depuis l’époque romaine et même avant.

    NOEL PAIEN

    Quoi ? Vous saviez pas ?

    Mythra était fêtée entre le 22 et le 26 décembre, les journées entourant l’équinoxe d’hiver servaient aux Romains pour fêter le retour du soleil invaincu, - dies solis invicti - vu que Constantin I°et ses successeurs, soucieux d’inventer un ciment commun aux peuples séparés de l’Empire, avaient remplacé les fêtes dites païennes, par une fête, unique celle-là donc plus commode, mais tout aussi païenne que les autres puisque Jésus n’est pas né en décembre mais en automne.

    Ce que les exégètes barbus auraient pu ne plus cacher, voir déjà découvrir tous seuls, en consultant la Bible qu’ils étaient, pourtant, censés, connaître et, surtout, faire connaître.

    Ils ne firent ni l’un ni l’autre puisque d’une part, ils ne comprenaient guère ce qu’ils lisaient, plus avides de paraître savants plutôt que de comprendre ce qui était plus fatigant…et contraignant, compte tenu du fait qu’ils auraient été obligés de mettre en application les règles morales qu’ils y découvraient…Dur dur. (1)

    D’autre part et côté Noël, il était plus commode aussi de laisser le pouvoir dicter sa loi et profiter de son amitié complice et intéressée.

    Résultat : Joyeux Noël pour Géant Casino, Leclerc, Intermarché, Carrefour et autres Leader Price et Lidl qui profitent aussi de la manne puisqu’il en faut pour toutes les bourses.

    Joyeux Noël aussi pour les banques qui battent tous les records d’utilisation de cartes bancaires, de dépassements autorisés et d’emprunts à court terme pour faire face aux dépenses…obligatoires de fêtes de fin d’année.

    JOYEUX NOEL A WALL STREET !

    Tiens ! Une question : Joyeux Noël aussi pour Cartier et consorts du même niveau?

    Eh ! Oh ! Rigolez pas là !

    Le haut de gamme c’est toute l’année et pas seulement pour les périodes populaires.

    La fête, Noël Nouvel An, Pâque et etc, c’est populo, populaire, peuple quoi, pas people !

    Quand on peut faire, et se faire, des petits cadeaux à un million d’euros minimum, on n’attend pas le temps des réjouissances de la plèbe.

    Dites voir au fait !

    Dans cette fête au fric et à la ruée sur la bouffe, la nippe, l’électronique et les cadeaux du même tonneau, le côté fondamental de la fête, le spirituel, où c’est-y qu’il est passé ?

    -Ca y est, on va avoir droit à un discours moralisateur !

    -Ben oui malin ! Vous n’y couperez pas !

    Parce qu’on a entendu dans le poste Monsieur Benoîtquinze nous dire qu’il priait, en 32 langues en plus ce qui embellit la performance, pour la Paix, l’entente entre les peuples, l’amitié entre les ennemis au couteau entre les dents, et la fin de la haine entre les uns et surtout les autres, suivez mon regard.

    Dommage qu’il n’ait pas lancé l’anathème contre les superpatrons qui se gavent aux dépens des prolos à casquette qui en bavent.

    Contre, aussi, les politiques qui font des promesses qui n’engagent que ceux qui y croient.

    Contre ceux qui partent en guerre, Bible en main, ou qui exploitent le petit personnel en lui rappelant que l’amour du prochain c’est bon pour l’office du dimanche mais pas à la reprise, à Wall Street des cotations de la Bourse, qui va très bien merci et Joyeux Noël pour elle mais là de façon très concrète !.

    HUMILITE PAUVRETE

    Dommage dommage…

    Monsieur Josephquinze, ou Benoitratzinger, on ne sait plus, a la mémoire qui flanche.

    Alors qu’il n’a même pas atteint l’âge où son prédécesseur a été voir là-haut si ce qu’il nous a raconté, ici-bas, était bien vrai, car, vu l’imprécision de ses incantations et épistoles, il n’en savait trop rien lui-même.

    Il a oublié aussi, notre adjoint autoproclamé de Dieu le Père, de rappeler que côté fric, le petit Jésus qu’il était censé nous prêcher, n’avait rien d’autre, comme bien, que ses vêtements et pas même : ‘’un bout de terre ou reposer sa tête’’.

    S’il revenait, le malheureux, on ne pense sincèrement pas qu’il irait coucher au Vatican.

    Alors ? Et l’exemple Votre Sainteté ?

    A quand la bure monacale et les sandales nu-pieds dans la neige du froid hiver de la Campanie ou des Abruzzes, pour aller prêcher l’humilité, la pauvreté matérielle et la richesse spirituelle ?

    Au pire, à quand les vigoureuses admonestations qui seraient les bienvenues, en cette période en particulier, pour rappeler leurs devoirs aux 400 et quelques multimilliardaires en dollars, et aux politiques bien nourris merci et la plupart ‘’chrétiens’’, qui gouvernent la Terre et la mènent, paraît-il, vers un paradis toujours renvoyé aux calendes ?

    Pour le petit peuple bien sûr, désormais bien formaté à courir après la carotte en tentant d’échapper au bâton ?

    Paix sur la Terre aux hommes de bonne volonté ?

    Certes.

    Vu ce qui nous entoure, on comprend mieux pourquoi c’est bien la guerre, la haine, en fait, qui gouverne le monde.

    Tiens encore !

    Tout à leur sacro sainte et pieuse tâche de nous chanter ‘’le miracle de Noël’’, nos plumitifs et autres guides médiatiques, n’ont pas consacré grand chose aux bilans pitoyables qu’affichent nos brillantes civilisations judéo-chrétienne et autres, pour ce qui est de véhiculer et, surtout, de mettre en œuvre, les non moins sacro saintes valeurs humaines, humanitaires, que leurs dirigeants affichent et dont ils se battent les flancs aux périodes prévues pour cela.

    Les journalistes ont-ils une si mauvaise mémoire ?

    Ou se satisfont-ils des grands chefs d’un système qui les cajole et les nourrit si bien, afin qu’ils les laissent tranquillement magouiller en paix ?

    Les deux mon adjudant ?

     

     

    (1) Tiens, savez-vous qui dénonce cette escroquerie sur la date et la commercialisation du Noël en question depuis près d’un siècle ? On vous le donne Emile : les…Témoins de Jéhovah.

    Quoi ? Encore eux ? Ils sont décidément partout ces zèbres-là !

    Eh oui ! Et c’est seulement depuis une an ou deux, que quelques medias ont ‘’découvert’’ la chose…en s’appropriant la trouvaille…Rigolo non ?