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actualités - Page 10

  • NE RESPIREZ PLUS....REEESPIREZ! (Modifié le 18/03)

    Un de nos correspondants nous a fait l’honneur d’estimer nos papiers instructifs, voire enrichissants.

    C’est bien de l’honneur. Et nous vous en remercions bien bas.

    Enfin pas trop bas, vu notre âge canonix et les maux de reins subséquents…

    Ceci dit, c’est simplement notre boulot de vous dire ce que nous apprenons, en espérant que vous ne le sachiez déjà.

    De toutes manières, savez-vous quelle supériorité la rencontre de deux hommes qui se parlent sur celle de deux hommes qui se font un cadeau ?

    Lorsque deux hommes se font un cadeau, ils repartent avec chacun UN cadeau.

    Par contre, lorsque deux hommes se rencontrent et se parlent, voire se communiquent, chacun, au minimum, une idée, eh bien ils repartent avec DEUX idées.

    C’est beau n’est-ce pas ?

    Modestement, c’est ce que nous tâchons de faire,. Vous parler et vous apporter au moins une idée.

    A vous, ensuite, d’apporter cette idée à quelqu’un d’autre.

    Bon, trêve de philosophie de comptoir.

    On va donc tâcher, aujourd’hui, de vous refiler deux ou trois nouveautés que vous ne connaissez pas. Peut-être.

     

    Une : l’Etat nous condamne à mort.

    Vous ne le saviez pas ?

    Simple comme un coup de latte (meurtrier) dans le train.

    Madame notre ministre de la Santé avait reçu, il y a quelques mois, des pharmaciens qui venaient pleurer dans son gilet, de style d’ailleurs. La raison de ces pleurs : avec les génériques, les pharmaciens essayaient de se faire autant de blé, avec les marges arrière, qu’avec les médicaments de marque. Mais voilà, la vilaine méchante Direction de la Répression des Fraudes qui enquêtait par là, te leur est tombée sur le poil et a dressé, à pas mal d’entre eux, des PV qu’elle a fait remonter plus haut pour leur faire remonter les bretelles.

    Que croyez vous qu’il arriva ?

    Eh bien notre Ministre de la Santé et de la protection des malades et autres malheureux, te vous a expédié une note à la Direction de Répression que vous savez, en lui intimant d’arrêter de persécuter les pharmaciens.

    Et pour faire bonne mesure, Madame la Ministre a envoyé cette bafouille à tous les pharmaciens si méchamment mis à mal par les agents officiels de l’Etat, chargés de les contrôler.

    Ce qui a permis aux pharmaciens de recevoir fraîchement les agents en question en leur disant, tout simplement, de foutre leur camp et en leur montrant la lettre de Madame notre Ministre protectrice des pauvres et des orphelins, et plus particulièrement de ceux qui sont malades.

    Et voila comment, dans la France des Droits des Hommes et des Femmes malades et mal foutus, l’on traite les agents du gouvernement chargés de dépister les fraudeurs et ce en obéissant aux ordres de leur patron, l’Etat lui-même.

    Dans cette France des Droits que vous savez, Madame notre Ministre, qui représente l’Etat, se fait un devoir de dire aux agents du même Etat, de faire le contraire de ce que leur dit cet Etat.

    Vous avez compris ou on recommence ?

    Résultat : les pharmaciens peuvent se faire autant de gras( vous voyez que les marges arrière ça n’existe pas que chez Auchan, Leclerc et Casino) sur les génériques, que sur les médicaments de marque.

    Vous ne le saviez pas ?

    Peut-être bien, donc, que l’on vous l’apprend. Comme le ‘’Canard’’ nous l’a appris il y a quinze jours.

    A terme, ça condamne un peu plus les Français à être plus malades. A mourir plus vite vous pensez ?

    CONCURRENCE MON ŒIL !

    Une autre pensée enrichissante et vraiment nouvelle ?

    Une enquête de ces vilains fouineurs de ‘’Que Choisir’’ nous a appris, à nous, que les compagnies privées de transports publics français pratiquaient une fausse concurrence.

    Eh oui !

    En dépit des lois existantes dont ils se foutent comme de leur premier appel d’offres.

    Quelques unes ont été épinglées mais les amendes qui leur ont été imposées ne représentent qu’une à deux semaines de leurs chiffres d’exploitation. Une rigolade.

    Et c’est ainsi que les usagers paient trop cher, qu’ils sont mal desservis, et qu’ils sont plus portés à prendre leur bagnole et…à polluer plus.

    Mais puisque nous en sommes à la fausse concurrence, parlons aussi de celle qui s’étale sous votre – et notre – nez, tous les jours ou presque. Nous voulons parler de ces si beaux prix des télés, ordinateurs et autres écrans plats.

    Faites donc l’essai vous-mêmes. Comparez les dans deux, trois ou quatre hyper supers de votre bled.

    Vous vous rendrez vitecompte que la concurrence…n’existe pas. Au centime d’euro près.

    Tant pis pour vous si vous pensez que le gouvernement de Monsieur Fillon va pratiquer la rupture chère à son patron et nous permettre de voir un jour la concurrence véritable exister enfin. Comme cela devrait pourtant exister, disent les ultra libéraux, dans tout bon système ultralibéral, capital dirons nous. Comme si capital pouvait aller avec bon. Sauf pour ceux qui en profitent, cela va de soi.

    En effet, ces prix des appareils high-tech permettent de clamer à tous vents que l’indice de l’INSEE est à la baisse…Comme si l’on  achetait les ordis et écrans plats aussi souvent que des spaghettis, des baguettes de pain, des oranges ou des poireaux.

    A noter que ce que nos grands hommes ne nous disent pas, lorsqu’ils nous accusent de devenir obèses parce que nous mangeons mal, c’est que ce qui nous permettrait de rester filiformes et séduisants, c’est bien la consommation de fruits et légumes. Problème : ils sont de plus en plus…hors de prix.

    Résultat : l’obésité est une maladie de pauvres qui bouffent n’importe quoi trouvé dans les supermarchés discount, ou, au ''mieux'', de tout ce qui rassasie, gonfle en fait: pâtes, charcutaille bien grasse, gateaux et confiseries bien sucrés, bref, tout ce qui apaise le goût et remplis la panse. De quoi alimenter les hôpitaux pour pauvres, ils le deviennent tous, et, beaucoup moins il est vrai, les cliniques pour nantis qui se rattrapent sur les prix pratiqués.

    Certes, nous pourrions prendre exemple sur nos sémillants et sémillantes ministres et ministresses, ainsi que sur les non moins affriolantes vedettes du petit et du grand écran, pour ce qui est de péter la santé mince et séduisante. L’ennui vient du fait qu’ils ne mangent pas du tout comme nous.

    Eh oui.

    La diététique est un luxe de riche.

    Parlez-en, d’ailleurs à la diététicienne de votre compatissante entreprise, ou de celle de la cantine de votre grand ado qui préfère se gaver…au Mc Do du coin.

    Au moins, dans ce si beau restaurant american way of life, si l’équilibre alimentaire est une blague universelle, au moins a-t-elle du goût. Amerlo, certes, mais bon...à leur manière. Il faudra bien que la planète finisse par s’y faire.

    Chinois compris d’ailleurs : on se console comme on peut...

    Tiens, d’ailleurs, les Indiens préfèrent leur tandoori et leurs épices mansalay. Pour le moment, il est vrai, ils résistent à ce machin-là made in US…

    Des sauvages on vous dit.

    VOUS AVEZ AIME L AMIANTE ? VOUS ADOREREZ LES HAP !

    Encore une autre nouvelle enrichissante ? Pas pour tout le monde hélas ?

    Dans le même numéro de ‘’Q.C’’, on apprend que les personnes riches qui bénéficient des services d’aides de vie, sont plus remboursées, donc moins taxées, que les personnes qui en ont besoin comme, voire plus qu’elles, mais qui sont plus pauvres.

    Plus vous gagnez et plus vous pourrez déduire ces charges de vos impôts. C'est, vraiment, gagner plus quand on gagne déjà plus.

    il faut bien avouer que c'est çà la rupture.

    Car il faut bien rappeler qu’avec le cadeau aux riches de 15 milliards d’euros en juillet dernier, on se doutait bien un peu de la direction qu’allait prendre l’aide aux plus nécessiteux d’entre nous. Vieillards et malades compris.

    Encore une nouvelle enrichissante ?

    Vous vous souvenez peut-être de l’amiante qui truffait les garnitures de frein avant de nous truffer les poumons ?

    Eh bien exit l’amiante des plaquettes de frein. Bravo! Il faut protéger les petits poumons des petits et grands français.

    Mais zut. Et tonnerre de Brest! On vient d'apprendre, toujours dans ‘’Q.C’’ que les pneumatiques des bagnoles sont fabriqués avec des huiles synthétiques, les HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) qui ont la fâcheuse manie de vous engendrer des cancers à long terme…ou à court, vu qu’aucune étude épidémiologique n’est à envisager car il est inutile de s'inquiéter et d'inquiéter le petit peuple.

    Normal. S’il fallait démarrer des études très coûteuses pour chaque produit susceptible d’engendrer des cancers ou des malformations génétiques comme les HAP, où iraient se nicher les bénéfices des entreprises dites le moi? Solution?

    Comme chez le radiologue: ne reeespirez pluuuus....

    LE TELEPHONE PORTABLE N’ EST PAS DANGEREUX

    Enrichissant encore ?

    Science et Vie nous en apprend une belle.

    Des scientifiques italiens, nous dit ce canard, viennent de mettre en lumière un lien certain entre l’usage continu des téléphones portables et des tumeurs des glandes salivaires.

    Coïncidence, le chef de mon épouse s’est retrouvé, il y a deux mois, avec une saloperie aux…glandes salivaires.

    Or il se trouve que comme il est chef, il use, au bas mot de deux à trois portables en permanence.

    Comme je suis tombé sur cette info, je la lui ai faite passer….la trouille qu’il a eue..!

    Son toubib n’était même pas au courant.

    Certes, les tumeurs en question n’ont été détectées systématiquement que pour ceux qui se servent vraiment beaucoup de leurs bigorneau à bouton, mais tout de même.

    Par ailleurs, il est vrai qu’il ne s’agit ‘’que’’ de tumeurs bénignes, c'est-à-dire en théorie pas émettrices de métastases et pas récidivantes.

    Mais bon, nous on se demande tout de même, en fronçant bien bas les sourcils, si l’adhésion au Progrès et l’accès au grade de chef vaut la peine de risquer des vacheries de ce calibre.

    Bon.

    Ca vous suffit comme idées enrichissantes pour aujourd’hui ?

    Tiens, un conseil.

    Si Môôssieur Bouygues, ou Môôôssieur SFR, ou Môôôssieur Orange vient vous dire que les antennes sur les toits de votre immeuble ou de celui d’à côté ne sont dangereuses que dans les rêves fumeux des écolos à poils durs, vous pourrez toujours lui demander s’il n’a pas des problèmes côté production de salive. Et pas seulement parce qu’il cause beaucoup beaucoup. Tout simplement parce que si les chefs risquent gros, les superchefs, avec le super usage du téléphone portable, risquent super grave. A moins que, comme superchefs, ils ne soient dotés de protections super inox. Il ne faudrait s'étonner de rien.

    Allez ciao bonsoir.

    Et encore merci à nos fidèles et si sympathiques (1) lecteurs.

    Demain on vous parlera des élections.

    Mais sans faire de politique, cela va sans dire.

     

    (1) Et vas-y la brosse à reluire…

     

  • MEDEF, POUVOIR D'ACHAT, NANOTECHNOLOGIES: COMME CHEZ POUTINE?

    Scandales financiers, prix alimentaires, et autres, qui s’accroissent de façon délirante, promesses mirobolantes, effets d’annonce : LE Paradis est pour tout à l’heure mais la planète fout le camp.

    Comme on dit dans le Midi, tout ça semble partir en barigoule. En français néologiste, le Système se barre en vrille.

    Revue de détail ?

    Tout d’abord le MEDEF. A tous seigneurs...

    Nous ne reviendrons pas sur l’insolence de l’organisme, de son idéologie et de celle de sa patronne.

    Leurs maîtres mots : baisser les salaires des plus pauvres, SMIC compris, (1) augmenter moyennement ou passablement les cadres type sous-offs qui font marner les esclaves, et surtout accroître somptuairement (1) les salaires des PDG qui gavent leurs actionnaires, bref, le fric en premier le reste, l’Etat n’a qu’à boucher les trous. Après tout, qui c’est qui en paye les dirigeants ?

    Etonnant ? Même pas.

    Primo, ces capitalistes de culture ne se rendent même pas compte qu’ils sont en train de prouver par l’absurde la véracité de ce qui disait Marx, à savoir que le capitalisme est tellement bête qu’il se détruira tout seul.

    En effet, à force de faire baisser le ou les pouvoirs d’achat, les représentants du pouvoir politico économique semblent oublier que si les acheteurs n’ont plus les moyens ils n’achètent plus et le système implose.

    Certes, les crève la faim africains et asiatiques survivent, mais pour combien de temps encore ?

    Et, but avoué désormais, des grands patrons, transformer l’Europe en contrée sous développées nourrissant les nantis anglo-saxons et leurs idiots utiles, par le biais des Indiens et Chinois, en égalisant salaires de misère et miséreuses conditions de vie, tout cela a une limite : le temps qu’il faudra pour permettre à 6 milliards d’humains sur les 7 de se retrouver à crever de faim ensemble et au même niveau.

    MISE A SAC

    Nouveau ? Même pas non plus.

    Cela fait des millénaires que tous les pouvoirs donnent le mauvais exemple, quelques siècles que la démocratie tâche de donner le change, une cinquantaine d’années que le vrai pouvoir travaille à découvert et une vingtaine seulement que vraiment, il jette le masque. Si l'on veut des riches, il faut bien qu'il y ait des pauvres.

    Et l’éveil de la Chine, et de l’Inde, n’a fait qu’accélérer les choses.

    Certes, si Marx vomissait le capitalisme, le communisme n’avait rien de plus ragoûtant.

    Du moins proposait-il une solution un peu plus théoriquement démocratique, plus égalitaire, plus disons humaine, que ce monstre pervers et froid qui, sous couvert de construire un paradis matérialiste, fait la richesse de quelques milliers de possédants, sur le dos de milliards de dépossédés….et condamne la planète à une mort qu’engendre la mise à sac des ressources naturelles.

    Car c’est de cela et de cela uniquement qu’il s’agit. Pour engendrer du profit, il faut bien le tirer de quelque part. Et, bien sûr, le faire faire par quelques uns, surtout s’ils sont beaucoup. La Terre étant limitée, la limite est atteinte un jour. Demain, après-demain au ‘’mieux’’, voire le jour d'après...

    Sans oublier que les esclaves, la nature humaine en fait, ont aussi des limites. Celles de la subsistance et de la résistance aux maladies. Car à suivre la politique décidée par le MEDEF et ses amis, toutes les charges imposées aux entreprises étant par essence insupportables, nous voyons par quoi passe le profit maximum.

    Vendre de la camelote toujours plus néfaste, nous faire boulotter des cochonneries de plus en plus pathogènes, vendre toujours plus cher des ‘’remèdes’’ toujours plus intoxicants et toujours moins remboursés, saccager toujours plus la planète pour accumuler des bénéfices : la vie des plus riches passe toujours par la mort des plus pauvres.

    L'Histoire de l'Humanité? Relisez donc l’histoire du radeau de la Méduse.

    Les plus forts ont foutus à la mer les plus faibles pour que leur radeau puisse flotter…puis les mêmes plus forts ont boulotté les morts, puis les presque morts enfin les vivants qui n’avaient plus la force de se défendre.

    Pour que les élégantes de l’époque ne s’évanouissent pas à la révélation des détails horribles qui accompagnèrent la lecture des actes d’accusation, puisqu’il y eut procès, les autorités préférèrent que la majeure partie des audiences se passe à huis clos.

    Mais, surtout, parce que ce n’était pas le procès d’un bateau et de son capitaine mais bien celui d’un système.

    Le même qu’aujourd’hui.

    Je vous souhaite donc vivement de vivre assez longtemps pour voir le jour où le dernier radeau sera investi par les derniers survivants…

    Enfin, je vous souhaite, disons que je ne vous le souhaite pas vraiment…

    JE NE SAVAIS PAS VOUS PENSEZ BIEN…

    Cela dit, lorsque j’entends Mââme Parisot, patronne du MEDEF s’indigner contre la malhonnêteté du patron de l’UIMM, cela fait doucement rigoler. Plutôt que d’en pleurer de rage.

    ‘’Je ne savais pas, vous pensez bien…’’ a-t-elle eu le souffle de répondre à l’interviewer de France Info….

    Alors comme ça elle ne savait pas ce qui se passait dans un secteur clef du MEDEF alors que l’UIMM en est son principal contributeur ?

    Elle ne savait vraiment rien ?

    Et les pratiques du MEDEF n’ont absolument rien à voir avec celle de l’UIMM ?

    Mais non voyons…Vous pensez bien que si elle avait su. Si seulement elle s’était douté, ne serait-ce qu’un tout petit peu…elle aurauit remué ciel et Terre...elle en aurait appelé à la toute puissance présidentielle...

    Prenons la au mot. Puisque l'indignation la submerge, il ne lui reste donc qu’une chose à faire : d’une part porter l’affaire au pénal et faire condamner lourdement les coupables en correctionnelle à des peines de prison fermes, d’autre part faire que tous les comptes du MEDEF, comme ceux des syndicats, tous de type association loi de 1901, puissent être accessibles à tout le monde, sur Internet par exemple. En tous cas accepter un contrôle de la cour des Comptes annuel. Puisque cette brave dame bien honnête revendique la plus grande transparence.

    Dommage qu’au lieu de cela, elle réclame que le coupable concerné rembourse…une partie des 1,5 millions d’euros qu’il a perçus comme indemnité de départ…

    Une partie seulement. Sous entendu, le reste, il y a droit. De même que les remboursements des frais de justice éventuels…

    C’est-y pas mieux comme ça entre gens du même monde ?

    Et le grand patron d’AXA lui-même d’en rajouter. ‘’Cette indemnité est exagérée.’’.

    Même discours : signification, il y va fort mais il y a droit tout de même…

    Et la transparence dans tout ça ?

    Certes, c'est grave: si les affaires des grandes entreprises sont étalées sur la place publique, comme celles des humbles contribuables, où allons nous grands dieux ?

    LE GRAND SECRET

    Ainsi, les lois régissant la jungle économique ne peuvent fonctionner que dans l’ombre et le silence.

    Comme le pouvoir d’achat tiens…

    Notre président nous avait promis qu’il était celui du pouvoir d’achat. L’ennui est que la grande distribution n’en a rien à faire de ces promesses politiques.

    De même que l’indice de l’INSEE d’ailleurs. La liste officielle des prix et le relevé officiel des hausses ? Secret. Non pas dans les résultats annoncés, non. Ceux-là, par contre, il faut les clamer bien haut.

    Mais pour ce qui est des relevés de prix, de la manière de traiter ces informations, c’est une toute autre paire de manches.

    Non, seulement Que Choisir a dénoncé le mensonge, mais même 60 millions de consommateurs, organe officiel tout de même, s’y est mis.

    Les augmentations de soi disant 1, 2, voire 2,5% ? Du bidon.

    La grande distribution elle-même, par la voix de ce bon monsieur Leclerc, champion des marges arrière, nous a dit que, après avoir grimpé d’environ 40% en 5 ans, les prix allaient augmenter de...4% tous les mois.

    Alors, comme il faut rassurer les Français surtout en période d’élections, il n’y aura qu’à publier une nouvelle liste officielle de hausses très modérées évidemment et de mettre en place un nouvel indice.

    Simple : pour qu’il n’y ait plus trace de fièvre, on casse le thermomètre. Ou on change les règles.

    Règle de base : on ne dit rien et on cache tout. Sauf que le Premier Ministre a dit bien haut qu'il y  aurait une importante réunion où il allait méchamment convaincre les distributeurs à y aller mollo sur les prix. Ils en tremblaient d'ailleurs les malheureux patrons d'hyper super. La preuve: ils ont déjà amorcé en douceur un joli train de hausses, à deux chiffres si possible, ce qui leur permettra, après les discussions, de baisser un chouïa...de quelques 0 virgules 00 quelque chose. Et notre Premier Ministre lancera victorieux, puisque les sondages lui sont favorables: ''Vous voyez, ils ont eu peur...''. Sous entendu, qu'est-ce que je suis bon tout de même.

    Comme chez Poutine où on concocte en secret, on met en place, on rtésoud à la manière des nantis, on décide, puis on prépare un joli communiqué et puis on célèbre en boucle les grands hommes et leurs mirifiques résultats du moment.

    MICRO OU MACRO SECRET ?

    Le grand secret partout ? Comme les nanotechnologies ?

    Les nanotechnologies vous connaissez non ?

    Ce sont les nouvelles pratiques scientifiques et technologiques qui permettent d’obtenir des produits qui, à des tailles infinitésimales, ont des particularités fort intéressantes, économiquement s’entend en priorité.

    Ce qui permet aux constructeurs et fabricants d’une foule de produits, d’inclure ces machins partout dans notre environnement mais dans l’alimentation et les produits d’hygiène en premier lieu. Vous en respirez en buvez et en mangez déjà depuis deux ans environ. Les cobayes, c'est vous.

    Sans étude de santé préalable évidemment.

    Plus sournois que les OGM voilà les ‘’nanos’’ : ceux-là, on ne peut même plus les voir.

    Effets garantis, ‘’imprévisibles’’ évidemment, dira-t-on d’ici quelques années lorsque des trucs bizarres se manifesteront dans les cliniques et les hopitaux.

    Le principe de précaution ? On s’en fout puisque ce sont des scientifiques qui nous concoctent ces machins et que les scientifiques, tout le monde le sait, ils savent eux. Et puisque les politiques leur emboîtent le pas, on peut donc faire confiance aux uns et aux autres non ?

    Ah oui, soyons honnêtes ! On met sur le devant de la scène les spectaculaires mesures de Grenelle prises à l’encontre paraît-il des OGM.

    Mais que coûte un moratoire puisque lesdits OGM sont déjà cultivés…expérimentalement (donc très sain et ça reste confiné, promis juré, dans des parcelles aux frontières totalement imperméables), et que, de toutes manières, on en trouve déjà plein les produits alimentaires…sur lesquels la réglementation est d’une discrétion de violette.

    Et puis, 0,9% d’OGM, c’est presque rien non ?

    Mais qui ira contrôler, avec assez de recul que ce 0,9% n’était déjà pas déjà dangereux pour les organismes humains ?

    Silence.

    Et qui ira contrôler si ce 0,9 c’est peut-être plutôt 1,2 ou 2,5% ?

    Silence.

    Botus et mouche cousue et vice versa.

    Silence et ombre.

    Ca rappelle, monstrueusement, le tristement célèbre Nacht und Neubel (Nuit et brouillard) allemand, du nom par lequel les nazis appelaient leur programme d’extermination de 10 millions d’assassinés dans les camps.

    Oh certes, le parallèle volontairement exagéré a de quoi indigner mais, au bout du compte, on vous rappelle les dégâts de l’amiante : des centaines de milliers de mort dans le silence de toutes les autorités en place, Académie de Médecine en tête.

    Un…détail : ces dégâts de l’amiante n’étaient pas pris en compte par les compagnies d’assurances américaines dès…le début des années 1900 ! Elles ont toujours su ne pas prendre de risques.

    Là-bas, ça ne rigole pas avec la santé : celle, financière, des actionnaires évidemment.

    Donc, pour tous ces ‘’nanos’’ produits, aucune réglementation, aucun débat public, aucune mesure de précaution, juste quelques effets d’annonces rassurants. Et puis, quelques forums. Les citoyens de base ont bien le droit de se décongestionner un peu et s’illusionner un brin en pensant qu’ils vont changer le monde économico politique en discutant entre eux.

    VOUS PRENDREZ BIEN ENCORE UN PEU DE REVE ?

    Ah, tiens, on oubliait.

    Le film à succès et l’histoire qui en a eu encore plus, de la petite fille juive sauvée par les loups durant la guerre de 39-45, eh bien c’était tout inventé.

    Vous vous rendez compte…

    Quelle honte !

    Dans une civilisation judéo chrétienne, au XXI° siècle en plus, dans un système que toutes nos élites nous présentent comme le meilleur qui soit, qu’il y ait encore des gens qui mentent pour gagner du fric, ça n’est pas croyable.Quand on voit les si beaux exemples d'honnêteté, de franchise, de grande rigueur morale de toutes nos élites politiques et économiques, on ne comprend pas comment certains pervers arrivent encore, de nos jours, à nous faire prendre des vessies pour des lanternes et nous refiler des histoires pas vraies dans un domaine aussi important de la vie: les romans qui nous vendent du rêve.

    Ah !

    Aussi.

    Bruxelles prêche de plus en plus pour une plus grande mobilité de l’emploi.

    Certes, certes, ça ne va pas favoriser la cohésion des familles, ça va démolir un peu plus le monde du travail et exacerber la concurrence entre travailleurs qui vont jouer à qui acceptera le plus bas salaire, et puis tous ces déplacements supplémentaires vont augmenter la production de CO2, mais baste, il faut faire comme les Américains et Bruxelles nous commandent.

    Certes, aux USA ils vont bientôt atteindre les 40 millions de pauvres mais rassurez vous. Les démocrates seront bientôt là.

    C’est vrai, leurs campagnes respectives coûteront des sommes folles fournies par des entreprises qui demanderont des retours rapides sur investissements mais bon, ne soyez pas pessimistes.

    Et puis bon, toutes les vérités ne sont pas toujours bonnes.

    D’ailleurs voyez ce brave orthodoxe de Poutine.

    Chez lui, la presse marche au pas, les juges aussi, la police itou, tous les partis sont muselés, les opposants sont zigouillés, les foules de jeunes sont gonflés à bloc par le nouveau petit père de la nation russe.

    Bref, on ne ment pas là-bas, rien n’est secret.

    On dit ce qu’il faut savoir, ce qu’il faut dire et surtout ce qu’il faut répéter, c’est tout.

    Allez va…la démocratie raisonnable est bien le meilleur système.

    Bon. On termine ?

    Ah…Dites.

    Depuis le début de ce papier, la mer a monté un plus sur les plages de rêve de quelques atolls des Maldives et du Vanuatu. Presque autant, d’ailleurs, que le prix de l’essence et celui du maïs.

    On ne comprend pas très bien d’ailleurs. On nous avait pourtant dit que comme l’euro grimpait l’augmentation des carburants n’était pas trop gênante vu qu’on paye le pétrole en dollars.

    Allez j’arrête. Je vais voir la Star’Ac.

    Ca au moins c’est gai.

    Et puis ça fait rêver.

    Dommage qu’à 72 ans, je n’ai pas vraiment énormément de chances d’y faire carrière.

    Mais on ne sait jamais. De toutes manières, on en reprend chaque fois un peu de rêve non ?

    Si on peut plus rêver alors…

     

    (1) Somptuaire : c’est ainsi que Mâââme Parisot, patronne des patrons, a qualifié le salaire minimum français.

  • SSSSECTES POUVOIR D'ACHAT: VOLEURS ET MENTEURS?

    Qu’ajouter au navrant spectacle dont la récente activité politique nous régale ces temps-ci ?

    Rien. Ou plutôt si. Quelques petites choses en somme. Pas nouvelles hélas. Et qui nous confirment que plus ça change et…plus c’est pareil.

    Les ssssectes d’abord.

    Et le pouvoir d’achat. Ben oui…

    Les sssectes ?

    Il y avait longtemps…

    Lorsque la presse de caniveau, voire d’égout, n’a rien à se mettre sous les crocs, elle relance ses attaques hystériques contre les sssectes, promues, désormais, au grade de marronniers, vous savez les machins qu'on tartine quand l'agenda est vide. Du genre le muguet du premier mai, la misère des maisons de retraite ou le Salon de l’Agriculture.

    Comme d’habitude, on a vu et entendu tout et n’importe quoi : affirmations sans preuves, amalgames pervers, suppositions péremptoires, déclarations tonitruantes.

    Tout cela non seulement de la part de ceux dont on est en droit d’attendre un brin de dignité, de sérieux et de pondération, les hommes politiques, les sociologues, voire les ‘’experts’’, même autoproclamés, mais surtout venant des journaleux, affirmant tout et son contraire, à tort et à travers, sans omettre d’ailleurs au passage, de se contredire à tout bout de phrase.

    LE (DROLE DE) MONDE DES RELIGIONS

    Ainsi d’un philosophe, écrivain et journaliste (saluez…) dénommé Frédéric Lenoir qui, spécialiste dit-il, des sectes, au Monde des religions, y est allé de son couplet sur les Témoins de Jéhovah présentés, par cet éminent expert, comme une sssecte, dangereuse évidemment, et donc justiciable de toutes les avanies que lui font subir pouvoirs politique, religieux et médiatique réunis.

    Au même niveau disait-il, que la Scientologie, thème de l’émission de l’ineffable Yves Calvi, sauveur, autoproclamé lui aussi, des téléspectateurs épastrouillés d’admiration et distributeur patenté de brevets de bonne vie et mœurs à tout ce qui ne dérange pas l’ordre établi.

    Toute cette histoire après et à cause de la fameuse phrase d’Emmanuelle MIGNON, répondant à un de ces glorieux représentants de la presse libre, indépendante et intelligente,  ‘’Les sectes ? Un non problème’’.

    A noter au passage que cette phrase, dite par une personne qui, tout de même, a quelques capacités à se prononcer un sujet sur lequel elle travaille depuis quelques décennies, nous paraît d’une justesse et d’une légitimité qui renvoient dans les cordes tous les philosophes, écrivains, journalistes, experts et autres spécialistes qui pérorent sans savoir de quoi ils parlent vraiment.

    Car, depuis des dizaines d’années, on voit bien qu’ils n’abordent le sujet qu’en pointillé au hasard de soi disant enquêtes, ou qui ont comme fond de commerce, cette lutte contre les sectes laquelle présente l’incomparable avantage de leur permettre d’exister…et d’avoir droit à de juteuses subventions.

    12% D’ IMPOTS A L’ EGLISE CATHOLIQUE

    Tous ces grands penseurs et profonds connaisseurs de la chose ‘’sectaire’’, ont été relayés par les incontournables politiques, de droite comme de gauche, qui y ont été de leurs délirantes accusations au nom d’une laïcité qui se trouve être, tiens donc, d’une religiosité qu’aucun d’entre eux n’a évidemment mise en doute.

    En effet on n’a entendu personne déplorer le fait que 12% de nos impôts vont, d’autorité, à l’église catholique, sous forme de subventions à la foule d’associations d’obédience catho, ainsi qu’à l’entretien des 35.000 édifices du culte propriétés de l’Etat, sans oublier le manque à gagner des taxes d’habitation et foncière dont les bâtiments en question sont exonérés. C’est d’ailleurs une enquête du monde qui l’avait révélé voilà  4 ans.

    La face cachée de la France laïque…et même bien cachée par les medias et les hommes politiques.

    Personne, non plus, n’a souligné que si infiltration il y a des sectes aux plus hauts niveaux de l’Etat, on pourrait peut-être parler des francs maçons. Si nombre d’entre eux ont mené de louables combats, l’actualité nous apprend, tout de même assez fréquemment, que certains d’entre eux sont mêlés à des histoires pas très claires, voire pas très propres, ce que personne, à ce jour, n’a pu reprocher aux Témoins de Jéhovah. Pas plus qu'ils n'ont, d'ailleurs, ni eu le pouvoir ni l'envie d'obtenir de représentation ni officielle ni cachée dans les salons de Matignon, de l’Elysée moins encore ou même de la place Beauvau.

    Dommage que le président de la République n’ait pas réédité son commentaire objectif et républicain de l’an passé, lorsqu’il avait simplement dit que les Témoins de Jéhovah étant une association cultuelle reconnue, il n’avait pas à intervenir autoriser ou leur interdire quoi que ce fut.

    Il a, et c’est regrettable, fait quelque peu machine arrière en rappelant qu’en tant que ministre de l’Intérieur, il avait été sans faiblesse aucune à l’égard des sssectes, alors qu’il n’a, en réalité, jamais eu à se préoccuper beaucoup de la chose à cette période. Et il a juste oublié de préciser que la Mission en question ne devait s'attaquer qu'aux dérives sectaire et pas aux sectes, ce qui, stricto sensu, ne veut strictement rien dire. D'autant que, même, qu'est-ce qu'une dérive sectaire et qu'est-ce qui ne l'est pas? Et comment caractériser une secte puisque ce mot n'a aucune signification  devant un tribunal? En clair, comment parler de quelque chose qui n'existe pas....Et pourquoi ne pas dire que les Témoins ont été subventionnés en tant qu'association caritative au Royaume Uni de Tony Blair et l'ont été dans l'Italie du pape lui-même et de Berlusconi réunis, tous trois, sinon maîtres à penser, du moins un chouia copains avec notre Nicolas à nous.

    Mais bon. il faut bien répondre aux vertueux journalistes en les carressant dans le sens du poil pour leur permettre de faire un peu d'audience. Donner quelques os à ronger aux chiens affamés, comme disait, ou presque, Tonton, ça ne mange pas de pain.

    VOUS AVEZ DIT POUVOIR D’ACHAT ?

    On a même entendu citer jusqu’à Jean-Pierre Raffarin qui, pourtant, avait bien dit, en tant que Premier Ministre, que le terme de ‘’secte’’ n’ayant aucune valeur légale (mais uniquement médiatique c'est-à-dire oualou n.d.l.r) son utilisation n’avait plus lieu d’être.

    Le brave homme aurait, d’ailleurs, bien mieux fait son boulot pour le plus grand bien de la France d'en bas (c'est lui l'inventeur de la formule) en ne lâchant pas, grâce à la loi qui porte son nom, la bride aux grandes surfaces, qui en ont profité pour en arriver à l’incroyable renchérissement du coût de la vie, dont Michel Edouard Leclerc nous annonce qu’il va grimper de…4% par mois durant l’année qui vient. Après déjà...40% d'augmentation en seulement 5 ans. Et vive le gagner plus pour manger toujours moins!

    Préparez vos mouchoirs : le président du pouvoir d’achat est arrivé… !

    Navrante d’ailleurs cette affaire.

    Navrante, ahurissante, voire scandaleuse. Entendre le candidat rappeler, à tire larigot pendant la campagne ‘’Je serai le président du pouvoir d’achat’’ et l’écouter, tout aussi clairement, au cours de l’avant-dernière conférence de presse, répondre à un journaliste curieux (il en existe encore) : ‘’on ne peut réduire le programme du gouvernement au seul pouvoir d’achat.’’…

    Tel que… !

    Mépriser ainsi les pauvres...

    On en connaît un qui se prépare des lendemains qui déchantent avec les sondages et autres élections municipales sanctions des semaines à venir.

    D’autant que l’inflation en vue va permettre aux cadres actifs de se regonfler le portefeuille, en même temps que les retraités et les smicards verront le leur s’aplatir.

    Enoncer, toute honte bue, que la croissance se fera sur le dos des pauvres et au bénéfice des plus riches…il faut le faire.

    Mais il ne faudra pas s’étonner que les chiffres des sondages s’en ressentent.

    Tout autant que celui de la croissance pour une raison simple. Lorsque les pauvres ‘’bénéficient ‘’ de quelques augmentations, leur premier geste est…de les dépenser car les besoins sont bien présents.

    Tandis que les augmentations des plus aisés, elles, sont plus généralement épargnées puisque le nécessaire est assuré quoi qu’il arrive. Le superflu, si petit soit-il, va se mettre au chaud dans les assurances vie ou dans les actions à moyens risques. Ce qui alimente la spéculation et ne profite guère ou pas du tout aux chiffres de la croissance.

    Mais cela, il ne faut pas être un grand économiste pour le comprendre.

    Plus rigolo : les sondages qui dégringolent pour le président, profitent à son premier Ministre donc les naïfs, de plus en plus nombreux et c’est un comble, pensent qu’il va pratiquer une politique inverse de celle de son patron…

    T’a qu’à croire…

    POUVOIR D’ ACHAT PLUS 130% EN 5 ANS…POUR LES PATRONS.

    Enfin, on est heureux de vous l’apprendre, pendant que vous vous creusez le ciboulot pour savoir comment vous allez finir le mois, les patrons du CAC 40 ont vu leur pouvoir d’achat grimper de…130% en cinq ansComme disait Rockfeller lui-même: s'il n'y a que très peu de très riches, c'est qu'il y a beaucoup de très pauvres.

    Un petit vol, c'est un vol. Un énorme vol, c'est un chiffre d'affaires...

    Question: les voleurs sont-ils aussi des menteurs? 

    Mieux, pour pleurer sur le sort des malheureux Français les plus pauvres, la voix de la France sera celle, désormais, de Mââme Ockrent, longtemps à gauche mais dont le gauchisme n’a pas plus résisté aux appétissants fumets de bonne soupe venant de droite, que celui de son compagnon. (1)

    Par delà les conflits évidents d’intérêts que cette nomination engendre, nous nous contenterons de rappeler à certains membres du pouvoir politique et médiatique qui encensent cette dame pour son…’’éthique’’, qu’elle s’est particulièrement fait connaître lors de la chute du shah d’Iran , en faisant un scoop d’un, goût très personnel. C’est elle, en effet, qui a été interviewer l’infortuné Premier Ministre emprisonné et promis à la pendaison le lendemain. Faire un scoop de l’interview d’un quasi agonisant, c’est d’un goût…et d’une charité chrétienne…et d’une éthique journalistique…d’autant que l’interview en question contribuait largement à servir la soupe aux ayatollahs intégristes qui ont produit l’Iran que l’on sait…

    A l’époque, le chroniqueur du ‘’Figaro’’ avait été un des rares à s’indigner. La gauche vertueuse n’avait pas moufté.

    LA FRANCE D’ EN HAUT A BIEN MANGE

    Info plus riante, enivrante même.

    Les cérémonies des Césars et des Oscars ont été de vrais succès.

    Il faut dire que la France a de quoi être fière. Une charmante donzelle, ressemblant assez à Edith Piaf (c’est cela qu’on appelle le talent), en a été récompensée par un Oscar.

    Edith Piaf, vous vous souvenez non ?

    La grande grande artisse parmi les artisses, qui avait fauché son mari à Mme Cerdan dans les années 50.

    Vous savez bien cette illustre inconnue de Mme Cerdan de Casablanca dont personne n’a pleuré sur le sort d’épouse trompée, pas plus d’ailleurs que sur celui des deux enfants (que j'ai connus d'ailleurd tout petit) touchés par le drame, aujourd’hui tristement traditionnel, de l’éclatement de leur famille?

    Il faut dire que le papa, ébloui par cette grande dame parisienne de la grande chanson française, avait préféré aller s’envoyer en l’air avec une star de l’époque plutôt que dormir auprès d’une épouse bêtement popote et évidemment pas aussi gratifiante que la croqueuse de bonshommes, d'ailleurs assez profiteurs ou bourricots pour se faire ainsi gober.

    Merveilleux n’est-il pas ?

    Aux stars, tout est permis. Même de bousiller les ménages.

    Mais c’est tellement loin tout ça…

    Et puis c’est tellement entré dans les mœurs. Tellement normal à une époque où même dans les plus hautes sphères censées être exemplaires à cet égard, les valeurs anciennes, soi disant de retour, n’ont plus guère de valeur que vaguement pré-électorale.

    Mieux vaut s’attarder et admirer la magnificence de ces réjouissances de rêve qui ont accompagné le couronnement de ces nouveaux dieux et déesses.

    D’autant que les distributions de prix ont été accompagnées par des agapes évidemment somptueuses, à 1.000 euros seulement l’assiette anglaise (pardon américaine), mais avec Château Pétrus ou Château Eyquem à 10.000 et 20.000 euros le flacon.

    Mais quoi : si par temps de pauvreté il fallait qu’en plus, les riches se serrent aussi la ceinture, ou irait-on grands dieux ?

    Et que resterait-il au bon peuple qui ne demande qu’à s’esbaudir ?

    La France d’en haut a donc bien mangé. Celle d’en bas n’a plus qu’à faire son rot.

    Quant à moi, je vais nettoyer mes sardines.

    @+

    (1) (Les âmes droites et pures…de la droite conservatrice préfèrent dire son amant, comme dit maîtresse…mais au diable ces vieilleries… !)

     

  • CIVILISATION: LE FRIC A TOUT AGE

    -Nouveauté, piquée sur les ondes de France Info : les programmes de l’Education Nationale vont désormais enseigner l’économie de manière enfin convenable.

    -Pourquoi, elle ne l’était pas jusqu’ici ?

    -Ben il faut croire que non.

    La preuve : un crâne d’œuf de l’Education en question est venu nous dire que les profs d’économie, y compris aux plus hauts niveaux étaient un peu trop gauchistes (1) dans leur manière d’apprendre à nos ados ce qu’est l’économie moderne, universelle, ultralibérale et si pleine d’attentions pour les déshérités.

    On vous raconte, ça vaut le détour.

     Car, au sein de tout ce bazar que constitue notre univers de Progrès ultralibéral, c’est bien là que gît le problème.

    La tête d’œuf sus citée et ses copains, trouvent, en effet, qu’apprendre à nos enfants que la société fondée sur le fric sent le caca, est très vilain.

    Quand bien même elle est fondée sur le progrès des dividendes et pas sur celui de la morale des humains, en clair sur le darwinisme économique exacerbé qui prône la domination des forts sur les faibles.

    Rien de nouveau direz-vous ?

    Si. Désormais, les clairvoyants hauts directeurs de conscience de l’Education Nationale, ont décidé que diaboliser le système capitaliste c’est interdit. Pas civilisé. Oeuvre de bolcheviks ou quasiment.

    Certes, ces laudateurs de la dite économie reconnaissent, mezzo voce, que c’est une véritable lutte, une vraie guerre pour la vie que non seulement de prendre les meilleures places mais, de plus en plus souvent, de simplement survivre. Néanmoins, en toute bonne civilisation, ils veulent, désormais, qu’il faille le cacher aux p’tits jeunes.

    Il vaut bien mieux les laisser s’en rendre compte tous seuls.

    Il faut dire que déjà, le système fonctionne bien.

    Car une fois bien trempés dans le bain ultralibéral, et ayant reçu assez de coups pour avoir envie d’en rendre, ils prennent vite le pli les p’tits jeunes en question.

    Non seulement ils apprennent, mais ils mettent en œuvre et font des adeptes. La guerre, la violence, économique ou pas, c’est facilement contagieux.

    Kif kif le tigre mangeur d’hommes. La bestiole boulotte, naturellement, des antilopes, des buffles, bref, tout ce que la Nature lui a mis sous la dent, mais, que par un hasard mauvais, il en vienne un jour à croquer de l’humain, et il n’acceptera plus que ça.

    Les hommes sont bien plus faciles à croquer que les rapides antilopes et autres cerfs maousses et capables de se défendre cornes et sabots.

    Donc, la morale actuelle enseignée aux jeunes, de plus en plus petits, doit être que le profit est LA seule valeur de révérence. Et que la lutte pour la vie, c’est-à-dire éliminer ceux qui vous font obstacle, est le moteur du progrès. A commencer par le sien propre.

    Voilà voilà. Il faut donc apprendre aux gosses que la vie d’un être humain ne compte que si elle nous est utile.

    C’est-y pas une bien belle civilisation que celle-là ?

    Et leur enseigner que l’amour du prochain c’est bon pour les prolos mais que seuls les gagneurs (des winners c’est bien mieux) savent être de vrais chefs, n’est-il pas riche de promesses d’éclosion et de formation des futures élites ?

    Et puis, inculquer aux jeunes cerveaux qu’il faut gagner sur tout, à commencer par le temps qui est de l’argent, puisque  c’est le maître mot de notre si belle civilisation, cela implique donc de s’occuper d’abord de soi et puis les autres hein, qu’ils se débrouillent…voilà-t-y pas une belle et bonne manière civilisée de fabriquer à la chaîne des futurs OS, des futurs techniciens, des futurs cadres.

    On fabrique ainsi des futures pièces d’une machine bien rodée qui cuisine 99,9% de l’Humanité pour nourrir gastronomiquement les seuls 0,1% de bénéficiaires qui ont bien mérité ça puisque eux seuls, savent si bien piloter la machine.

    LA FAILLITE NOUS VOILA !

    Au passage saluons ces merveilleux maîtres à penser que sont nos décideurs de l’Education Nationale qui ont compris, après les fascistes, les nazis et les Jésuites, que pour orienter durablement une civilisation (quel joli mot) il faut en éduquer les citoyens aussi tôt que possible.

    Cela a donné les hitlerjungen chez les nazis, les faucons rouges chez Staline, les jeunes chemises noires chez Mussolini, et plus récemment mais pour des résultats et avec des moyens nettement plus musclés, les enfants esclaves indiens et chinois, les enfants soldats tchadiens, sierraléonais, ou iraniens.

    Ainsi, éduquer les enfants à la pensée unique des grands chefs, a été, et est encore le fondement toutes les formations de jeunes possibles et imaginables par les dictateurs, tyranneaux, voire les démocrates élastiques de la planète.

    Pour en arriver à quoi, de nos jours et par la grâce de la super pensée unique américaine ?

    A la civilisation du fric.

    Et la civilisation du fric qu’est-ce que c’est ?

    Eh bien c’est ce dont les medias nous font voir les plus beaux résultats depuis quelques jours : les banques, la décroissance, la pollution, les discours sans lendemain et les promesses jamais tenues ou un mini chouïa : la faillite nous voilà ! Ni plus ni moins. Même notre Premier Ministre nous l’a dit.

    Notre civilisation veut du profit ? Génère d’incroyables richesses ?

    Jusqu’à en crever ?

    Avoir plus gros yeux que gros ventre, conduit droit à l’apoplexie…non pas des responsables, évidemment, mais de tous ceux qui triment pour eux.

    Et, accessoirement, quand même, de tout le système. Médiocre satisfaction : les puissants nous emmènent à la super cata et s’ils sont préservés en premier, ils finiront par y passer eux aussi.

    A BAS LES PISSE VINAIGRE !

    L’autre matin, sur France Inter, une élégante et dissertante journaliste (sic), dénommée Sylvie Pierre Brossolette, s’est répandue en indignations diverses à l’égard des ‘’catastrophistes’’ qui dénigrent le capitalisme à cause de la déconfiture (apparente n’est-il pas ?) de la Société Générale. En face d’elle, Laurent Joffrin, de Libé.

    Et, face au patron, vaguement de gauche, de Libération, qu’a-t-elle trouvé à dire ?

    On vous le donne en mille : que ‘’ Il y en assez de ces cassandres (en fait des pisse-vinaigre) qui disent du mal du système (sous entendu, du capitalisme et de ses amis les ultralibéraux).’’ (2)

    Pourquoi ?

    Eh bien parce que ce faisant, non seulement ils exagèrent monstrueusement une situation après tout banale (on a la banalité qu’on peut) mais plus grave, ils s’attaquent au fondement même de notre civilisation.

    Le mot a été lâché, mais on le voyait venir.

    Si vous n’avez pas compris, on vous le répète. D’ailleurs, le ‘’travaillez plus pour gagner plus’’ ne vous le vrille-t-il pas dans les oreilles depuis déjà pas mal de temps et au moins pour une petite décennie encore ?

    Le système financier, notre civilisation, bat de l’aile. Certes, suivant le principe de la balançoire. Et les spéculateurs qui le font balancer savent fort bien en tirer parti.

    Mais à force de la pousser cette balançoire de plus en plus loin et fort, vous savez ce qui va arriver ? Ce qui pend au nez de notre civilisation ? De notre soi disant démocratie ?

    Le problème vient du fait que si des pays ont pu surmonter un certain nombre de crises dans le passé, aujourd’hui, le monde est confronté à une situation jamais constatée par nos aïeux. D’autant moins vues qu’elles n’étaient jamais totalement mondiales ces crises.

    Certes, les deux dernières guerres le furent. Mais même à ces moments-là, le nerf de la guerre n’a jamais autant été impliqué et de façon aussi globalement nouée.

    Jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale, il y a toujours eu des pays, des systèmes, des peuples ou des places qui étaient autant de refuges, des sanctuaires.

    Aujourd’hui le monde ne fait plus qu’un. Surtout aux plans économique, environnemental et sociologique, le terrorisme ayant tout autant de racines religieuses que fondées sur des frustrations générées par des inégalités de plus en plus monstrueuses.

    Bien sûr, lorsque nos conducatores triomphants nous serinent que notre civilisation technologique est unique dans l’Histoire, ce qu’ils oublient de dire c’est que toutes celles qui se sont cassé la margoulette, s’étaient construites sur des valeurs bien ringardes, du genre moral…ce qui ne les a quand même pas empêchées de se ramasser.

    Lesdites valeurs constituaient, en quelque sorte, une sorte de squelette interne, leur permettant, plus ou moins, de résister aux coups qui leur venaient de l’extérieur. Mais ce squelette avait une résistance limitée.

    Et que constate-t-on aujourd’hui ?

    Plus grave. Ces valeurs ont disparu et les grands chefs n’ont même pas honte de le montrer dans leur vie.

    Ce qui permet au vulgum pecus de faire de même.

    Alors ? Quelles sont, aujourd’hui, les valeurs qui tiennent un homme debout ? Qui lui permet de faire face à des crises graves ?

    Le compte en banque, la bagnole, les belles sapes, la belle maison, la culture US (ben oui…) la démocratie une fois tous les six ans et le Téléthon de temps à autres pour être content de soi…tout çà mais pas de vraies valeurs ‘’d’avant’’, pas un squelette d’humain. Un squelette externe, un exosquelette en somme. Comme les insectes. Il suffit d’appuyer un peu fort dessus pour l’écraser.

    DORMEZ BRAVES GENS

    Et les états ?

    Kif-kif.

    L’exosquelette des nations modernes est certes constitué de règles dites démocratiques, très rigoureuses pour les plus pauvres mais très indulgentes pour les plus riches. Et puis il y a la Science avec un grand S, qui nous fabrique de faux problèmes et nous fait payer très cher les solutions. Et puis la technologie, dans laquelle nous sommes tous coincés sans solution alternative véritable.

    Mais enlevez tout çà, au moment où une belle crise s’annonce…que reste-t-il pour résister aux coups du sort ?

    Tous ces machins sont évidement là pour nous faire croire que nos maîtres en sont les auteurs et que tout est fait pour notre bien. Aussi pour nous rassurer.

    Le syndrome de Big Brother. Dormez bonnes gens, vos chefs veillent sur vous. S’occupent de vous. Pensent pour vous.

    Mais alors ?

    Une question me vient, grossièrement, à l’idée.

    Si notre civilisation fonctionne si bien et si nos grands chefs nous disent que le Paradis c’est pour demain, ou, soyons raisonnables, pour après-demain, si, en un mot, ils sont tellement capables de nous l’offrir sur un plateau et, quasiment, gratuitement, comment se fait-il que ce que nous voyons est en train, petit à petit, de nous démontrer le contraire ?

    C’est-y qu’ils se paieraient notre tête ?

    Et que notre civilisation ne serait pas aussi solide que çà ?

     

    (1)       Tiens, au passage, un mot sur l’affaire de la gifle. Est-ce bien civilisé de faire passer en jugement un prof qui a filé une bonne calotte à un gamin qui l’a traité de connard ? Est-il bien civilisé que le prof soit illico gardé à vue 48 heures puis mis en examen alors que des calottes, il doit s’en distribuer tout de même quelques unes par-ci par-là tout au long de l’année sans que les procureurs s’en émeuvent? Est-il bien civilisé que le papa ait mis son beau costume de gendarme (pour plus de discrétion et sans vouloir impressionner un peu ?) pour aller voir (menacer ?) ledit prof ? Moi, mon papa, il n’était pas gendarme mais colonel tout de même. Les deux seules fois où un prof m’a filé une beigne, mon papa à moi, informé malgré tous mes efforts, m‘en a filé deux autres pour m’apprendre à être poli et à obéir à celui qui représentait l’autorité. Qui est responsable de la grossièreté d’un enfant, le prof ou le père ? Gendarme représentant l’autorité de surcroît ? Et puis, notez que l’habitude de faire copain avec les profs vient en droite ligne de 68. Certes, tout n’est pas à jeter de cette fameuse année, mais depuis, il y a eu pas mal de profs qui ont bien cherché les ennuis qu’ils ont eu ensuite. Mais cela n’exonère pas les parents. Les termes Education Nationale n’auraient jamais du prendre la place de ce qu’ils étaient auparavant, Instruction Publique.

    (2)       Bon. On voulait pas mais on balance tout de même. Rédactrice en chef, elle gagne, juste avec son salaire sans à-côtés, dans les 5 à 6.000 euros par mois. Ca vous change la vie non ? Et surtout la manière de considérer un Système qui vous nourrit bien non ?

  • CIVILISATION : LA GRANDE (DES) ILLUSION

    Encore ?

    Ben oui encore. Quand on a un titre qui marche bien en tête, on s’en sert.

    A tous ceux qui seraient tentés de croire que, par manque d’imagination, nous en sommes, désormais, à utiliser les mêmes titres au fil des papiers, nous nous empressons de dire que, à l’instar du grand (quelle taille ?) philosophe qui disait que ‘’tout n’était qu’illusion’’ (sauf bien sûr les coups de pompe dans le train et autres marquantes voies de fait), toutes les grandes promesses politiques sont vouées à ne jamais être honorées.

    Et c’est ainsi que grande est l’illusion que les choses vont changer…sinon en pire.

    Il ne s’agit pas là d’un jugement de valeur morale quelconque mais seulement d’un constat fait sur une soixantaine d’années d’expérience personnelle…et de celles de tous mes ancêtres et des vôtres.

    Vu la longueur desdites expériences, donc, pas de raison que ça change.

    Et si l’on s’en tient au jugement des multiples autres petits et grands penseurs du même tonneau, la politique est et sera toujours l’art de jouer tous les jours la même musique sur un ton tous les jours différent.

    Nous dirons nous, qu’il s’agit, très prosaïquement, de mettre en œuvre le ‘’demain on rase gratis’’.

    Par conséquent, après le premier grand discours de politique générale dont nous avons été comblés il y a quelques jours, nous sommes en mesure de dire que plus ça change et plus c’est pareil.

    Même les journalistes s’en sont, enfin, aperçus. C’est dire…

    Quant aux sondages, on vous dit pas.

    Il faut bien avouer que dire qu’on se fait élire pour faire baisser les prix, alors qu’ils ne font qu’augmenter, et tartiner ensuite sur le genre de civilisation vers laquelle nous allons nous diriger au pas de charge, nous fait gamberger un brin…

    Ainsi donc, nous avons entendu dire que désormais nous allions nous engager dans une voie de politique de civilisation.

    Magnifique n’est-il pas ?

    Ne serait-ce qu’en raison du fait que depuis la révolution de 89 jusqu’à nos jours en passant par le général de Gaulle (V° république oblige) jusqu’à Jacques Chirac, rien de semblable n’aurait été fait.

    Or donc, la récente politique intérieure et, surtout, extérieure de la France sous De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand, Chirac ?

    De la crotte on vous dit.

    Ils n’ont rien fait.

    On ne s’étonne pas, après ça, que les Français soient considérés comme des feignants.

    Par conséquent, ça va changer, on ne vous dit que ça.

    Tout d’abord le mot civilisation.

    Qu’en dit le dico ?

     Paf ! Là, une surprise nous attendait.

    En effet à ce mot civilisation nous avons l’explication très banale suivante dans une édition des années 70 et 90, comme d’ailleurs dans une édition des années 20: ‘’Civilisation : Mode de développement culturel, intellectuel, moral, industriel d’une société. Exemples, civilisation occidentale, chinoise.’’

    Fort bien. Vous remarquerez que n’apparaît pas là la moindre trace de jugement moral, induisant, ne fut-ce qu’un peu, les notions de Bien et/ou de Mal, de mieux ou de moins bien.

    Oui mais… Dans une édition ancienne, 1923 pour être précis du grand Larousse en deux volumes (grand et gros : 6, 340 kilogs à deux) un peu plus loin nous lisons : Civiliser : tirer de la barbarie, rendre plus moral.

    Ouaou ! Voilà qui est chouette et signifiant au possible.

    Si pour civilisation, l’on n’a pas osé dire que l’occidentale, la blanche quoi, était meilleure que toutes les autres, au terme civiliser, là, on se lâche. Civiliser c’est amener les ’’barbares’’ à changer et à devenir…civilisés comme nous les civilisés.

    Par contre, jolie nuance cueillie dans le Larousse des années 70 nous lisons : ‘’Civiliser : amener à un plus grand développement économique, culturel. Fam. : rendre quelqu’un plus raffiné dans ses manières.’’

    Vous avez pigé ?

    On nous sous entend que les barbares, que l’on n’appelle plus ainsi, ce sont ceux qui ne sont pas développés économiquement. Vu que le dogme des années fastes, les trente glorieuses de croissance confortable, ce n’est plus la sacro sainte mission civilisatrice des esprits et des âmes des années 1870 mais, désormais, la civilisation c’est le rendement, l’entreprise, les multinationales, le commerce international, bref, le fric, encore le fric, et toujours le fric. Et il urge d’apprendre ça aux barbares. Qui, en travaillant plus vont se raffiner plus.Aussi simple qu'un coup de pompe dans le derche pour accélerert le rythme de la chaîne de fabrication.

    Et, au passage, si l’on n’ose plus dire que civiliser un indigène c’est le tirer de la barbarie c’est, tout de même, le rendre plus raffiné dans ses manières. En clair, tous ceux qui ignorent le costume trois pièces, les caries dentaires, les supports-chaussettes, les moules frites, les antibiotiques, la Caisse d’Epargne, les supermarchés, la télé couleurs et les produits laitiers nos amis pour la vie et le sauciflard aux nitrates de potassium, sont de toute évidence des barbares dont on taira le nom par pure charité. Civilisée bien sûr.

    Voili voilou.

    35 HEURES CACA

    Depuis lors, qu’est donc, alors, devenu la civilisation et, surtout, la signification du mot dans l’esprit du vulgum pecus et de ses dirigeants ?

    Eh bien vous en avez eu une explication très claire avec le discours d’il y a quelques jours.

    La civilisation c’est la disparition des 35 heures….qui, hé oui, feront donc disparaître la ridicule idée des heures supplémentaires. 35 heures caca. Donc, pas civilisées.

    Donc, puisque les 35 heures vont disparaître, il n’y aura évidemment plus de durée légale du travail. Donc plus de durée, plus de limites. Et qui dit plus de limites…dit impossibilité de fixer où commencent et où finissent les heures supp.

    Le MEDEF va être content : la durée légale du travail sera : ce que les patrons décideront qu’elle soit. 40, 50, 70 heures, au gré des décisions patronales.

    Les heures sup. ? Il y en aura au-delà des limites qui seront décidées par le patron. Pourquoi pas à partir des 90 heures par semaine ?

    Certes, c’est une forme de civilisation. Le tout est de le dire…et de la faire accepter.

    Certes bis : Quelques jours après avoir condamné les fameuses 35 heures, le vent a tourné…sauf que ce n’est, encore, que partie remise.

    En effet, dans un papier précédent nous disions que le MEDEF, qui dicte ses conditions aux hommes politiques, comme aucun pouvoir politique n’aurait osé l’accepter même aux Etats-Unis où les syndicats sont autrement plus actifs que les français, le MEDEF donc de Mâââme PARISOT, veut que les travailleurs soient ce que la civilisation du fric veut qu’ils soient, des esclaves taillables et corvéables à merci.

    Le rêve patronal ? Le patron d’un côté, les esclaves de l’autre.

    On exagère ?

    Meuh non voyons. Puisque le système de fonctionnement idéal d’une entreprise doit obligatoirement être celui qui permet de faire le maximum de profit, donc, dans la conjoncture actuelle, de réduire ses frais de fonctionnement pour obtenir des prix de revient à la chinoise.

    Pas vrai ?

    Et avec l’accord des politiques en, plus ?

    Visez donc Lackhshmi MITALL qui a croqué Arcelor en jurant et en crachant qu’il ne saurait, jamais au grand jamais, y avoir de licenciement à la clef.

    En foi de quoi, Monseigneur MITALL (1) vient de lourder 600 prolos de son usine du Nord et s’apprête à en faire autant en effaçant d’un coup de téléphone les deux autres sites français.(2)

    Et sans qu’aucun homme politique quelconque ait l’honnêteté d’ouvrir son bec.

    Ca, c’est le genre de civilisation que nos grands chefs du moment veulent pour nous.

    On ne juge pas, on commente.

    LE NON EST AUSSI CACA

    A partir de là on peut imaginer toutes formes de civilisations.

    Notre civilisation, la nôtre donc, est fondée aussi sur le principe suivant lequel lorsqu’un peuple décide de dire ‘’non’’ à un référendum, les députés à qui le ‘’non’’ n’a pas plu, se passeront de ce résultat pour mettre en œuvre une politique qui, elle, dira ‘’oui’’ aux mesures que le peuple a refusé dans sa grande majorité.

    C’est ce qu’on, appelle la démocratie. Le non aussi c’est caca et la démocratie est de ce fait le régime le plus propre qui soit.

    C’est ce qu’on appelle notre civilisation occidentale dont on voit toute la supériorité qu’elle représente par rapport à un pouvoir dictatorial qui se foutrait, lui, éperdument de l’avis du peuple pour n’en faire qu’à sa tête.

    La civilisation, selon l’exemple télévisé dont nous avons eu le plaisir de nous régaler l’autre matin,  c’est aussi l’art et la manière de ne pas évoquer les questions qui fâchent, comme le pouvoir d’achat, lequel aurait pu être au beau fixe aujourd’hui. En effet, le pouvoir d’achat des Français se porterait un peu mieux si les 14 milliards que la France avait encore en réserve en juillet dernier n’avaient pas été donnés en cadeau aux plus riches, qui pourtant n’en demandaient pas tant. La preuve, avec cette gâterie, ils se sont bien gardés d’investir en France, et ont profité de l’aubaine pour spéculer sur les valeurs pétrolières qui ont hachtement grimpé depuis août dernier, ou sur les matières premières franchement à la hausse, voire pour mettre cet argent au chaud en Suisse, au Luxembourg ou du côté des îles Caïmans. Aux dernières nouvelles d’ailleurs, nous avons appris que deux à trois de ces malheureux que le système fiscal français persécute, font leurs valoches tous les mois pour aller s’installer sous d’autres cieux. Les ingrats ! Alors que notre président s’était tant décarcassé pour les garder chez nous.

    La civilisation ce peut donc être de décider de faire suer le burnous à ces honteux privilégiés nouveau style : pauvres, smicards et autres retraités, et, en même temps, permettre aux riches de gagner toujours plus. D'ailleurs c'est du pur jus de logique ultralibérale: pour que les riches gagnent plus, il faut bien que les pauvres travaillent plus. C.Q.F.D.

    C’est une forme de civilisation. Un choix quoi.

    GUILI GUILI LES PETITS

    Ce peut être aussi de privilégier la pipolisation de la vie politique, manière de faire qui permet de donner du spectacle, de faire rêver en fait, et de détourner l’attention des vilains rouspéteurs des véritables problèmes du moment.

    Quant votre mouflet rouspète, que lui donnez-vous ? Un hochet. Et on lui fait guili guili jusqu’à ce qu’il se la ferme.

    Lorsque les citoyens ne sont pas contents, que leur donne-t-on ? Du rêve, des programmes télé qui leur permettent de vivre une vie meilleure par vedettes interposées. Des hochets, du people, papa Noël vous connaissez ?

    La civilisation ce peut être aussi l’interdiction, juré craché, des cultures d’OGM…alors que dans le même temps, tous les produits transformés sont bourrés de soja et de maïs…transgéniques car en provenance de Chine (ah ces braves Chinois !) qui, elle, n’a pas ces scrupules de vierge effarouchée pour ce qui concerne la bouffe qui rapporte.

    Et comme il ne faut absolument pas irriter les Chinois, principaux fabricants de tout et du reste que nos multinationales achètent pas cher pour nous revendre la camelote à des prix multipliés par 50…

    De toutes manières, on ferme la porte aux OGM et ils entrent par toutes les fenêtres. Et puis, signe que le Progrès civilisateur ne saurait s’arrêter, les ‘’expérimentations scientifiques rigoureusement encadrées’’ seront seules, tolérées. Comme si les OGM, les vents et les pollens étaient respectueux des frontières administratives.

    VIVE LES GROSSES TUTURES

    La civilisation qu’est-ce encore ?

    Eh bien c’est les arrêtés anti-pollution automobile qui décident de normes qui, une fois de plus, avantagent les plus riches.

    En effet, la grande majorité des voitures moyennes émet entre 120 et 160 Grs/KM de CO2.

    De 160 à 180, l’on trouve le haut de gamme encore accessible à la piétaille fut-ce avec pas mal de sacrifices.

    Par contre, une taxe unique est exigée aux véhicules émettant plus de 180 grs/km de CO2. Ce qui signifie que si votre bagnole émet 182 Grs, vous payez cher, mais ceux dont les véhicules en sont à 250, 300 voire aux environs de 400 Grs/km, ne paient…pas plus.

    Alors qu’une bagnole de cet acabit super haut de gamme coûte de 50.000 à …100.000, 200.000 euros et au-delà.

    Et lorsqu’on peut se payer une bagnole à 200.000 euros, (ces super chouettes tutures que la valetaille ne peut se payer qu’en photo), que pèse, dites-moi, une taxe de 1.000 ou 2.000 euros ?

    Certes, c’est une civilisation d’un genre nouveau.

    Un choix à faire…au plus haut niveau.

    UN ROI REPUBLICAIN

    C’est comme choisir ses amis tiens.

    Giscard allait faire des œufs brouillés et jouer de l’accordéon chez des smicards, tandis que notre actuel président s’invite, pardon, est invité gratis, chez les plus gros du CAC 40. Sans contrepartie aucune, cela va de soi qu’allez vous penser là ?

    Enfin, dans une civilisation d’un genre nouveau, le président peut décider de faire interdire et envoyer au pilon, dans même passer par la case justice, un bouquin qui aurait risqué de déplaire à sa légitime épouse.

    Mais, dès lors, que la dite régulière le trompe et va vivre sa vie avec quelqu’un d’autre, et qu’à ce moment, un autre bouquin déplaisant va la déranger un max, là, le mari trompé décide de la laisser se débrouiller avec les tribunaux.

    C’est un choix. Le choix du roi ? Républicain ?

    Après tout, des choix de civilisation il,y en a des tas.

    Même des démocratiques d’ailleurs.

    Regardez la démocratie comme elle est pratiquée en Russie. Et en Chine. Et au fin fond de la République du Congo. Ou du Soudan. Ou du Tchad.

    Ce sont, aussi, des civilisations. Et des démocraties en plus.

    Du coup, il faut tout de même avouer que ça jette comme un voile sur les hautes, honorables, dignes, humaines, respectables, grandes et belles valeurs qu’est censée représenter toute civilisation véritable comme on les aimait il y a bien longtemps.

    Tout ça, toutes ces nouvelles valeurs (3) mettent comme un bémol sur les déclarations, louanges, symphonies et autres concertos à la gloire de LA civilisation non ?

    Pis encore lorsqu’elles se disent toutes plus ou moins judéo chrétiennes…

    De quoi trouver le jus de boudin médiatique à la gloire de la civilisation, de plus en plus opaque.

    Y compris dans les medias qui tartinent à tout va sur civilisation et compagnie en bénissant tout ça parce que civilisation, pour eux, signifie depuis longtemps et de plus en plus, compromission.

    Allez, on en reparlera de cette civilisation nouveau modèle.

    (1)       Monseigneur MITALL a, récemment  marié sa fille. Coût du petit pince-fesses : 2 millions d’euros. Si si, vous avez bien lu. Un gros milliard presque et demi de francs légers d’avant.

    (2)       Alors que le prix de l’acier n’a jamais été aussi élevé et la demande aussi croissante…mais les esclaves indiens sont payés…130 fois moins que les français…alors…

    (3)       Nouvelles valeurs, c’est comme la nouvelle morale qui a comme caractéristique de n’en être pas une.